Pourquoi je suis retourné « au pays » pour entreprendre [1/2]

Si vous êtes africain de la diaspora, et que vous souhaitez entreprendre “AU PAYS”, je ne peux que vous y encourager. En Afrique, il y a tellement de choses à « Faire » que les opportunités pour entreprendre ne manquent pas. Mieux, dans bien de domaines la compétition reste tellement faible qu’avec un minimum d’audace et de sérieux, vous avez toutes les chances de réussir. Réussir oui, mais à condition de comprendre et maîtriser l’environnement dans lequel vous évoluez.

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Ayant moi même entrepris en Côte d’Ivoire, j’ai pu identifier certains des éléments qui favorisent le succès, et ceux qui risquent de diminuer vos chances de réussite. Ces choses que j’ai identifié à partir de mon expérience personnelle, je souhaite les partager avec vous sous forme de recommandations. Bien qu’elles ne soient pas dans l’absolu, exhaustives et applicables à tout le monde et dans tous les pays, je pense qu’elles constituent un bon point de départ.

De 2005 à 2008 j’ai travaillé en tant que développeur d’applications puis ingénieur d’études et développement sur les technologies Java/J2E liées au mobile et au Web. En gros dans le monde de l’édition de logiciel. Cela m’a permis de découvrir et de maîtriser (pour certains) les domaines fonctionnels des Télécoms, de la banque-finance, de l’énergie, du transport et des médias. Après ces 3 années, j’ai décidé de créer ma propre boite.

Plus jeune, j’étais plutôt entreprenant. J’ai commencé certaines choses à l’école primaire, au collège, au lycée et pendant mes études universitaires. Mais jusque là, il s’agissait d’initiatives sans risque financier ou d’actions bénévoles dans le monde associatif. Donc rien qui ait pu faire de moi un entrepreneur. D’ailleurs durant toutes ces années, je rêvais de devenir « Mathématicien » ou encore « Medecin ».

Je trouvais (et aujourd’hui encore) à ces métiers une certaine noblesse et une capacité à « apporter de la valeur dans la vie des autres ». J’étais fasciné par les expériences de Sigmund Freud et les recherches des grands prix de Mathématiques et de physiques, qui grâce à eux l’on arrivait à résoudre de nombreux problèmes du quotidien. Peut être avais-je été complètement absorbé par cette série d’encyclopédies que m’avait offertes ma mère. Ces 5 gros livres verts traitaient des travaux de mathématiciens, philosophes et physiciens. Mais à l’époque, je ne pensais pas un seul instant que ces livres avaient une influence sur moi, tant je m’en détachais après mes petites séances de lecture.

Monter ma boite en région Parisienne fût assez facile grâce à une formation délivrée par la Chambre de Commerce de Créteil. 5 jours à apprendre les bases de la gestion d’une SARL m’ont permis de mieux appréhender des notions telles que la capitalisation, , …., la TVA et la valeur financière d’une entreprise. Après cette instructive formation, je n’avais juste qu’à suivre les instructions et fournir les différents documents nécessaires à l’enregistrement de mon entreprise.

Il est vrai que lorsqu’on est Ingénieur d’Etudes dans le domaine du logiciel (surtout dans les technologies Java/J2E), on gagne plutôt bien sa vie. Et même si l’on souhaite créer son propre business, on est tenté de passer quelques années à économiser pour se mettre à l’abri d’un éventuel échec. Surtout lorsqu’on est jeune, africain et qu’on sait qu’on a de la chance d’avoir un tel emploi dans un contexte économique défavorable.

Pour ma part, après 3 ans en tant qu’employé, j’estimais que je n’avais plus une seule minute à perdre. Le pire, c’est que lorsque j’ai commencé mes démarches administratives pour l’ouverture de ma boite, je me suis dit « … Mais pourquoi n’ai-je pas commencé 5 ans (avant de finir les études) plus tôt … ». Je reviendrai sur mon expérience d’entrepreneur en France dans un autre billet.

