Deux semaines avec les webmasters et les journalistes de Niamey

Le 30 Juillet 2012 je serai à Niamey (Capitale du Niger) pour deux (2) Semaines. J’y vais en tant que formateur sur le web (son fonctionnement, son économie, ses technologies, …) et le blogging. Cette formation est organisée par l’association Contrechamps basée à Dimancheville (France).

L’association Contrechamps agit principalement dans le domaine des médias au Niger. Elle offre donc la possibilité à des journalistes Nigeriens de bénéficier des opportunités offertes par les nouveaux médias.

Pour ma part j’interviens en tant que formateur. En m’engageant dans cette mission, je me suis dis que c’était une opportunité de transmettre une partie de ce que je sais faire avec les technologies à des professionnels africains des médias. C’est aussi le lieu d’en savoir plus sur l’état des technologies dans un pays africain que je ne connaissais pas jusque là. Je compte donc sur les échanges que j’aurai avec les participants.

Cette action de l’association Contrechamps en faveur des journalistes et webmasters du Niger est d’une noblesse à félicité. C’est grâce à ce genre de formation pratique que nous pourrons assister à l’émergence d’une nouvelle économie numérique.

Ma nouvelle méthode pour de meilleures analyses sur l’évolution des Technologies en Afrique

Depuis un certain temps, je réfléchi à comment faire pour que les publications de mon blog aient plus d’impacts. Il s’agit pour moi de trouver le moyen qui pousse les lecteurs à plus d’action positive.

Ce week-end j’ai décidé d’essayer quelques chose qui va consister en plusieurs points :

• Choisir un sujet à l’avance

• Pendant toute la semaine, tous les billets publiés concerneront le sujet choisi. Il en faudra au moins 3 qui concerneront le sujet choisi à l’avance

• Dans la mesure du possible, publier une vidéo de moins de 5 minutes qui traite du sujet choisi

J’espère pouvoir tenir ce calendrier. Pour mettre toutes les chances de mon coté, j’ai pensé à définir les sujets à l’avances. Pour les 3 prochaines semaine à venir, je parlerai donc de :

• Data (open data, big data, …. ) [ Semaine du 25 Juin 2012 ]

• E-gouvernement en Afrique [ Semaine du 2 Juillet ]

• Les évènements technologiques en Afrique [ Semaine du 9 Juillet 2012 ]

• E-agriculture en Afrique [ Semaine du 16let ]

Entreprendre dans les technologies en Afrique [ Semaine du 23 Juillet ]

Financement des projets Techologique en Afrique [ Semaine du 30 Juillet ]

• E-Santé en Afrique [ Semaine du 6 Aout]

• Développement d’application mobile en Afrique [ Semaine du 13 Aout ]

Voici de quoi nous occuper pour les 7 semaines à venir. Que pensez-vous de ce programme ? Quels sujets aimeriez-vous que je traite ?

Assisterons-nous à une colonisation digitale en Afrique ?

Ceci est le deuxième billet que je publie dans la tribune Télécoms de Jeune Afrique Economie dont j’ai la charge depuis quelques semaines. Il s’agit de la version enligne du magazine. Dans ce billet, j’ai souhaité attirer l’attention sur le fait que l’innovation technologique en Afrique viendrait des idées (et donc des cerveaux) locales. Il y a lieu donc de se soustraire d’une éventuelle « colonisation digitale« . J’ai aussi voulu présenter la responsabilité des Etats. Vous pouvez lire l’article en intégralité en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://economie.jeuneafrique.com/tribune/404-tribune-telecoms/11304-lafrique-face-a-limmigration-digitale.html

Et vous qu’en pensez-vous ? Les carottes sont-elles déjà cuites ?

