18 recommandations à la diaspora qui souhaite entreprendre dans les technologies en Afrique

Si vous êtes africain de la diaspora, et que vous souhaitez entreprendre « au pays », je ne peux que vous encourager. Ayant moi même fais le pas, j’ai pu identifier des éléments qui favorisent le succès, ou du moins ceux qui diminuent les risques d’échec. Les recommandations que j’ai identifiées ci-dessous sont issues de mon expérience personnelle. Bien qu’elles ne soient pas exhaustives et universelles, je pense qu’elles constituent un bon point de départ.

De 2005 à 2008 j’ai travaillé en tant que développeur d’applications puis ingénieur d’études et développement sur les technologies Java/J2E liées au mobile et au Web. Cela m’a permis de connaître les domaines fonctionnels de la banque, de l’énergie et des médias. Par la suite, j’ai décidé de créer ma propre boite. J’ai toujours été entreprenant au collège, au lycée et pendant mes études universitaires. Mais jusque là il s’agissait d’actions associatives sans risque financier. Monter ma boite en France fût assez facile grâce à une formation délivrée par la chambre de commerce de Créteil. Mais lorsqu’il a fallu monter une entreprise en Côte d’Ivoire, j’ai dû surmonter de nombreux obstacles.

J’ai alors eu à passer ce que j’appelle mon « MBA Entrepeneuriat Technologique du Terrain pour l’Afrique« . En effet, je me suis toujours dit qu’il me faudrait au moins 3 ans pour mieux comprendre l’environnement dans lequel je souhaitais m’aventurer. Je suis ainsi parti sur la base selon laquelle aucune formation académique ne pourrait me faire atteindre cet objectif. J’ai donc fait la démarche en allant sur le « terrain ». Et au lieu de rester spectateur, j’ai lancé AllDenY puis l’Ong Akendewa. Je reviendrai sûrement sur ce parcours dans une autre série d’articles.

En Novembre 2007, je suis revenu pour la première fois en Cote d’Ivoire après 7 ans d’absence. J’y ai passé 3 semaines et je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire dans le domaine des technologies. L’année qui a suivi, sans grands moyens, j’ai décidé de créer une start-up en espérant faire des bénéfices assez rapidement. La première activité de cette boite était de mettre en place une équipe de développeurs pour mes clients se trouvant en Europe.

Ci-après une liste (non exhaustive) de points à prendre en compte pour éviter les erreurs que j’ai pu commettre :

Enregistrez-vous en entreprise individuelle

Vous pourriez vous installer en SARL pour avoir la crédibilité auprès des grands comptes locaux. Mais que vaudra cette crédibilité si aucune entrée d’argent ne se fait dans les premiers mois ? Si vous êtes entrepreneur, c’est que vous avez conscience que vous devez prendre des risques calculés. Croyez-moi, vous gagnerez à impliquer le minimum d’argent avant d’avoir une connaissance approfondie de l’environnement des affaires dans le pays que vous aurez choisi. Les taxes et autres impôts sont très élevés dans la plupart des pays (surtout en Afrique Francophone).

Dans le cas de la Côte d’Ivoire, par exemple, vous devriez débourser pas moins de 2.000.000frcfa (environ 3.000€) avant que votre entreprise ne puisse fonctionner dans les normes. Alors qu’avec une entreprise individuelle, vous ne dépenserez pas plus de 100€ (65.000frcfa) au cas où votre entreprise est créée en Côte d’Ivoire. Pour évitez les ennuis avec l’administration fiscale, effectuez les démarches nécessaires pour obtenir tout ce qu’il faut afin de pouvoir émettre des factures traçables. En Côte d’Ivoire, elles sont appelées « factures normalisées ».

Prenez du temps pour étudier votre secteur d’activité 

Vous ne pourrez pas juste exporter un concept occidental en Afrique et espérer qu’il ait du succès. Les habitudes des africains sont très différentes de ceux des occidentaux. Vous ne pourrez, par exemple, pas mettre en place un service payant fonctionnant à partir de la messagerie vocale pour les particuliers. Tout simplement parce qu’en Afrique, l’on n’utilise peu la messagerie vocale. Rare sont les africains qui activent leur messagerie vocale.

Votre solution technologique, aussi sophistiquée et fonctionnelle soit-elle, ne pourra rencontrer le succès si elle n’est pas en phase avec les besoins locaux. Vous avez toujours la possibilité de créer une nouvelle habitude. Mais vous conviendrez avec moi que le risque sera très élevé et il vous faudra dépenser beaucoup d’argent pour éduquer les utilisateurs.

Si votre activité implique des prestations de service pour des entreprises, je vous conseillerai de mettre en place plusieurs formulaires (avec chacun un spécimen rempli) qui aideront vos clients à soumettre clairement leurs attentes. La plupart des PME en Afrique ont un peu de mal à exprimer clairement leurs besoins technologiques. Contrairement à l’Europe ou l’Amérique, les responsables des entreprises n’ont pas forcément le minimum de connaissance des technologies afin de savoir ce qui leur faut.