Contrairement à l’aisance avec laquelle j’ai pu crée mon entreprise en France et avoir mes premiers contrats, lorsque j’ai décidé de faire la même chose Côte d’Ivoire, j’ai dû surmonter de nombreux obstacles auxquels je ne m’attendais pas du tout. J’ai alors eu à passer ce que j’appelle mon « MBA du TERRAIN en Afrique – option Entrepeneuriat dans les Technologies ».
En effet, je me suis toujours dit qu’il me faudrait au moins 3 ans pour comprendre parfaitement l’environnement dans lequel je souhaitais m’aventurer. Je suis ainsi parti sur la base selon laquelle aucune formation académique ne pourrait me faire atteindre cet objectif. J’ai donc fait la démarche en allant “sur le terrain”. Et au lieu de rester spectateur, j’ai lancé la société AllDenY et initié l’Ong Akendewa à Abidjan (Côte d’Ivoire). Cet article que vous lisez en ce moment fait donc partie d’une série qui concerne ce que j’ai vécu et ressenti lorsque je mettais en place AllDenY. Je reviendrai sûrement sur le parcours d’Akendewa dans une autre série d’articles.

La découverte de Yopougon, la cité ivoirienne

Tout à commencé en Novembre 2007. Je revenais pour la première fois en Cote d’Ivoire après 7 ans d’absence. Pour ce retour, j’ai passé 3 semaines à Yopougon (Abidjan). Ce fut une très belle expérience car la commune de Yopougon est assez particulière. J’estime que c’est la commune qui représente le mieux la Côte d’Ivoire.
Jusqu’à ce que j’obtienne mon Bac pour ensuite partir en France, j’avais vécu successivement à Aboisso (l’endroit ou je suis née, dans le sud-est de la Côte d’Ivoire), Treichville (Une commune d’Abidjan), Marcory (Une commune d’Abidjan), Plateau (Une commune d’Abidjan), à Séguéla (dans le nord du pays), à Tiapoum (petit village dans le sud-est de la cote d’ivoire, faisant frontière fluviale avec le ghana), à Adjamé (Une commune d’Abidjan) et aux 2 Plateaux. Ha, ça en fait des déménagements ! Avant de quitter la Côte d’Ivoire je n’avais donc pas connu la Commune de Yopougon sauf quand il fallait que j’aille rendre visite des amis.
 
Pourtant pour ce premier retour « Au Pays », j’avais décidé d’y vivre. Pourquoi Youpougon ? Tout simplement, parce qu’à mes yeux, cette commune d’abidjan est un modèle réduit de la Côte d’Ivoire. Les quartiers sont le reflet des régions ivoiriennes. Yopougon est une ville dans la ville. Il faudrait surement que j’y consacre un post pour parler de l’activité importante des petites entreprises et des commerces.

 

Il y a des choses à faire

Avant de quitter la Côte d’Ivoire, je me souviens que lorsque je parlais d’internet à mes proches, pour eux, c’était quelque chose de lointain, et propre à l’occident. Mais en 2007, j’ai redécouvert une Côte d’Ivoire dans laquelle tout le monde parle de technologies. Principalement grâce à la forte pénétration du mobile et aussi, malheureusement, à cause de la cybercriminalité. Au vu de cet engouement que j’avais constaté, je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire dans le domaine des technologies de l’internet et du mobile.

Il existait (et il en existe de plus en plus) certes de grandes entreprises de téléphonie mobile, des boite de télécommunication, des PME spécialisés dans l’intégration de solutions, mais ce qui manquait :

  • Un véritable écosystème d’entrepreneurs qui innovent dans l’applicatif ou dans les contenus locaux
  • Des formations pointues à l’issue desquelles, les apprenants seraient tout de suite opérationnels
  • ….

Bien entendu, ce sont des choses qui peuvent paraître évidentes pour certaines personnes qui côtoient certaines réalité au quotidien.

Malheureusement, je n’avais pas vraiment le temps d’en savoir plus sur l’environnement local car étant venu pour des vacances, mon séjour n’a duré que 3 semaines. Je me suis donc promis de revenir « Au Pays » assez rapidement. Du coup, l’année qui a suivi, sans grands moyens, j’ai décidé de créer une start-up en Côte d’Ivoire en espérant faire des bénéfices assez rapidement.