Retourner en Afrique et être acteur de la révolution technologique en cours

Ce matin encore des milliers d’ingénieurs africains de la diaspora se sont rendus à leur lieu de travail. Ils sont à New York, Paris, Tokyo, Sydney, … Ils ont surement pensé aux problèmes techniques de la veille à résoudre. Mais plus encore, ils ont cette forte envie d’être utiles à l’humanité en tant qu’innovateurs. Mais ce rêve reste irréalisable (en partie) tant qu’ils sont loin de cette révolution technologique qui se passe actuellement sur le continent africain.

Bien souvent, ils ont cette impulsion qui leur dit « prends tes clics et tes clacs et rentre au pays« . Mais à coté, l’actualité socio-politique « du pays » les ramène à la réalité. Cette réalité est mêlée de peurs et d’appréhensions (je ne serai qu’un technicien alors qu’ici, à l’étranger, je suis un cadre supérieur – j’aurai du mal à m’adapter à la manière de travailler – certains sont partis et on échoué …).

Et le temps passe. Les années arrivent à bout des ambitions et des désires du coeur. Avant qu’il ne soit trop tard, faites le pari.

  • Prenez plusieurs semaines/mois de vacance,
  • rendez-vous dans le pays africain de votre choix,
  • proposez ce que vous savez faire le mieux,
  • écoutez, apprenez et adaptez-vous aux exigences locales,
  • prenez du plaisir,

Et si les choses se passent mal,

  • retournez dans le pays étranger ou vous exerciez,
  • racontez votre histoire à ceux qui n’ont pas encore osé,
  • écrivez un livre (ne vous attendez pas forcément à un succès) ou tenez un blog.

Après ça, je pense que vous aurez envie de retourner pour recommencer l’aventure avec une vision plus claire. Tentez l’aventure technologique africaine. C’est maintenant que ça se passe.

 

 

Mon application mobile : Retrouvons-nous sur mon android

J’en parlais la semaine dernière. ça y est c’est fait ! Je viens de mettre en ligne une application android pour que vous permettre de suivre mes publications. Il s’agit donc de mon application mobile personnel.

Pourquoi ?
Avant tout, nous sommes d’accord sur le fait que je ne suis pas une Star. Par contre au vu des réactions sur mon blog et ma page facebook, je me rend compte que mes publications intéressent de plus en plus de personne. Comme on le dit, tout ce passe comme si, « mon avis compte pour certaines choses ». Je suis honnoré par ce fait car sans l’intérêt que vous portez à mon opinion, je n’aurais pas la motivation de continuer. On parle bien de technologies de l’information en Afrique. Tout commence et se termine là.

Je dois aussi avouer que cette application vient confirmer le basculement de l’activité de ma société (AllDenY) qui va se consacrer de plus en plus à la production d’applications mobiles. C’est un metier que nous maitrisons, mais au vu de la demande, nous n’avons jusque là pas eu l’occasion de montrer notre savoir-faire. 2012 nous semble être un très bon début. Ne soyez donc pas surpris lorsque nous publierons plusieurs applications dans les semaines à venir.

La valeur ajoutée

De plus en plus de personnes possède un smartphone (en majorité sous Android). Et en Afrique, l’arrivé de la 3G dans la plupart des pays ainsi que la commercialisation des smartphones à bas prix va emmener les population
s à ce tourner vers ces appareils. Ce serait donc intéressant que je puisse maintenir un contact optimal avec les propriétaires de smartphones.

Aussi, contrairement à mon site personnel, cette application permettra de diffuser des éléments multimedias adaptés aux mobiles (tablettes/smartphones).

Comment ça marche ?

Cette première version reste assez simple en fonctionnalité. Une fois l’application lancée, vous pouvez : 

Vous avez aussi une section dédiée à ma biographie pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur moi. Pour la télécharger, vous avez juste à cliquer sur l’image ci-dessous ou en allant sur le lien suivant : https://play.google.com/store/apps/details?id=io.trigger.forge1927c7c2b7ea11e1910212313d1adcbe

Android app on Google Play

De nombreuses fonctionnalités sont à venir. Mais si avez des idées, n’hésitez pas à me les communiquer car le but est d’avoir une application qui vous conviennent.

