Cybercriminels et impunité : l’état de Côte d’Ivoire doit prendre ses responsabilités vis-à-vis de ces « hackers »

Ce matin encore je viens de voir qu’un utilisateur de facebook a plublié un imprimé-écran d’un site ivoirien qu’il a piraté. Il s’agit du site web de Pétro Ivoire, la raffinerie de pétrole de Côte d’Ivoire. Visiblement fier de ce qu’il a fait il marque : « votre site est mal protégé, monsieur de Petro Ivoire et nous on cherche Travail ». vous trouverez ce post sur facebook.

Donc sous prétexte que l’on cherche du travail l’on se donne le droit d’enfreindre les lois ? Moi je dis non, et je dis même pour quelqu’un qui a des compétences en informatique, il faut créer son propre emploi lorsqu’on n’en trouve pas. L’Afrique a besoin d’innovateur et encore plus dans le domaine numérique.

Si vous suivez l’actualité technologique en Côte d’Ivoire, vous remarquerez qu’il y a un fort engouement à propos de la sécurité informatique (systèmes, site web, infrastructures, …). En témoigne le concept « Insécurity Day » qui visiblement « a l’aval des entreprises dont les failles sont exposées et des autorités ivoiriennes ». Dixit Ncho Yao le concepteur de l’évènement.

Mais avec des hors la lois qui se permettent de porter atteinte à l’intégrité des systèmes informatiques sous prétextes que ces systèmes sont mal protégés, je pense que l’Etat ivoirien doit vraiment faire quelque chose. De plus il s’agit d’individus ayant une maitrise assez médiocre des outils de piratage. Nous ne sommes pas en face d’un groupe du calibre d’Anonymous. Et nous savons tous que les hackers qui s’y connaissent comme ceux d’Anonymous ne s’adonnent pas à ces bassesses. Il est donc possible résoudre le problème assez rapidement.

Ce que certains n’ont pas encore compris, c’est qu’un hackers est quelqu’un qui a de la classe, qui innove, améliore, conseille, propose, crée. 

On n’en a pas encore fini avec les brouteurs (arnaque par email, par carte bancaire, paypal, ebay, …, en ligne) que déjà des pseudo-hackers (qui ne sont que des criminels à mon avis) ont entrepris d’accentuer l’image dégradée du web ivoirien. Il est donc de la responsabilité des autorités (ministère des technologies, et ministère de l’intérieur, …) de régler ce problème au plus vite. dans le cas ou elles ont du mal, un simple appel d’offre pourrait aider sachant qu’il y a pas mal d’entreprises et d’organisations qui ont les compétences pour ce genre de chose.

Insécurité informatique à Abidjan

Le Samedi 10 Septembre 2011 c’est déroulé, à Abidjan, la première édition du Insecurity Day (sur twitter #civhack11).

Initié par Yao N’cho (spécialiste de la sécurité des systèmes informatiques), Insecurity Day 2011 avait pour objectif d’expliquer aux participants les différentes failles de sécurité que l’on trouve en Côte d’Ivoire. C’etait aussi l’occasion de leur faire comprendre que des solutions existaient pour tous ces problèmes.

Ainsi par des exemples concrets, les intervenants ont réussi à captiver l’attention des participants. Il a été par exemple été mentionné que l’un des sites de campagne du Président avait été piraté depuis plusieurs mois.

La cerise sur le gateau fut le challenge hacking. Quatre « hackers » se sont affrontés en démontrant (en pratique et en live) les failles de sécurité de certaines grandes boites de la place. Certains ont par exemple réussi à prendre le controle de plusieurs points d’accès d’une compagnie de téléphonie mobile. Ces démonstrations pause le problème de confidentialité des informations de cette compagnie. Certains ont aussi fait remarquer le fait que les challengers pourraient se retrouver en danger.

Avec le Summer E-school, Insecurity Day 2011, sont les deux premiers évènements technologiques grand publique qui ont reçu un gros buzz depuis la fin de la crise en Cote d’Ivoire. Les deux prochains sont : Mobilehackaf et Barcamp Camp Abidjan