République de la libre circulation de l’information : internet

Dans deux jours (le 14 Décembre) se tiendra à Dubaï une conférence de l‘Union Internationale des Télécommunications (organe de l’ONU) sur la gouvernance de l’internet.

Pendant que nous utilisons, avec insouciance,  l’une des meilleures créations de l’Homme Moderne, un groupe de personnes tentent par tous les moyens de « contrôler/filtrer » et donc censurer cet outil. Ce groupe est constitué par 193 états de tous les continents. Ils ont décidé de « prendre le contrôle » de l’internet.

Imaginez un instant que vous soyez obligé de payer pour accéder à wikipédia. Imaginez un instant que vous soyez obligé de payer un droit pour que les personnes hors de votre pays puissent accéder au contenu de votre blog/site/application.
Aussi absurde que cela puisse paraître, c’est pour ce genre de résolutions que plusieurs gouvernements souhaitent voter dans leur soucis de « contrôler/filtrer » l’internet.

Comment des personnes/entités qui, à ce jour, n’ont toujours pas compris l’utilité de ce nouveau médias peuvent vouloir le « contrôler/filtrer » ?
Les ingénieurs/hackers/développeurs/entrepreneurs qui depuis la naissance de ce « réseau de réseaux interconnectés » ont réussi à le mettre au centre de « la nouvelle économie« , savent qu’il est primordial de maintenir ce médias dans son état actuel.

L’Afrique plus que les autres a besoin que l’internet reste « libre ». Je pense donc qu’il s’agit d’une très mauvaise idée de la part des décideurs de ce monde de vouloir « controler/filtrer » l’internet.

Merci aux entreprises telles que Google et Mozilla qui mènent des actions pour le maintien d’un internet libre. En attendant les conclusions de cet important sommet de l’UIT sur la « Gouvernance de l’internet » à Dubaï, je viens donc par ce post leur joindre ma voix. Si vous aussi, vous partagez cet avis, n’hésitez pas à laisser un commentaire dans ce sens.

Nous manquons de l’essentiel : le contenu

Il y a quelques mois j‘abordais dans un billet le manque de contenu africain disponible sur le web et les mobiles. Les choses n’ont pas réellement changé. Par contre le besoin est de plus en plus important. Il devient donc urgent de s’attaquer au problème par des initiatives.

La valeur se trouve dans le contenu
En 2011 les technologies sont devenus accéssibles par la plupart d’entre nous. il est très facile de se lancer dans une aventure entrepreneuriale sans se soucier de la technologie. D’ailleurs, monter un business basé sur la réalisation simple de site internet c’est presque monter un business qui ne rapportera pas. Tant les solutions du style « créer votre site en ligne en 5 minutes » sont nombreuses.

Par contre, une fois le site, la plateforme crée, il faudra penser à l’essentiel : le contenu. C’est là que ce trouve la valeur de votre site. l’on ne reviendra pas tous les jours sur votre site parce qu’il est beau ou parce qu’il implémente les toutes dernières technologies. Les internautes seront fidèles à votre site s’il y trouvent un plaisir, un enseignement, de l’humour, …, un certain intéret lorsqu’il le parcourent.

Facebook est valorisée à plusieurs milliards de dollars car on y trouve un plaisir à lire les status des un et des autres. Google est le N°1 et vaut encore plus que Facebook, car lorsqu’on y cherche des choses, on les trouve. Et pour arriver à nous servir ces contenus, il a fallu que des personnes prennent le temps pour les intégrer dans les bases de données de ces sites.

Finalement, qu’est ce que c’est ?
Le contenu, c’est donc cet ensemble d’information que l’on a pris le temps d’intégrer à un site, une plateforme, une application. Dans le cas des sites commes facebook, les concepteurs ont eu la finesse d’esprit de faire accomplir cette tache par les utilisateurs eux meme. Ce n’est pas un secret, nous travaillons tous pour facebook. Si nous ne perdions pas un peu de notre temps à écrire des status, des commentaires et à télécharger nos photos, facebook serait comme un gros bateau de croisière vide en pleine mer.

