Voici pourquoi j’ai postulé à YALI, le programme de Jeunes Leaders africains du Président Barack Obama

Le « pourquoi » de votre implication dans une oeuvre ou une action est fonction de votre niveau d’engagement dans cette action/initiative. Implicitement votre engagement déteint sur les résultats que vous produirez. Je souhaite partager avec vous le « POURQUOI » de ma participation à l’aventure Young African Leaders Initiative (YALI). A travers ce « pourquoi », vous découvrirez les raisons de ma forte implication dans ce programme et ce que j’ai pu tirer de ces 6 semaines de cours et des deux sommets qui ont suivi.

Au fond, même s’il existe un « pourquoi », ce que je vais vous dévoiler ici ce sont tous ces « sous-pourquoi ». Cet ensemble de petites raisons qui ne sont pas forcément liées, mais qui lorsqu’elles ont été réunies, m’ont permis de me dire : « ça y est, je me lance ».

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La principale raison, pour laquelle, j’ai participé à YALI, se découvre à partir de ma vie de ces 5 dernières années. 5 années durant lesquelles je me suis donné pour mission de « dynamiser à mon humble niveau l’écosystème des technologies en Côte d’Ivoire, afin d’emmener les uns et les autres à améliorer leur vies grâce à ces technologies ».

Dans cette mission qui se matérialise par la création d’Akendewa (Organisation dont la nouvelle mission est de « co-créer un environnement favorable a une économie numerique » ? ) ainsi que mon travail au sein de cette organisation, je me suis exposé à des choses nouvelles. Parmi ces choses, il faut compter ma position de « modèle » pour une catégorie de jeunes ivoiriens et africains. Et c’est là que tout commence.

Nous sommes en Janvier 2013, et je découvre sur internet des informations concernant la participation de jeunes leaders africains à une rencontre à la Maison Blanche avec le président Obama. Je décide donc de chercher à savoir ce qui a valu leur sélection. En gros « pourquoi eux ? ». Dans mes recherches je tombe sur un appel à candidature pour un programme qui implique une formation universitaire, un sommet présidentiel avec le Président Obama ainsi qu’un accompagnement sur plusieurs années. Je venais de découvrir YALI (Young African Leaders Initiative) dans sa nouvelle forme.

A ce moment là, ma première préoccupation est « Dans nos pays (et aussi ailleurs), il y a toujours cette histoire de ‘fils/fille de’ lorsqu’il s’agit de faire bénéficier ce type de programme à des jeunes ». Pour en avoir le cœur net, je m’attarde sur les critères de sélection. Après avoir lu ces critères, je me dis, « on y va pour la compétition ». En effet, les critères de sélection mentionnent le fait que ce programme est compétitif et qu’il suit un processus de sélection bien défini.

Je décide donc d’entrer en compétition pour faire partie de YALI parce que je me dis « Voici une ultime occasion pour moi de savoir si ce que j’ai accompli ces 5 dernières années a eu un échos ou un éventuel impact ». Pour moi, si je ne suis pas sélectionné, alors il faudrait que je réorganise ma stratégie qui vise à  accomplir la mission sus-mentionnée, que je ma suis donné à travers Akendewa.

La seconde raison de ma candidature réside dans le fait qu’en 2006, j’avais arrêté mon boulot d’ingénieur de développement pendant 3 mois, pour me préparer à rentrer dans une université américaine. Je ne suis pas allé au bout de mon souhait malgré ces séjours passé à Tampa Bay (en Floride) pour découvrir le monde universitaire américain, qui je ne vous le cache pas, me fascine. YALI dans sa nouvelle forme représentait donc une opportunité pour moi d’en rajouter sur mes connaissances et savoir-faire à travers une perspective américaine.

J’ai donc postulé d’une part pour savoir si les actions communautaires et sociales que j’avais accompli à travers Akendewa étaient pertinentes et d’autre part je me disais qu’il y avait là une opportunité pour moi de vivre la vie d’étudiant que j’avais souhaité vivre 8 années plus tôt.

Mais ces raisons à elles seules n’étaient pas suffisantes quand on sait qu’une preuve de la pertinence d’Akendewa était le « Prix CEPS-UNESCO pour l’Entrepreneuriat des Jeunes et la Culture de la Paix en Afrique » que nous avons remporté en Octobre 2013. Et aussi, si je désire tant revivre la vie d’étudiant, il me suffit de faire un dossier pour un cursus dans l’une des universités de mon choix.

Meme si ce prix reste la distinction la plus importante qu’a recu Akendewa, je disais que cette fois-ci nos actions communautaires allaient être reconnues par le département d’Etat américain. Ce qui constituait pour moi, une reconnaissance complémentaire à ce Prix que nous avions remporté. Aussi, pour l’université, j’allais me retrouver dans une situation ou j’allais bénéficier de l’une des meilleure formation pour entrepreneur sans avoir à payer la scolarité . Et quand on sait combien coûte l’université aux USA, on est bien content d’y avoir accès sans sortir le moindre sous.

Ceci dit, il me fallait des raisons supplémentaires pour définitivement m’assurer que Young African Leaders Initiative était quelque chose à laquelle je devait impérativement participer. Parmi ces raisons figurent le fait que j’aillais me confronter à d’autre jeunes leaders d’afrique dont je ne savais pas grand chose et dont je n’avais aucune idée de la culture, de leurs challenges et des solutions qu’ils apportaient aux problèmes de leurs communautés.

Côtoyer ces personnes allait me permettre d’agrandir mon réseau. Pour tout entrepreneur, le réseau est tout aussi important que les clients que l’ont satisfait grâce à nos produits et services. YALI allait me permettre d’avoir des partenaires dans des pays comme le Mozambique, l’Uganda, la Mauritanie, l’Angola, … Des pays dans lesquels je n’ai jamais mis pieds et pour lesquels je n’avais pas encore eu l’occasion d’envisager même y aller.

Enfin, j’ai participé à YALI parce qu’en plus des raisons citées un accès au financement pour des projets était possible. Le programme consacre plus de $5 millions pour soutenir financièrement les porteurs de projets prometteurs. Pourquoi ne pas tenter ma chance.

J’imagine que chacun des participants de ce programme a ses raisons personnelles qui l’ont poussé à postuler à ce programme, mais en ce qui me concerne, le tableau que je viens de vous exposer à travers mes propres raisons était la base de mon engagement.

La suite de cette aventure que j’ai décidé de vous raconter vous aidera à comprendre comment chacune de ces raisons a conditionné mon engagement dans ce programme.