Un développeur, ça sait chercher sur le web tel un véritable explorateur

techmissus-mot-de-passe-vulnerablesAu fond, ce qui différencie les développeurs c’est plus l’attitude face aux blocages que le nombre de technologies maîtrisées ou pratiquées. Les capacités d’exploration du web sont donc au cœur de l’activité d’un développeur moderne.

Je suis toujours fasciné par les développeurs qui lorsqu’ils sont bloqués, se lancent dans des recherches sur des forums, des sites spécialisés, … C’est encore plus intéressant lorsqu’ils sont débutant dans la technologies concernée. Les résultats de leur recherches constituent de puissantes bases de connaissances qu’ils pourront par la suite monétiser lors de workshop, conférence ou même lors de la mentoring de développeurs moins expérimentés.

Fuyez ceux qui restent bloqués pendant plus d’une heure sur une question Technique (à ne pas confondre avec l’aspect « conceptuel » des choses), sans avancer. Après une heure sur une question technique, à moins de ne pas avoir accès au web, l’on devrait avancer pour soit résoudre définitivement le problème, soit éliminer des pistes qui visiblement ne sont pas appropriées.

Cette démarche de recherche même est une attitude propre à tout explorateur

Vous ne le savez peut être pas, mais les premières page du web (oui, les premières ! celles que Tim Berners-Lee a mis en ligne pour le lancement du web), contiennent des informations sur « Comment faire … », « Quoi … », « Comment ça marche … ». Voici la première page du web http://info.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html

Nous sommes en 2013 et depuis plusieurs années, le web est tout simplement le meilleur endroit pour avoir la réponse à toute question qui commence par « Comment/quoi/pourquoi/ … ».

Et vous, qu’est ce que vous n’arrivez pas à faire ? Quelle est la question qui commence par « Comment … » pour laquelle vous n’avez toujours pas eu réponse ?

Nous manquons de l’essentiel : le contenu

Il y a quelques mois j‘abordais dans un billet le manque de contenu africain disponible sur le web et les mobiles. Les choses n’ont pas réellement changé. Par contre le besoin est de plus en plus important. Il devient donc urgent de s’attaquer au problème par des initiatives.

La valeur se trouve dans le contenu
En 2011 les technologies sont devenus accéssibles par la plupart d’entre nous. il est très facile de se lancer dans une aventure entrepreneuriale sans se soucier de la technologie. D’ailleurs, monter un business basé sur la réalisation simple de site internet c’est presque monter un business qui ne rapportera pas. Tant les solutions du style « créer votre site en ligne en 5 minutes » sont nombreuses.

Par contre, une fois le site, la plateforme crée, il faudra penser à l’essentiel : le contenu. C’est là que ce trouve la valeur de votre site. l’on ne reviendra pas tous les jours sur votre site parce qu’il est beau ou parce qu’il implémente les toutes dernières technologies. Les internautes seront fidèles à votre site s’il y trouvent un plaisir, un enseignement, de l’humour, …, un certain intéret lorsqu’il le parcourent.

Facebook est valorisée à plusieurs milliards de dollars car on y trouve un plaisir à lire les status des un et des autres. Google est le N°1 et vaut encore plus que Facebook, car lorsqu’on y cherche des choses, on les trouve. Et pour arriver à nous servir ces contenus, il a fallu que des personnes prennent le temps pour les intégrer dans les bases de données de ces sites.

Finalement, qu’est ce que c’est ?
Le contenu, c’est donc cet ensemble d’information que l’on a pris le temps d’intégrer à un site, une plateforme, une application. Dans le cas des sites commes facebook, les concepteurs ont eu la finesse d’esprit de faire accomplir cette tache par les utilisateurs eux meme. Ce n’est pas un secret, nous travaillons tous pour facebook. Si nous ne perdions pas un peu de notre temps à écrire des status, des commentaires et à télécharger nos photos, facebook serait comme un gros bateau de croisière vide en pleine mer.

Il y a 10 ans ce sont les concepteurs des sites qui eux meme prenaient le temps de mettre le contenu sur le site. Vous savez par exemple que les fondateurs de yahoo, ont utilisé 8 mois de leur vie à travailler plus de 10 heures par jours pour mettre la description de tous les nouveaux sites qui se créaient dans une base de données. Il ont ainsi en moins d’une année constitué une énorme base de données qui a finalement pris de la valeur. Les choses ont évoluée et il existe de nouvelle manière de créer une base de données de cette envergure.