J’avais un projet de base qui consistait en une grande plateforme social d’information. Mais parallèlement, pour vivre et faire vivre les personnes qui travaillaient avec moi, la boite avait une seconde activité en attendant que le projet de base soit terminé et mis en production. Cette seconde activité consistait à mettre à disposition de mes clients européens une équipe de développeurs basée à Abidjan. Rien d’innovant vu que les modèles d’out-sourcing sont déjà standardisés. Pourtant cette activité a rapidement tourné à l’échec. Ce fut même une catastrophe. J’en parlerai dans un article dans cette série.

Au vu de cet échec, j’ai décidé de concentrer mes forces sur les besoins locaux. Et c’est à partir de cette décision que mon apprentissage véritable du terrain (africain) va commencer.

….. (à suivre « de très près »)

 

Les décideurs de l’avenir technologique de l’Afrique francophone doivent être des ingénieux, sinon …

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une manifestation de l’association pour le logiciel libre en Côte d’Ivoire

En Afrique Francophone, il devient urgent de former de véritables techniciens et ingénieux qui seraient des concepteurs/réalisateurs de systèmes d’information/informatique. Ainsi, dans 5 à 10 ans ces derniers seront capables de prendre des décisions stratégiques pour que cette partie de l’Afrique puisse être à même d’utiliser ces technologies pour son développement économique et social.

Je risque de paraître pessimiste, mais à ce jour nous avons peu de « Decidants » qui arrivent à cerner les réels enjeux que représentent ces technologies. Partant de là, il est difficile pour eux d’entamer de grandes transformations.

La société civile et les différents types d’activistes digitaux, que je salue au passage sont pour l’instant les acteurs qui travaillent dans le sens de cette formation (citée plus haut).

On ne peut pour l’instant compter sur les écoles et universités africaines qui sont d’une autre époque. Pourtant cette société civile, n’est pas soutenue comme il faudrait. Elle risque de s’essouffler si rien n’est fait pour amplifier son oeuvre. Mais qui pourrait le faire ? …..

Le meta-entrepreneur ne peut que réussir dans les technologies en Afrique

jpehouman-le_meta_entrepreneurLe meilleur moyen pour toujours rester dans la course c’est d’être le META. Le meta-entrepreneur c’est l’équivalent de celui qui vendait les outils de prospection et le matériel d’orpaillage lors de la ruée vers l’or de l’ouest américain.

Le meta-entrepreneur est le fournisseur des entrepreneurs de l’écosystème dans lequel lui même évolue. Si vous souhaitez vous illustrer dans le domaine des applications, à défaut de savoir créer des applications très utiles au grand public, créez des outils dont auront besoin les autres développeurs pour la mise en oeuvre de leurs idées innovantes.

Le meta-entrepreneur ne peut que réussir tant que la ruée vers l’or à de beaux jours devant elle. Si vous êtes dans l‘industrie des technologies en Afrique, cette ruée vers l’or ne fait que commencer. Lancez-vous !

Deux semaines avec les webmasters et les journalistes de Niamey

Le 30 Juillet 2012 je serai à Niamey (Capitale du Niger) pour deux (2) Semaines. J’y vais en tant que formateur sur le web (son fonctionnement, son économie, ses technologies, …) et le blogging. Cette formation est organisée par l’association Contrechamps basée à Dimancheville (France).

L’association Contrechamps agit principalement dans le domaine des médias au Niger. Elle offre donc la possibilité à des journalistes Nigeriens de bénéficier des opportunités offertes par les nouveaux médias.

Pour ma part j’interviens en tant que formateur. En m’engageant dans cette mission, je me suis dis que c’était une opportunité de transmettre une partie de ce que je sais faire avec les technologies à des professionnels africains des médias. C’est aussi le lieu d’en savoir plus sur l’état des technologies dans un pays africain que je ne connaissais pas jusque là. Je compte donc sur les échanges que j’aurai avec les participants.

Cette action de l’association Contrechamps en faveur des journalistes et webmasters du Niger est d’une noblesse à félicité. C’est grâce à ce genre de formation pratique que nous pourrons assister à l’émergence d’une nouvelle économie numérique.