L’un de nos clients nous a une fois demandé de lui trouver un Serveur dédié pour son seul site web. Après plusieurs échanges, je me suis rendu compte qu’il avait souhaité exécuter des commandes Unix sur le serveur mutualisé sur lequel se trouvait son site. Sauf que les accès qu’il avait ne lui donnaient pas le droit d’exécuter ces commandes. Le problème a été résolu en autorisant juste ces commandes pour ses accès. L’on aurait pu lui faire prendre ce serveur dédié et gagner une grosse commission au passage. Mais, le client en question serait alors face à de nombreux problèmes de sécurité nécessitant une compétence qu’il n’aurait pas pu se payer. Vous imaginez la suite de nos rapports dans ce cas-là ? Que dire de la mauvaise étiquette qui nous aurait été collée ?

En revenant au pays, n’hésitez pas à vous munir de votre matériel d’occasion reconditionné

Cela vous évitera d’être à la recherche de matériel, car sur place les prix sont très élevés et le choix en matière de matériel informatique peu étendu.
Par exemple, si vous avez besoin d’un type particulier d’imprimante, vous n’aurez pas forcément la chance d’en trouver au pays.
C’est aussi une occasion pour vous de faire des économies tout en acquérant du bon matériel. Sur place, ce sera trop tard car vous pouvez tomber sur du matériel comportant des vices cachés.

Il faut également savoir que les taxes sur le matériel informatique sont très élevées dans certains pays. Le Kenya reste une exception compte tenu de sa politique incitative. Par contre les pays comme la Côte d’Ivoire souhaitent faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat à travers ces taxes, ce qui a une grande influence sur les prix de plus en plus élevés. Cette situation risque de perdurer car l’État compte énormément sur les taxes douanières pour sa relance.

Sous-louez un bureau dans les locaux d’une entreprise déjà installée ou chez un particulier

Il y a pas mal d’entreprises et de particuliers qui ont de l’espace non exploité. Il faut savoir que si vous décidez de louer directement un bureau (la même chose s’applique pour les logements) vous aurez à payer pas moins de 5 mois de caution. Il n’y a pas de honte à être hébergé. Bien au contraire, cela vous donne le temps de vous organiser et de vous concentrer sur l’essentiel : le service que vous venez proposer.

Contrairement à l’Europe qui n’a pas vu passé son époque des « start-ups sorties du garage, comme les USA, l’Afrique a là son opportunité. En effet, comme au début des années 70 avec l’ordinateur personnel, et au milieu des années 90 pour l’Internet, cette deuxième décennie qui commence va voir naître des géants sortis de très bas. Au Kenya, c’est l’exemple de Ushahidi qui a été mis en place en 48h par David Kobia avant de devenir au fil du temps une grosse mine d’or.

Offrez-vous un traiteur pour vos repas et ceux de vos collaborateurs

Si vous êtes plus de 5 membres de l’entreprise, vous gagnerez à utiliser les services d’une personne, moyennant un petit intéressement, pour “faire le marché” et préparer vos repas. Gardez juste en tête que “faire le marché” implique des “retenus”. Il s’agit de la monnaie qui ne vous reviendra jamais. A vous de connaître le juste prix et d’évaluer les dépenses avec votre prestataire.

Par Wayan Vota

Ces services de traiteurs personnels sont de plus en plus répandus dans les capitales africaines. Je vous conseillerai de prendre le temps d’expliquer à vos collaborateurs leur bien-fondé. Faîtes-les participer au choix des plats à l’avance. Si vous arrivez à rendre le processus amusant, vos collaborateurs seront eux même très engagés. Certains n’hésiteront pas ramener des légumes et des fruits en guise de participation.

Évitez de signer des CDD ou CDI dans la première année

Au commencement, il est plus judicieux de prendre des collaborateurs en contrat freelance. Evitez donc de signer des CDD ou CDI à vos employés.
Attention, il n’est pas question de mettre des personnes dans une situation de précarité! Mais force est d’avouer que la conscience professionnelle n’est pas une chose qui est automatique dans nos pays. Du coup la plupart des gens l’apprennent seulement durant leurs premières années (d’embauche).

Il existe aussi un gros problème quant au respect (je dirai même “la compréhension”) des délais de livraison. Certaines personnes n’arrivent pas à comprendre que vous puissiez perdre un marché (que vous aviez déjà conclu) suite à des retards de livraison.

Mettez en place un budget transport

Vous éviterez ainsi d’entendre “chef je n’ai pas d’argent pour me rendre au travail”. L’idée ici est d’envoyer un signal à vos collaborateurs afin qu’ils comprennent l’importance de l’assiduité. Prenez le temps de « tracer » l’itinéraire de chacun de vos collaborateurs pour définir avec lui le meilleur trajet à utiliser. Pour être plus efficace, vous pouvez leur remettre à l’avance l’équivalent les frais de déplacement comptant pour une semaine.