Le contenu africain pourrait etre l’actualité hyper-locale. Vous ne le savez peut etre pas, mais relater le quotidien de vos quartiers intéresse des personnes qui pour la plupart sont loin de ces quartiers. Je suis par exemple pret à parier que ce qui se passe dans le quartier d’enfance de Didier Drogba intéresse de nombreux marseillais, anglais et bientôt des chinois. De la meme manière des chiffres sur les habitudes de consommation des africains ont une réelle valeur quand on sait qu’ils pourraient intéresser des manufacturiers. Vous pouvez aussi mettre à disposition des sonorités folkloriques. Les possibilités sont nombreuses et lorsque vous vous lancerez vous en découvrirez encore plus.

Les africains doivent s’atteler à créer du contenu pour l’Afrique
Si l’on s’en tient aux statistiques de l’an dernier, le contenu africain en ligne représente moins de 10% du contenu global. Il y a donc une grosse marge de progression qui peut etre réalisée.

En créant du contenu, nous valoriserons l’industrie technologique de notre continent. Implicitement, nous attirerons les investissements étrangers qui faciliteront la naissance de nouveaux modèles économiques. Et qui dit nouveaux modèles économiques, dit emplois et recul de la pauvreté. Cela peut paraitre simpliste mais c’est une évidence et un processus logique quand on sait comment se valorise les contenus. Ce sont des choses qui ne s’appennent pas dans les grandes écoles de commerce, mais sur le terrain.

Les africains doivent se presser de créer eux meme leur propre contenu sinon quelqu’un d’autre le ferait à leur place. Et ce n’est pas sure que dans ce cas l’on aura la réalité. Les économies du monde entier sont de plus en plus intimement liées aux technologies de l’information. Et cela n’est pas pret de changer. Bien au contraire, l’on peut parier sur le fait que ces technologies prendront une place centrale dans les économies. Ainsi, si vous n’avez pas le controle de l’information qui vous concerne, vous n’aurez pas le controle de la valeur qu’elle génére. Les gouvernements prendront du temps à adopter une politique incitative, mais les entrepreneurs ont là une belle opportunité.

Cette opportunité qui engendrerait de nombeux emplois n’est pas négligeable. Il suffit de regarder ce qui se passe dans les régions du monde ayant déjà une certaine avance. En 2005 lorsque j’étais développeur d’applications mobile chez le leader français de l’époque, j’ai découverts de drôles de musiciens. Un nouveau type de musiciens qui travaillaient du matin au soir dans un studio spécial. Leur travail consistant à reprendre toute sorte de tube de sorte à ce qu’il se rapprochent des originaux (à l’écoute) tout en faisant attention aux lois liées à la propriété intellectuelle. Ces tubes étaient ensuite intégrés dans des bases de données accéssibles aux applications développées par les ingénieurs. Ainsi, l’utilisateur à partir des applications, arrivait à télécharger ces tubes pour en faire des sonneries pour leur mobile. Ou encore des ringtones qui eux remplaçaient la sonnerie entendu par l’appelant lorsqu’il essayait de les joindre. Je me souviens que c’était un véritable succès. Car bien des tubes scoraient à plus de 500 téléchargements par jour. Et quand on sait que le téléchargement vaut en moyenne 2Euros, ça va très vite.

Qui pourrait le faire ?
L’entrepreneur type qui pourrait créer du contenu pour le web ou les mobiles, c’est vous. Oui, vous et moi. Pour démarer dans le business du contenu, vous n’avez pas besoin d’avoir effectué des études spécifiques. Vous avez juste besoin de savoir ranger des informations avec un minimum de structure.

Qu’est ce que ça faudrait ?
Une fois les informations rangées, il vous restera à savoir les présenter en tenant compte des besoins des internautes ou des entreprises qui raffolent d’information. C’est aussi le lieu de rajouter de la valeur afin de les vendre encore plus chère.

Par exemple, lister les petits commerces d’un quartier est déjà pas mal. Si l’on estime que vous vendez 200frcfa chaque élément de la liste, vous pourriez monter jusqu’à 1000frcfa si vous y rajoutez une photo (meme prise avec un téléphone portable), et un numéros de téléphone fonctionnel. Vous pourriez aller encore plus loin (2000frcfa) si vous y ajoutez un comparatif. Imaginons que vous metez en parallèle le chiffre d’affaire et la localisation vis-à-vis des axes routiers centraux. Disons que vous décidez de ne plus vendre la liste mais de permettre aux intéressés de souscrire à un abonnement afin que pour chaque nouvel enseigne intégrée, ils puissent recevoir une notification. Vous avez là une nouvelle entrée d’argent qui demande encore moins d’effort.

