Metier : développeur d’application, vie de rêve ?

Ceci est le premier d’une série d’article sur les métiers de l’internet et du mobile.
La réponse à cette question serait un grand OUI ! surement parce que je suis développeur d’application et que j’aime mon métier. Il ne s’agit pas de l’aspect technique du métier. Bien au contraire il s’agit de cette possibilité d’apprendre et de connaitre le métier du client.

En effet mettre en place un système qui permet à un client de faire son travail via un ordinateur (et l’internet pour certains) nécessite de bien comprendre le métier de ce dernier. Pendant toute la durée de la collaboration, le développeur pose de nombreuses questions et organise les réponses en données et en procédures grâce à des documents de « spécifications ». Ce sont des documents dans lesquels le développeur retranscrit ce qu’il a compris du cahier des charges du client. Il s’y trouve aussi l’ensemble des enchainements que vont pouvoir effectuer chacune des parties atomiques de son système. Ces enchainements reflètent les actions que réalise le client dans le monde physique pour l’accomplissement d’une tâche.

Pour illustrer, prenons l’exemple de certaines choses que j’ai eu à réaliser dans une banque de la place : les calculettes pour crédit à la consommation. Il s’agit de simulateurs que vous pouvez trouver de nos jours sur les pages d’accueil de banques ou d’organismes de crédit tel que cofidis. Vous n’avez qu’à y rentrer certaines informations personnelles et en quelques cliques vous savez si oui ou non vous avez droit à un crédit et si oui jusqu’à combien vous pouvez prétendre. Et tout ceci en moins de 10mn (bien moins selon votre capacité à utiliser le clavier). Ces calculettes à interface simple d’utilisation, sont en fait des applications (ensembles de programmes informatiques) qui peuvent nécessiter plusieurs mois de travail avant d’être opérationnelles. Pour les mêmes données en entrée, elles retournent toujours le même résultat. Ce résultat s’obtient en effectuant des opération telles que :

  • La vérification du taux d’endettement actuel et calcul du même taux en cas d’acceptation
  • La vérification de la capacité à rembourser un crédit au vu des revenus
  • La vérification d’antécédants judiciaires suite à des défauts de remboursement de prêts précédents.
  • …….

Vous pouvez vous rendre compte que la liste ci-dessous énumère des actions spécifiques au domaine bancaire. il n’y a rien de technologique dans l’histoire. En sommes le développeur automatise les actions de l’agent de banque en s’appuyant sur des données fournies par des systèmes tiers s’ils existes déjà. Sinon soit lui même les crée soit un autre développeur s’en chargera. Sans donc avoir effectué une formation dans le domaine de la banque, on se retrouve à connaitre le domaine du crédit à la consommation.

Personnellement, grâce à des missions de développeur, j’ai pu apprendre des choses telles que :

  • le e-commerce et la monétisation d’applications mobiles,
  • le marketing en ligne,
  • le SEO (Search Engine Optimisation)
  • le crédit à la consommation,
  • l’affacturage,
  • la gestion de projet,
  • L’analyse technique boursière
  • …..

Cela ne fait pas du développeur un expert dans chacun des métiers pour lesquels il a travaillé. Pour quelques un de ces métiers, et suivant le temps qu’il y aura passé il peut s’en sortir avec un excellent niveau. D’ailleurs de nos jours, de nombreux développeurs effectuent des reconversion dans des métiers pour lesquels ils ont développer des outils.

La cerise sur le gâteau c’est que bien souvent les développeurs travaillent en équipe et on est donc bien loin du cliché « informaticien solitaire devant perdu dans son écran avec sa pizza et son soda ». On aurais pu aborder d’autres aspect sympa de ce métier mais j’espère que cette illustration vous verra penser que « c’est pas si mal que ça d’être un développeur ».

Pour le prochain métier si vous avez une préférence n’hésitez pas à le faire savoir.