Il existe aussi des transports en commun pour travailleurs. Renseignez-vous afin de souscrire des abonnements pour vos collaborateurs. Dans la mesure du possible, organiser le covoiturage dans votre entreprise. Encourager ceux qui acceptent de conduire les autres avec des bons pour leur carburant ainsi que divers petits cadeaux. C’est le geste qui compte. Le covoiturage a pour avantage d’améliorer l’esprit d’équipe que vous souhaitez voir régner dans votre entreprise.

Personnellement je n’hésite pas à ramener mes collaborateurs jusqu’à leurs domiciles. C’est l’occasion de discuter de choses de la vie afin de mieux se connaître. Mais attention à ne pas aller trop loin dans les rapports hors cadre du travail. Cela risque de se retourner contre vous. N’utiliser pas vos employés pour faire vos courses personnelles. C’est là qu’il faut ressortir les choses positives que vous avez apprises en occident. Vos employés ne sont pas vos domestiques ou vos assistants personnels à moins que vous n’embauchiez quelqu’un pour ces tâches particulières.

Utilisez des logiciels libres et gratuits

J’ai pu remarqué que même les plus grandes entreprises dans nos pays utilisent des versions piratées de Windows et d’autres logiciels pour lesquels ils ne veulent pas acheter la licence. Il vaut mieux éviter cela car si vos productions s’adressent aux marchés occidentaux, le problème d’acquisition de ces licences se posera. Si vous n’avez pas les moyens, utiliser les logiciels libres et gratuits. Un investissement en temps peut être nécessaire. Mais dans tous les cas vous économiserez. Si vous ne vous y connaissez pas, n’hésitez pas à vous renseigner et surtout à consacrer le premier mois de votre installation à la prise en main de ses outils.

De nombreuses écoles, dans nos pays, forment des techniciens capables de travailler sur les logiciels libres : voilà une opportunité à saisir. Je ne dis pas de mettre de coté les logiciels payants, mais comme l’indique le point qui suit, vous êtes finalement un modèle de leadership à travers votre entreprise. Et si vous n’avez pas les moyens de vous offrir un logiciel payant, il vaudrait mieux vous tourner vers des logiciels libres et gratuits.
Venu de la diaspora, vous ne devriez pas être la personne qui promeut les violations des droits d’auteur et de la propriété intellectuelle.

Gardez en tête que vous représentez un modèle de leadership

En tant qu’entrepreneur africain, vous devez gardez en tête que vous représenter un modèle de leadership.Les africains commencent peu à peu à s’intéresser aux formes de leadership autres que celles de la politique. Vous avez donc la responsabilité de véhiculer des valeurs morales sur lesquelles vos suivants devront s’appuyer.

Personnellement je me suis lancé dans une aventure communautaire en parallèle avec mon activité professionnelle à Abidjan. Avec 10 entrepreneurs locaux, nous avons donc mis en place Akendewa pour « émuler l’industrie de l’Internet et du mobile en Afrique ». Ce qui au départ n’était qu’une simple organisation pour passionnés des technologies, est devenu une véritable plateforme qui permet à ces acteurs d’agir dans tous les domaines de la vie en Afrique. Nous avons ainsi pu sauver des vies grâce au projet #civSocial et n’arrêtons pas d’encourager les initiatives technologiques des entreprises et des individus. Vous avez la possibilité de rejoindre un tel mouvement car il en existe dans chaque pays Africain.

A moins d’avoir beaucoup d’énergie et un plan sur plusieurs années, je ne vous conseillerai pas de créer une association ou un club supplémentaire dans le pays que vous aurez choisi. Vous aurez juste à intégrer un déjà existant et à lancer des initiatives sous son couvert. Si vous n’en trouvez pas qui vous corresponde, alors vous pouvez aisément lancer votre propre association /organisation/club. Mais dès lors que vous êtes lancé, accepter de répondre aux préoccupations de chacune des personnes qui s’intéressent à vos initiatives. C’est parmi ces personnes là que se trouvent celles qui porteront vos projets.

Un matin de septembre 2010, j’ai reçu un message d’un certain Cyriac Gbogou. Il souhaitait m’encourager pour Akendewa et pour Yefite!, le guide Communautaire des bons endroits africains que nous avons ouvert chez AllDenY. La vérité c’est qu’il suivait nos activités en ligne depuis un moment et venait de décider de se joindre à nous. Après plusieurs échanges sur Facebook, il a commencé à travailler pour akendewa sans avoir rencontré un seul de ses membres fondateurs. Quelques mois plus tard, tout ceux qui connaissent Akendewa, savent qui est Cyriac tant il s’est approprié la mission et la vision de l’organisation.

