ça aurait pu mal se passer

Lâché par les sponsors internationnaux à quelques jours de l’énvènement

Si vous avez déjà organisé un évènement non-commercial avec pour seules ressources les contributions des sponsors, vous devez donc connaitre cet état de stress permanent qui jusqu’au jour meme de l’évènement vous ronge. Barcamp Abidjan 2011 était très attendu par la communauté des technophile de Cote d’Ivoire. Pour anticiper nos besoins en finance, nous avons approché différentes entreprises et organisations dès les premiers jours de la préparation. Pour les éventuels sponsors, nous proposions en échange, une exposition maximale à travers nos différents canaux de publications ainsi qu’un espace sur le lieu de l’évènement. Parmi ces entreprises que nous avons approché, se trouvent les tops du web mondial. Bien d’entre elles ont accepté de sponsorisé barcamp abidjan 2011 au vu de l’audience attendu. Sauf que dans la dernière semaine avant l’évènement, ces structures nous ont laché. Nous nous retrouvions donc un peut deçu. Pire encore, financièrement, nous avions un certain vide.

Bien heureux, cette années, les quelques sponsors locaux que nous avons approché, ont tenu parole et ont rempli leurs engagements. Nous sommes très reconnaissant envers :

Le ministère de la Promotion de la Jeunesse et du Service Civique a assurer
En sponsorisant barcamp Abidjan 2011, et surtout en honorant de sa présence, Mr Alain Lobognon, Ministre de la promotion de la jeunesse, a donné une nouvelle dimension à cet évènement. D’un soutien sans faille, de l’organisation à la tenue de barcamp abidjan 2011, cette autorité a montré que nous étions en train d’agir pour l’intéret publique.

Approché grace à Twitter (son pseudo : @alainlobog), le Ministre a jouer le jeux en discutant librement et publiquement pour après nous inviter à le rencontrer dans son bureau. Lui meme, utilisateur averti de tablette, réseaux sociaux et autres technologies, a jugé opportun de nous soutenir car il reste convaincu que c’est en stimulant la communauté des technophiles que l’Afrique pourra gagner son paris dans cette nouvelle ère numérique. Nous saluons donc cet accompagnement grace auquel nous avons pu sortir l’un des intervenants, Francis Pisani, d’un soucis lié à son visa d’entrée en Cote d’Ivoire. Et comme pour nous garantir notre future collaboration, le Ministre nous a assuré que pour la prochaine édition, il mettra tout en oeuvre afin que nous ayons un lieu beaucoup plus grand.

Les Tic au service de la Communauté

Période de crise, période d’innovation et d’ingéniosité
Après la crise politico-militaire en Cote d’Ivoire, nous nous sommes concertés pour définir les détails de Barcamp Abidjan 2011. C’est ainsi que nous avons choisi la date du 7 Octobre 2011 ainsi que le thème : « Les TIC au service de la Communauté ». Ce thème fut motivé par les deux derniers projet de Akendewa : Wonzomai et #civSocial. Le premier étant une plateforme de monitoring de la campagne électorale et de l’élection présidentielle et le second, une initiative visant à utiliser les technologies couplées à la solidarité des internautes pour sauver les victimes de la crise humanitaire en Cote d’Ivoire.

Wonzomai : dites-nous ce qui se passe
Wonzomai est une implémentation de Ushahidi. Nous l’avons lancé pendant la campagne électorale pour l’élection présidentielle en Octobre 2010. Aidez par l’association Internet Sans Frontières, nous avons mis en place cet outil qui dès les premières heures a été très appréciés par les internautes. Il a permis de rapporter de nombreux incidents mais aussi de fournir des informations très utiles aux populations.

Tout le monde avait la possibilité de se connecter et d’écrire un rapport d’incident ou une simple information utile dans le cadre de la campagne électorale et l’élection présidentielle. Une fois dans la base de données, les volontaires de Akendewa pouvaient procéder à des vérifications selon un procédé bien établi. A la suite de ces vérifications l’on décidait d’approuver ou non l’information. Ainsi, plus de 662 reports d’incidents et informations ont été publiés sur la plateforme et relayés sur le compte facebook et le compte twitter du projet Wonzomai.

Un hashtag twitter a été mis en place dans le cadre de Wonzomai : #civ2010. A ce jour, il est encore utilisé par les internautes pour publier des informations relatives à l’actualité en Cote d’Ivoire. Wonzomai est une première dans l’utilisation d’un outil en ligne pour des élections. On notera que Wonzomai est un véritable produit de la communauté pour la communauté, au vu des personnes qui ont collaboré pour sa mise en place et son fonctionnement. Le nom qui désigne « Sentinelle » en langue « bété » (de l’ouest de la Cote d’Ivoire) par exemple a été choisi par les internautes via facebook et twitter.

Fort de l’expérience avec Wonzomai, nous avions compris à quel point le besoin était réel en terme d’outil pour la communauté. Nous avons commencé à réfléchir à de nouveaux outils qui pourrait servir par exemple lors d’urgences médicales.