Retourner en Afrique et être acteur de la révolution technologique en cours

Ce matin encore des milliers d’ingénieurs africains de la diaspora se sont rendus à leur lieu de travail. Ils sont à New York, Paris, Tokyo, Sydney, … Ils ont surement pensé aux problèmes techniques de la veille à résoudre. Mais plus encore, ils ont cette forte envie d’être utiles à l’humanité en tant qu’innovateurs. Mais ce rêve reste irréalisable (en partie) tant qu’ils sont loin de cette révolution technologique qui se passe actuellement sur le continent africain.

Bien souvent, ils ont cette impulsion qui leur dit « prends tes clics et tes clacs et rentre au pays« . Mais à coté, l’actualité socio-politique « du pays » les ramène à la réalité. Cette réalité est mêlée de peurs et d’appréhensions (je ne serai qu’un technicien alors qu’ici, à l’étranger, je suis un cadre supérieur – j’aurai du mal à m’adapter à la manière de travailler – certains sont partis et on échoué …).

Et le temps passe. Les années arrivent à bout des ambitions et des désires du coeur. Avant qu’il ne soit trop tard, faites le pari.

  • Prenez plusieurs semaines/mois de vacance,
  • rendez-vous dans le pays africain de votre choix,
  • proposez ce que vous savez faire le mieux,
  • écoutez, apprenez et adaptez-vous aux exigences locales,
  • prenez du plaisir,

Et si les choses se passent mal,

  • retournez dans le pays étranger ou vous exerciez,
  • racontez votre histoire à ceux qui n’ont pas encore osé,
  • écrivez un livre (ne vous attendez pas forcément à un succès) ou tenez un blog.

Après ça, je pense que vous aurez envie de retourner pour recommencer l’aventure avec une vision plus claire. Tentez l’aventure technologique africaine. C’est maintenant que ça se passe.

 

 

Mon application mobile : Retrouvons-nous sur mon android

J’en parlais la semaine dernière. ça y est c’est fait ! Je viens de mettre en ligne une application android pour que vous permettre de suivre mes publications. Il s’agit donc de mon application mobile personnel.

Pourquoi ?
Avant tout, nous sommes d’accord sur le fait que je ne suis pas une Star. Par contre au vu des réactions sur mon blog et ma page facebook, je me rend compte que mes publications intéressent de plus en plus de personne. Comme on le dit, tout ce passe comme si, « mon avis compte pour certaines choses ». Je suis honnoré par ce fait car sans l’intérêt que vous portez à mon opinion, je n’aurais pas la motivation de continuer. On parle bien de technologies de l’information en Afrique. Tout commence et se termine là.

Je dois aussi avouer que cette application vient confirmer le basculement de l’activité de ma société (AllDenY) qui va se consacrer de plus en plus à la production d’applications mobiles. C’est un metier que nous maitrisons, mais au vu de la demande, nous n’avons jusque là pas eu l’occasion de montrer notre savoir-faire. 2012 nous semble être un très bon début. Ne soyez donc pas surpris lorsque nous publierons plusieurs applications dans les semaines à venir.

La valeur ajoutée

De plus en plus de personnes possède un smartphone (en majorité sous Android). Et en Afrique, l’arrivé de la 3G dans la plupart des pays ainsi que la commercialisation des smartphones à bas prix va emmener les population
s à ce tourner vers ces appareils. Ce serait donc intéressant que je puisse maintenir un contact optimal avec les propriétaires de smartphones.

Aussi, contrairement à mon site personnel, cette application permettra de diffuser des éléments multimedias adaptés aux mobiles (tablettes/smartphones).

Comment ça marche ?

Cette première version reste assez simple en fonctionnalité. Une fois l’application lancée, vous pouvez : 

Vous avez aussi une section dédiée à ma biographie pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur moi. Pour la télécharger, vous avez juste à cliquer sur l’image ci-dessous ou en allant sur le lien suivant : https://play.google.com/store/apps/details?id=io.trigger.forge1927c7c2b7ea11e1910212313d1adcbe

Android app on Google Play

De nombreuses fonctionnalités sont à venir. Mais si avez des idées, n’hésitez pas à me les communiquer car le but est d’avoir une application qui vous conviennent.