Faites très attention à l’espionnage

Prenez des précautions vis-à-vis de ce que vous réalisez. Une pratique courante est que des personnes se font embaucher juste pour savoir ce que vous faites afin de vous copier : en gros c’est de l’espionnage. Protégez-vous de vos collaborateurs en leur donnant accès, uniquement, aux informations dont ils ont besoin pour travailler.

L’art de savoir déléguer est certes l’une des choses les plus importantes que l’entrepreneur doit cultiver, mais si vous créer des logiciels ou des applications, je vous conseillerai par exemple d’écrire vos premiers programmes vous même puis de mettre en place une API que vos collaborateurs pourront étendre. Et avec le temps, vous pourrez identifier des collaborateurs disposés à aller loin avec vous. À ces derniers, vous pourrez ouvrir peu à peu vos portes secrètes.

Dans tous les cas, il faudra que vous mettiez à disposition tout ce qu’il faut pour que vos collaborateurs puissent avancer dans leur travail. Ce n’est pas le lieu de faire de la rétention d’information. Vous en sortirez perdant.

Ne retournez pas dans votre pays d’origine

J’imagine que vous n’êtes pas tout à fait d’accord avec cette première recommandation. Moi non plus. La vérité c’est que vous avez plus de chance de réussir dans un pays autre que le votre. Cela ne vous empêche pas de choisir votre pays d’origine comme destination pour votre aventure entrepreneuriale.
Lorsque vous retournez dans votre pays d’origine, la famille et les amis sont très contents de vous revoir. Sans le vouloir, ils peuvent constituer une distraction vis-à-vis de vos objectifs. Vous risquez donc de perdre du temps à vouloir les satisfaire en même temps que vous essayerez de faire fonctionner l’entreprise que vous venez de créer.

Et qu’on ne se le cache pas, en Afrique l’on considère souvent que l’entrepreneur est un chef d’entreprise. Implicitement un chef d’entreprise est sensé avoir un certain pouvoir financier. Par conséquent, l’on estimera que vous détenez ce pouvoir. Aussi, vous aurez beaucoup de difficultés à expliquer que vous êtes dans une dynamique de création de valeur et de richesse plus que de dépenses.

Personnellement j’ai eu des soucis avec certains membres de ma famille qui n’acceptaient pas le fait que je ne leur consacre pas une journée de visite alors qu’ils me voyaient « passer à la télé locale pour parler d’informatique ». Dans la mesure du possible, j’essaie de rencontrer le maximum de personnes. Mais si, comme moi, vous avez une très large famille, vous risquez de perdre beaucoup de temps. Le mieux étant de programmer ces visites lorsque vous venez pour des vacances.

Il y a des pays en Afrique, dans lesquels le secteur des technologies de l’information est plus dynamique que dans d’autres. Lorsque j’analyse les évolutions de ce secteur ainsi que les plans des différents Etats vis-à-vis de l’industrie des technologies, il est clair que certains pays ont déjà un cadre propice pour les start-ups. Si vous n’avez pas beaucoup d’argent pour démarrer, je vous recommanderai de vous diriger vers ces pays auxquels je consacrerai prochainement un article de la série « La diaspora face à l’écosystème des Tic en Afrique ».

Ne faites JAMAIS d’accords verbaux

Tant avec vos collaborateurs qu’avec d’éventuels partenaires ou clients locaux. L’amnésie volontaire est pratique courante. Garder une trace des accords que vous passez avec les uns et les autres est important. Cela vous évitera bien des déboires.

Lorsque vous présenterez des accords écrits à vos collaborateurs ou à vos partenaires, ils se rendront compte de l’importance que vous accordez à ces accords. Cette démarche qui témoigne de votre engagement ferme, obligera le collaborateur à remplir sa part du contrat avec sérieux. Au premier abord, si vous laissez une certaine liberté à vos collaborateurs, vous aurez l’impression qu’ils ne sont pas engagés. Mais si vous prenez le temps de « rendre officiel » vos accords par l’écrit, vous serrez vous-même surpris par la montée de leur productivité. Il ne s’agit pas de les exploiter. Par exemple, il règne une telle chaleur dans la plupart des pays d’Afrique, qu’il serait maladroit d’obliger vos collaborateurs à prendre des pauses-déjeuner de moins d’une heure.

N’hésitez pas à vous procurer le code du travail du pays que vous aurez choisi. Contrairement à ce que peuvent croire certains, l’administration juridique dans la plupart des pays africains est très réactive lorsqu’il s’agit de non respect d’engagements contractuels dans le cadre professionnel.
Il vous faudra bénéficier des services d’un conseiller juridique, dans le cadre de vos recours.

Gardez les plans de vos projets secrets

Ne donnez jamais les plans de vos projets à qui que ce soit sous prétexte qu’il va vous trouver des marchés locaux ou des partenaires internationaux.
Gardez secret les détails d’implémentation de vos projets. Pensez à rédiger des présentations et des fiches-projets assez explicites mais qui n’exposent pas ces détails.