Allez, au boulot ! Mettons l’Afrique en ligne.

Un développeur africain doit pouvoir vivre de son métier, s’il le maîtrise

J’ai récemment publié un article sur combien coûte un site web en afrique. Pour cet article j’ai éssayé de déterminer les facturations que peuvent faire des développeurs indépendants en me basant sur différents facteurs. L’un de mes collaborateurs a pris le temps de lire l’article et a manifesté son désaccord à propos des chiffres que j’ai avancé. Voici la conversation enrichissante :

May 31JY
je viens de lire ton article sur le cout des sites web

May 31Jean-Patrick Ehouman
ok, qu’en penses-tu ?

May 31JY
boff .. moi je suis pas dacord avec. c’est moins que ça (NDL : les revenus) pour les independants en générale

May 31Jean-Patrick Ehouman
haa, ok ! explique-moi s’il te plais.

May 31JY
si on prend le cas d’un developeur independant ils touche son blé (argent) en fonction des marchés qu’il trouve

May 31Jean-Patrick Ehouman
oui, en effet. Mais encore …

May 31JY
parce que, la encore faut qu’il trouve des marchés de site web à réaliser et c pas du tout evident.
Si on tiens compte de ce paramètre, un independant gagne peu par rapport a un développeurs qui est employé par une entreprise à temps plein.

May 31Jean-Patrick Ehouman
hum, je ne crois pas que ce soit le cas. Lorsque tu es indépendant, tu es sensé être très pointu et rapide. Et lorsque tu n’a pas de contrat locaux (en Afrique),tu peux postuler sur les plateformes en ligne. (NDL : sur ces plateforme, il y a des milliers de contrat de 50€ à 400€ pour une journée de travail.)

May 31JY
ah bon hin ??!

May 31Jean-Patrick Ehouman
Oui ! et être indépendant, c’est déjà savoir que ces plateforme existe. xxxxx (un développeur béninois, avec qui je me suis lié d’amitié et qui travaille aussi en Côte dIvoire) par exemple
gagne beaucoup d’argent sur ces plateforme (NDL : xxx dit que les contrats de 50$ cherche des développeurs en permanence. Pourquoi les africains ne prennent pas ces contrats ? )

May 31JY
ah ça je n’ai jamai try (éssayé)

May 31Jean-Patrick Ehouman
xxxx fait très souvent des missions d’une journée à 100€
haa si tu n’a jamais essayé, alors il faut que tu reconsidère ta position de développeur indépendant.
Un développeur c’est aussi ça. Il faut être très professionnel et connaitre toutes ces plateformes. Et surtout lire, lire pour découvrir puis maitriser.

May 31JY
ah oui vrai !

May 31Jean-Patrick Ehouman
😉 . Normalement quand tu es indépendant tu dois pouvoir gagner beaucoup plus. au moins 50% plus qu’un développeur qui est employé.
Mais cela demande que tu sois pointu. N’importe qui ne peut pas être indépendant. Il faut de l’organisation, de la rapidité et une grande maitrise de la technologie.

May 31JY
c’est sa !
Et comme nous on est debutant c pour sa c un peu difficile. je vois

May 31Jean-Patrick Ehouman
Mais tu sais le seul truc qui te manque ? c’est l’expertise. ça fait 2 ans qu’on se connait mais tu n’élève pas vraiment ton niveau. Ou du moins tu y va assez lentement.

May 31JY
oui en effet

May 31Jean-Patrick Ehouman
Si tu avais commencé les procedure que je t’avais indiqué il y a 2 ans, tu serais déjà au top. Tu gagnerais beaucoup d’argent en ce moment

May 31JY
tout a fait. Je voulais te demander un truc à ce propos : Est ce qu’une application web peut fair office de site web
?

May 31Jean-Patrick Ehouman
un site web est un ensemble de page web contenu dans un domaine

May 31JY
par exempple un client te demande de lui faire un site web pour qu’il puisse presenter son entreprise et il veut que tu y integre une boutique electronique

May 31Jean-Patrick Ehouman
une application web est un logiciel hébergé capable de produire un site web à la volet

May 31JY
ok..c sa

May 31JY
mais une boutique en ligne c bien une application web
n’est ce pas?