N’hésitez pas à m’informer d’éventuel bugs ou erreurs lors de l’utilisation de cette application.

Nous manquons de l’essentiel : le contenu

Il y a quelques mois j‘abordais dans un billet le manque de contenu africain disponible sur le web et les mobiles. Les choses n’ont pas réellement changé. Par contre le besoin est de plus en plus important. Il devient donc urgent de s’attaquer au problème par des initiatives.

La valeur se trouve dans le contenu
En 2011 les technologies sont devenus accéssibles par la plupart d’entre nous. il est très facile de se lancer dans une aventure entrepreneuriale sans se soucier de la technologie. D’ailleurs, monter un business basé sur la réalisation simple de site internet c’est presque monter un business qui ne rapportera pas. Tant les solutions du style « créer votre site en ligne en 5 minutes » sont nombreuses.

Par contre, une fois le site, la plateforme crée, il faudra penser à l’essentiel : le contenu. C’est là que ce trouve la valeur de votre site. l’on ne reviendra pas tous les jours sur votre site parce qu’il est beau ou parce qu’il implémente les toutes dernières technologies. Les internautes seront fidèles à votre site s’il y trouvent un plaisir, un enseignement, de l’humour, …, un certain intéret lorsqu’il le parcourent.

Facebook est valorisée à plusieurs milliards de dollars car on y trouve un plaisir à lire les status des un et des autres. Google est le N°1 et vaut encore plus que Facebook, car lorsqu’on y cherche des choses, on les trouve. Et pour arriver à nous servir ces contenus, il a fallu que des personnes prennent le temps pour les intégrer dans les bases de données de ces sites.

Finalement, qu’est ce que c’est ?
Le contenu, c’est donc cet ensemble d’information que l’on a pris le temps d’intégrer à un site, une plateforme, une application. Dans le cas des sites commes facebook, les concepteurs ont eu la finesse d’esprit de faire accomplir cette tache par les utilisateurs eux meme. Ce n’est pas un secret, nous travaillons tous pour facebook. Si nous ne perdions pas un peu de notre temps à écrire des status, des commentaires et à télécharger nos photos, facebook serait comme un gros bateau de croisière vide en pleine mer.

Il y a 10 ans ce sont les concepteurs des sites qui eux meme prenaient le temps de mettre le contenu sur le site. Vous savez par exemple que les fondateurs de yahoo, ont utilisé 8 mois de leur vie à travailler plus de 10 heures par jours pour mettre la description de tous les nouveaux sites qui se créaient dans une base de données. Il ont ainsi en moins d’une année constitué une énorme base de données qui a finalement pris de la valeur. Les choses ont évoluée et il existe de nouvelle manière de créer une base de données de cette envergure.

Le contenu africain pourrait etre l’actualité hyper-locale. Vous ne le savez peut etre pas, mais relater le quotidien de vos quartiers intéresse des personnes qui pour la plupart sont loin de ces quartiers. Je suis par exemple pret à parier que ce qui se passe dans le quartier d’enfance de Didier Drogba intéresse de nombreux marseillais, anglais et bientôt des chinois. De la meme manière des chiffres sur les habitudes de consommation des africains ont une réelle valeur quand on sait qu’ils pourraient intéresser des manufacturiers. Vous pouvez aussi mettre à disposition des sonorités folkloriques. Les possibilités sont nombreuses et lorsque vous vous lancerez vous en découvrirez encore plus.

Les africains doivent s’atteler à créer du contenu pour l’Afrique
Si l’on s’en tient aux statistiques de l’an dernier, le contenu africain en ligne représente moins de 10% du contenu global. Il y a donc une grosse marge de progression qui peut etre réalisée.

En créant du contenu, nous valoriserons l’industrie technologique de notre continent. Implicitement, nous attirerons les investissements étrangers qui faciliteront la naissance de nouveaux modèles économiques. Et qui dit nouveaux modèles économiques, dit emplois et recul de la pauvreté. Cela peut paraitre simpliste mais c’est une évidence et un processus logique quand on sait comment se valorise les contenus. Ce sont des choses qui ne s’appennent pas dans les grandes écoles de commerce, mais sur le terrain.