N’hésitez pas à m’informer d’éventuel bugs ou erreurs lors de l’utilisation de cette application.

Nous manquons de l’essentiel : le contenu

Il y a quelques mois j‘abordais dans un billet le manque de contenu africain disponible sur le web et les mobiles. Les choses n’ont pas réellement changé. Par contre le besoin est de plus en plus important. Il devient donc urgent de s’attaquer au problème par des initiatives.

La valeur se trouve dans le contenu
En 2011 les technologies sont devenus accéssibles par la plupart d’entre nous. il est très facile de se lancer dans une aventure entrepreneuriale sans se soucier de la technologie. D’ailleurs, monter un business basé sur la réalisation simple de site internet c’est presque monter un business qui ne rapportera pas. Tant les solutions du style « créer votre site en ligne en 5 minutes » sont nombreuses.

Par contre, une fois le site, la plateforme crée, il faudra penser à l’essentiel : le contenu. C’est là que ce trouve la valeur de votre site. l’on ne reviendra pas tous les jours sur votre site parce qu’il est beau ou parce qu’il implémente les toutes dernières technologies. Les internautes seront fidèles à votre site s’il y trouvent un plaisir, un enseignement, de l’humour, …, un certain intéret lorsqu’il le parcourent.

Facebook est valorisée à plusieurs milliards de dollars car on y trouve un plaisir à lire les status des un et des autres. Google est le N°1 et vaut encore plus que Facebook, car lorsqu’on y cherche des choses, on les trouve. Et pour arriver à nous servir ces contenus, il a fallu que des personnes prennent le temps pour les intégrer dans les bases de données de ces sites.

Finalement, qu’est ce que c’est ?
Le contenu, c’est donc cet ensemble d’information que l’on a pris le temps d’intégrer à un site, une plateforme, une application. Dans le cas des sites commes facebook, les concepteurs ont eu la finesse d’esprit de faire accomplir cette tache par les utilisateurs eux meme. Ce n’est pas un secret, nous travaillons tous pour facebook. Si nous ne perdions pas un peu de notre temps à écrire des status, des commentaires et à télécharger nos photos, facebook serait comme un gros bateau de croisière vide en pleine mer.

Il y a 10 ans ce sont les concepteurs des sites qui eux meme prenaient le temps de mettre le contenu sur le site. Vous savez par exemple que les fondateurs de yahoo, ont utilisé 8 mois de leur vie à travailler plus de 10 heures par jours pour mettre la description de tous les nouveaux sites qui se créaient dans une base de données. Il ont ainsi en moins d’une année constitué une énorme base de données qui a finalement pris de la valeur. Les choses ont évoluée et il existe de nouvelle manière de créer une base de données de cette envergure.

Le contenu africain pourrait etre l’actualité hyper-locale. Vous ne le savez peut etre pas, mais relater le quotidien de vos quartiers intéresse des personnes qui pour la plupart sont loin de ces quartiers. Je suis par exemple pret à parier que ce qui se passe dans le quartier d’enfance de Didier Drogba intéresse de nombreux marseillais, anglais et bientôt des chinois. De la meme manière des chiffres sur les habitudes de consommation des africains ont une réelle valeur quand on sait qu’ils pourraient intéresser des manufacturiers. Vous pouvez aussi mettre à disposition des sonorités folkloriques. Les possibilités sont nombreuses et lorsque vous vous lancerez vous en découvrirez encore plus.

Les africains doivent s’atteler à créer du contenu pour l’Afrique
Si l’on s’en tient aux statistiques de l’an dernier, le contenu africain en ligne représente moins de 10% du contenu global. Il y a donc une grosse marge de progression qui peut etre réalisée.

