Voici comment je suis devenu un blogueur professionnel en Afrique

« Le contenu, ROI d’Afrique » est le thème d’une série de 3 conférences que j’animerai à Abidjan de Décembre 2012 à Janvier 2013. Il s’agira de faire l’état des lieux de la présence du contenu digital africain sur le web et les réseaux mobiles, tout en présentant l’opportunité actuelle. Et ceci, en m’appuyant sur mon expérience personnelle et celle de blogueurs africains dont j’ai suivi l’évolution ces 4 dernières années.

Si j’avais fait des études de marketing  je serais devenu un blogueur professionnel.

Si j’avais fait des études d’économie ou de droit je serais devenu un blogueur professionnel.

Si j’avais fait des études d’histoire, d’art, de philosophie, … je serais devenu un blogueur professionnel.

Si je n’avais pas fait d’études et que j’avais entendu parler des blogs, je serais devenu un blogueur professionnel.

J’ai eu la chance de faire des études de maths et de technologies puis d’entreprendre dans ce domaine, et je suis très heureux aujourd’hui d’être un blogueur professionnel. Pourquoi pas vous ? Peut être que ce qui vous manque pour l’instant c’est l’accompagnement, la culture, l’exemple. La fameuse preuve qui vous fera dire « c’est vraiment possible, j’essais ». Vous aurez tout ceci lors de la première de cette série de 3 conférences que j’animerai à l‘Université Méthodiste de Côte d’Ivoire pour le compte d’Akendewa, ce Samedi 15 Décembre à 10h. Le thème de cette série est tout simplement « Le contenu, ROI d’Afrique« . et le sujet de cette première conférence sera « Devenir un blogueur professionnel en Afrique, c’est possible ».
Il est claire que si je vous explique « comment je suis devenu un blogueur professionnel en Afrique« , il y a plus de chance que vous vous lancez. Pour cette première, je prendrai donc le temps de parler de mon parcours personnel tout en vous indiquant les bonnes pratiques et les « pièges » à éviter. Si vous pensez venir juste écouter un orateur, alors vous serez deçu. Cette conférence sera interactive. Il y a tellement à dire sur le contenu africain en ligne que nous avons besoin d’échanger nos idées afin d’établir « ce qui marche ».
Pour participer à la conférence, inscrivez-vous à l’aide du lien suivant http://akendewa-session13-eorg.eventbrite.fr/?ebtv=C

Si j’avais 4 mots à adresser aux afritechpreneurs

IMPORTANT : afritechpreneur désigne un entrepreneur africain (quelqu’un qui vit ou travaille en/pour l’Afrique) des technologies.

À plusieurs reprises l’ont m’a demandé sur facebook ou twitter des conseils et topos pour commencer un buisness (dans les technologies) en Afrique. Pour la plupart ce sont des africains de la diaspora qui souhaitent rentrer et évitez le syndrome de l’entrepreneur hors-sujet. Mais à coté, de plus en plus de personnes vivant sur place projettent de se lancer dans une aventure entrepreneuriale. Avec les 4 conseils suivants qui sont plus ou moins spécifiques à l’Afrique, je vais donner des éléments de réponse qui sont intimement liés à ma propre expérience sur le terrain.

1. Commencer sans attendre, par exemple, la fin d’une situation politico-sociale à priori défavorable à l’investissement. Ses évènements sont partie intégrante de notre vie en Afrique car le continent est jeune. Il faut savoir les accepter et s’organiser pour travailler dans les conditions qu’ils nous imposent. Vous ne serez jamais aussi prêt que lorsque vous aviez décidez la première fois d’entreprendre. C’est à ce moment-là que votre optimisme est à son plus haut niveau. Commencer, c’est aussi prendre le temps de recueillir des informations sur ce dont a besoin la tranche de la population pour laquelle vous avez décidé de lancer votre produit/service.

Quoi qu’il arrive vous ferrez des erreurs (et même de grosses erreurs). Il n’y a pas lieu de s’affoler lorsque cela survient. Bien au contraire ce sont des occasions qui vous permettent d’en savoir plus sur vous même, vos capacités et vos limites.