Il y a 10 ans ce sont les concepteurs des sites qui eux meme prenaient le temps de mettre le contenu sur le site. Vous savez par exemple que les fondateurs de yahoo, ont utilisé 8 mois de leur vie à travailler plus de 10 heures par jours pour mettre la description de tous les nouveaux sites qui se créaient dans une base de données. Il ont ainsi en moins d’une année constitué une énorme base de données qui a finalement pris de la valeur. Les choses ont évoluée et il existe de nouvelle manière de créer une base de données de cette envergure.

Le contenu africain pourrait etre l’actualité hyper-locale. Vous ne le savez peut etre pas, mais relater le quotidien de vos quartiers intéresse des personnes qui pour la plupart sont loin de ces quartiers. Je suis par exemple pret à parier que ce qui se passe dans le quartier d’enfance de Didier Drogba intéresse de nombreux marseillais, anglais et bientôt des chinois. De la meme manière des chiffres sur les habitudes de consommation des africains ont une réelle valeur quand on sait qu’ils pourraient intéresser des manufacturiers. Vous pouvez aussi mettre à disposition des sonorités folkloriques. Les possibilités sont nombreuses et lorsque vous vous lancerez vous en découvrirez encore plus.

Les africains doivent s’atteler à créer du contenu pour l’Afrique
Si l’on s’en tient aux statistiques de l’an dernier, le contenu africain en ligne représente moins de 10% du contenu global. Il y a donc une grosse marge de progression qui peut etre réalisée.

En créant du contenu, nous valoriserons l’industrie technologique de notre continent. Implicitement, nous attirerons les investissements étrangers qui faciliteront la naissance de nouveaux modèles économiques. Et qui dit nouveaux modèles économiques, dit emplois et recul de la pauvreté. Cela peut paraitre simpliste mais c’est une évidence et un processus logique quand on sait comment se valorise les contenus. Ce sont des choses qui ne s’appennent pas dans les grandes écoles de commerce, mais sur le terrain.

Les africains doivent se presser de créer eux meme leur propre contenu sinon quelqu’un d’autre le ferait à leur place. Et ce n’est pas sure que dans ce cas l’on aura la réalité. Les économies du monde entier sont de plus en plus intimement liées aux technologies de l’information. Et cela n’est pas pret de changer. Bien au contraire, l’on peut parier sur le fait que ces technologies prendront une place centrale dans les économies. Ainsi, si vous n’avez pas le controle de l’information qui vous concerne, vous n’aurez pas le controle de la valeur qu’elle génére. Les gouvernements prendront du temps à adopter une politique incitative, mais les entrepreneurs ont là une belle opportunité.

Cette opportunité qui engendrerait de nombeux emplois n’est pas négligeable. Il suffit de regarder ce qui se passe dans les régions du monde ayant déjà une certaine avance. En 2005 lorsque j’étais développeur d’applications mobile chez le leader français de l’époque, j’ai découverts de drôles de musiciens. Un nouveau type de musiciens qui travaillaient du matin au soir dans un studio spécial. Leur travail consistant à reprendre toute sorte de tube de sorte à ce qu’il se rapprochent des originaux (à l’écoute) tout en faisant attention aux lois liées à la propriété intellectuelle. Ces tubes étaient ensuite intégrés dans des bases de données accéssibles aux applications développées par les ingénieurs. Ainsi, l’utilisateur à partir des applications, arrivait à télécharger ces tubes pour en faire des sonneries pour leur mobile. Ou encore des ringtones qui eux remplaçaient la sonnerie entendu par l’appelant lorsqu’il essayait de les joindre. Je me souviens que c’était un véritable succès. Car bien des tubes scoraient à plus de 500 téléchargements par jour. Et quand on sait que le téléchargement vaut en moyenne 2Euros, ça va très vite.

Qui pourrait le faire ?
L’entrepreneur type qui pourrait créer du contenu pour le web ou les mobiles, c’est vous. Oui, vous et moi. Pour démarer dans le business du contenu, vous n’avez pas besoin d’avoir effectué des études spécifiques. Vous avez juste besoin de savoir ranger des informations avec un minimum de structure.

Qu’est ce que ça faudrait ?
Une fois les informations rangées, il vous restera à savoir les présenter en tenant compte des besoins des internautes ou des entreprises qui raffolent d’information. C’est aussi le lieu de rajouter de la valeur afin de les vendre encore plus chère.

