4 Raisons pour lesquelles vous devrez participer au programme YALI, du Président Obama

Dans quelques heures vous pourrez soumettre votre candidature au programme d’échange Mandela Washington Fellowship for Young African Leaders.
En tant que l’un des bénéficiaires de la première promotion de ce programme, je ne peux que vous y encourager en citant 4 raisons pour lesquelles vous devyali_austin_change_the_worldrez candidater :
— [1] —
Un leader, est un compétiteur et sait s’élever au dessus du lot par son savoir-faire et sa capacité à rester « dans le jeu » jusqu’à la fin. Pour 2015, il y aura surement plus de 100 000 candidats pour ce programme. Et faire partie des 0,5% de ceux qui réussiront sera un signe indéniable de votre leadership et surtout une reconnaissance vis-à-vis de tout ce que vous avez accompli.
— [2] —
YALI est le programme vedette du Président Barack Obama. Il donc est celui qui retient le plus l’attention des médias et des multinationales qui le sponsorisent. Vous aurez l’opportunité d’être exposé par des médias tels que New York Times, Washington Post, CNN, BBC, CNN, RFI, VOA, ….
— [3] —
YALI représente une opportunité de bénéficier d’un trimestre entier de formation de type Master/MBA dans le Top 20 des meilleures universités américaines. Et personnelle, j’ai été agréablement surpris par la qualité du contenu et des enseignants de cette formation.
— [4] —
Enfin, si vous vous avez la chance, d’être sélectionné pour The University of Texas at Austin, haaaa, haaaa, vous sortirai avec tout ce qu’il faut pour « changer le monde. », car il est connu et vérifié que « Tout ce qui commence à AUSTIN, Change LE MONDE ».

1er Mai – Fête du Travail : Michael Jordan, ce travailleur qui inspire

jpehouman-Michael_Jordan-le_travailleurPour 1er Mai 2014, et pour la célébration de la fête du travail, je vous invite à visionner cette vidéo de Michael Jordan, le meilleur joueur de basket-ball de tout les temps. De ce TRAVAILLEUR je retiendrai deux faits marquants (au delà de sa gloire et de son succès) :

  1. Le soir du 11 Juin 1997, un soir de match de final NBA (BasketBall), alors qu’il souffrait d’une intoxication alimentaire, il a tenu à jouer malgré sa forte fièvre, les nausées et l’affaiblissement que peut ressentir toute personne dans son état. Le championnat NBA dans lequel il a évolué est l’une des compétitions sportives les plus épuisantes sur le plan physique. Ce soir-là il gagna une fois de plus avec une performance exceptionnelle (38 points marqués à lui tout seul) et s’est vu conduire aux urgences juste après le match. Il a été aidé par son coéquipier Scottie Pippen pour sortir du terrain, tant il était affaiblit.
  2. Un soir de match, deux jeunes agresseurs venaient de tuer (par balle) son père lors d’une agression/braquage qui a mal tournée. Il a tenu à jouer le match, disant que son défunt père aurait apprécié le fait qu’il fasse « SON TRAVAIL » quelque soit la situation. Et tout de suite après le match il s’est retiré pour pleurer son père.

Alors, le travail, le vrai travail c’est aussi celui qui fortifie et aide à guérir de beaucoup de mal en nous. Pensez-y avant de croire qu’il est temps de vous reposer. Bien que le repos soit une chose indispensable pour l’homme.

 

Le Samsung Galaxy S5 lancé à Abidjan, mais pour qui ?

L’un des freins de la « digitalisation » de l’Afrique, reste le cout d’acquisition des appareils par les africains. Des marques telles que Samsung et ces concurrents venus principalement d’Asie travaillent tout de même à offrir des appareils correspondants aux bourses des populations de ce continent.

Mais quand vient le moment du lancement d’un appareil tel que le Samsung Galaxy S5, dans un pays Africain, peut-on attendre des africains qu’ils fassent de longs rangs, commencés la veille de la cérémonie, dans le but de faire partie des premiers à posséder ce fameux smartphone ?