En créant du contenu, nous valoriserons l’industrie technologique de notre continent. Implicitement, nous attirerons les investissements étrangers qui faciliteront la naissance de nouveaux modèles économiques. Et qui dit nouveaux modèles économiques, dit emplois et recul de la pauvreté. Cela peut paraitre simpliste mais c’est une évidence et un processus logique quand on sait comment se valorise les contenus. Ce sont des choses qui ne s’appennent pas dans les grandes écoles de commerce, mais sur le terrain.

Les africains doivent se presser de créer eux meme leur propre contenu sinon quelqu’un d’autre le ferait à leur place. Et ce n’est pas sure que dans ce cas l’on aura la réalité. Les économies du monde entier sont de plus en plus intimement liées aux technologies de l’information. Et cela n’est pas pret de changer. Bien au contraire, l’on peut parier sur le fait que ces technologies prendront une place centrale dans les économies. Ainsi, si vous n’avez pas le controle de l’information qui vous concerne, vous n’aurez pas le controle de la valeur qu’elle génére. Les gouvernements prendront du temps à adopter une politique incitative, mais les entrepreneurs ont là une belle opportunité.

Cette opportunité qui engendrerait de nombeux emplois n’est pas négligeable. Il suffit de regarder ce qui se passe dans les régions du monde ayant déjà une certaine avance. En 2005 lorsque j’étais développeur d’applications mobile chez le leader français de l’époque, j’ai découverts de drôles de musiciens. Un nouveau type de musiciens qui travaillaient du matin au soir dans un studio spécial. Leur travail consistant à reprendre toute sorte de tube de sorte à ce qu’il se rapprochent des originaux (à l’écoute) tout en faisant attention aux lois liées à la propriété intellectuelle. Ces tubes étaient ensuite intégrés dans des bases de données accéssibles aux applications développées par les ingénieurs. Ainsi, l’utilisateur à partir des applications, arrivait à télécharger ces tubes pour en faire des sonneries pour leur mobile. Ou encore des ringtones qui eux remplaçaient la sonnerie entendu par l’appelant lorsqu’il essayait de les joindre. Je me souviens que c’était un véritable succès. Car bien des tubes scoraient à plus de 500 téléchargements par jour. Et quand on sait que le téléchargement vaut en moyenne 2Euros, ça va très vite.

Qui pourrait le faire ?
L’entrepreneur type qui pourrait créer du contenu pour le web ou les mobiles, c’est vous. Oui, vous et moi. Pour démarer dans le business du contenu, vous n’avez pas besoin d’avoir effectué des études spécifiques. Vous avez juste besoin de savoir ranger des informations avec un minimum de structure.

Qu’est ce que ça faudrait ?
Une fois les informations rangées, il vous restera à savoir les présenter en tenant compte des besoins des internautes ou des entreprises qui raffolent d’information. C’est aussi le lieu de rajouter de la valeur afin de les vendre encore plus chère.

Par exemple, lister les petits commerces d’un quartier est déjà pas mal. Si l’on estime que vous vendez 200frcfa chaque élément de la liste, vous pourriez monter jusqu’à 1000frcfa si vous y rajoutez une photo (meme prise avec un téléphone portable), et un numéros de téléphone fonctionnel. Vous pourriez aller encore plus loin (2000frcfa) si vous y ajoutez un comparatif. Imaginons que vous metez en parallèle le chiffre d’affaire et la localisation vis-à-vis des axes routiers centraux. Disons que vous décidez de ne plus vendre la liste mais de permettre aux intéressés de souscrire à un abonnement afin que pour chaque nouvel enseigne intégrée, ils puissent recevoir une notification. Vous avez là une nouvelle entrée d’argent qui demande encore moins d’effort.

Allez, au boulot ! Mettons l’Afrique en ligne.

Si j’avais 4 mots à adresser aux afritechpreneurs

IMPORTANT : afritechpreneur désigne un entrepreneur africain (quelqu’un qui vit ou travaille en/pour l’Afrique) des technologies.

À plusieurs reprises l’ont m’a demandé sur facebook ou twitter des conseils et topos pour commencer un buisness (dans les technologies) en Afrique. Pour la plupart ce sont des africains de la diaspora qui souhaitent rentrer et évitez le syndrome de l’entrepreneur hors-sujet. Mais à coté, de plus en plus de personnes vivant sur place projettent de se lancer dans une aventure entrepreneuriale. Avec les 4 conseils suivants qui sont plus ou moins spécifiques à l’Afrique, je vais donner des éléments de réponse qui sont intimement liés à ma propre expérience sur le terrain.