En Afrique (et surement dans d’autres régions du monde aussi) certaines choses fonctionnent à un rythme qui peut paraitre assez lent lorsqu’on vient de l’occident. Vous gagnerez donc à entamer des procédures et démarches le plus tôt possible. C’est aussi l’occasion de vous constituer un excellent carnet d’adresse.

2. Construire une communauté

Le canal publicitaire le plus puissant en Afrique est le bouche-à-oreille. Prenez donc le temps de parler de vos produits au gens qui vous entourent en n’hésitant pas à leurs donner des échantillons. Si vos finances vous le permettent, recrutez des personnes qui pourront passer dans les lieux publiques pour en parler (s’il s’agit de produit grand publique).

3. S’entourer de partenaires

Bienvenu dans la partie du monde ou l’on ne peut presque rien réussir tout seul. Il faut vous entourer de personnes/entités déjà présentes localement et qui bénéficient d’un minimum de crédibilité auprès de la population.

4. Servir vos clients

Démarquez-vous de vos concurrents en vous mettant au service de vos clients. Mon expérience me permet de dire que dans les différents secteurs économiques, le client n’est pas roi en Afrique. Bien entendu, quelques acteurs font des efforts. Mettez-vous au service de vos clients. Acceptez leurs caprices, vous en ferrez des commerciaux pour votre produits.

il y a bien entendu d’autres mots que pourrai adresser aux futurs afritechpreneurs. Si, vous aussi avez envie de partager votre expérience, n’hésitez pas à le faire en commentant ce billet.

Les leaders africains des technologies à suivre sur Twitter : CNN ne parle pas français ?

IMPORTANT : Le seul objectif de cet article est de profiter de l’opportunité qu’offre CNN pour faire connaître les personnes qui font des choses remarquables en Afrique Francophone. Loin de moi l’idée de « corriger » l’article de CNN. 

Ce matin, j’ai découverts une très belle page sur l’un des sites de CNN. Il s’agit d’une liste des 10 leaders Tech africains à suivre sur Twitter selon CNN. J’aime beaucoup cette liste car les personnes citées sont effectivement assez actives en ligne et sont des modèles à suivre. Le problème ? aucun francophone ! CNN ne parle-t-il pas français ou y’a-t-il aucun francophone qui aurait pu être à la place de l’une des personnes citées ?

L’Afrique est presque divisée en deux. D’un coté les anglophones, et de l’autre les Francophones. Ce sont les deux langues les plus parlées sur le continent. Il faut noter que sur le continent l’on parle aussi arabe (principalement dans les pays du Magrheb qui fait partie de l’Afrique) et portugais (en Angola par exemple).

Il y a 21 pays en Afrique (environ 350 millions de personnes) dont la langue officielle est le Français. En plus de ces 21 pays, il y a 5 autres dont le Français est aussi une langue officielle (la deuxième). Il s’agit de l’Algérie, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie qui sont des pays dont la première langue officielle est l’Arabe. Le 5ème pays étant Maurice. Pour en savoir plus sur l’Afrique francophone, je vous recommande cette page wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Afrique_francophone

Dans tous ces pays, il y existes des passionnés et des leaders de technologies qui publient régulièrement sur Twitter. Ces personnes passent beaucoup de temps à créer ou a mobiliser les différents acteurs de cette industrie pour en tirer le meilleur. Tout y passe. Évènements,applications, mouvements, collaborations pour des projets, recherche de fond, interactions avec les autorités, campagne de E-alphabétisation, … La liste est longue. En Côte d’Ivoire par exemple, depuis ces deux dernières années, il ne se passe pas une seule semaine sans un évènement. Et ça a commencé bien avant du coté de Dakar au Sénégal. Ci-dessous quelques unes des activités organisées par les francophones. Je rappelle que la liste est rès longue. Mais ce n’est pas l’objet de cet article.