Certains n’auront aucun scrupule à utiliser vos documents comme s’ils en étaient les auteurs. Et lorsque le mal sera fait, vous n’aurez pas de réelles possibilités pour en réclamer la propriété.

J’ai encore en souvenir un évènement malheureux rencontré par un entrepreneur Suisse d’origine ivoirienne. Ce monsieur a mis au point un ordinateur et un système d’exploitation basé sous Unix (la même base logiciel que Linux et mac OS ). Je m’étais entretenu avec lui en Août 2009 à Abidjan. Et lors de d’une présentation de son produit à l’hôtel Ivoire d’Abidjan, il s’est fait voler l’un de ces trois prototypes qui étaient pourtant surveiller par les forces de l’ordre.

Séparez-vous des mauvais collaborateurs

Sans hésitation et pour la survie de votre aventure entrepreunariale, séparez-vous des collaborateurs qui ne respectent pas les horaires de travail, les délais, les règles que vous aurez établies. L’indulgence peut vous perdre lorsqu’il s’agit d’incompétence. A moins que vous ayez un budget conséquent pour la formation technique de vos collaborateurs, je vous suggère de ne pas perdre de temps avec les collaborateurs qui ne font pas le poids.

Les technologies représentent un secteur de compétitivité universelle. Même si vous êtes en Afrique, sachez que vos concurrents peuvent être européens, américains ou indiens. Je connais quelques entreprises européennes qui créent des applications pour les africains. Et venant de la diaspora, vous savez aussi bien que moi que les techniciens européens « font attention aux détails ».

Même si vous réaliser des solutions simples, faites en sorte d’éviter de passer du temps pour du support. Pour cela, engagez-vous avec des collaborateurs qui ont compris l’importance du travail bien fait. Ces derniers devront prendre le soin de documenter aussi largement que possible l’ensemble des réalisations qu’ils auront à accomplir.

Ne revenez pas vous installer « au pays »

En tout cas pas dans la première année. Cela peut paraître contraire à l’esprit avec lequel je promeus l’entrepreneuriat en Afrique. Mais, il vaut mieux être franc. L’Afrique est un continent merveilleux. Mais quelqu’un qui l’a quitté depuis plusieurs années, a forcément subit une modification dans sa manière de comprendre les choses du continent. Je ne dis pas qu’il a tout oublié, mais plusieurs années dans un nouvel environnement « change son homme ».

Pour éviter les désillusions, les entrepreneurs de la diaspora doivent prendre le temps de redécouvrir l’Afrique. Personnellement j’ai commencé par des séjours de 3 à 4 semaines par an. 4 ans plus tard, les semaines sont devenues des mois. Vous prendrez ainsi le temps de vous faire de vrais contacts et comprendre ce qui marche. Et le plus important, vous apprendrez aussi « les nouveaux besoins des africains ». Ce sont à ces nouveaux besoins que vous devriez apporter une solution via votre entreprise. Une fois que vous aurez toute cette connaissance, vous pourriez vous même juger de l’intérêt de votre retour définitif au pays.

Restez humble et respectueux mais pas soumis

Vous remarquerez que certaines personnes essayeront de vous cataloguer comme étant leur « petit(e) » et qu’en retour, elles souhaiteront que vous les appeliez « grand Frère » ou « grande soeur ». Ne laissez pas ces choses influer sur votre fermeté face à des décisions.

Tant que possible cherchez à équilibrer les rapports que vous aurez avec les gens. N’hésitez pas à donner en retour lorsque l’on vous rend service. L’on peut bien vous faire croire que l’aide qu’on vous apporte est gratuit. Mais en tant qu’entrepreneur, vous savez très bien que rien n’est gratuit. Aussi, dire « non », ne vous fera jamais perdre des amis ou des personnes qui ont du respect pour vous. Bien au contraire, lorsque quelqu’un s’éloignera de vous parce que vous lui auriez dit « non », vous vous serez séparé d’une personne qui aurait pu ralentir votre progression ou réduire votre professionnalisme.

Tenez un blog

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, l’Afrique a besoin de vous en tant que producteur de contenu. Les différents segments de l’industrie des technologies en Afrique sont très peu documentés. Difficile de savoir ce qui s’y passe. En tenant un blog, vous fournirez des informations très utiles pour les internautes. Qu’est ce que vous y gagnez ? Et bien tout ! Car vous avez une opportunité de vous positionner en tant qu’expert du segment que vous aurez choisi. Et vous êtes d’accord avec moi qu’un entrepreneur qui connaît les subtilités de son secteur a une avance significative sur ses (futurs) concurrents.

Prenez le temps (25 à 40 minutes par jour) d’écrire sur tout ce qui vous arrive. Au bout de quelques mois, vous verrez que vous aurez constitué une base de connaissance à valeur ajoutée.

