Restez dans le jeu car l’industrie du web et de l’internet mobile en Afrique n’est qu’à ses débuts

Sur google+ (encerclez-moi dans l’un de vos cercles concernant l’Afrique ou les technologies dans ce continent en cliquant ici) j’ai récemment fais un post sur leJpehouman.com : restez dans le jeux fait que de nos jours, créer un site web grand publique est relativement à la portée de tout africain. Et ce, sans réel investissement.

Dans cette même publication je soulignais que très peu (beaucoup moins que dans les autres industries) de personnes restaient encore dans la course après 1 mois, 1 an ou 3 ans d’activité.

Pourtant c’est dans cette industrie qu’il faut « se maintenir » plus que jamais malgré la faible affluence sur votre site web ou un service mobile que vous vennez de lancer. C’est seulement à ce prix là que l’on peut espérer en tirer des bénéfices.

Je vois ici et là des blogueurs qui abandonnent alors qu’au fond il n’ont presque pas de concurrent. Idem pour les sites grand publique. Bien souvent les initiateurs ne poussent pas assez loin en acceptant d’apprendre et de maîtriser les concepts marketing liés au web ou au mobile.

La seule école ou l’on peut mieux apprendre ces choses, c’est le terrain. C’est à dire en s’inspirant de ceux qui on déjà réussi et qui prennent le temps d’expliquer comment y arriver. Les tutoriaux, les webcast, les blogs spécialisés sont nombreux et gratuits. Alors pourquoi ne pas en profiter ? Le seul effort consiste à lire. Toujours lire, écouter et reproduire jusqu’à l’acquisition du savoir-faire nécessaire.

Le plus important étant de toujours mieux faire tout en écoutant ses utilisateurs. Mieux faire c’est :
  • produire plus de contenu pour par exemple un portail d’information;
  • Créer des liens encore plus pertinents entre vos contenus;
  • améliorer la qualité des publications tout en soignant le design et l’ergonomie;

[Nouveau] Dans ce billet par exemple les balises « Nouveau » encadrées de crochets, indiquent des passages que j’ai rajouté plusieurs mois après la publication de l’article original. C’est le cas de ce paragraphe que vous êtes en train de lire.[/Nouveau].

Et écouter ses utilisateurs, c’est réagir en fonction de leurs comportements. Si ces derniers lisent plus les articles (dans le cas d’un portail d’information par exemple) d’une catégorie précise, il faudrait alors leur en fournir encore plus et créer la conversation autour de cette catégorie.

L’industrie du web/internet/TIC étant très jeune en Afrique, il est donc normal que pour tous il faille du temps (Abidjan.net, premier site ivoirien, a mis au moins 4 ans avant de commencer à connaître ce succès d’échelle) avant de rencontrer le succès. Mais en attendant, vous gagnerez à améliorer sans cesse le service que vous fournissez pour rester dans le jeu.

N’attendez pas d’avoir de gros moyens pour commencer. Osez, et grandissez avec cette industrie. Sa maturité sera la votre. En commençant maintenant, vous apprendrez plus sur ce vaste marché naissant. Et si votre site ne rencontre pas le succès escompté, vous ferrez sûrement partie des experts qui parleront de cette technologie dans des conférences à forte valeur ajoutée. Ce qui est aussi une manière d’être dans le jeu.

Les Parts de marché de souscripteurs au mobile pour MTN, orange, Moov, Comium et Green en Côte d’Ivoire

Le monde de la téléphonie mobile en Côte d’Ivoire à connu un nouvel entrant ces dernières semaines. Il s’agit de AirCom qui se positionne avec son produit « Café Mobile« . En attendant de voir comment il compte séduire les mobilenautes ivoiriens, jettons un regard sur ceux qui se partage déjà le marché. Ci-dessous une représentation de graphique du partage du marché par MTN, Orange Côte d’Ivoire, Moov, Comium et Green au 4eme trimestre 2010.

Visiblement, MTN mène la barque avec 37% de part de marché pour un total de 5 381 000 d’utilisateur suivi de Orange qui enregistre 4 589 000 d’utilisateurs.Comium et Green ferment la marche avec respectivement 1 057 509 et 684 424 d’utilisateurs [ Source : c. Blycroft 2010 ]

 

[easychart type= »pie » title= » Part de marché des opérateurs (nombre de souscripteurs) de téléphonie de Côte d’Ivoire au 4ème Trimestre 2010  » groupnames= »MTN,Orange,Moov,Comium,Green » group1values= »37.00″ group2values= »32.00″ group3values= »19.00″ group4values= »7.00″ group5values= »5.00″ chartfadecolor= »FFFFFF »]

En terme de croissance, par rapport à l’année 2009, 26,6% de souscripteurs ont été enregistré pour l’ensemble du marché. Orange remporte le gros lot avec de 44,9% contre 21,6% pour MTN. La plus faible croissance étant enregistrée par Green (13,1%), précédé de Comium (17,6%). Ci-dessous un graphique représentant ces croissances.

[easychart type= »vertbar » height= »300″ title= »Croissance du nombre de souscripteurs au 4ème Trimestre 2010″ groupnames= »Comium, Green, Moov, MTN, Orange »  valuenames= »Année 2010 en pourcentage par rapport à 2009″ group1values= »19% » group2values= »13.1% » group3values= »17.6% » group4values= »21.6% » group5values= »44.9% »]

 

Par rapport au reste de l’Afrique, La Côte d’Ivoire représente environ 3% du marché avec 14,57 millions de souscripteurs. Le este de l’Afrique de l’ouest représentant 27% du marché africain avec 150,3 millions de souscription, contre 70% pour le reste de l’Afrique (387,76%).