May 31Jean-Patrick Ehouman
oui. Mais lorsque toi tu l’installe sur ton serveur c’est un cms
car celui qui a créer le cms, lui il a créer une applcation web de type cms
mais toi tu UTILISE son application web comme cms

May 31JY
aaah dacord
je vois
vu qu’on ne developpe pas l’application en tant que tel on fait juste un integration

May 31Jean-Patrick Ehouman
oui c’est bien ça
ici on fait bien la différence
un développeur sait créer son propre CMS

May 31JY
ok

May 31Jean-Patrick Ehouman
puis-je utiliser notre conversation pour un article ?
ça va aider des gens
je ne mentionnerai pas ton nom

May 31JY
no pb boss
ok

May 31Jean-Patrick Ehouman
ok thx

May 31JY
pa de quoi

7 raisons pour lesquelles les blogueurs d’Afrique deviendront des stars

En raison des l’évolutions (très) rapide de l’écosytème des technologies en Afrique, j’évite de faire des pronostics sur plus de d’une année. Mais pour ce qui est de la publication en ligne, je suis convaincu que les blogueurs qui décideront de s’y mettre de manière professionnelle, prendront le dessus sur de nombreux journaux locaux. Ils/elles deviendront des super-stars de cet écosystème.

Au même titre que les développeurs qui mettront en place des applications à forte valeur ajoutée, les blogueurs professionnels d’afrique sont partis pour être les stars de l’internet et du mobile en Afrique.

jpehouman.com : 7 raisons pour lesquelles les blogueurs d'Afrique deviendront des stars
une image de Stephanie Booth

1Les journalistes africains font défaut sur le web africains sur le web
Je n’ai pas de chiffre exacte, mais de par mon expérience avec plusieurs rédactions en Côte d’Ivoire, je pense que moins de 20% (surement -10%) des journalistes utilisent le web et les réseaux sociaux. Les journalistes utilisent ce média, certes pour lire leurs emails ou pour échanger avec leurs proches, mais rarement pour leur travail. Ils ne s’exposent pas (ou très peu) à travers des blogs qui pourraient devenir des sites incontournables.

2 – Les rédactions ont pris pas mal de retard
Les dirigeants des rédactions sont encore plus à la traine car aucune politique de passage au numérique en vue. Nous sommes pourtant au 21ème siècle. Et pour ces entreprises, le retard n’est pas lié aux moyens financiers. Publier via le web n’est pas la choses qui leur coutera le plus d’argent. Pire encore, on n’en est plus aux jours ou ces rédactions n’avaient pas la mesure de la puissance de ces nouveaux médias. Le printemps arabe, les crises du Yemen, de la Côte d’Ivoire, … ont fait ce travail. D’elles mêmes, ces rédactions ont pu se rendre compte de la portée que pouvait avoir les écrts d’un journaliste en ligne. Pour ceux qui en doute encore, faites un tour sur le site de l’Organisation Internet Sans Frontière (dont je suis membre). Actuellement, elle mêne une campagne pour l’écrivain camerounais Enoh Meyomesse.

3 – Les journalistes africains tendent à traiter que de sujets politiques et c’est domage
Certes la politiques occupe une grande place dans la vie des africains. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe pendant les périodes d’élection. Pourtant, quand il s’agit d’informer, il faut informer sur tous les sujets qui intéressent. Je vois rarement les journaux africains consacrer des colonnes aux télécoms ou aux mobiles. Encore moins aux réseaux sociaux. A la place, ils préfèrent afficher des pages entières de publicité pour les opérateurs téléphoniques. C’est une affaire de cash/rentabilité immédiat. Pourtant ont aurait dit que ces réseaux sociaux ont presque été crée pour les africains quand ont s’intéresse aux statistiques de leurs usages du web. L’autre problème avec les sujets liés à la politique, est qu’il y a tellement d’articles qui sont publiés que seule une poignée de journalistes s’en sort.