Par exemple, lister les petits commerces d’un quartier est déjà pas mal. Si l’on estime que vous vendez 200frcfa chaque élément de la liste, vous pourriez monter jusqu’à 1000frcfa si vous y rajoutez une photo (meme prise avec un téléphone portable), et un numéros de téléphone fonctionnel. Vous pourriez aller encore plus loin (2000frcfa) si vous y ajoutez un comparatif. Imaginons que vous metez en parallèle le chiffre d’affaire et la localisation vis-à-vis des axes routiers centraux. Disons que vous décidez de ne plus vendre la liste mais de permettre aux intéressés de souscrire à un abonnement afin que pour chaque nouvel enseigne intégrée, ils puissent recevoir une notification. Vous avez là une nouvelle entrée d’argent qui demande encore moins d’effort.

Allez, au boulot ! Mettons l’Afrique en ligne.

Les raisons pour lesquelles, les entreprises d’Afrique ne sont toujours pas sur le web

De nos jours, un site web est très important pour une entreprise. C’est un puissant outil de communication qui peut à lui seul éviter à l’entrepreneur d’investir dans les canaux publicitaires traditionnels. La présence des entreprises africaines sur le web est un facteur déterminant pour l’augmentation du contenu africain en ligne.

Mais à ce jour, le ratio d’entreprises d’Afrique présentent en ligne est très faible. Pourtant la plupart ont plus ou moins entendu parler du web. Pourquoi n’ont-elles pas encore fait le pas ? Peut être qu’elle n’en ont pas besoin. Essayons de comprendre ce qu’il en est à partir des éléments ci-dessous.

les africains ne sont pas encore sur le web

Si l’on s’en tient au données de Internet World Stats, il y a à ce jour environ 118 848 060 d’Africains sur le net. Ce qui fait 11,5% de la population totale du continent. Quand on sait que 44% (toujours d’après Internet World Stats) de ces internautes viennent du Nigeria (165 millions d’habitants, environ 15,6% de la population du continent), on comprend bien qu’il y a très peu d’africains qui ont accès au web. Un pays comme la Côte d’Ivoire n’a que 968 000 internautes pour une population estimée à 21 Millions. Avec ce faible taux de pénétration, les chefs d’entreprise peuvent considérer que le web n’est finalement pas un canal pertinent pour promouvoir une activité. Les quelques africains qui sont en ligne sont bien souvent des influenceurs.

Partons de quelques hypothèses qui sont vraies dans plusieurs régions d’Afrique :

Avec ces deux points, on peut déjà se dire que finalement les personnes ayant accès au web sont de réels influenceurs dans leur communautés respectives. Ils peuvent donc aider pour la promotion d’un produit. Ainsi, il est fort à parier que si quelqu’un qui a accès à l’internet apprécie votre produit via le web, il en parlera autour de lui. Et s’il en parle autour de lui, votre produit aura plus de facilité à se faire connaitre et à être adopté. En partant, bien sûr, du fait que cette personne soit très écoutée dans sa communauté.

TABLEAU ISSU DE INTERNETWORLDSTATS.COM – 31 Mars 2011
Regions

Population ( 2011 Est.)

Utilisateurs d’Internet 31 Décembre 2000

Utilisateurs d’Internet 31 Mars 2011

Penetration (% de la Population)

Croissance 2000-2011

 % d’utilisateurs

Afrique 1,037,524,058 4,514,400 118,609,620 11.4 % 2,527.4 % 5.7 %
Asie 3,879,740,877 114,304,000 922,329,554 23.8 % 706.9 % 44.0 %
Europe 816,426,346 105,096,093 476,213,935 58.3 % 353.1 % 22.7 %
Moyen-Orient 216,258,843 3,284,800 68,553,666 31.7 % 1,987.0 % 3.3 %
Amérique du Nord 347,394,870 108,096,800 272,066,000 78.3 % 151.7 % 13.0 %
Amerique Latine / Carib. 597,283,165 18,068,919 215,939,400 36.2 % 1,037.4 % 10.3 %
Oceanie / Australie 35,426,995 7,620,480 21,293,830 60.1 % 179.4 % 1.0 %
TOTAL Mondial 6,930,055,154 360,985,492 2,095,006,005 30.2 % 480.4 % 100.0 %