Samsung GALAXY S5

A environ 420 000frcfa l’unité, le Samsung Galaxy S5 ne peut vraiment générer une telle affluence contrairement à ce que l’on a l’habitude de voir dans les pays occidentaux. Mais, …. Et je dis bien « mais », cela ne signifie pas pour autant que les africains ne sont pas intéressés par ces innovations. Bien au contraire, il suffit de voir le monde qu’il y avait au « café de Rome » d’Abidjan ce 25 Avril 2014 lors de la cérémonie de lancement national du nouveau smartphone de Samsung pour s’en rendre compte.

Lors de cette cérémonie, visiblement la démonstration de l’étanchéité de Galaxy S5 en a bluffé plus d’un. Aussi, l’on a pu découvrir que Samsung Côte d’Ivoire  et ses distributeurs travaillent à faciliter l’acquisition de ce bijoux technologique par les africains. En effet, pour ce Galaxy S5, il est possible de l’acquérir à crédit avec un remboursement d’environ 40 500frcfa/mois. Rdv dans quelques mois pour voir si cette mesure incitative a rencontré l’adhésion des consommateurs ivoiriens.

Avec notre équipe de Techmissus, nous sommes en attente d’un spécimen pour pratiquer des tests approfondis. Nous vous en dirons dès nouvelles dès que ce sera fait.

Enfin, le Samsung Galaxy S5, encore un excellent smartphone,  mais tout de même loin des bourses des africains (classe moyenne y compris).

 

(re)Découvrez la Vidéo de mon passage à l’émission « Plus d’Afrique » de Canal+ Afrique

Le 28 Février dernier, j’étais l’invité de l’émission « Plus d’Afrique » de la chaine Canal+ Afrique en tant que lauréat du « Prix UNESCO/CEPS pour l’Entrepreneuriat des Jeunes et la Culture de la Paix en Afrique ».

Pour ceux qui n’ont pas eu la possibilité de voir l’émission, voici ci-dessous la vidéo de la 3ème partie de l’émission, celle qui me concerne. Car nous étions deux invités sur le plateaux. Le deuxième étant Smarty, un artiste chanteur (rap) du Burkina-Faso, lauréat du prix RFI Découverte.

Pour voir l’émission en entier, veuillez vous rendre à l’adresse suivante : http://www.canalplus-afrique.com/Programmes/info-divertissement/Plus-d-Afrique?vid=1020661

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Cyriac Gbogou intègre l’équipe de Wikimédia : jeunes africains, soyez inspirés

_DSC0416_aJe voudrais partager avec vous une très bonne nouvelle qui je pense sera source d’inspiration pour bien de jeunes africains.
Ce post, est un hommage à Cyriac Gbogou à qui je souhaite transmettre toutes mes félicitations car il intègre désormais l’équipe de Wikimedia (la société propriétaire de Wikipedia).

Il travaillera sur le projet « KUMUSHA TAKES WIKI ».

Le but de ce projet etant l’accompagnement de communautés africaines souhaitant décrire et partager des connaissances relatives à leur environnement de vie (campements, quartiers, villages, banlieues, centres-villes…).Le projet vise à faciliter la production et la mise à disposition de tous de contenus divers relatifs aux communautés (textes, images, vidéos, données géographiques…) sous licence libre. Pour en savoir plus http://meta.m.wikimedia.org/wiki/Kumusha_Takes_Wiki/fr

Pour ceux qui ne le sauraient pas, CYRIAC fait partie de cette jeune génération africaine qui par son activisme et son sens du partage et de l’entraide, honore le continent à travers de bons usages des technologies du web et du mobile. En côte d’Ivoire d’ou il est originaire, nous l’appelons affectueusement « Chef du village » ou « cheffou » pour s’être illustré à plusieurs reprises dans des projets communautaires. Il a notamment été le Secrétaire Général de l’organisation AKENDEWA (l’organisation lauréate du Prix UNESCO-CEPS 2013 pour l’Entrepreneuriat des Jeunes et la Culture de la Paix en Afrique) dont il est toujours membre.

J’espère que ceci inspirera les jeunes africains qui liront cet article.

Une fois encore, Bravo Cyriac !