Personnellement, il y a 2ans, j’ai réorienté mon site personnel (celui-ci) en blog pour partager mon aventure entrepreneuriale avec les internautes. Cela m’a permis d’avoir des contacts à travers toute l’Afrique. Et quand je dis toute l’Afrique, je parle aussi de la partie anglophone. Même si mon blog est en Français (j’ai pourtant essayé de publier en anglais pendant plusieurs mois) de nombreux observateurs et entrepreneur d’Afrique anglophone lise mes publications en utilisant l’outil de traduction de Google. Certains m’ont même fait savoir qu’il leur est arrivé de traduire certains de mes tweets. Il s’agit bien entendu de mes publications concernant les technologies en Afrique et de mes initiatives. La résultante de cet intérêt, est que je suis désormais l’un des intervenants de la série de conférence Mobile Web Africa qui reste l’évènement mobile le plus important sur le continent. C’est pour moi une occasion de faire connaître ce que nous faisons.

Entreprenez dans les technologies mobiles

Je vous donne RDV dans le prochain article de la série « La diaspora face à l’écosystème des Tic en Afrique », dans lequel je parlerai des opportunités offertes par l’environnement technologique du mobile en Afrique. J’en profiterai pour faire un tour d’horizon sur les spécificités de ce qui est la plus grande industrie technologique d’Afrique. Ce sera aussi l’occasion de vous parler des choses qui se font au Kenya, au Nigeria, en Afrique du Sud et dans certains pays d’Afrique francophone.

 

Pour conclure

L’Afrique est un terrain qui peut paraître difficile pour les entrepreneurs. Mais, c’est pourtant un endroit où le ROI (Return On Investment = « Retour Sur Investissement ») est largement reste très élevé comparé à la plupart des autres régions du monde. Tout est dans la manière dont vous allez acquerir la confiance des opérateurs et aussi votre capacité d’adaptation aux habitudes des personnes.

Comme je le disais au début de ce post, il existe sûrement de nombreuses recommandations que l’on pourrait faire. Je serai ravi de lire les vôtres. N’hésitez donc pas à commenter ce post avec vos recommandations ou suggestions aux personnes de la diaspora qui souhaitent revenir au pays pour entreprendre.

Merci à Melissa Jhonson qui a pris le temps de relire et corriger cet article. Vous pouvez suivre son « regard sur le monde, l’Afrique et … » sur son blog http://famchocolat.wordpress.com/

  • http://www.facebook.com/profile.php?id=7013485 Wilfried Kohou

    tellement vrai, je pense que ces conseils marchent aussi dans d`autres secteurs pas seulement les TIC. Félicitations en tout cas un très bonne lecture pour moi.

    • http://www.jpehouman.com Jean-Patrick Ehouman

      Merci @Wilfried d’avoir pris le temps de lire ces lignes. En effet certains de ces conseils sont valables pour d’autres secteurs d’activité. J’ai restreins le champ car je voulais que ces conseils soient basés sur mon expérience personnelle. Et à ce jour je n’ai entrepris que dans le secteur des Technologies.

  • Technical Hitch

    OK Jean-Patrick, Je vais rester en Cote d’Ivoire, et ne pas retourner au Royaume-Unie !!!  Bon conseil!!

    • http://www.jpehouman.com Jean-Patrick Ehouman

      Merci Craig pour ce commentaire et surtout d’avoir pris le temps de lire cet article.

  • http://twitter.com/ourmaninafrica John James

    Merci – le meilleur post que j’ai lu depuis un grand moment. J’ai appris bcp de choses. J’espere que mes freres anglophones qui ne lisent pas le francais va sortir leur Google Translator.

    • http://www.jpehouman.com Jean-Patrick Ehouman

      De rien Jean-Jacques (john james) ;). Je pense qu’un de ces 4 il faudrait que je prenne le temps de traduire quelques un de mes articles qui sont aussi valable pour la partie anglophone de l’Afrique.

  • Nicola Monti

    Merçi Jean, si j’ai dejà pensè à tout ça, ca veut dire que je suis pret a venir au pays quoi?! 😉

    • http://www.jpehouman.com Jean-Patrick Ehouman

      oui bien sur. et à très vite !

  • Gilbert.

    Je partage volontier. En même temps, j’en tire des vérités que j’ai moi même découvert sur le terrain et des idées assez intéressantes.

    Gilbert.

    • http://www.jpehouman.com Jean-Patrick Ehouman

      Merci @Ghilbert pour ce commentaire. Pour l’Afrique, le terrain reste la meilleure solution pour comprendre comment les choses fonctionnent et en tirer le meilleur.

  • http://www.famchocolat.wordpress.com/ Famchocolat

    De rien cher ami.
    Au final la plupart de ces recommandations peuvent également servir aux locaux qui souhaiteraient se lancer dans entrepreneuriat.
    Merci de partager ton expérience avec nous à travers cette série d’articles.