Pour l’entrepreneur africain, il est vrai que le mobile doit être une priorité par rapport du web. Mais rien n’empêche de partir du web pour « gagner » sur le mobile. On peut imaginer par exemple une promotion sur le web

  • qui nécessite l’inscription du numéro de téléphone.
  • Une fois l’inscription validée, l’internaute reçoit par exemple un SMS qu’il peut partager avec ses amis en leur envoyant à son tour des SMS.

Je vous laisse imaginer la suite si réellement le produit représente un intérêt pour les utilisateurs. Les réseaux sociaux représentent un excellent canal pour les entreprises. Avec un ton amical, elles peuvent profiter de l’interconnexion des utilisateurs pour promouvoir leurs activités de manière virale. En Décembre 2011, Facebook comptait plus de 37 millions d’Africains [Source : Internet World Stats]. C’est énorme, car cela signifie que sur « 10 africains connectés », il y a environ 4 qui utilisent Facebook.

A quoi peut bien servir un site ?

Si vous décidez d’offrir vos services de designer ou de développeur web à une PME africaine, vous devrez être en mesure d’expliquer, à votre futur client, la valeur ajoutée que vous apportez par rapport aux médias traditionnels. L’entrepreneur africain étant à la base sceptique vis-à-vis du web, vous devez avoir un argumentaire bien étoffé. Vous pouvez par exemple lui faire comprendre qu’un site web sert :

  • de carte de visite grand format : Contrairement aux cartes de visite traditionnelles, l’on peut y ajouter beaucoup plus d’informations sur l’entreprise.
  • d’outil de présentation du contenu d’un catalogue pour les entreprises qui en possèdent. On parle même de « site catalogue »
  • de canal de communication avec des futurs clients : Il permet de poser des questions sur l’activité, les produits et services, l’entreprises et le staff.
  • à démontrer son expertise via un blog par exemple, l’on peut arriver à séduire facilement ces futurs clients. C’est le cas de PDA Store, une boite qui vend des mobiles en Cote d’Ivoire. A travers son blog, PDA Store donne des conseils sur les usages et l’entretient des mobiles. Tout y passe. De l’application smartphone coup-de-coeur à la manière la plus efficace de sécuriser ses comptes sur android.

La cybercriminalité fait fuire tout le monde

La cybercriminalité fait des victimes et tue beaucoup de business dans plusieurs pays d’Afrique. Elle empêche par exemple le décollage du E-commerce. Les autorités des pays africains manquent de moyens face à ce fléau. L’africain moyen sait par exemple qu’il est en danger sur internet. Mais, il ne sait pas forcément à qui s’adresser ou comment se protéger. Ce manque d’information conduit à un certain paranoïa.

Chez AllDenY par exemple, nous approchons (physiquement) les pme ivoiriennes pour leur proposer nos services de création de site web (+ gestion et autres services). Mais avant même de proposer nos services, nous prenons le soin de demander à l’entrepreneur les raisons pour lesquelles il n’avait jusque là pas fait le pas du « online ». Sur environ 1500 entreprises interrogées, la première raison évoquée est « la peur de se faire escroquer« .

Les exemples d’escroqueries et autres actes de « e-vandalisme » ne manquent pas. Il ne se passe pas un seul jour sans que un cas soit signalé. J’ai moi même pu faire le constat sur un site web qui reprenait pratiquement le même nom de domaine qu’une banque ivoirienne. La seule différence était un tirait (banquexxxxxx.com au lieu de banquexxxxx.com). ce site avait réussi à récupérer les accès de certains utilisateurs qui avaient essayé de se connecter à leur espace client via le site piraté.

Le problème du webmastering et des prestataires de services

Il est bien d’avoir un site web. Mais, s’il n’est pas fréquemment mis à jour, ou fourni en contenu, ils donnera plutôt une image négative de l’entreprise. Le métier de webmaster (freelance ou agence) a encore des beaux jours en Afrique. En proposant leurs services de webmastering, ils prennent l’engagement d’intervenir sur les changements du contenu. Pourtant, encore de nombreuses entreprises se plaignent du manque de réactivités de leurs webmasters. Et comme les entrepreneurs communiquent entre eux, cette situation crée une certaine réticence générale vis-à-vis des webmasters.