1. Commencer sans attendre, par exemple, la fin d’une situation politico-sociale à priori défavorable à l’investissement. Ses évènements sont partie intégrante de notre vie en Afrique car le continent est jeune. Il faut savoir les accepter et s’organiser pour travailler dans les conditions qu’ils nous imposent. Vous ne serez jamais aussi prêt que lorsque vous aviez décidez la première fois d’entreprendre. C’est à ce moment-là que votre optimisme est à son plus haut niveau. Commencer, c’est aussi prendre le temps de recueillir des informations sur ce dont a besoin la tranche de la population pour laquelle vous avez décidé de lancer votre produit/service.

Quoi qu’il arrive vous ferrez des erreurs (et même de grosses erreurs). Il n’y a pas lieu de s’affoler lorsque cela survient. Bien au contraire ce sont des occasions qui vous permettent d’en savoir plus sur vous même, vos capacités et vos limites.

En Afrique (et surement dans d’autres régions du monde aussi) certaines choses fonctionnent à un rythme qui peut paraitre assez lent lorsqu’on vient de l’occident. Vous gagnerez donc à entamer des procédures et démarches le plus tôt possible. C’est aussi l’occasion de vous constituer un excellent carnet d’adresse.

2. Construire une communauté

Le canal publicitaire le plus puissant en Afrique est le bouche-à-oreille. Prenez donc le temps de parler de vos produits au gens qui vous entourent en n’hésitant pas à leurs donner des échantillons. Si vos finances vous le permettent, recrutez des personnes qui pourront passer dans les lieux publiques pour en parler (s’il s’agit de produit grand publique).

3. S’entourer de partenaires

Bienvenu dans la partie du monde ou l’on ne peut presque rien réussir tout seul. Il faut vous entourer de personnes/entités déjà présentes localement et qui bénéficient d’un minimum de crédibilité auprès de la population.

4. Servir vos clients

Démarquez-vous de vos concurrents en vous mettant au service de vos clients. Mon expérience me permet de dire que dans les différents secteurs économiques, le client n’est pas roi en Afrique. Bien entendu, quelques acteurs font des efforts. Mettez-vous au service de vos clients. Acceptez leurs caprices, vous en ferrez des commerciaux pour votre produits.

il y a bien entendu d’autres mots que pourrai adresser aux futurs afritechpreneurs. Si, vous aussi avez envie de partager votre expérience, n’hésitez pas à le faire en commentant ce billet.

Cybercriminels et impunité : l’état de Côte d’Ivoire doit prendre ses responsabilités vis-à-vis de ces « hackers »

Ce matin encore je viens de voir qu’un utilisateur de facebook a plublié un imprimé-écran d’un site ivoirien qu’il a piraté. Il s’agit du site web de Pétro Ivoire, la raffinerie de pétrole de Côte d’Ivoire. Visiblement fier de ce qu’il a fait il marque : « votre site est mal protégé, monsieur de Petro Ivoire et nous on cherche Travail ». vous trouverez ce post sur facebook.

Donc sous prétexte que l’on cherche du travail l’on se donne le droit d’enfreindre les lois ? Moi je dis non, et je dis même pour quelqu’un qui a des compétences en informatique, il faut créer son propre emploi lorsqu’on n’en trouve pas. L’Afrique a besoin d’innovateur et encore plus dans le domaine numérique.

Si vous suivez l’actualité technologique en Côte d’Ivoire, vous remarquerez qu’il y a un fort engouement à propos de la sécurité informatique (systèmes, site web, infrastructures, …). En témoigne le concept « Insécurity Day » qui visiblement « a l’aval des entreprises dont les failles sont exposées et des autorités ivoiriennes ». Dixit Ncho Yao le concepteur de l’évènement.