Le dimanche pour l’entrepreneur, c’est le début de la semaine

Techmissus-sundayLa journée du Dimanche ne représente pas la même chose pour un Chrétien et un Muslman, un Juif, un bouddhiste, …., un non croyant. De la même manière elle ne peut représenter la même chose pour un salarié/employé et un entrepreneur.

Mon opinion sur ce jour un peu spécial dans la plupart des pays du monde est que, le dimanche matin, c’est la fin de la semaine, et le dimanche après-midi représente le début de la semaine qui suit. Cette demi-journée (l’après-midi) doit aussi service à :

  1. Planifier : N’attendez pas le Lundi matin pour faire le « planning de la semaine ». La semaine « administrative » commence le Lundi à 7h30 et à ce moment-là vous devez savoir tout ce qu’il y a à faire pour les 5 prochains jours « ouvrés ». C’est toujours 2 à 3 heures de gagnés. L’expérience montre qu’ au cours de la semaine, certains ajustements sont nécessaires. Mais vaut mieux ajuster que « planifier dans l’urgence » .
  2. Faire des bilans : En règle général, je passe du temps sur les fichiers de comptes (finances, publications, impacts dans les réseaux sociaux, prospects, nouveaux clients, audiences de nos sites et applications, …). Et même lorsque je sais que rien n’est « rentré » dans la semaine qui vient de s’écouler, je regarde tout de même ces fichiers pour me rendre comptes de l’évolution des choses.
  3. Émettre des hypothèses : Si vous souhaitez toujours avoir fournir/produire ce dont les autres ont besoin, je vous conseil d’enchaîner les hypothèses. N’avancez pas comme ceux qui pensent tout savoir. Élevez plutôt votre approche du service en acceptant que « rien n’est évident ». Lorsque vous avec des applications ou logiciels qui sont en ligne (ou en service) vous devez imaginer de nouveaux usages ou de nouvelles fonctionnalités. Lorsque vous manquez d’inspiration, vous n’avez qu’à vous référer aux critiques et retours des utilisateurs. Et si là encore vous n’en n’avez pas, allez vers les utilisateurs et demandez leur ce qu’ils pensent de ce que vous avez « créeé« 
  4. Lire  : oui, il faut lire, lire et toujours lire ! C’est en lisant que je suis passé de mon profil de développeur à celui d’entreprneur. C’est grâce à mes lecture que j’ai apris l’importance de
  5. Ecrire : Ecrivez ce que vous planifiez. Faites vos bilans à l’écrits. Vos hypothèses ne s’affineront que lorsque vous prendrez le temps de les écrire dans votre « cahier d’hypothèses », ou « fichier d’hypothèses », ou « post-it d’hypothèses » ou encore « tableau d’hypothèses ». Mais au delà de ces choses, écrivez toutes ces choses qui vous passent par la tête. En vous relisant, vous apprendrez à mieux vous connaître, car bcp ignorent encore la force créative qui sommeille en eux.

Bonne début de semaine !

Le meta-entrepreneur ne peut que réussir dans les technologies en Afrique

jpehouman-le_meta_entrepreneurLe meilleur moyen pour toujours rester dans la course c’est d’être le META. Le meta-entrepreneur c’est l’équivalent de celui qui vendait les outils de prospection et le matériel d’orpaillage lors de la ruée vers l’or de l’ouest américain.

Le meta-entrepreneur est le fournisseur des entrepreneurs de l’écosystème dans lequel lui même évolue. Si vous souhaitez vous illustrer dans le domaine des applications, à défaut de savoir créer des applications très utiles au grand public, créez des outils dont auront besoin les autres développeurs pour la mise en oeuvre de leurs idées innovantes.

Le meta-entrepreneur ne peut que réussir tant que la ruée vers l’or à de beaux jours devant elle. Si vous êtes dans l‘industrie des technologies en Afrique, cette ruée vers l’or ne fait que commencer. Lancez-vous !

Meilleur employé, meilleur entrepreneur

Envie de vous lancer dans votre propre projet afin de ne plus avoir de compte à rendre à votre supérieur hiérarchique, ou encore mettre enJpehouman - Meilleur employe, meilleur entrepreneur oeuvre votre propre vision des choses ?