Il y a donc un travail supplémentaire à faire du coté des webmasters. Au delà des impayés et autres soucis que peuvent poser des clients peu scrupuleux, les webmasters gagneraient à se comporter avec beaucoup plus de professionnalisme. Car la quantité des contrats futurs est souvent fonction du taux de satisfactions des précédents clients.

Au vu de toutes ces choses, l’entrepreneur se demande souvent si le web, cet outil de communication dont tout le monde parle, vaut réellement le « coût ». Cette situation se vérifie plus chez les nouveaux entrepreneurs pour qui la moindre sortie d’argent est calculée. Certains entrepreneurs ne sont pas à l’abris d’une surfacturation car n’ayant pas la mesure de ce que coûte le travail que le développeur ou le webmaster réalise pour eux. La vérité est qu’en Afrique, il est difficile de répondre à la question « combien coute un site web ? institutionnel ? e-commerce ? « .

L’opportunité

Certains entrepreneurs vous diront qu’il ne savent pas quoi mettre sur le site que vous souhaitez leur créer. D’autres encore n’ont pas de dépliant ou de prospectus à partir duquel vous pouvez vous inspirer pour rédiger le contenu de leurs sites. Ce problème est finalement une opportunité pour les développeurs et surtout les webmasters qui peuvent aisément fournir une offre triple-play (conception – contenu – maintenance).

C’est aussi une opportunité pour des agences qui pourraient se spécialiser dans l’accompagnement des entrepreneurs pour la rédaction de la documentation sur leurs offres commerciales. Cet accompagnement aura son sens si en plus de la documentation, ces agences proposent des services (soit directement, soit par le biais d’un prestataire partenaire) de création de carte de visite et autres support à travers un package.

Le fait que les entreprises africaines ne soient pas encore en ligne représente une grosse opportunité pour les développeurs (freelance, agence). Il y a tout un continent à mettre en ligne. Et certains, dont des agences, l’ont compris. Parmi ces agences, l’on compte Google.

Et oui ! Encore négligé par les autres géants du web, l’Afrique a été pris d’assaut par la firme de Montain View. En plus de sa mission d’accompagnement des développeurs et des producteurs de contenu africains, Google à entrepris d’aller à la rencontre des entrepreneurs à travers le programme « Get Your Business Online« . Déjà déployé en Europe (France, ireland, Grande-Bretagne, ..) en Amérique (USA, Canada, ….) en Asie (Inde, ….), ce programme est désormais à la disposition des entreprises africaines (Kenya, Nigeria, Ghana, …).

Enfin

Je pense vraiment que ce serait dommage pour les développeurs africains de ne pas profiter de cette opportunité. Je n’ai rien contre le fait que Google ou d’autres géants se soient positionner. Mais, c’est une réelle opportunité que ses développeurs africains, qui chaque jour essaient de vivre de l’art qu’ils ont choisit, pourraient rater. Ils ont l’avantage d’être proches des entreprises africaines. Ils ont aussi l’avantage de ne pas souffrir de la lourdeur d’une multinationale. Reste à eux de prendre cette grosse part du Gâteau qui est à leur disposition. Dans quelques années ce sera trop tard. Car en plus de fournir un travail de qualité, les entreprises comme Google ont le chic de rendre leurs services abordables à tous.

J’ai surement omis des raisons qui empêchent les entreprises d’Afrique d’être en ligne. Via un commentaire, vous pouvez partager celles que vous avez identifiées.

Vous n’aurez pas de chiffre, pour l’instant

Nous sommes dans un monde dans lequel les decisions des organisations/entreprises/gouvernements sont basées sur des données chiffrées/chiffrables. Ces chiffres étant supposés refléter des retours d’expérience, meme lorsqu’il s’agit d’adaptation. Mais lorsqu’il n’y a pas eu d’expérience, que faire ?