Si des personnes avec à leur tête des leaders identifiés font donc du boulot remarquable, comment se fait-il qu’elles n’aient pas été citées dans cet article de CNN ? Lorsque l’on regarde de près les critères (« comments on the role technology plays in boosting entrepreneurship and empowering communities in Africa ») avancés, on est en mesure de produire une dizaines de francophones. Les critères sont :

  • une grosse quantité de tweets « pertinents » dans le but de participer à l’évolution des technologies

  • une audience (followers) de qualité et surtout diverse

  • une interaction permanente avec les internautes

  • la capacité à incité les africains à entreprendre et à tirer le meilleur des technologies

Pour répondre à cette question, je souhaite procéder par hypothèse car seul l’auteur de cet article de CNN pourrait nous donner une réponse exacte. En attendant cette réponse, voici quelques que raisons qui pourraient être à la base de ces omissions.

Peut être que les leaders africains francophones dans les tech ne publient pas assez sur twitter
Bien que ce fut le cas il y a quelques années et bien que les anglophones aient été les premiers à prendre d’assaut les réseaux sociaux, je pense que désormais, les francophones publient autant que les anglophones. Certes, je ne dispose pas d’études approfondies à ce propos, mais si je m’en tiens aux différents fils que je suis sur twitters, l’on peut parler de quasi égalité avec une balance qui pencherait vers les francophones suite aux élections présidentielles de différents pays depuis 2010. Je parle plus de ratio (tweet/habitant). Ces leaders francophones n’ont pas hésité à initier des projets (tels que Sunu2012 et #CIVsocial) communautaires pour le monitoring de ces élections. Aussi, je vois souvents ces memes personnes publier toutes sortes d’informations pouvant aider les africains à comprendre le bien-fondé des technologies.

Peut être que les actions des leaders francophones des technologies en Afrique ne sont pas aussi importantes
Je pense que leurs actions sont toutes aussi importantes. Tant par la méthodologies utilisée que par la qualité des actions et les résultats observés.

Certes @Fasokan (de son vrai nom « Boukary Konaté« . Si vous ne suivez pas ce monsieur sur twitter, vous ratez une occasion de voir une afrique qui se transforme depuis ces régions les plus réculées) n’a jamais réussi à lever des centaines de millions de dollar pour ces projets, mais il a beaucoup de mérite quand on sait que grâce à lui les villageois des zones reculées du Mali arrivent à se faire connaitre du monde en tenant un blog. Sur twitter, ce monsieur, qui est à la base institueur (professeur des écoles) a déjà publié plus de 11 330 posts qui touchent plus de 1 900 personnes à chaque fois. Et tenez-vous bien il publie tant en Bambara (Langue africaine parlée au Sénégal, en Mauritanie, au Mali, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée, …) qu’en français. Combien de blogueurs connaissez qui ont réussi l’exploit de dynamiser l’une des langues les plus parler sur le continent ? Ne cherchez pas, il n’y en a pas beaucoup. Je ne dis pas qu’il faut retirer l’un des leaders de la liste de CNN pour faire apparaitre Fasokan. Je dis juste qu’en terme d’accomplissement, il a fait quelque chose que très peu de personne ont fait sur le continent avec des moyens bien au delà de ce dont dispose Boukary.

Saviez-vous que @yoroba (Israel Yoroba – déjà meilleur blogueur francophone) a réussi à mettre en place un réseau de sites d’information de proximité dans plusieurs pays d’Afrique Francophone ? Et là je vous parle d’un impact sur un large publique. Cliquez ici pour en savoir plus sur @yoroba.

Je peux aussi vous parler de @tidjanedeme (Tidjane Deme – responsable du bureau de Google Afrique francophone). Au delà de représenter la plus grosse société de l’internet en Afrique francophone, Tidjane passe du temps à discuter avec les développeurs et les passionnés de technologies. Il ne rate pas une occasion d’inciter ces personnes à être présentes en ligne et à mettre en place des choses utiles grâce aux technologies.

La liste est longue, et j’ai évité de mentionner les personnes qui ont batit des grosses boites technologiques en partant de presque rien et qui passent leurs journées à publier sur twitter pour émuler l’industrie technologique en Afrique.