Vous êtes peut être la personne qui mettra sur le marché le produit de l’année prochaine. Mais avant tout, vérifiez que vous avez la capacité d’accomplir votre travail. Vous savez, c’est cet ensemble de tâches que votre supérieur hiérarchique vous confie et que vous devez réaliser dans un certain délais.

Il est très important de faire cette vérification car en plus d’avoir à réaliser beaucoup plus de taches, votre prochain statut d’entrepreneur vous mettra dans une position dans laquelle vos erreurs et manquements seront moins tolérés que ceux d’un employé qui travaille pour le compte d’une entreprise.

(tout ce qui se trouve entre les marquages [nouveau] et [/nouveau] a été rajouté ce 19 Septembre 2013. Tout le reste a été publié le 21 Aout 2011. Donc deux (2) ans avant)

[nouveau]* Disons que vous êtes sans emploi, vous me demanderez surement comment vérifier que vous êtes bon employé. Et bien, vous avez des tonnes de moyens de le faire. Il s’agit principalement de vérifier votre capacité à être discipliné et à faire les choses dans les temps. Si vous souhaitez par exemple vous lancer dans le business des applications mobiles, vous pouvez vérifier que vous êtes bon employé en participant à un projet Open Source. Dans ce type de projet, vous prenez l’engagement publique (devant les autres contributeurs) d’accomplir une tâche avant une date déterminée. Dans ce cas, votre employeur, sera le jugement que vous porteront les autres acteurs du projet.

Dans la position d’un futur entrepreneur qui veut vérifier qu’il est bon employé, votre employeur devra être votre priorité absolue. Quelle que soit les perspectives financières, l’aventure entrepreneuriale se juge par l’atteinte d’objectifs. On parle d’accomplissements. Et pour y arriver, vous aurez à déployer une quantité d’énergie que vous n’avez jamais eu à produire. Vous devrez actionner votre « mode dépassement de soi ». Raison pour laquelle vous n’aurez qu’une seule priorité. Pour tous les autres aspects de votre vie, il faudra vous mettre en mode freelance (engagement occasionnel) ou tout simplement déléguer. Vous reprendrez les choses en mains lorsque vous aurez « atteint vos objectifs ».

Nous avons tous qu’un seul employeur lorsqu’il s’agit de vérifier qu’on est bon employé. Pour certains, il s’agit d’un parent invalide qui a besoin d’une assistance à vie. Pour d’autres, ce sont leurs enfants pour qui ils doivent être présents dans leur éducation. Il est donc quasi impossible d’avoir deux employeurs. Si vous en avez deux, auquel des deux donnerez-vous la priorité ? Vous connaissez le dicton qui dit « impossible de suivre deux lièvres à la fois ».

Si vous vous retrouvez dans une situation dans laquelle vous avez l’impression d’avoir deux employeurs, marquez sur papier les exigences et les résultats attendu par ces deux employeurs. Et FAITES UN CHOIX. Tant que vous n’aurez pas fait ce choix, vous serez à la limite de la médiocrité du point de vue de vos deux employeurs. Ils vous diront que vous n’en faites pas assez. Etes-vous prèt à passer pour un(e) médiocre ?

Lorsque vous vous dévouez à votre employeur, c’est à votre emploi que vous vous dévouez. Chaque jour sera un jour ou vous gagnerez de l’expérience. Et vous serez en route pour être un très bon employé. [/nouveau]*

Et plus vous serez meilleur employé, plus vous serez prêt pour vous lancer à votre propre compte. Vous ne deviendrez donc bon/meilleur entrepreneur que lorsque vous serez devenu meilleur employé.

C’est le moment de partir, passer la main

En toute chose il y a un début et une fin. L’on dira que c’est trivial. Mais l’expérience montre que les choses les plus difficiles à implémenter (mettre en œuvre) sont celles qui paraissent évidentes.