4 – Sur quel sujet peuvent écrire les journalistes-blogueurs?
J’ai identifier quelques niches pour lesquelles les journalistes africains pourraient tenir des blogues à succès. Et même si vous n’êtes pas journaliste, vous pouvez vous y essayer. C’est une petite liste basé sur les habitudes de publications que j’ai pu observer sur facebook et twitter. Les journalistes-blogueurs, peuvent donc rencontrer du succès en blogant sur :

  • L’activité des africains sur les medias sociaux,
  • L’interpretation des rêves/proverbes selons les croyances africaines. Et faire un parallèle avec les l’horoscope occidental et/ou chinois,
  • Les championnats sportifs locaux,
  • L’actualité des nouveaux médias dans l’environnement local

5 – Combien de temps leur faudra-t-il ?
Prendre une position dans l’élite d’une une niche de blog est actuellement aisé en Afrique car pour le moment il existe très peu de blogueurs professionnels. Ainsi, avec une activité régulière, un blogueur qui met en oeuvre les principes de publication (incluant les bonnes pratiques de la diffusion) en ligne, a de forte chance de se faire connaitre en moins de 6 mois. Et s’il souhaite se faire de l’argent il pourra compter ses premiers sous avant le 12ème (et peut être bien avant) mois. Surtout que désormais google à mis en place ce qu’il faut pour rémunérer les utilisateurs africains de sa plateforme de publicité Adsense.

6 – Pourquoi les blogueurs réussiront ?
L’une de mes résolutions de cette année 2012 pour mon engagement en Afrique, est d’agir pour l’évolution du e-journalisme en Afrique. En faisant mes recherches avant de prendre cette résolution, j’ai pu me rendre compte que de nombreux internautes hors d’Afrique étaient disposés à payer pour de l’information fiable sur presque tout ce qui concerne l’Afrique. Ajouter au manque de contenu Africain (par rapport aux autres continents) dont tout le monde parle depuis plusieurs années, on a là une très belle opportunité pour des blogueurs qui souhaitent se spécialiser.

Il faut aussi garder en tête que ces blogueurs sont déjà très bien connectés entre eux. Ils ont pour la plupart, de nombreux contacts (ou fans) à travers les réseaux sociaux. Vous les retrouvez facilement sur twitter en train d’échanger sur des sujets diverses. Ils parlent très peu de politique (bien que ce sujet peut être la passion de certains blogueurs) au profit de leurs passions et des sujets qu’ils abordent dans leurs blogs. Ainsi, petit à petit, il gagnent la confiance des internautes. Transformer ces contacts/fans en lecteurs ou abonnés de leur blogs n’est plus qu’une question d’application des techniques classiques de conversion.

7 – Les problèmes que s’entrevois
À ne pas prendre les devants, j’ai bien peur que certaines rédactions réagissent désespérement en utilisant des blogueurs (qui seraient devenus stars) comme journalistes. Rien ne l’empêche tant que ces blogueurs arrivent à travailler selon les rêgles de ce metier. Mais l’expérience montre qu’il est très difficile de transformer un blogueur (aussi bon soit-il) en journaliste. Pour éviter des soucis, il faudrait que les responsables des rédactions prenne le temps de former leur journalistes au blogging et à l’usage des médias sociaux numériques pour leur metier.

Il y a quelques temps je vous parlais d’une affaire de droit d’auteur en Côte d’Ivoire. Cette affaire, le CarlalieGate mettait en scène un journal papier qui avait publié les photos d’une jeune photographe amateur sans son accord. Comme si cela ne suffisait pas, le meme journal avait récidivé la semaine qui avait suivi en publiant l’intégralité (ou presque) d’un article de la blogueuse Yehni Djidji. Au moins cette affaire montre que ces deux jeunes blogueuses sont surement déjà des stars.

Pivot 25 expose les meilleurs entrepreneurs et startups de l’industrie du mobile en Afrique de l’Est

Dans l’environnement dynamique de l’industrie du mobile en Afrique de l’Est, Pivot 25 vient pour exposer les meilleurs développeurs, entrepreneurs et startups de ce secteur. Initié par le MLab, cet évènement qui se tiendra chaque année se positionne comme la première compétition et conférence pour applications Mobiles en Afrique de l’Est, réunissant les développeurs, les opérateurs et les acteurs des Technologies de l’Information et de la communication en général. Elle aura lieu du 14 au 15 Juin 2011. Pivot 25 a pour objectif de :

  • Faire connaitre les applications des étudiants de MLab
  • Promouvoir le développement d’Applications mobiles à travers une compétition permettant d’identifier les meilleures applications et services mobiles de l’Afrique de l’Est,
  • Créer un point de rassemblement, de partage d’idées et de mise en réseau pour les développeurs, les opérateurs, les entrepreneurs et les compagnies de l’industrie du mobile,
  • Inviter les personnes influentes de l’industrie du mobile et de l’internet.

