Si j’avais 4 mots à adresser aux afritechpreneurs

IMPORTANT : afritechpreneur désigne un entrepreneur africain (quelqu’un qui vit ou travaille en/pour l’Afrique) des technologies.

À plusieurs reprises l’ont m’a demandé sur facebook ou twitter des conseils et topos pour commencer un buisness (dans les technologies) en Afrique. Pour la plupart ce sont des africains de la diaspora qui souhaitent rentrer et évitez le syndrome de l’entrepreneur hors-sujet. Mais à coté, de plus en plus de personnes vivant sur place projettent de se lancer dans une aventure entrepreneuriale. Avec les 4 conseils suivants qui sont plus ou moins spécifiques à l’Afrique, je vais donner des éléments de réponse qui sont intimement liés à ma propre expérience sur le terrain.

1. Commencer sans attendre, par exemple, la fin d’une situation politico-sociale à priori défavorable à l’investissement. Ses évènements sont partie intégrante de notre vie en Afrique car le continent est jeune. Il faut savoir les accepter et s’organiser pour travailler dans les conditions qu’ils nous imposent. Vous ne serez jamais aussi prêt que lorsque vous aviez décidez la première fois d’entreprendre. C’est à ce moment-là que votre optimisme est à son plus haut niveau. Commencer, c’est aussi prendre le temps de recueillir des informations sur ce dont a besoin la tranche de la population pour laquelle vous avez décidé de lancer votre produit/service.

Quoi qu’il arrive vous ferrez des erreurs (et même de grosses erreurs). Il n’y a pas lieu de s’affoler lorsque cela survient. Bien au contraire ce sont des occasions qui vous permettent d’en savoir plus sur vous même, vos capacités et vos limites.

En Afrique (et surement dans d’autres régions du monde aussi) certaines choses fonctionnent à un rythme qui peut paraitre assez lent lorsqu’on vient de l’occident. Vous gagnerez donc à entamer des procédures et démarches le plus tôt possible. C’est aussi l’occasion de vous constituer un excellent carnet d’adresse.

2. Construire une communauté

Le canal publicitaire le plus puissant en Afrique est le bouche-à-oreille. Prenez donc le temps de parler de vos produits au gens qui vous entourent en n’hésitant pas à leurs donner des échantillons. Si vos finances vous le permettent, recrutez des personnes qui pourront passer dans les lieux publiques pour en parler (s’il s’agit de produit grand publique).

3. S’entourer de partenaires

Bienvenu dans la partie du monde ou l’on ne peut presque rien réussir tout seul. Il faut vous entourer de personnes/entités déjà présentes localement et qui bénéficient d’un minimum de crédibilité auprès de la population.

4. Servir vos clients

Démarquez-vous de vos concurrents en vous mettant au service de vos clients. Mon expérience me permet de dire que dans les différents secteurs économiques, le client n’est pas roi en Afrique. Bien entendu, quelques acteurs font des efforts. Mettez-vous au service de vos clients. Acceptez leurs caprices, vous en ferrez des commerciaux pour votre produits.

il y a bien entendu d’autres mots que pourrai adresser aux futurs afritechpreneurs. Si, vous aussi avez envie de partager votre expérience, n’hésitez pas à le faire en commentant ce billet.

Qu’attendez-vous pour définir votre parcours de Winner ?

Qu’attendez-vous pour commencer ?
Qu’attendez-vous pour rassembler autour de vous ?
Qu’attendez-vous pour exprimer votre différence à travers ce que vous souhaitez accomplir ? Pourquoi vous hésitez encore à définir votre parcours de « Winner » ? Personne ne vous accordera une permission quelconque ou un top départ. Qu’attendez-vous donc pour définir votre parcours de winner ?winners : bill gates and nelson mandela
Qu’attendez-vous pour prendre le risque de vous embarquer dans un projet à long terme ?

Peu de personnes sont capables de s’embarquer dans quelque chose qui n’a pas encore fait ses preuves. Quelque chose de « trop » récent. Beaucoup hésitent avant d’initier, mais tous aimeraient être perçus comme quelqu’un qui « y arrive », quelqu’un qui est « à la page / à la mode » ou encore comme celui qui « réussi« . Les anglophones diraient « a winner« .