Le moment de passer la main, est si difficile à accepter pour tout leader que bien souvent, il se retrouve à être hors jeux. Lorsque vous avez été aimé, apprécié, il est souvent difficile de ce dire « c’est le moment de partir ». Lorsque vous avez réuni, inspiré, motivé, vous pouvez avoir le sentiment d’être devenu indispensable. Erreur …

Plus grand est celui qui comprend, accepte de partir. Il ne se rend compte de la justesse et de la grandeur de son acte que lorsqu’il est parti. C’est à ce moment-là même que son leadership prend tout son sens car il devient automatiquement le mentor de celui qui prend sa place. Et lui, prend de la hauteur.

Mettez le compte à rebours en marche. Et dès que le bac à sable est vide, partez.jpehouman-partirEn toute chose il y a un début et une fin. L’on dira que c’est trivial. Mais l’expérience montre que les choses les plus difficiles à implémenter (mettre en œuvre) sont celles qui paraissent évidentes.

Le moment de passer la main, est si difficile à accepter pour tout leader que bien souvent, il se retrouve à être hors jeux. Lorsque vous avez été aimé, apprécié, il est souvent difficile de ce dire « c’est le moment de partir ». Lorsque vous avez réuni, inspiré, motivé, vous pouvez avoir le sentiment d’être devenu indispensable. Erreur …

Plus grand est celui qui comprend, accepte de partir. Il ne se rend compte de la justesse et de la grandeur de son acte que lorsqu’il est parti. Une fois parti, vous découvrirez le véritable sens du leadership car l’on ferra référence à vous. L’on vous demandera conseil. Au fond, vous continuerez à impacter la communauté (quartier, ville, pays, entreprise, association, club, ….) ou le groupe pour lequel vous avez été leader « officiel ».

Une fois parti, vous vous élèverez au rend de « modèle ». Vous, le nouveau mentor les uns, et sage pour les autres, vous prendrez encore plus de hauteur.

Refusez de partir et vous vous engagerez vous même vers une sortie mouvementée, triste. Pour l’honneur de la mission pour laquelle vous avez pris les devants, il faudrait songer à mettre le compte à rebours en marche. Et lorsque les pendules seront à zéro, faites-vous plaisir, partez ! Vous serez plus utile ailleurs car une autre mission (que vous apprécierez encore plus) vous attend.

[cet article a été publié pour la première fois le 18 novembre 2011. Et a été ensuite édité à nouveau le 27 Septembre 2013]

L’Afrique va-t-elle céder sa matière première des Technologies de l’information comme elle l’a fait avec son sous-sol ?

Suite à une annonce de financement des partis politiques en Côte d’Ivoire à hauteur de CFA2 Mrds (à vérifier, car certaines sources parlent de 1 milliard) chacun, des réactions se sont fait entendre sur le web et les réseaux sociaux. Rien de bien grave, juste des discussions entre personnes éduquées. En tant qu’entrepreneur Tech, j’aurais souhaité une action similaire à l’endroit des Pme ou des ONG qui ont fait leurs preuves dans le domaine des technologies de l’information. Et je ne pense pas être le seul à voir les choses de cet oeil. Mais surement que certaines réalités du terrain politique nous échappent.

Nous sommes à la limite de croire que nos états ont abandonné d’avance le combat pour l’appropriation des technologies afin de les utiliser à leurs fins. Ont-ils choisit de céder cette tâche à d’autres. Quand on sait les enjeux, je me demande si nous n’allons pas céder ces choses comme nous l’avons fait pour les sous-sols de certains pays africains. Certes, pour l’instant les choses n’ont pas de si fortes similarités. Mais, dans un futur très proche, plus d’un seront surpris de la puissances des systèmes d’information et de toutes ces technologies. Et je ne parle pas de printemps arabes ou de révolutions populaires soutenus par les réseaux sociaux.

Peut être ne sommes nous pas assez claire quand nous leur parlons. Peut être ne parlons-nous pas assez. Dans ce cas, il faudrait qu’on se bouge. C’est l’une des raisons de ce post. Dans tous les cas, je ne cesserai de le dire, cette industrie des technologies représente ce qui pilotera les économies africaines. Si vous en doutez, faites un bilan sur ce qui a rendu les compagnies de téléphonie aussi puissantes (dans certains pays, ils ont plus de poids que les autorités de régulation) dans nos pays. L’information, c’est la matière première du pouvoir suprême. Et savoir la véhiculer/manipuler est de l’ordre de la magie (sorcellerie) aux yeux de ceux qui ne s’y connaissent pas. Enfin, je reste convaincu que les performances de l’économie du « online » surpasseront celles de l’ère de la toute puissance des telcos.

Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’un seul secteur. Non ! Les technologies de l’information, telles qu’elles sont en train d’évoluer, auront une très forte influence sur chaque secteur des économies africaines. Cette somme d’influences sur les différents secteurs, deviendra elle même l’influence principale des futures croissances. Aujourd’hui :

  • grâce à des applications, et autres matériels électroniques bon marché les paysans de Dar-Es-Salam (en Tanzanie) savent si demain ils devront se lever pour se rendre au champs.
  • Grâce à ces mêmes technologies (l’exemple du Cardiopad crée par Arthur Zang), les infirmières de Yaoundé arrivent à promulguer des soins cardiaques qui sont à la base l’affaire de médecins spécialisés.
  • Et toujours grâce à ces « nouvelles choses », les fonctionnaires de Mombasa (au Kenya) ne risquent plus de se faire agresser au moment de percevoir leurs salaires car tout est fait par transaction via le mobile.
Lors d'une session de formation gratuite organisée par l'ONG Akendewa
Lors d’une session de formation gratuite organisée par l’ONG Akendewa

Combien de conseils des ministres se sont déjà penchés sur ces questions ? Pas beaucoup. Par contre, soyez en sûr, dans les conseils d’administration des grandes multinationales (europe, asie, amérique) du domaine des technologies, les gens on déjà pris des décisions et donner des ordres de décaissement de sommes qui valent des budgets de certains états africains. Oui, le rachat d’une partie de Nokia par Microsoft est environ 2,2 fois le budget 2012 du Niger. Autant d’argent pour quoi faire ? Et bien pour aller à la conquête du dernier terrain libre. L’Afrique ! Oui, ils viennent à la conquête de l’Afrique, et c’est ce que les africains auraient fait s’ils étaient à la place de ces multinationales Européennes ou Américaines.

Peut-être que vous ne le savez pas encore, mais Google va bientôt offrir l’internet gratuitement aux (certains) africains via son projet LOON. ça peut faire sourire, mais si vous suivez les actions de cette entreprise sur le continent depuis ces 7 dernières années, vous comprendrez que c’est effectivement la prochaine étape. Mais tenez vous bien, il n’y a pas que Google qui a eu cette idée. Facebook, le réseau social de plus d’un milliard d’utilisateurs, s’est associé à plusieurs autres entreprises dans le but d’offrir l’internet « gratuitement » aux africains. Les stratégies de ces deux initiatives ne sont pas encore connues, mais elle se tiendront surement sur plusieurs années. Et nécessiteront des budgets colossaux. Comme vous pouvez l’imaginer, il faudra à un moment ou un autre que ces entreprises qui font « don » de la connexion à l’afrique, en tirent elles même quelque chose. Quoi ? L’avenir nous le dira.

Il faut vraiment plus d’engagement de nos Etats. L’enjeux n’est pas d’abandonner les partis politiques pour s’occuper des entrepreneurs « inexpérimentés » du domaine des technologies de l’information. Mais il n’est pas normal que la plus grande initiative (GIST) d’incitation à l’entrepreneuriat dans les technologies, sur le continent, vienne de la maison blanche. Car les agissements des activistes locaux ne seront jamais suffisant et auront toujours une portée très limitée. Nos gouvernements doivent prendre leurs responsabilités comme un parent s’investit dans l’éducation de son enfant.

Il n’est pas encore tard. Il est encore possible de mettre la priorité sur l’émergence d’une classe d’entreprises technologiques locales. Pour les hommes politiques, ce n’est certes pas évident. Car il faut du courage (à la limite du suicidaire) pour décider de ce genre de priorités quand on a l’habitude de financer le calme des perturbateurs. Mais en investissant sur l’agitation des créateurs (entrepreneurs) de valeur, on se donne les moyens pour l’installation d’un calme durable qui lui n’aura pas besoin d’être financé. La jeunesse africaine a du potentiel. Mais à quoi sert un potentiel non encadré/exploité ?