Les africains doivent se presser de créer eux meme leur propre contenu sinon quelqu’un d’autre le ferait à leur place. Et ce n’est pas sure que dans ce cas l’on aura la réalité. Les économies du monde entier sont de plus en plus intimement liées aux technologies de l’information. Et cela n’est pas pret de changer. Bien au contraire, l’on peut parier sur le fait que ces technologies prendront une place centrale dans les économies. Ainsi, si vous n’avez pas le controle de l’information qui vous concerne, vous n’aurez pas le controle de la valeur qu’elle génére. Les gouvernements prendront du temps à adopter une politique incitative, mais les entrepreneurs ont là une belle opportunité.

Cette opportunité qui engendrerait de nombeux emplois n’est pas négligeable. Il suffit de regarder ce qui se passe dans les régions du monde ayant déjà une certaine avance. En 2005 lorsque j’étais développeur d’applications mobile chez le leader français de l’époque, j’ai découverts de drôles de musiciens. Un nouveau type de musiciens qui travaillaient du matin au soir dans un studio spécial. Leur travail consistant à reprendre toute sorte de tube de sorte à ce qu’il se rapprochent des originaux (à l’écoute) tout en faisant attention aux lois liées à la propriété intellectuelle. Ces tubes étaient ensuite intégrés dans des bases de données accéssibles aux applications développées par les ingénieurs. Ainsi, l’utilisateur à partir des applications, arrivait à télécharger ces tubes pour en faire des sonneries pour leur mobile. Ou encore des ringtones qui eux remplaçaient la sonnerie entendu par l’appelant lorsqu’il essayait de les joindre. Je me souviens que c’était un véritable succès. Car bien des tubes scoraient à plus de 500 téléchargements par jour. Et quand on sait que le téléchargement vaut en moyenne 2Euros, ça va très vite.

Qui pourrait le faire ?
L’entrepreneur type qui pourrait créer du contenu pour le web ou les mobiles, c’est vous. Oui, vous et moi. Pour démarer dans le business du contenu, vous n’avez pas besoin d’avoir effectué des études spécifiques. Vous avez juste besoin de savoir ranger des informations avec un minimum de structure.

Qu’est ce que ça faudrait ?
Une fois les informations rangées, il vous restera à savoir les présenter en tenant compte des besoins des internautes ou des entreprises qui raffolent d’information. C’est aussi le lieu de rajouter de la valeur afin de les vendre encore plus chère.

Par exemple, lister les petits commerces d’un quartier est déjà pas mal. Si l’on estime que vous vendez 200frcfa chaque élément de la liste, vous pourriez monter jusqu’à 1000frcfa si vous y rajoutez une photo (meme prise avec un téléphone portable), et un numéros de téléphone fonctionnel. Vous pourriez aller encore plus loin (2000frcfa) si vous y ajoutez un comparatif. Imaginons que vous metez en parallèle le chiffre d’affaire et la localisation vis-à-vis des axes routiers centraux. Disons que vous décidez de ne plus vendre la liste mais de permettre aux intéressés de souscrire à un abonnement afin que pour chaque nouvel enseigne intégrée, ils puissent recevoir une notification. Vous avez là une nouvelle entrée d’argent qui demande encore moins d’effort.

Allez, au boulot ! Mettons l’Afrique en ligne.

Si j’avais 4 mots à adresser aux afritechpreneurs

IMPORTANT : afritechpreneur désigne un entrepreneur africain (quelqu’un qui vit ou travaille en/pour l’Afrique) des technologies.