Laissez-moi vous parler des réalités de l’Afrique. Dans nos pays, bien souvent, l’on ne peut tout simplement pas donner un chiffre exacte lorsque l’on recherche par exemple le nombre d’entreprises technologiques exerçant dans une commune définie. Vous n’aurez peut être pas de chiffre si vous souhaitez savoir le nombre de nouveaux élèves inscrits en classe de Terminale dans une région.

Vous avez le choix. Vous pouvez décider d’attendre que quelqu’un produise ces chiffres. Ce qui implique que vous allez attendre qu’une personne prenne la peine de faire l’expérience. Sinon, vous pouvez décider de commencer et de vous concentrer sur la production de ces chiffres vous meme. Vous aurez donc à modifier la manière dont vous procédez pour accomplir votre mission première. Vous prendrez donc beaucoup plus de temps que prévu. Vous aurez donc à investir plus de d’argent et d’energie. Mais à la fin vous aurez gagné au moins deux fois plus que ce qui était prévu.

Une fois que vous aurez obtenu ces fameux chiffres, à vous de savoir les présenter et les vendre à ceux qui en ont besoin pourjpehouman.com : Vous n'aurez pas de chiffre, pour l'instant commencer quelque chose. Lorsque je constate la prise de position de la société Google en Afrique Francophone, je me demande, quelle pourrait être sa stratégie au moment de vendre ces chiffres. C’est l’un des premiers Grands du web à avoir mis pieds dans cette région du monde qui manque cruellement de chiffre. Elle va donc s’en sortir avec les premiers « vrais » chiffres. Vous êtes sans savoir que ce genre d’entreprise est capable de rajouter beaucoup de valeur à toute sorte de données.

Si vous exercer en Afrique, avez-vous pensez à produire/créer des chiffres ? Si ce n’est le cas, il faut vous y mettre. Vous pouvez amasser de l’argent en pratiquant votre expertise. Mais vous en amasserez encore plus si votre expertise s’accompagne de chiffres.

Quelques questions simple :

  • combien d’entreprises embauchent des stagiaires ayant effectué au moins 8 mois de stage ? un indicatif pouvant servir pour connaitre la visibilité des entreprises.
  • combien de femmes de 25 à 30 ans exercent dans des entreprises privées de moins de 3 ans d’existence ?
  • ….

What would google do ?

  • Auteur : Jeff Jarvis
  • Broché: 257 pages
  • Editeur : HARPER COLLINS
  • Langue : Anglais
  • ISBN-10: 0062063359
  • ISBN-13: 978-0062063359
  • DATE DE LECTURE : Novembre 2009
  • MON AVIS : Vous vous êtes surement demandé plus d’une fois comment le géant Google ferait son entrée dans tel ou tel secteur d’activité. Depuis Gmail, Google nous a tous montré qu’il possède une manière particulière de répondre aux besoins des utilisateurs quelque soit le domaine ou l’industrie en question. Ainsi, la plupart des solutions qu’il a proposé à ce jour restent pour le moins innovant. A travers ce livre, Jeff Jarvis essaie de nous mettre dans la peau de la plus grosse startup qui éventuellement pourrait faire son entrée dans presque toute sorte d’industrie. Et ce, toujours avec une manière qui lui est propre.

Qu’est ce qui brûle en vous ? Votre message au reste du monde

Révéler le fond de sa pensée lorsqu’elle ne va pas dans le sens de la « majorité », des « principes », des fondements d’un domaine d’activité, peut vous faire passer pour « fou » ou « insensé ».

Avez-vous décidé de vivre toute votre vie avec ce message important sans le partager ? Cette idée qui brûle en vous, combien de temps la garderez-vous « secrète » ? Avez vous décidé de ne pas la partager ou la diffuser parce qu’elle va contre les « principes établies » ? De quelles principes avez-vous peur ? D’ailleurs qui est-ce qui les a énoncé ? 

Laisser moi vous parler de deux jeunes étudiants qui en 1995 ont décidé « d’organiser l’information dans le monde » en créant une certaine entreprise dénommée Google (L’entreprise a été révélée 3 ans après qu’ils aient commencé à travailler sur le produit). Prétentieux ! l’on aurait dit à l’époque. Mais aujourd’hui, l’on trouve que Google est « normal ». C’est même une très belle entreprise dont les produits sont fort utiles à chacun de nous. Je ne pense pas que l’on pensait que ces deux jeunes étudiants étaient « normaux » lorsqu’ils ont révélé leurs ambitions (l’idée d’organiser l’information dans le monde) pour la première fois.