    • http://www.jpehouman.com Jean-Patrick Ehouman

      Merci à toi !

  • Nozebig

    « Utilisez des logiciels libres et gratuits », entièrement d’accord, mais vu que par exemple une version Illustrator ou photoshop pour Linux n’est pas disponible… comment on fait? C’est vrai que Gimp n’est pas aussi mal mais franchement je l’ai essayé mais il est loin de réaliser ce que fait Photoshop ou Illustrator…

    • http://www.jpehouman.com Jean-Patrick Ehouman

      Merci @Nzobig pour ton feedback.

      Je pense que si l’on a besoin des options de photoshop, il faut alors y mettre le prix. sinon s’abstenir et faire avec ce que propose Gimp. La plupart des options qu’utilisent les graphistes sont disponible sur Gimp. Des fois il y a besoin d’un petit bout de code supplémentaire. Donc une petite recherche sur google.

      Dans tous les cas, il faut rester dans la légalité.

  • hunce

    slt, mr jean, je mincline devant votre idée. cest vrai que cela fait 10 ans ke jai quitté mon pays le congo brazza. mais jy vais chaque 2 ans. dans l’optique de rentrer chez moi, jai deja pensé à tout cela, voila pourquoi jai preferé monter mon entreprise au maroc pour servir les clients africains. mon entreprise à 6 mois et j’envisage installer un bureau chez moi au congo d’ici la fin d’année voire l’année prochaine. votre article vient confirmer les idées que javais et je ne manquerai pas d’appliquer vos conseils. j’avoue que cest le meilleur d’un africain que jai lu sur l’Afrique…. bonne continaution

    • http://www.jpehouman.com Jean-Patrick Ehouman

      Merci @hunce,

      ça me fait plaisir de lire ton témoignage. Cela vient illustrer le point qui concerne le pays d’origine et le pays dans lequel entreprendre.

      Est-il possible de savoir ce que tu propose dans ton entreprise ?

  • http://www.referencement-sn.com/ phatsarr

    Bonne initiative. Je suis aussi un africain basé à Dakar et je suis consultant en SEO. ET comme vous l’avez dit, le fait de tenir un blog est une excellente chose. J’ai le mien aussi http://www.referencement-sn.com/blog

    • http://www.jpehouman.com Jean-Patrick Ehouman

      merci @phatsarr,

      Je pense qu’un blog sur le SEO serait un bon point pour le service que tu propose.

  • Jimmy

    Je passe mon dimanche apres-midi à lire et decouvrir vos articles très interessants.
    Pour ma part je suis Français et viens de fermer ma société NTIC après 10 ans d’activité. L’afrique me semble aujourd’hui un terrain très favorable pour le développement de ce secteur. Après plusieurs sejours récents à Dakar, Abidjan ou encore Libreville, je pars prochainement en afrique plusieurs mois pour valider (ou pas) certaines orientations dans le cadre de mes projets futurs.
    Je garde précieusement l’adresse de votre site et serait ravi de pouvoir vous croiser si l’occasion se présente.
    Ps : histoire de ne pas etre top gentil, j’ai constaté que vous aviez quelques problèmes avec les accords et les conjugaisons… « Les europeens accordent de l’importance aux détails »…LOL… A bientot.

    • http://www.jpehouman.com Jean-Patrick Ehouman

      Merci @jimmy pour ce commentaire.

      Je serai ravi de faire ta connaissance. Je serai à Abidjan avant la fin de l’année. Mais, si tu es en région parisienne, on pourrait éventuellement se rencontrer.

      Merci pour la corrections des tipos.

      • Jimmy

        Je ne trouve pas votre email pour vous proposer un RDV. Pouvez-vous m’envoyer un message sur l’email que j’indique via le formulaire de reponse ?
        Je vous indiquerai mes disponibiltés en retour.
        Merci

        • http://www.jpehouman.com Jean-Patrick Ehouman

          mon adresse email : jp [at] jpehouman [dot] com

  • http://www.facebook.com/yannlebeux Yann Le Beux

    Merci Jean-Patrick pour ce super article de fond. Il sera très apprécié des entrepreneurs que nous accompagnons à CTIC Dakar ; près de 60% d’entre eux étaient en France ou aux US et sont rentrés au pays pour créer leur boite. Je vois également dans ton récit quelques liens avec mon expérience de toubab en Afrique ! Au plaisir.

  • Angedouti

    Merci bcp mon frère. Tes conseils sont les bienvenus. J’ai créé une petite structure en 2010 au Togo mais hélas cela na pas marché. En lisant ton article, je me suis rendu compte de mes erreurs. Je crois que fort de tes conseils, je vais relancer mon activité. C’ est une entreprise informatique qui encourage et accompagne les entreprises dans leur migration vers les logiciels libres. Nous utilisons essentiellement Linux et formons à l’utilisation et à la maîtrise de cet os qui est libre, gratuit, sécurisé, robuste et très performant.