L’Afrique anglophone est beaucoup plus avancé dans les technologies
En effet la partie Anglophone de l’Afrique a une avance considérable par rapport à la partie francophone. L’Afrique anglophone a beaucoup plus d’investissement dans le secteur technologique et on assiste à l’émergence de politique axées sur cette industrie. Les résultats sont là. Un rapport récent indique que plus de 20% du PIB du Kenya a transité par M-Pesa (money electronique au kenya). Les gouvernants des pays francophones gagneraient donc à suivre les conseils et recommandations de leur leaders technologiques pour rattraper rapidement ce retard.

Aussi les développeurs anglophones sont beaucoup plus présents et produisent beaucoup plus. Mais ce retard est surement en train d’être rattrapé grâce aux actions des activites.

Ou tout simplement peut être que les anglophones (CNN) ne parlent pas français
Au lieu de continuer à émettre des hypothèses, j’ai préféré m’arrêter sur cette dernière. Visiblement, elle a l’air un peu provocatrice, mais rassurez, mes intentions sont loin de la provocation ou de celles d’un donneur de leçon.

Si vous êtes africain francophone, et que vous avez fait des études jusqu’au moins au collège, vous avez surement déjà eu l’occasion d’apprendre le minimum pour lire et comprendre un texte en anglais. Si vous avez fait des études supérieures das les technologies, dans la finance, le marketting alors forcément vous avez ce qu’il faut pour l’anglais.

A contrario, les anglophones n’ont pas cette chance d’apprendre le français aussi bien. L’une des raisons est la différence du système éducatif. Pendant que les francophones essaient de s’armer au maximum avant d’avoir le bac, les anglophones, eux se contentent du minimum pour ensuite mettre l’accent sur l’apprentissage dans les études supérieures.

Il est donc fort à parier qu’en règle générale, les francophones savent ce qui se passe chez les anglophones tandis que ces derniers ont du mal à suivre ce qui chez passe chez nous les francophones. Cette situation peut donc être l’une des raisons principales de ces listes exclusivement anglophone.

L’opportunité
Il y a donc une opportunité à saisir. Celui qui arrivera à proposer la meilleure solution pour que ces deux afriques (francophone et anglophone) fassent tomber cette énorme barrière de la langue, contribuera énormément à l’évolution rapide des technologies de l’information sur le continent. En attendant, j’essaie pour ma part de poster dans les deux langues et de traduire des tweets que je trouve utilies pour l’une ou l’autre afrique. Aussi, des persones telle que @diabymohamed et @nnenna(vous avez dit leader ? en voici !) qui publie « dans la langue de l’idée », font un grand bien aux différentes communautés.

Et notre liste ?
On serait tenté de faire une liste francophone. Mais ce serait ignorer la valeur qu’apportent tous ces anglophones à l’Afrique des technologie. Aussi je souhaite qu’on établisse une liste de 25 anglophones et une liste de 25 francophones à suivre sur twitter quand on parle de « contribuer à l’évolution des technologies en Afrique ». Avec un peu de chance CNN la publiera.

Si vous avez lu cet article jusqu’au bout, aidez-moi à mettre en place cette liste en commentant avec votre propre liste de personnes que vous aurez identifié. Il n’y a ni premier ni dernier. Plus il y aura de liste, mieux sera la liste définitive. Voici les critères que vous pouvez prendre en compte :

  • L’audience (followers/fan) : la quantité de personnes connecté au leader en question.

  • La qualité des publications : il s’agit ici de savoir si la majorité des publications de cette personne viennent contribuer à la vulgarisation et à l’évolution des technologies en Afrique. Un plus serait accorder à ceux qui tiennent un blog et au tweets originaux (qui ne sont pas des RT)

  • Les initiatives : cette personne initie-t-elle des actions pertinentes pour faire entrer les technologies dans la vie des africains ?

  • Les interactions : il s’agit de vérifier si la personnes interagit avec les internautes

On aurait pu en parler pendant des heures mais bon je m’arrête là. N’hésitez pas à contribuer à cette discussion en commantant.