Wonzomai : http://www.wonzomai.com

#civSocial, une aventure innoubliable
La situation socio-politique en Cote d’Ivoire dans le premier trimestre de l’année 2011 a précipité notre recherche de solutions pour la communauté. Désireux d’aider les victimes de la crise humanitaire qui sévissait, nous avons rapidement mis en place le projet #civSocial. Le système basé sur la réception de besoin des populations et l’apport d’une solution par des personnes proches du lieu a rapidement été adopté par la communauté. Avec un Call-center de fortune, une plateforme web, un hashtag twitter (#civSocial) et un compte facebook, nous avons permis à plus de 80 personnes d’être sauvées. C’est aussi le lieu de souligner cette collecte de fond qui a failli mal se terminer.

35 jours dans le village de AKENDEWA à travers #civsocial35 jours dans le village de AKENDEWA à travers #civsocial

Cela fait exactement 35 jours que j’ai laissé tomber toute activité professionnelle pour me consacrer exclusivement au volontariat à travers l’Ong Akendewa dont je suis le responsable. Il faut dire que Akendewa existe depuis bientôt 2 ans. Cette Ong a le mérite d’avoir mené plusieurs projets de grande utilité en faveur de la communauté en très peu de temps. Vous trouverez les informations sur Akendewa et ses projets sur le site officiel (http://www.akendewa.org).

Malgré tous ces projets menés à termes, le dernier en date mérite une attention particulière du fait du problème qu’il venait résoudre et du contexte dans lequel il s’est déroulé. En effet, pendant ces 35 jours, avec les autres membres (notamment Manassé Déhé qui mérite des honneurs pour avoir fait preuve de bravour et de générosité) de Akendewa nous avons travaillé nuit et jours à essayer de sauver des victimes de la crise humanitaire en Côte d’Ivoire.

Pour ma part, il m’a fallu mettre en place une campagne de collecte de don qui pour des raisons de légitimité a failli nous échappé. Vous pourriez en apprendre plus en lisant cette pétition et aussi cet article suite à un litige que j’ai eu avec la société paypal. Ce litige s’étant terminé de la meilleure des manières avec un cadeau (lecteur multimédia) que j’ai reçu de la part de Paypal. Je vous l’accorde, c’est assez rare de la part de paypal. Une fois la campagne en place j’ai publié pas moins de 990 tweets en rapport avec cette dernière et les opérations menées en faveurs des victimes de la crise en Côte d’Ivoire. Pendant ce temps j’ai mis en place une plateforme web improvisée (basée sur le cm WordPress) pour la gestion des alertes sur les victimes et la mise à disposition d’informations sur des ressources pouvant aider les victimes et leurs proches. Cette plateforme gère un système de ticketing permettant ainsi d’établir des statistiques sur le travail que nous avons effectué. Ce projet ayant attiré l’attention des médias, il a fallu répondre à leurs questions et prendre le temps d’expliquer à plusieurs reprises le travail que nous effectuions.

Consécutif à cette action, nous travaillons à améliorer les outils de communication de Akendewa afin de pouvoir mieux présenter notre mission, notre vision ainsi que ce que nous avons déjà accompli.

Paypal s’est rachetée une image en Côte d’Ivoire grâce à Akendewa et #CIVSOCIAL

AVERTISSEMENT : Je ne suis ni de près, ni de loin en relation avec la société Paypal. Ce qui implique que je ne suis ni actionnaire, ni employé, ni payé pour faire de la publicité, ni payé pour écrire pour cette société. Je ne suis qu’un simple utilisateur comme plus de 25 millions de personnes. J’écris cet article car j’en ai écris plusieurs autres (en microblogging) pour décourager l’usage de ce service à cause d’une restriction « légitime » sur mon compte.
Depuis quelques semaines, difficile pour moi de travailler et donc écrire le moindre article sur ce blog. En effet, avec les volontaires de Akendewa, nous avons entrepris d’aider (à notre humble niveau) les victimes de la crise humanitaire en Côte d’Ivoire à travers un nouveau projet dénommé #CIVSOCIAL . Avant cela certains d’entre nous essayaient individuellement (je pense à Manasse Déhé qui est à la base de ce tag et de l’assistance de Akendewa auprès des victimes) d’aider en relayant des informations ou en organisant des collectes (je pense à William Tedjé). Mais, dès lors que nous nous sommes tous dévoué à #CIVSOCIAL, le résultat obtenu a dépassé nos espérance. Vous avez tous les détails de ce projet sur son site qui lui est dédié (http://civsocial.akendewa.org). Dans les jours qui suivent, nous publierons un rapport.

Dans la réalisation de #CIVSOCIAL, nous avons été confronté à un problème impliquant la société Paypal. Akendewa, une ONG Ivoirienne, n’ayant pas de représentation en France, j’ai pris le risque de lancer une campagne de collecte de fond en tant que Président-Fondateur de cette ong. Cette collecte devant servir pour le projet #CIVSOCIAL. En attendant que la campagne porte ces fruits et vu l’urgence, Diaby Mohamed (actuellement à Accra) et moi même avons avancé à Akendewa nos propres ressources. Environ 1 200€ de ma part et achat de 5 téléphones mobiles + 2 pc + 290€ de crédits téléphoniques de la part de Mohamed.