À plusieurs reprises l’ont m’a demandé sur facebook ou twitter des conseils et topos pour commencer un buisness (dans les technologies) en Afrique. Pour la plupart ce sont des africains de la diaspora qui souhaitent rentrer et évitez le syndrome de l’entrepreneur hors-sujet. Mais à coté, de plus en plus de personnes vivant sur place projettent de se lancer dans une aventure entrepreneuriale. Avec les 4 conseils suivants qui sont plus ou moins spécifiques à l’Afrique, je vais donner des éléments de réponse qui sont intimement liés à ma propre expérience sur le terrain.

1. Commencer sans attendre, par exemple, la fin d’une situation politico-sociale à priori défavorable à l’investissement. Ses évènements sont partie intégrante de notre vie en Afrique car le continent est jeune. Il faut savoir les accepter et s’organiser pour travailler dans les conditions qu’ils nous imposent. Vous ne serez jamais aussi prêt que lorsque vous aviez décidez la première fois d’entreprendre. C’est à ce moment-là que votre optimisme est à son plus haut niveau. Commencer, c’est aussi prendre le temps de recueillir des informations sur ce dont a besoin la tranche de la population pour laquelle vous avez décidé de lancer votre produit/service.

Quoi qu’il arrive vous ferrez des erreurs (et même de grosses erreurs). Il n’y a pas lieu de s’affoler lorsque cela survient. Bien au contraire ce sont des occasions qui vous permettent d’en savoir plus sur vous même, vos capacités et vos limites.

En Afrique (et surement dans d’autres régions du monde aussi) certaines choses fonctionnent à un rythme qui peut paraitre assez lent lorsqu’on vient de l’occident. Vous gagnerez donc à entamer des procédures et démarches le plus tôt possible. C’est aussi l’occasion de vous constituer un excellent carnet d’adresse.

2. Construire une communauté

Le canal publicitaire le plus puissant en Afrique est le bouche-à-oreille. Prenez donc le temps de parler de vos produits au gens qui vous entourent en n’hésitant pas à leurs donner des échantillons. Si vos finances vous le permettent, recrutez des personnes qui pourront passer dans les lieux publiques pour en parler (s’il s’agit de produit grand publique).

3. S’entourer de partenaires

Bienvenu dans la partie du monde ou l’on ne peut presque rien réussir tout seul. Il faut vous entourer de personnes/entités déjà présentes localement et qui bénéficient d’un minimum de crédibilité auprès de la population.

4. Servir vos clients

Démarquez-vous de vos concurrents en vous mettant au service de vos clients. Mon expérience me permet de dire que dans les différents secteurs économiques, le client n’est pas roi en Afrique. Bien entendu, quelques acteurs font des efforts. Mettez-vous au service de vos clients. Acceptez leurs caprices, vous en ferrez des commerciaux pour votre produits.

il y a bien entendu d’autres mots que pourrai adresser aux futurs afritechpreneurs. Si, vous aussi avez envie de partager votre expérience, n’hésitez pas à le faire en commentant ce billet.

Du manque d’applications web et mobiles afro-africains vers une africa web/apps store

« En informatique, une application Web (aussi appelée site  WebApp) est un logiciel applicatif manipulable à partir d’un navigateur Web. De la même manière que les sites Web, une application Web est généralement placée sur un serveur et se manipule  l’aide d’un navigateur Web, via un réseau informatique (Internet, intranet, réseau local, etc.). » – Wikipedia.

Il y a quelques semaines je me demandais pourquoi nous avions si peu d’applications Web/mobile produites par des africains d’une part et des applications résolvant des problèmes spécifiques au contexte africain d’autre part. En plus de mon expérience personnel, j’ai effectué des appels à témoin dans la semaine qui vient de s’écouler via Twitter et facebook. Voici un résumé de ce qu’il en ressort :

Des pays sur liste noire

Les réseaux mobiles de certains pays d’Afrique tels que la Côte d’Ivoire n’ont toujours pas accès aux Apple App Store et autres appShop. Vous pouvez donc posséder un Iphone dans ces pays sans pouvoir profiter des quelques 350 000 applications de l’App Store. Il en est de même pour l’android market. Avec cette situation, les développeurs locaux ne risquent pas de se lancer dans la production d’applications pour ces plateformes.