Les Afritechpreneurs à l’oeuvre : Introduction

Afritechpreneur, n’est pas un terme présent dans les dictionnaires. C’est une contraction de « Entrepreneur des Technologies en Afrique », que j’ai crée de toute pièce pour désigner une personne qui entreprend en Afrique dans le domaine des technologies.

Pour que naisse un environnement dynamique pour l’industrie des technologies dans un pays, une région, une ville, il faut 4 choses :jpehouman : les afritechpreneurs à l'oeuvre

Si un jour la Cote d’Ivoire souhaite prendre part au concert des nations africaines qui pilotent la machine technologique sur ce continent, elle doit tout mettre en oeuvre pour que ces 4 éléments soient réunis et collaborent.

Des personnes ont commencé des choses et essaient de faire bouger l’industrie des technologies dans ce pays. Il devient donc important de promouvoir leur travail et surtout faire connaitre les méthodes qu’elles ont utilisé pour accomplir leurs oeuvres. C’est surement en présentant ces choses que des vocations pourront naitre assez rapidement.

Je souhaite dans cette serie de billets parler de ceux qui font bouger les choses par leur audace que l’on peut percevoir à travers les risques et les paris qu’ils prennent. C’est aussi le lieu de les confronter à leurs confrères/concurrents qui se trouvent dans d’autres région du monde. Je ne serai surement pas exhaustif, mais je ne manquerai pas de produire une nouvelle version dans quelques mois afin de vous faire découvrir encore plus de personnes aux histoires toutes aussi pleine d’inspiration, de volonté et d’audace. Cette liste m’est intimement liée car elle concerne des personnes avec qui j’ai bcp interagis. C’est aussi la liste des entrepreneurs qui échangent beaucoup avec les internautes sur les réseaux sociaux ou à travers des forums et/blog. C’est pour moi la définition meme de l’afritechpreneur.

Puis nous nous sommes penché sur le contenu africain en ligne

Lors de la deuxième édition, Akendewa avait presque un an. Ces membres avaient déjà acquis une certaine notoriété dans l’espace tech en Cote d’Ivoire. Si certains faisaient déjà le bonheurs des internautes locaux, d’autres séduisaient au delà des frontières de la Cote d’IVoire.

Placé sous le thème de « Les contenus africains face à l’écosystème du Web« , la deuxième édition de Barcamp Abidjan a plus que tenu ses promesses en réussissant à faire venir toute une équipe de Google Afrique. Nous avons ainsi pu aborder le problème de l’absence de contenu africain en ligne. Ce fut aussi le lieu de parler des opportunités pour d’éventuels entrepreneurs qui souhaiteraient se lancer dans la production de contenu. Le contenu étant ce qui a le plus de valeur dans la plupart des systèmes d’information, il était donc important d’insister sur le fait que plus les africains mettront en ligne leur quotidien, leur productions, leur histoire, …, plus l’intérêt pour l’Afrique sera forte.

Face au plagiats et à la copie non légales des contenus en Cote d’Ivoire, certains participants ont jugé opportun de mettre sur pieds un syndicat des producteurs de contenu de Cote d’Ivoire. Nous nous étions donné rendez-vous en Février 2011 pour la troisième édition. Malheureusement, nous avons été obligé de modifier cette date à cause de la crise politico-militaire en Cote d’ivoire.

11 raisons pour lesquelles les développeurs africains devraient produire des applications mobiles

Il y a des tas de raisons pour lesquelles les développeurs africains devraient se lancer pour mettre en place des applications pour les différentes Apps Store existantes. Voici les 11 que j’estime être les plus pertinentes.

  1. Le développement d’applications mobiles necessite très peu de ressources humaines : Un seul développeur peut à lui seul mettre en place une application mobile en très peu de temps.