Vu le nombre de transactions (les dons que nous recevions), La société Paypal avait décidé de bloquer mon compte (à juste titre) en me demandant des documents que je n’étais pas en mesure de fournir. Il s’agissait entre autre de prouver que Akendewa est une organisation de droit français (impossible car Akendewa est de droit ivoirien) et que le compte bancaire utilisé appartient à Akendewa (impossible car nous avons utilisé le mien vu que le système bancaire ivoirien est non fonctionnel en ce moment). J’ai donc pris le temps de :

  • expliquer à Paypal la situation en joignant des liens vers les articles de BBC, TV5, JeuneAfrique, …, qui félicitaient le projet #CIVSOCIAL,
  • écrire une pétition http://www.petitionbuzz.com/petitions/paypalvscivsocial ,
  • contacter tout mes amis (twitter + facebook) pour leur demander de plaider en même tant que moi,
  • appeler plusieurs fois par jours le service client paypal. Je pense qu’à ce jour, une grosse partie des conseillés connait mon cas.

Sachant l’inflexibilité de certaines compagnies traitant des données bancaires, j’avais perdu espoir jusqu’à ce que ce midi (vendredi 15 Avril à 13h50 heure de Paris) je reçoive un appel de l’un des services de paypal m’informant un déblocage du compte. Il faut noter que paypal est passé sur le fil twitter de #civsocial le jour d’avant et à pu se rendre compte suite aux nombreuses réactions des utilisateurs de ce fil.

Je remercie donc toutes les personnes (surement qu’il y en a que je ne connais pas mais dont l’action a été décisive) ayant contribué pour ce déblocage. Un grand merci aussi à la société Paypal qui contre toute attente a résolu le problème.

NB: Les fonds que nous avons récolté serve à couvrir les frais relatif :

  • au call center d’urgence que nous avons établi au Accra,
  • à acheter des unités téléphoniques pour permettre aux bénévoles de Akendewa de communiquer avec des victimes. Nous avons par exemple réussi à faire accoucher une femme par télémédecine (en suivant les instructions d’un medecin à distance et via le téléphone).
  • à fournir des denrées de premières nécessités aux bénévoles sur le terrain et aux victimes
  • ….

Nous ne pouvons certes aider toutes les victimes, mais nous avons la forte conviction qu’une vie sauvée, c’est l’espoir d’un avenir meilleur en Côte d’Ivoire.

Longue vie à Akendewa et nous espérons que Paypal ouvrira ses services en Côte d’Ivoire

 

Watsaaaaaaaa : une page et vous savez tout ce qui se passe en Afrique

Il y a quelques temps j’avais lancé un appel pour des journalistes ou autres professionnels de l’information concernant l’afrique. Je cherchais donc des personnes intéressées pour une collaboration dans le cadre d’une plateforme de diffusion de l’information. A ce jour, je n’ai trouvé personne. Surement parce que que je n’ai pas assez cherché. Au vu des différentes crises et aussi de la montée en puissance des différents journaux africains sur la toile, j’ai donc eu l’idée de faire quelque chose qui pourrait donner un tableau global de l’actualité en Afrique sur une seule page web. Je me suis donc inspiré de AllTop et Popurls de Guy Kawazaki (qui fait partie des personnes que je suis de très près sur le web). Je vous présente donc Watsaa (donc seulement deux « a ») qui est la contraction de « What Are They Saying About Africa« . Ce qui donne en Français : (litteralement) « Qu’est ce qu’ils disent sur l’Afrique » ou encore « qu’est ce qui se dit sur l’Afrique ».

Dans le concept je ne me suis pas arrêté aux fonctionnalités de AllTop. J’ai essayé de pousser la chose un peu plus loin. Ainsi Watsaa permet en une seule page de prendre connaissance/visualiser :

  • les titres des principaux journaux africains avec un aperçu
  • les vidéos des différents webTv africaines
  • les photos faites par des personnes qui se chargent d’immortaliser les instants historiques de l’Afrique
  • les publications des personnes les plus influentes (à venir ) en Afrique
  • Les meilleurs articles concernant un sujet précis sur l’Afrique
  • …..

Et bien sûr tout ceci est très bien structuré de sorte à vous facilité la navigation sur le site. Vous trouverez par exemple une rubrique consacrée à la crise en Côte d’Ivoire. Ainsi en une seule page les articles de journaux panafricains très connus tels que Jeune Afrique côtoient ceux des rédactions locales telles que Avenue 225. L’action est donc mis non seulement sur la notoriété des rédactions pour les uns. Mais aussi sur la qualité et le rythme des publications pour les moins connus. Je vous propose d’y faire un tour et de laisser vos suggestions ou commentaire sà travers le formulaire de contact présents sur le site : http://www.watsaa.com