Avez-vous entendu parler de l’équipe de basket-ball de Nanterre (en région Parisienne). Ce club ayant fait le paris de partir du niveau le plus bas (en France vous avez 3 niveaux départementaux > 3 niveaux régionaux > 3 niveaux en championnat national > 2 niveaux professionnels. Il faut donc au moins 11 ans pour atteindre le niveau professionnel si vous assuré un parcours sans faute. ) pour atteindre le championnat professionnel en passant chaque année au niveau du dessus.

nanterre-champion

Pour la saison (2011-2012), cette équipe a fait son entrée dans le championnat professionnel A (le niveau le plus élevé du basket-ball français). Ne soyez pas surpris si vous lisez ceci sur le site du club « Ainsi, nous incitons … chaque passionnés de sport, chaque amoureux de basket à encourager et soutenir la JSF Nanterre dans ses démarches car la JSFN est une Histoire, mais aussi un Projet« . Les dirigeants étaient-ils « fous », « insensés » de croire qu’ils pouvaient partir du plus bas pour arriver au plus haut ? Pourtant en 2013 Nanterre remporte le championnat de France.

Vous trouverez des histoires semblables autour de vous. Vous aussi vous avez le droit d’être « fou », « insensé » de penser que vous pouvez réaliser quelque chose qui ne parait pas « normal » car allant contre certains « principes ». Mieux, vous devez faire passer votre message. Allez au devant de votre rêve de cette idée qui brûle en vous. Personne ne le fera à votre place.

Si vous aviez un message à passer à 1 millions de personnes disposés à vous écouter, que leur diriez vous ? #trust30

Android Developer Challenge – Afrique SubsaharienneAndroid Developer Challenge – Afrique Subsaharienne

Plus qu’une opportunité, cette première initiative globale de Google, propriétaire de Android, est a saluer. En effet c’est une nette occasion pour des développeurs d’Afrique de rentrer en possession de $25 000 US (environ 11.468.393,54 Frcfa au moment ou j’écris ces lignes) et montrer au reste du monde ce qu’ils ont au bout des doigts.

En effet, à travers adcafrica (le hastag du concours sur Twitter), Android souhaite accompagner les programmes de développement et faire connaître des applications étonnantes et merveilleuses créées par des développeurs africains.

Les développeurs ont la possibilité de créer des applications pour les catégories suivantes :

  • Divertissement / Multimédia / Jeux
  • Réseau social / Communication
  • Productivité / Outils / Contenu Local / Geo

Ce concours est divisé en 3 régions :

  • Afrique de l’Ouest et Centrale,
  • Afrique de l’Est,
  • Afrique Australe

27 (3 meilleures par région et par catégorie) applications seront sélectionnées pour la finale. Leurs responsables recevront des appareil Android et auront six semaines pour améliorer leurs applications. Ci-dessous le programme :

  • 14 avril : ouverture du concours
  • 1er juin : ouverture des soumissions
  • 1er juillet : clôture des soumissions pour la première étape à 23h59 GMT
  • 15 juillet : annonce des finalistes
  • 30 août : clôture des soumissions pour la finale à 23h59 GMT
  • 12 septembre : annonce des gagnants

Pour en savoir plus : http://code.google.com/intl/fr-FR/android/adcafrica/

Open Africa à Barcamp Gorée 2010

Une deuxième édition du barcamp Gorée aura lieu les 4 et 5 Décembre 2010 sur l’Ile de Gorée à l’Ecole Mariama Ba. Différentes associations ont travaillé de concert pour l’organisation de cet évènement. il s’agit de Dakar Lug, Avenue Afrique, Réseau des Blogueurs Sénégalais et GTUG. Des entreprises telle que Google et BICIS n’ont pas hésité à sponsoriser ce barcamp qui compte accueillir pas moins de 400 personnes.