Du coté des Opérateurs (les Telcos)

Les opérateurs mobiles sont désormais au coeur de l’activité économique dans les pays africains. Vous trouverez très peu d’événements dans lesquels ils ne sont pas sponsors ou partenaires. Ils ont donc le « pouvoir » de toucher une grande partie de la population en très peu de temps. Malheureusement il existe très peu d’actions qui visent à encourager le développement d’applications spécifiques à l’Afrique. La plupart des opérateurs ne possède à ce jour pas de politique/projet qui vise à mettre à disposition des utilisateurs, des applications développées par des développeurs locaux. Un projet comme Orange Tunisie AppShop gagnerait à être répliqué. Tout le monde en sortirait gagnant. Pour les opérateurs c’est une opportunité d’avoir une source de revenu supplémentaire sans réellement produire. Pour les développeurs c’est une occasion de vivre de leur art. Pour les utilisateurs, un choix de plus en plus large et enfin pour l’industrie dans sont ensemble cela ne peut être que bénéfique. Pour l’instant, la majorité des opérateurs mobiles préfère produire eux même leurs propres applications.

Les développeurs

Bon nombre de développeurs africains n’ont pas encore la mesure du changement qu’ils peuvent apporter à leur environnement en produisant des applications simples mais utiles pour résoudre les problèmes de la vie quotidienne en Afrique. L’Afrique du Sud, le Nigeria, et maintenant le Kenya et le Ghana font partie des quelques pays ayant entrepris la « révolution des développeurs africains« . Pour la campagne électorale de l’élection présidentielle au Nigeria par exemple, le Candidat (et désormais Président) Goodluck a utilisé une application mobile qui fonctionne sur la plupart des smartphones. L’Ong Ushahidi possède une application mobile et un SMSSync.

Initiatives à promouvoir et à répliquer

  • Apps World Africa : Vise à explorer le capacité des applications à soutenir le développement dans les pays du tiers-monde.
  • PivotEast : un concours pour les développeurs d’application de l’Afrique de l’Est
  • Apps<4>africa : est un concours qui vise à mettre en lumière le talent des développeurs locaux du Kenya, de l’Uganda, du Rwanda et de la Tanzania et à exposer leurs capacité à utiliser les technologies pour un meilleur monde.
  • Android Developer Challenge – Afrique Subsaharienne : Afin d’accompagner les programmes de développement des développeurs africains, Google lance le concours Android Developer Challenge pour l’Afrique subsaharienne avec, à la clé, des récompenses pour les meilleures applications pour mobile. les gagnants des différentes catégories et chacun recevra 25 000 dollars américains
  • MobileHackAf : marathon de développement d’applications mobiles pour les pays d’afrique francophone.
  • ….

Des pistes

  • Certaines start-up et entreprises technologiques africaines sont déjà à mesure de produire des applications à fort impact. Il serait assez intéressant que les opérateurs mettent en place une procédure qui vise à valider et à intégrer les applications développées par des tiers.
  • Les Ong, associations et autre groupements actifs des technologies devraient aussi se rapprocher des opérateurs pour leur soumettre des campagnes de sensibilisation et de formation pour les développeurs locaux.
  • Les ingénieurs et développeurs expérimenté de la diaspora devraient partager leurs expériences.
  • Pour ma part je m’engage à organiser des sessions de formation dans la ville d’Abidjan (et éventuellement dans d’autres villes, si le temps et les moyens le permettent.) pour emmener les développeurs locaux à produire leurs propres applications en se basant sur les spécifications des différentes plateformes (Android, app store, …). Un challenge à la clé ne ferait pas de mal. Pour un tel projet une collaboration avec l’un des opérateurs mobile est nécessaire.

Finalement, J’ai décidé de lancer AFRICAPPSTORE, un portail pour présenter les applications web et mobiles développées pour l’Afrique. Pour l’instant il n’y a que la version en anglais qui est disponible.