Pivot 25 est aussi le lieu de présenter MLab, ses activités et son rôle dans l’écosystème du développement d’applications mobiles en Afrique de l’Est. MLab est un nouvel incubateur et un centre de formation et de test pour applications mobiles basé au Kenya. Il a été crée à partir de fonds offert par infoDev.

Du point de vu de la compétition, elle est ouverte à toute compagnie ayant une immatriculation en Afrique de l’Est et à toute personne physique. L’inscription étant gratuite. Pour souscrire il suffit de remplir le formulaire se trouvant à l’adresse suivante : http://pivot25.com/competition . Vous y trouverez aussi toutes les modalités de participation (en Anglais). Et si vous avez besoin d’information supplémentaire, vous pouvez contacter les organisateurs à l’adresse suivante competition@pivot25.com. La date limite des inscriptions est fixée au 31 Mars 2011 à minuit heure de Nairobi.

 

11 raisons pour lesquelles les développeurs africains devraient produire des applications mobiles

Il y a des tas de raisons pour lesquelles les développeurs africains devraient se lancer pour mettre en place des applications pour les différentes Apps Store existantes. Voici les 11 que j’estime être les plus pertinentes.

  1. Le développement d’applications mobiles necessite très peu de ressources humaines : Un seul développeur peut à lui seul mettre en place une application mobile en très peu de temps.

    © csaba fikker
  2. Le manque de contenu africain en ligne : A ce jour, l’Afrique est toujours très peu présente en ligne comparé aux autres régions du monde. C’est donc une opportunité de faire partir des pionniers. Il y a de la place pour tout le monde. Et une place de choix pour les premiers arrivants.
  3. Les tendances montre que l’Afrique a fait le choix des appareils mobiles en lieu et place de l’ordinateur. Ainsi, l’on s’attend à un usage de plus en plus important des téléphones mobile et des tablettes.
  4. L’on se soustrait de la recherche de capitaux. la poupularité d’une application mobile attire plus rapidement et inévitablement lesinvestisseurs qui passent du temps à s’informer sur les applications les plus populaires,
  5. Facile a mettre sur le marché. Il suffit de la charger sur le « store » appropriée,
  6. De nombreux tutoriaux sont disponibles pour les principaux terminaux que produisent RIM (blackberry), Apple (iphone, ipad, …), nokia, google (Androïd), facebook, twitter, …
  7. Le principe même des API facilite le développement,
  8. Dans les mois qui suivent de nombreux smartphones low-cost seront disponibles dans les pays africains a des tarif très intéressants,
  9. Vous n’avez pas besoin d’une équipe commerciale pour commencer. La plateforme (appStore par exemple) vous permet de faire la promo de votre application grâce aux outils intégrés. De nombreux blogs spécialisés, listent les applications dès leur sortie. ils en font donc la promo pour vous gratuitement,
  10. Les transactions financière sont facilitées par la plateforme qui vous soustrait de l’intégration (souvent pas très facile) de solutions de paiement,
  11. En 2012, il y aura plus de smartphones que de Pc et Mac (desktop+notebook).

Finalement parce que : ça ne vous coute pas grand chose de développer une application qui résoleverait un problème récurrent identifié en Afrique. A moins que vous souhaitez rester utilisateur.

Et vous, pensez-vous qu’il existe d’autres raisons ? Lesquelles ?

Développeurs, intégrateurs, n’envoyez pas votre cv, un lien suffira

 

 

Lorsque vous postulez pour une entreprise de la taille/notoriété/envergure/qualité de yahoo, facebook, google, twitter, etc, … le mieux que vous puissiez faire c’est de leur envoyer un lien vers des travaux que vous avez déjà réalisé. Ou tout simplement des projets sur lesquels vous travaillez en ce moment. La cerise sur le gâteau serait une amélioration ou adaptation de l’une de leurs technologies que vous proposez. La sélection est assez rude entre les testes techniques, les préalables au niveau des diplômes et votre capacité à travailler dans des équipes multilingues. Il faut donc à chaque étape de la sélection, montrer que vous êtes exceptionnel. Alors n’hésitez pas, à mettre les bon points de votre coté en maitrisant les api suivantes :

En gardant à l’esprit que ces entreprises sont à la recherche des esprits les plus créatifs plus vous leur montrerez qu’ils ne peuvent se passer de vous, plus vous aurez de chance d’être pris.