    © csaba fikker
  2. Le manque de contenu africain en ligne : A ce jour, l’Afrique est toujours très peu présente en ligne comparé aux autres régions du monde. C’est donc une opportunité de faire partir des pionniers. Il y a de la place pour tout le monde. Et une place de choix pour les premiers arrivants.
  3. Les tendances montre que l’Afrique a fait le choix des appareils mobiles en lieu et place de l’ordinateur. Ainsi, l’on s’attend à un usage de plus en plus important des téléphones mobile et des tablettes.
  4. L’on se soustrait de la recherche de capitaux. la poupularité d’une application mobile attire plus rapidement et inévitablement lesinvestisseurs qui passent du temps à s’informer sur les applications les plus populaires,
  5. Facile a mettre sur le marché. Il suffit de la charger sur le « store » appropriée,
  6. De nombreux tutoriaux sont disponibles pour les principaux terminaux que produisent RIM (blackberry), Apple (iphone, ipad, …), nokia, google (Androïd), facebook, twitter, …
  7. Le principe même des API facilite le développement,
  8. Dans les mois qui suivent de nombreux smartphones low-cost seront disponibles dans les pays africains a des tarif très intéressants,
  9. Vous n’avez pas besoin d’une équipe commerciale pour commencer. La plateforme (appStore par exemple) vous permet de faire la promo de votre application grâce aux outils intégrés. De nombreux blogs spécialisés, listent les applications dès leur sortie. ils en font donc la promo pour vous gratuitement,
  10. Les transactions financière sont facilitées par la plateforme qui vous soustrait de l’intégration (souvent pas très facile) de solutions de paiement,
  11. En 2012, il y aura plus de smartphones que de Pc et Mac (desktop+notebook).

Finalement parce que : ça ne vous coute pas grand chose de développer une application qui résoleverait un problème récurrent identifié en Afrique. A moins que vous souhaitez rester utilisateur.

Et vous, pensez-vous qu’il existe d’autres raisons ? Lesquelles ?

Les web-entrepreneurs africains devraient regarder autour d’eux

On est peut être pas née sous la même étoile.
Contrairement aux occidentaux et aux Asiatiques, en Afrique les entrepreneurs des technologies doivent à tout moment faire face à l’absence d’infrastructure, au manque de moyen et d’exemples proches. Il ne faut pas non plus perdre de vu les situations politiques instables de nos pays.

Mais le capital humain est ce qui fait la différence.
Tous savons que l’homme en général est de nature à s’adapter à son environnement. Il est donc question de savoir comment les africains développent et mettent en œuvre leur ingéniosité dans un environnement aussi hostile à l’entrepreneuriat afin de faire naitre une réelle valeur ajoutée universelle. Se posent-ils les bonnes questions ? se comparent-ils aux bonnes personnes ? Ce sont des questions qui permettent de s’entourer des personnes compétentes. Ce qui s’est passé dans la Silicon Valley (Californie) peut se reproduire en Afrique si des hommes et des femmes avec des compétences complémentaires se fixent les mêmes objectifs.

Des choses universelles
Partout dans le monde ce sont les mêmes outils et logiciels qui sont utilisés pour la création d’applications/site/services en ligne. Il n’y a donc pas d’excuse à la médiocrité lorsqu’il s’agit du « savoir faire » et surtout du « savoir manipuler ». Il faut éviter de réinventer la roue lorsqu’il s’agit de procédés de production ou de process de développement. Car ces choses ont déjà fait leur preuves ailleurs et on été améliorées par retour d’expériences. Il n’y a pas de honte à copier sur l’occident qui a déjà commis des erreurs dans le passé. Ces erreurs ont donnée naissance à des principes et autres patrons de conception (design patterns) dans de nombreux domaines d’activité incluant les technologies et la gestion des ressources humaines. C’est cette gestion même qui nécessite des attitudes telles que le respect des collaborateurs et oblige le « Chef » à montrer l’exemple par son travail et sa capacité à écouter et à prendre en compte les critiques.

Enfin, quelque chose qui est surement culturelle et que l’on devrait s’atteler à résoudre en Afrique , « le court-termisme ». Les entrepreneurs africains doivent intégrer le fait qu’il faut du temps et beau de travail pour obtenir de bons résultats. Ils doivent donc planifier leurs aventures sur plusieurs années et améliorer leurs méthodes de travail au fil du temps car aucun géant n’est née du jour au lendemain.