Ne plus être filicité pour vos idées

« C’est une très bonne idée ! » il s’agit là, de l’une des phrases que l’on entend dans toutes les organisations (entreprise, association, communauté, groupe d’amis, …).Très bonne idée ! Fuyez ce compliment comme la peste ! car son seul but est de vous maintenir loin de l’action et de l’exécution, tant votre ego d’être humain est sensible et capable d’inhiber tout passage à l’acte.
Lorsque vous aurez entrepris de ne plus être félicité pour vos idées, vous serez sûrement dans l’action. Vous aurez déjà matérialisé vos idées avant d’en faire l’annonce ou d’en parler autour de vous. La matérialisation dans certains cas consiste à marquer sur une feuille de papier comment vous allez vous y prendre tout en détaillant de manière la plus exhaustive, l’ensemble des obstacles. Dans d’autre cas, il s’agit d’avoir en votre possession un prototype fonctionnel.
Acceptez donc d’être celui qui n’a pas d’idées, mais qui les matérialise.

Qu’est ce qui brûle en vous ? Votre message au reste du monde

Révéler le fond de sa pensée lorsqu’elle ne va pas dans le sens de la « majorité », des « principes », des fondements d’un domaine d’activité, peut vous faire passer pour « fou » ou « insensé ».

Avez-vous décidé de vivre toute votre vie avec ce message important sans le partager ? Cette idée qui brûle en vous, combien de temps la garderez-vous « secrète » ? Avez vous décidé de ne pas la partager ou la diffuser parce qu’elle va contre les « principes établies » ? De quelles principes avez-vous peur ? D’ailleurs qui est-ce qui les a énoncé ? 

Laisser moi vous parler de deux jeunes étudiants qui en 1995 ont décidé « d’organiser l’information dans le monde » en créant une certaine entreprise dénommée Google (L’entreprise a été révélée 3 ans après qu’ils aient commencé à travailler sur le produit). Prétentieux ! l’on aurait dit à l’époque. Mais aujourd’hui, l’on trouve que Google est « normal ». C’est même une très belle entreprise dont les produits sont fort utiles à chacun de nous. Je ne pense pas que l’on pensait que ces deux jeunes étudiants étaient « normaux » lorsqu’ils ont révélé leurs ambitions (l’idée d’organiser l’information dans le monde) pour la première fois.

Avez-vous entendu parler de l’équipe de basket-ball de Nanterre (en région Parisienne). Ce club ayant fait le paris de partir du niveau le plus bas (en France vous avez 3 niveaux départementaux > 3 niveaux régionaux > 3 niveaux en championnat national > 2 niveaux professionnels. Il faut donc au moins 11 ans pour atteindre le niveau professionnel si vous assuré un parcours sans faute. ) pour atteindre le championnat professionnel en passant chaque année au niveau du dessus.

nanterre-champion

Pour la saison (2011-2012), cette équipe a fait son entrée dans le championnat professionnel A (le niveau le plus élevé du basket-ball français). Ne soyez pas surpris si vous lisez ceci sur le site du club « Ainsi, nous incitons … chaque passionnés de sport, chaque amoureux de basket à encourager et soutenir la JSF Nanterre dans ses démarches car la JSFN est une Histoire, mais aussi un Projet« . Les dirigeants étaient-ils « fous », « insensés » de croire qu’ils pouvaient partir du plus bas pour arriver au plus haut ? Pourtant en 2013 Nanterre remporte le championnat de France.

Vous trouverez des histoires semblables autour de vous. Vous aussi vous avez le droit d’être « fou », « insensé » de penser que vous pouvez réaliser quelque chose qui ne parait pas « normal » car allant contre certains « principes ». Mieux, vous devez faire passer votre message. Allez au devant de votre rêve de cette idée qui brûle en vous. Personne ne le fera à votre place.

Si vous aviez un message à passer à 1 millions de personnes disposés à vous écouter, que leur diriez vous ? #trust30

Nous n’avons plus besoin d’idée

Parce que :

  • il en existe des centaines de milliers,
  • celles qui existent n’ont pour la plupart jamais été expérimentées ni mises en oeuvre,
  • nous avons presque tous les mêmes idées,
  • l’on se cache derrière les idées pour éviter d’agir,

Parce que nous préférons des actions. Place donc aux entrepreneurs, à ceux qui agissent, ceux qui changent les choses, ceux qui bâtissent.

J’ai dans mon ordinateur environ 120 idées pour lesquelles j’ai créée des fiches projets. Cela ne fait pas de ces fiches des projets. Encore moins des projets mis en oeuvre. Je ne rajouterai donc plus d’idée à cette liste.