Un développeur africain doit pouvoir vivre de son métier, s’il le maîtrise

J’ai récemment publié un article sur combien coûte un site web en afrique. Pour cet article j’ai éssayé de déterminer les facturations que peuvent faire des développeurs indépendants en me basant sur différents facteurs. L’un de mes collaborateurs a pris le temps de lire l’article et a manifesté son désaccord à propos des chiffres que j’ai avancé. Voici la conversation enrichissante :

May 31JY
je viens de lire ton article sur le cout des sites web

May 31Jean-Patrick Ehouman
ok, qu’en penses-tu ?

May 31JY
boff .. moi je suis pas dacord avec. c’est moins que ça (NDL : les revenus) pour les independants en générale

May 31Jean-Patrick Ehouman
haa, ok ! explique-moi s’il te plais.

May 31JY
si on prend le cas d’un developeur independant ils touche son blé (argent) en fonction des marchés qu’il trouve

May 31Jean-Patrick Ehouman
oui, en effet. Mais encore …

May 31JY
parce que, la encore faut qu’il trouve des marchés de site web à réaliser et c pas du tout evident.
Si on tiens compte de ce paramètre, un independant gagne peu par rapport a un développeurs qui est employé par une entreprise à temps plein.

May 31Jean-Patrick Ehouman
hum, je ne crois pas que ce soit le cas. Lorsque tu es indépendant, tu es sensé être très pointu et rapide. Et lorsque tu n’a pas de contrat locaux (en Afrique),tu peux postuler sur les plateformes en ligne. (NDL : sur ces plateforme, il y a des milliers de contrat de 50€ à 400€ pour une journée de travail.)

May 31JY
ah bon hin ??!

May 31Jean-Patrick Ehouman
Oui ! et être indépendant, c’est déjà savoir que ces plateforme existe. xxxxx (un développeur béninois, avec qui je me suis lié d’amitié et qui travaille aussi en Côte dIvoire) par exemple
gagne beaucoup d’argent sur ces plateforme (NDL : xxx dit que les contrats de 50$ cherche des développeurs en permanence. Pourquoi les africains ne prennent pas ces contrats ? )

May 31JY
ah ça je n’ai jamai try (éssayé)

May 31Jean-Patrick Ehouman
xxxx fait très souvent des missions d’une journée à 100€
haa si tu n’a jamais essayé, alors il faut que tu reconsidère ta position de développeur indépendant.
Un développeur c’est aussi ça. Il faut être très professionnel et connaitre toutes ces plateformes. Et surtout lire, lire pour découvrir puis maitriser.

May 31JY
ah oui vrai !

May 31Jean-Patrick Ehouman
😉 . Normalement quand tu es indépendant tu dois pouvoir gagner beaucoup plus. au moins 50% plus qu’un développeur qui est employé.
Mais cela demande que tu sois pointu. N’importe qui ne peut pas être indépendant. Il faut de l’organisation, de la rapidité et une grande maitrise de la technologie.

May 31JY
c’est sa !
Et comme nous on est debutant c pour sa c un peu difficile. je vois

May 31Jean-Patrick Ehouman
Mais tu sais le seul truc qui te manque ? c’est l’expertise. ça fait 2 ans qu’on se connait mais tu n’élève pas vraiment ton niveau. Ou du moins tu y va assez lentement.

May 31JY
oui en effet

May 31Jean-Patrick Ehouman
Si tu avais commencé les procedure que je t’avais indiqué il y a 2 ans, tu serais déjà au top. Tu gagnerais beaucoup d’argent en ce moment

May 31JY
tout a fait. Je voulais te demander un truc à ce propos : Est ce qu’une application web peut fair office de site web
?

