3 profils de la diaspora dont l’Afrique à besoin dans son écosystème de l’internet et du mobile

La diaspora africaine a un rôle important à jouer dans l’évolution des technologies de l’information en Afrique. Avec des expériences dans les pays développés et en Asie, cette diaspora a pu acquérir des bonnes pratiques. Elle peut donc apporter sa pierre à l’édifice pour ce qui est de l’élaboration d’une nouvelle Afrique Digitale.

Ci-dessous, j’ai listé quelques profils qui actuellement sont indispensables à l’écosystème des Technologies en Afrique. Cette liste n’est pas exhaustive, mais elle donne le ton sur les besoins actuels.

Analyste et observateurs avisé de l’industrie
Sur une carte de visite ce titre peut paraître étrange. Pourtant l’on trouve très peu de références lorsque l’on recherche des personnes capables de fournir des analyses sur différents segments de ce marché. La personnes idéale devra avoir les traits de caractères suivants :

  • Etre un utilisateur avancé du web : afin de mettre en place une stratégie de veille qui lui soit propre. L’idée étant de ne manquer aucune publication ou information importante.
  • Une grosse capacité de lecture pour lire les nombreux livres blancs et rapports publiés par les différentes organisations sur le terrain.
  • Une aptitude à produire des graphiques et des tableaux structurés.
  • Etre un bon rédacteur : afin de transformer tout ce qu’il lit en langage facile pour les internautes.

L’analyste de l’industrie technologique en Afrique peut aisément travailler pour son propre compte en tenant par exemple un site/blog informatif. Il peut aussi travailler pour des organisations qui ont constamment besoin d’effectuer des études. Rien n’empêche de coupler les deux.

Expert technique logiciel pour le mobile
On parle souvent « d’architecte logiciel« . Il s’agit là de personnes pour qui les lignes de code Java/C++/C# n’ont plus de secret. Il suit aussi de très près l’évolution des API des différents systèmes d’exploitations mobiles (android, ios, blackberry, nokia, ..). La personne idéale pour ce profil serait quelqu’un qui aurait déjà conçu un ou plusieurs logiciels (desktop, web ou mobile). Des logiciels et applications capables de gérer des flux et des transactions importantes. Un exemple concret serait quelqu’un qui aurait déjà mis en place une application web ou un portail web/mobile grâce à un CMS ou un framework qu’il aurait conçu lui même.

Ce que l’on attend d’un tel profil, c’est qu’il soit capable de produire de la documentation technique et aussi de la documentation fonctionnel. C’est aussi quelqu’un qui fait une veille technique depuis plusieurs années. C’est connu en Afrique, l’expression des besoins dans un cahier des charges n’est pas courant. C’est souvent au prestataire de rédiger à la place du client. C’est cette aptitude supplémentaire qui fera la différence, pour l’architecte logiciel en Afrique.

Content Strategist
Il s’agit certes d’un nouveau métier en occident. Mais l’Afrique en a plus que besoin. Le content Strategist est une personne qui définie le contenu à produire et surtout la manière dont il faudra le diffuser. L’objectif étant d’atteindre un maximum d’audience. Le content strategist connait les différentes manières de monétiser le connu ainsi que les entités qui en ont besoin. Chaque fois qu’il entamera un projet, il aura déjà en vu plusieurs clients demandeurs.

La faible quantité de contenu africain en ligne (vis-à-vis du reste du monde et des africains eux même) est avérée. Il y a donc de plus en plus d’initiatives qui visent à en produire. Avec un tel architecte/stratège, un projet de production de contenu peut avoir l’assurance de générer les résultats attendus. Les africains consomment de plus en plus de contenu africain. Avec l’arrivée sur le marché des tablette africaines et autres tablettes low-coast, il est fort à parier que cette tendance ne risque pas de s’arrêter. La personne idéale serait quelqu’un de curieux, qui fait attention aux détails et qui s’y connaît éventuellement en archivage ou en publication.

Il y a de nombreux autres profils qui sont attendu dans l’écosystème technologique africain. N’hésitez donc pas à partager ceux que vous avez identifié.