Lorsque le « winner » est proclamé, grâce à son accomplissement, son parcours, il devient « un exemple ».  Pourtant, personne ne pourra refaire ce même parcours. Personne ne renaîtra des mêmes parents que le winner pour accomplir ce qu’il a fait. Pire encore, personne n’acceptera d’endurer les mêmes souffrances que celui qui vient de se faire remarquer par son accomplissement.

Nous avons tous la possibilité de définir et suivre un parcours de winner. Mais, il  faudra faire attention de ne pas essayer de reproduire le « parcours » de ceux qui ont été déjà proclamés. Il n’existe qu’un seul winner pour un seul parcours exemplaire. Qu’attendez-vous pour définir le votre ? commencez ! aujourd’hui ! maintenant !

Lorsque vous commencerez, certains mots et certaines situations ne n’existeront plus pour vous. Je veux parler du chômage, du manque de concentration, du vide, … Lorsque vous aurez commencé, vous serez en marche pour bâtir.

Levez-vous donc et bâtissez. Ce monde a besoin de vous, de la matérialisation de votre idée. Ne voyez-vous pas toutes ces personnes autour de vous qui sont dans la souffrance, dans le besoin ? Activez votre #beastMode et mettez en oeuvre la solution pour eux à laquelle vous avez pensez. En plus, ce ne sera pas bien grave si vous n’y arrivez pas.

Vous n’aurez pas de chiffre, pour l’instant

Nous sommes dans un monde dans lequel les decisions des organisations/entreprises/gouvernements sont basées sur des données chiffrées/chiffrables. Ces chiffres étant supposés refléter des retours d’expérience, meme lorsqu’il s’agit d’adaptation. Mais lorsqu’il n’y a pas eu d’expérience, que faire ?

Laissez-moi vous parler des réalités de l’Afrique. Dans nos pays, bien souvent, l’on ne peut tout simplement pas donner un chiffre exacte lorsque l’on recherche par exemple le nombre d’entreprises technologiques exerçant dans une commune définie. Vous n’aurez peut être pas de chiffre si vous souhaitez savoir le nombre de nouveaux élèves inscrits en classe de Terminale dans une région.

Vous avez le choix. Vous pouvez décider d’attendre que quelqu’un produise ces chiffres. Ce qui implique que vous allez attendre qu’une personne prenne la peine de faire l’expérience. Sinon, vous pouvez décider de commencer et de vous concentrer sur la production de ces chiffres vous meme. Vous aurez donc à modifier la manière dont vous procédez pour accomplir votre mission première. Vous prendrez donc beaucoup plus de temps que prévu. Vous aurez donc à investir plus de d’argent et d’energie. Mais à la fin vous aurez gagné au moins deux fois plus que ce qui était prévu.

Une fois que vous aurez obtenu ces fameux chiffres, à vous de savoir les présenter et les vendre à ceux qui en ont besoin pourjpehouman.com : Vous n'aurez pas de chiffre, pour l'instant commencer quelque chose. Lorsque je constate la prise de position de la société Google en Afrique Francophone, je me demande, quelle pourrait être sa stratégie au moment de vendre ces chiffres. C’est l’un des premiers Grands du web à avoir mis pieds dans cette région du monde qui manque cruellement de chiffre. Elle va donc s’en sortir avec les premiers « vrais » chiffres. Vous êtes sans savoir que ce genre d’entreprise est capable de rajouter beaucoup de valeur à toute sorte de données.

Si vous exercer en Afrique, avez-vous pensez à produire/créer des chiffres ? Si ce n’est le cas, il faut vous y mettre. Vous pouvez amasser de l’argent en pratiquant votre expertise. Mais vous en amasserez encore plus si votre expertise s’accompagne de chiffres.

Quelques questions simple :

  • combien d’entreprises embauchent des stagiaires ayant effectué au moins 8 mois de stage ? un indicatif pouvant servir pour connaitre la visibilité des entreprises.
  • combien de femmes de 25 à 30 ans exercent dans des entreprises privées de moins de 3 ans d’existence ?
  • ….

L’art d’initier

Il s’agit de cette chose que pratique les personnes qui comblent les grands vides. Initier une fois et vous initierez toujours. il ne s’agit pas de juste commencer quelque chose. Si vous initiez, il faudrait qu’au moins vous puissiez aller jusqu’à l’accomplissement. Dans le cas contraire, il faudrait qu’une autre personne puisse le faire sans réinventer la roue.