Cette édition dont le thème est « Open Africa », traitera des sujets tels que la mise à dispositions de données et d’API par certains acteurs de l’internet. Ainsi l’on cherchera à savoir ou se situe l’Afrique et particulièrement l’Afrique Francophone sur ces sujets. Ce sera aussi l’occasion de découvrir de nouveaux projets et des applications produites en Afrique. Ne pouvant pas nous déplacer, j’espère que l’on parlera de Yefite dont l’idée est de faire découvrir et faire partager les bons endroits africains à travers l’internet et le mobile.

Grâce à cet évènement, le Sénégal confirme sa position de hub technologique en Afrique Francophone.

11 raisons pour lesquelles les développeurs africains devraient produire des applications mobiles

Il y a des tas de raisons pour lesquelles les développeurs africains devraient se lancer pour mettre en place des applications pour les différentes Apps Store existantes. Voici les 11 que j’estime être les plus pertinentes.

  1. Le développement d’applications mobiles necessite très peu de ressources humaines : Un seul développeur peut à lui seul mettre en place une application mobile en très peu de temps.

    © csaba fikker
  2. Le manque de contenu africain en ligne : A ce jour, l’Afrique est toujours très peu présente en ligne comparé aux autres régions du monde. C’est donc une opportunité de faire partir des pionniers. Il y a de la place pour tout le monde. Et une place de choix pour les premiers arrivants.
  3. Les tendances montre que l’Afrique a fait le choix des appareils mobiles en lieu et place de l’ordinateur. Ainsi, l’on s’attend à un usage de plus en plus important des téléphones mobile et des tablettes.
  4. L’on se soustrait de la recherche de capitaux. la poupularité d’une application mobile attire plus rapidement et inévitablement lesinvestisseurs qui passent du temps à s’informer sur les applications les plus populaires,
  5. Facile a mettre sur le marché. Il suffit de la charger sur le « store » appropriée,
  6. De nombreux tutoriaux sont disponibles pour les principaux terminaux que produisent RIM (blackberry), Apple (iphone, ipad, …), nokia, google (Androïd), facebook, twitter, …
  7. Le principe même des API facilite le développement,
  8. Dans les mois qui suivent de nombreux smartphones low-cost seront disponibles dans les pays africains a des tarif très intéressants,
  9. Vous n’avez pas besoin d’une équipe commerciale pour commencer. La plateforme (appStore par exemple) vous permet de faire la promo de votre application grâce aux outils intégrés. De nombreux blogs spécialisés, listent les applications dès leur sortie. ils en font donc la promo pour vous gratuitement,
  10. Les transactions financière sont facilitées par la plateforme qui vous soustrait de l’intégration (souvent pas très facile) de solutions de paiement,
  11. En 2012, il y aura plus de smartphones que de Pc et Mac (desktop+notebook).

Finalement parce que : ça ne vous coute pas grand chose de développer une application qui résoleverait un problème récurrent identifié en Afrique. A moins que vous souhaitez rester utilisateur.

Et vous, pensez-vous qu’il existe d’autres raisons ? Lesquelles ?

Google-Baraza, t’a une question ? la communauté te fournira la réponse

C’est bien l’esprit qui se trouve derrière le service Yahoo Answer et tout les site du même genre.

Il faut noter que le service de Yahoo est à ce jour le N°1 mondial dans la catégorie. Et bien, surement que les choses vont changer dans quelques mois pour l’Afrique. La grosse concurrence fait son apparition avec la naissance de BARAZA le nouveau service de Google qui permet à quiconque de poser une question concernant l’Afrique et d’obtenir la réponse de la part de la communauté.

Je suis actuellement en train de le tester et j’apprécie sa simplicité et son interface épurée. A ce jour il n’y a pas de version mobile mais au vu de cette interface (jugez-en vous même à partir de l’imprimé-écran de mon poste) je dirai qu’il est d’emblé optimisée pour le mobile. N’ayant moi même pas questionné le responsable produit au sein de Google, j’ai pu avoir une confirmation grâce à la contribution de Eric Hersman (white african / Mr Ushaidi).

Google entend prendre de l’avance sur Facebook en ce qui concerne l’Afrique. Le challenge pour Google c’est bien sûr d’attirer les africains vers un tel service qui requiert du pur volontariat.