Les Afritechpreneurs à l’oeuvre : Introduction

Afritechpreneur, n’est pas un terme présent dans les dictionnaires. C’est une contraction de « Entrepreneur des Technologies en Afrique », que j’ai crée de toute pièce pour désigner une personne qui entreprend en Afrique dans le domaine des technologies.

Pour que naisse un environnement dynamique pour l’industrie des technologies dans un pays, une région, une ville, il faut 4 choses :jpehouman : les afritechpreneurs à l'oeuvre

Si un jour la Cote d’Ivoire souhaite prendre part au concert des nations africaines qui pilotent la machine technologique sur ce continent, elle doit tout mettre en oeuvre pour que ces 4 éléments soient réunis et collaborent.

Des personnes ont commencé des choses et essaient de faire bouger l’industrie des technologies dans ce pays. Il devient donc important de promouvoir leur travail et surtout faire connaitre les méthodes qu’elles ont utilisé pour accomplir leurs oeuvres. C’est surement en présentant ces choses que des vocations pourront naitre assez rapidement.

Je souhaite dans cette serie de billets parler de ceux qui font bouger les choses par leur audace que l’on peut percevoir à travers les risques et les paris qu’ils prennent. C’est aussi le lieu de les confronter à leurs confrères/concurrents qui se trouvent dans d’autres région du monde. Je ne serai surement pas exhaustif, mais je ne manquerai pas de produire une nouvelle version dans quelques mois afin de vous faire découvrir encore plus de personnes aux histoires toutes aussi pleine d’inspiration, de volonté et d’audace. Cette liste m’est intimement liée car elle concerne des personnes avec qui j’ai bcp interagis. C’est aussi la liste des entrepreneurs qui échangent beaucoup avec les internautes sur les réseaux sociaux ou à travers des forums et/blog. C’est pour moi la définition meme de l’afritechpreneur.

L’industrie des technologies de l’information africain souffre de ses attentistes

Les choses vont de plus en plus vite et aucun premier ne le reste longtemps. De la même manière, certains pays occidentaux n’ont pas vu venir l’Inde au niveau de la maîtrise des technologies de l’information. Depuis elles ne négligent plus rien. En témoignent toutes les mesures prises pour bloguer l’invasion technologique indienne et chinoise en Europe.

Qu’est ce qu’il en est de l’Afrique ?Et bien pour l’instant l’Afrique est perçud comme un marché à fort potentiel. Par exemple, on est tous d’accord que le premier qui produira des PC adaptés (prix d’achat, durée de vie, …) connaitra un succès sans précédent. Encore plus heureux celui qui arrivera à montrer l’intérêt des Pc dans la vie des africains. Souvenez vous de la sortie des feuilles de calcul (excel, Tableur OO, ..). Et malgré ce potentiel, les étables ne s’affolent pas pour envahir ce marché. Mais là n’est pas le problème car de toute évidence ce marché aura droit à sa ruée, son boom, sa bulle et l’implosion de cette dernière. Je veux dire que ce ne sera pas une révolution mais plutôt le respect de la logique. La question est de savoir QUAND ?

La révolution n’interviendra que lorsque les africains eux-même produiront pour ce marché et pour les autres marchés. C’est à ce moment là que l’on pourra parler de révolution technologique africaine ou d’âge d’or technologique de l’Afrique. Cela passe par la levée de certaines barrières dont l’attentisme.

Le terrain est si vierge qu’il fait peur
Le niveau de risque reste élevé en Afrique pour une aventure entrepreneuriale. Mais c’est surement dû en partie par le fait qu’il n’y a pas assez d’aventuriers. Plus il y en aura plus l’environnement s’adaptera à leur mode de fonctionnement.

Le cash
Pour les attentistes, il n’y a pas assez d’argent à se faire pour l’instant dans l’industrie des technologies de l’information. Pour certains ils attendent donc que quelqu’un prouve que les investissements sont rentables dans cette région du monde. D’autre espère que l’on leur propose un certain niveau de rémunération avant d’y aller.

Manque de success story à raconter
Qu’est ce qui ferrait qu’un étudiant ayant une idée puisse tout claquer pour s’y consacrer ? Surement pas l’histoire de Mark Zuckerberg ou celle de Bill Gate. Un manque cruciale de success story porte à croire que de tels succès sont impossible en Afrique noire. Les quelques réussites Sud-Africaines n’arrive toujours pas à inspirer. Peut-être aussi parce que l’Afrique du Sud est très différents des autres pays. Et donc fait toujours penser à un pays occidentale.

Il n’y a toujours pas assez de pionniers
La notion de pari à existé lors de la conquête de l’ouest Américain. Rien ne garantissait que la terre était généreuse. Elle est aussi le fondement de la Sillicon Valley (USA) et du succès indien. Ce qui se passe c’est que à un moment plusieurs personnes, plusieurs talents, plusieurs rêveurs se lancent tête baisser dans des actions qui engendre un environnement propice à la réussite. Ceux-là, les pionniers, il n’y en a pas encore assez.