Et si vous n’avez pas forcément envie de travailler chez eux – et oui, j’en ai connu qui on refusé des propositions – et que vous souhaitez garder votre indépendance et travaillé en freelance pour être reconnu au plus haut niveau, la maitrise de ces principales API serait un atout supplémentaire pour vous. Je suis convaincu que si vous atteignez un haut niveau d’expertise technique sur ces choses, vous n’aurez rien à envier aux salariés de ces entreprises. A vos lignes de code ! top, partez !!! Cet article a été inspiré par l’instant Baraza de Xamale.

Metier : développeur d’application, vie de rêve ?

Ceci est le premier d’une série d’article sur les métiers de l’internet et du mobile.
La réponse à cette question serait un grand OUI ! surement parce que je suis développeur d’application et que j’aime mon métier. Il ne s’agit pas de l’aspect technique du métier. Bien au contraire il s’agit de cette possibilité d’apprendre et de connaitre le métier du client.

En effet mettre en place un système qui permet à un client de faire son travail via un ordinateur (et l’internet pour certains) nécessite de bien comprendre le métier de ce dernier. Pendant toute la durée de la collaboration, le développeur pose de nombreuses questions et organise les réponses en données et en procédures grâce à des documents de « spécifications ». Ce sont des documents dans lesquels le développeur retranscrit ce qu’il a compris du cahier des charges du client. Il s’y trouve aussi l’ensemble des enchainements que vont pouvoir effectuer chacune des parties atomiques de son système. Ces enchainements reflètent les actions que réalise le client dans le monde physique pour l’accomplissement d’une tâche.

Pour illustrer, prenons l’exemple de certaines choses que j’ai eu à réaliser dans une banque de la place : les calculettes pour crédit à la consommation. Il s’agit de simulateurs que vous pouvez trouver de nos jours sur les pages d’accueil de banques ou d’organismes de crédit tel que cofidis. Vous n’avez qu’à y rentrer certaines informations personnelles et en quelques cliques vous savez si oui ou non vous avez droit à un crédit et si oui jusqu’à combien vous pouvez prétendre. Et tout ceci en moins de 10mn (bien moins selon votre capacité à utiliser le clavier). Ces calculettes à interface simple d’utilisation, sont en fait des applications (ensembles de programmes informatiques) qui peuvent nécessiter plusieurs mois de travail avant d’être opérationnelles. Pour les mêmes données en entrée, elles retournent toujours le même résultat. Ce résultat s’obtient en effectuant des opération telles que :

  • La vérification du taux d’endettement actuel et calcul du même taux en cas d’acceptation
  • La vérification de la capacité à rembourser un crédit au vu des revenus
  • La vérification d’antécédants judiciaires suite à des défauts de remboursement de prêts précédents.
  • …….

Vous pouvez vous rendre compte que la liste ci-dessous énumère des actions spécifiques au domaine bancaire. il n’y a rien de technologique dans l’histoire. En sommes le développeur automatise les actions de l’agent de banque en s’appuyant sur des données fournies par des systèmes tiers s’ils existes déjà. Sinon soit lui même les crée soit un autre développeur s’en chargera. Sans donc avoir effectué une formation dans le domaine de la banque, on se retrouve à connaitre le domaine du crédit à la consommation.

Personnellement, grâce à des missions de développeur, j’ai pu apprendre des choses telles que :

  • le e-commerce et la monétisation d’applications mobiles,
  • le marketing en ligne,
  • le SEO (Search Engine Optimisation)
  • le crédit à la consommation,
  • l’affacturage,
  • la gestion de projet,
  • L’analyse technique boursière
  • …..

Cela ne fait pas du développeur un expert dans chacun des métiers pour lesquels il a travaillé. Pour quelques un de ces métiers, et suivant le temps qu’il y aura passé il peut s’en sortir avec un excellent niveau. D’ailleurs de nos jours, de nombreux développeurs effectuent des reconversion dans des métiers pour lesquels ils ont développer des outils.

La cerise sur le gâteau c’est que bien souvent les développeurs travaillent en équipe et on est donc bien loin du cliché « informaticien solitaire devant perdu dans son écran avec sa pizza et son soda ». On aurais pu aborder d’autres aspect sympa de ce métier mais j’espère que cette illustration vous verra penser que « c’est pas si mal que ça d’être un développeur ».

Pour le prochain métier si vous avez une préférence n’hésitez pas à le faire savoir.