Mais avec des hors la lois qui se permettent de porter atteinte à l’intégrité des systèmes informatiques sous prétextes que ces systèmes sont mal protégés, je pense que l’Etat ivoirien doit vraiment faire quelque chose. De plus il s’agit d’individus ayant une maitrise assez médiocre des outils de piratage. Nous ne sommes pas en face d’un groupe du calibre d’Anonymous. Et nous savons tous que les hackers qui s’y connaissent comme ceux d’Anonymous ne s’adonnent pas à ces bassesses. Il est donc possible résoudre le problème assez rapidement.

Ce que certains n’ont pas encore compris, c’est qu’un hackers est quelqu’un qui a de la classe, qui innove, améliore, conseille, propose, crée. 

On n’en a pas encore fini avec les brouteurs (arnaque par email, par carte bancaire, paypal, ebay, …, en ligne) que déjà des pseudo-hackers (qui ne sont que des criminels à mon avis) ont entrepris d’accentuer l’image dégradée du web ivoirien. Il est donc de la responsabilité des autorités (ministère des technologies, et ministère de l’intérieur, …) de régler ce problème au plus vite. dans le cas ou elles ont du mal, un simple appel d’offre pourrait aider sachant qu’il y a pas mal d’entreprises et d’organisations qui ont les compétences pour ce genre de chose.

Développons pour les femmes

Hier, 17 Mai 2012, était la  journée mondiale des Technologies de l’Information et de la Communication. Pour cette année, le thème était « Women and Girls in Technologies« . Ce qui donne litteralement en francais « les femmes et les filles dans les technologies« . En suivant les différents évènements, qui ont eu lieu un partout dans le monde, pour cette journée, je me suis dis qu’il serait temps que les développeurs produisent plus d’applications destinées aux femmes.

ha, les femmes !
Je pars du constat selon lequel les femmes avec leur sensibilité sont plus disposées à s’engager que les hommes. Ne dit-on pas que « …lorsqu’une femme aime…elle ne lâche plus du regard, … elle complimente en permanence, … » ? Les nouveaux modèles de marketings en ligne étant basés sur l’engagement des utilisateurs, nous sommes en face d’une opportunité énorme. Supposons que les femmes apprécient une application, un article de blog. Vous pouvez déjà imaginer l’echos qu’elle en feront autour d’elle. Dubitatif ? Reférez-vous aux statistiques de viralité des articles concernant la vie de people ou encore ceux des magazines de bien-être en ligne.

De plus, la conversation est propre à la femme. Vous trouverez rarement une femme qui fuit une conversation. Bien au contraire, elle ne rate pas une occasion de dire les choses. Cette faculté me parait être un atout lorsqu’une femme décide de parler d’un produit et donc d’une application ou d’un article de blog qu’elle apprécie.

Pourquoi attendre ?
Si vous êtes développeur posez-vous une question simple : qu’est ce que ma copine/femme (ou tout simplement vos amies) aime faire avec l’ordinateur. Si vous décidez qu’elle aime jouer, alors développez un jeux simple, marrant, sans violence, et éventuellement qui succite de la sympathie (ou meme de la compation) et de la conversation. Les femmes aiment la Wii et ce n’est pas anodin. Savez-vous par exemple que la plupart des femmes qui se rendent sur les sites de rencontre cherchent avant tout quelqu’un à qui parler (conversation) ?

Avec akendewa, nous avons mis en place un formulaire dans lequel nous avons demandé ce que les femmes pourraient apporter à l’écosystème des technologies en Afrique. Bien que ce sondage ne soit pas encore clos, nous observons que la plupart des femmes qui prennent la peine de répondre pense que « les femmes par leur engagement, peuvent aider à vulgariser les Technolgies de l’information et de la Communication en Afrique ». On nous aura prevenu.

Les femmes sont à l’honneur, j’ai donc décidé d’écrire « Les Technologies au féminin – Parcours de 7 femmes qui ont su s’imposer dans les technologies en Afrique » pour le compte d’Akendewa.

Désolé les mecs cet article était pour nos femmes. Et je paris qu’il sera l’un des articles les plus lus/partagés de ce blog. Je donnerai les stats dans quelques jours.