Lorsque vous initierez, vous aurez très peu de supporters car il est difficile pour la plupart des gens de concevoir que l’on puisse partir de presque rien pour réaliser des choses de grande envergure. Vous devriez vous séparer de personnes, d’habitudes et de pensées capables de vous empêcher de commencer.

N’initiez pas n’importe quoi. Initiez les choses qui ont une valeur émotionnelle/sentimentale à vos yeux et vous verrez que vous irez jusqu’au bout. Vous ne pourriez pas vous mentir à vous meme tant que vous commencerez des choses pour lesquelles vous n’attendez pas de récompense.

Faites une liste de ce que vous avez toujours eu envie de faire. Commencez par celle qui vous parait la plus simple. Lancez-vous ! Faites-vous confiance. Et surtout sachez que lorsque vous initiez, vous influencez implicitement.

Commencer avant d’être prêtCommencer avant d’être prêt

Toute fois que vous vous direz que vous n’êtes pas prêt pour commencer un projet, peindre un tableau, écrire le livre que vous avez toujours voulu écrire, vous avez tout simplement refusé de « commencer ». Pour ces choses, l’on est prêt dès lors que l’on y pense. Elles demandent tellement de créativité que l’idée en fait elle même partie intégrante. Le plus important c’est de garder l’état d’esprit (créatif) que l’on a eut lorsque l’on y a pensé pour la première fois. Il ne s’agit pas de connaissances, compétences, toutes ces choses qui finalement constituent une barrière lorsque l’on veut « commencer« . Toutes ces choses qui finalement sont si faciles car palpables. Toutes ces choses que l’on peut faire faire par des personnes qui les exécutent en longueur de journée car étant des « experts« .

Vous pouvez donc commencer. Quand ? Aujourd’hui ! oui, MAINTENANT. Sans attendre ! Oui, commencez et surtout faites le de VOTRE manière tout en restant honnête avec vous même. Peur des erreurs, de l’échec ? J’ai une bonne nouvelle à ce propos. Les erreurs et l’échec font partie du projet. Si vous n’en faites pas alors vous n’êtes donc pas dans un projet, dans une œuvre demandant de la créativité, … Si vous n’échouez jamais dans vos projets, c’est que vous êtes loin du compte.

C’est quand la dernière fois que vous avez commencé sans vous êtes soucié d’avoir été prêt ? Libérez l’artiste qui est en vous. Ne laissez pas vos contemporains vous empêcher d’innover par le poids de leurs codes de conduite, leurs procédures, leurs procédés préétablis car ce à quoi vous pensez est nouveau. Ou du moins, vous venez avec une nouvelle procédure, un nouveau procédé, en sommes une vision. Commencez !

Ce que l’on nous apprend ne suffit pas pour que nous réussissons

Vous vous sentez mal dans votre peau ? vous pensez que vous devez changer de boulot ? Vous avez surement dû vous contenter de ce que l’on vous a appris – à l’école – dans le cadre familiale. Vous en êtes à pensez que, « vous aurez voulu que votre vie soit autrement ». Mais qu’avez vous fait pour qu’elle ne soit pas comme elle est actuellement ? Surement que vous avez suivi des études, écoutez sagement vos parents. Et bien vous avez eu de la chance de faire des études et d’avoir des parents près de vous. Par contre qu’avez-vous fait de vous même en vous basant sur votre éducation personnelle ? avez vous pris le temps de vous éduquer ? de vous connaitre ? A tel point qu’à tout moment ce soit vous qui décidez. A tel point que vous n’ayez jamais hésité lorsqu’il fallait « commencer quelque chose ».

L’école ne nous apprend pas à « Commencer« . Bien au contraire elle nous apprends à faire des choses que les autres ont commencé sans vraiment pensez à nous même. Éduquez-vous, apprenez vos propres leçons, mettez-les en pratique, commencez ce que vous aimeriez faire sans vous souciez du fait que vous pouvez échouer. La réussite c’est surement de POUVOIR « Commencer ». Réussir ce que l’on a « Commencé » serait alors la « réussite » des autres, des regards extérieures.