May 31Jean-Patrick Ehouman
un site web est un ensemble de page web contenu dans un domaine

May 31JY
par exempple un client te demande de lui faire un site web pour qu’il puisse presenter son entreprise et il veut que tu y integre une boutique electronique

May 31Jean-Patrick Ehouman
une application web est un logiciel hébergé capable de produire un site web à la volet

May 31JY
ok..c sa

May 31JY
mais une boutique en ligne c bien une application web
n’est ce pas?

May 31Jean-Patrick Ehouman
oui. Mais lorsque toi tu l’installe sur ton serveur c’est un cms
car celui qui a créer le cms, lui il a créer une applcation web de type cms
mais toi tu UTILISE son application web comme cms

May 31JY
aaah dacord
je vois
vu qu’on ne developpe pas l’application en tant que tel on fait juste un integration

May 31Jean-Patrick Ehouman
oui c’est bien ça
ici on fait bien la différence
un développeur sait créer son propre CMS

May 31JY
ok

May 31Jean-Patrick Ehouman
puis-je utiliser notre conversation pour un article ?
ça va aider des gens
je ne mentionnerai pas ton nom

May 31JY
no pb boss
ok

May 31Jean-Patrick Ehouman
ok thx

May 31JY
pa de quoi

Développons pour les femmes

Hier, 17 Mai 2012, était la  journée mondiale des Technologies de l’Information et de la Communication. Pour cette année, le thème était « Women and Girls in Technologies« . Ce qui donne litteralement en francais « les femmes et les filles dans les technologies« . En suivant les différents évènements, qui ont eu lieu un partout dans le monde, pour cette journée, je me suis dis qu’il serait temps que les développeurs produisent plus d’applications destinées aux femmes.

ha, les femmes !
Je pars du constat selon lequel les femmes avec leur sensibilité sont plus disposées à s’engager que les hommes. Ne dit-on pas que « …lorsqu’une femme aime…elle ne lâche plus du regard, … elle complimente en permanence, … » ? Les nouveaux modèles de marketings en ligne étant basés sur l’engagement des utilisateurs, nous sommes en face d’une opportunité énorme. Supposons que les femmes apprécient une application, un article de blog. Vous pouvez déjà imaginer l’echos qu’elle en feront autour d’elle. Dubitatif ? Reférez-vous aux statistiques de viralité des articles concernant la vie de people ou encore ceux des magazines de bien-être en ligne.

De plus, la conversation est propre à la femme. Vous trouverez rarement une femme qui fuit une conversation. Bien au contraire, elle ne rate pas une occasion de dire les choses. Cette faculté me parait être un atout lorsqu’une femme décide de parler d’un produit et donc d’une application ou d’un article de blog qu’elle apprécie.

Pourquoi attendre ?
Si vous êtes développeur posez-vous une question simple : qu’est ce que ma copine/femme (ou tout simplement vos amies) aime faire avec l’ordinateur. Si vous décidez qu’elle aime jouer, alors développez un jeux simple, marrant, sans violence, et éventuellement qui succite de la sympathie (ou meme de la compation) et de la conversation. Les femmes aiment la Wii et ce n’est pas anodin. Savez-vous par exemple que la plupart des femmes qui se rendent sur les sites de rencontre cherchent avant tout quelqu’un à qui parler (conversation) ?

Avec akendewa, nous avons mis en place un formulaire dans lequel nous avons demandé ce que les femmes pourraient apporter à l’écosystème des technologies en Afrique. Bien que ce sondage ne soit pas encore clos, nous observons que la plupart des femmes qui prennent la peine de répondre pense que « les femmes par leur engagement, peuvent aider à vulgariser les Technolgies de l’information et de la Communication en Afrique ». On nous aura prevenu.

Les femmes sont à l’honneur, j’ai donc décidé d’écrire « Les Technologies au féminin – Parcours de 7 femmes qui ont su s’imposer dans les technologies en Afrique » pour le compte d’Akendewa.

Désolé les mecs cet article était pour nos femmes. Et je paris qu’il sera l’un des articles les plus lus/partagés de ce blog. Je donnerai les stats dans quelques jours.