    • http://www.jpehouman.com Jean-Patrick Ehouman

      merci @angedouti pour ce feeedback qui je l’espère en inspirera plus d’un.

  • Africain

    Bonjour JP,

    tu vas bcp m’excuser de m’éloigner un peu du sujet. Je viens juste de découvrir ton site. C’est en cherchant la réponse à une question sur google: en effet, à partir de l’Allemagne où je réside, j’avais l’intention de tester quelques produits (pas de prestatation de service) avant de me décider si je dois me lancer définitivement dans leur vente. Pour ma phase de test, j’ai voulu créer un petit site Internet (juste de 4 pages) où les articles seraient présentés. Si je recois quelques commandes sur une certaine période que je me fixe (par exemple sur une période de 45 jours), alors j’investis plus: par exemple faire créer un site un peu plus étoffé. Au cas où l’expérience s’avère rentable, j’allais faire le pas suivant: travailler avec un répresentant qui va contacter des grossistes pour les commandes.

    Revenons à mon petit site de 4 pages dédié au test:

    1) est-ce que les clients, à partir de la Côte d’Ivoire, peuvent passer leurs commandes en utilisant des services comme PAYPAL?
    2) au cas où PAYPAL ne serait pas utilisable à partir de la Côte d’Ivoire, existe t-il un autre service similaire qui m’aiderait dans mes transactions avec mes (éventuels) clients?

    Pseudo

    • http://www.jpehouman.com Jean-Patrick Ehouman

      bonjour @africain,

      1) les clients à partir de la Côte d’Ivoire ne peuvent pas passer de commande via Paypal
      2) tu peux te faire payer par mobile paiement (orange ou mtn). Pour cela il te faudra t’enregistrer chez l’un de ces opérateurs. Si tu a quelqu’un sur place à Abidjan, il pourra le faire pour toi.
      Autre solution, permettre au client de payer en espéce chez quelqu’un qui se trouve sur place après qu’il ait passé la commande en ligne.

      • Africain

        Merci beaucoup JP.
        Sais-tu aussi si les commandes sont possibles par carte visa à partir de la Côte d’Ivoire?

  • Hermann Kamgang

    Merci pour cet article très intéressant.
    Tout ce qui est dit corrobore avec mon idée de l’entreprenariat en Afrique, notamment au Cameroun; où je séjourne 4 semaines par an (vacances de fin d’année).
    Sauf peut être le paragraphe « Ne retournez pas dans votre pays d’origine »… Je ne sais pas pourquoi mais j’ai peur de ne pas me sentir en sécurité dans un pays Africain autre que le Cameroun. Pourtant en Europe je n’ai pas cette crainte…

  • RitaFlower

    Bonnes recommandations à suivre pour la DIASPORA AFRICAINE du MONDE entier.Le plus difficile,je pense que ce n’est pas de monter le projet mais de s’entourer des bonnes personnes.Diriger une équipe et parvenir aux objectifs fixés n’est pas une mince affaire.Le problème de lidership se pose souvent et nous empechent souvent de finaliser l’affaire…

  • Africain

    Cher JP (ou à toute autre personne s’y connaissant avec la vente online en Côte d’Ivoire),

    vu que mon but est de tester mes produits dans un premier temps à moindre coûts, je voudrais savoir:

    – 1) si les gens effectuent-ils beaucoup leurs achats sur Ebay comme c’est le cas en Europe
    – 2) s’il Exist une platteforme du genre Ebay où ils effentuent plus leurs achats que sur Ebay? Mon souci par cette question est de savoir si en Côte d’Ivoire Ebay est leader pour les achats sur internet en Côte d’Ivoire ou non. Si oui, je passerai mon annonce chez eux; sinon, je la passera sur une autre platteforme, celle qui est leader.
    – 3) Acheter sur l’Internet, est-il passé dans les habitudes de la population Ivorienne?

    Merci de me donner votre opinion pour le test de mes produits et prestations de service sur l’Internet

    • http://www.jpehouman.com Jean-Patrick Ehouman

      bonjour @africain

      1 – les ivoiriens n’ont pas accès à ebay
      2 – il n’y a pas de plateforme comme ebay en cote d’ivoire
      3 – acheté sur internet n’est pas encore passé dans les habitudes, vu qu’il n’y a pas de moyen de paiement simple

      • Africain

        Frère Jean-Patrick Ehouman,

        merci bcp!

      • Deloin

        l’habitude se cree et http://www.jumia.ci s’y lance actu … take a close look

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  • http://www.facebook.com/paul.wilademon Paul Wil-Adémon

    C’est l’aspect du témoignage ou pour être rigoureux, la recommandation sur la tenue du blog qui m’a le plus intéressé. Puisqu’il s’agit d’un journal au sens de l’information mais aussi au sens du rapport du moi au monde. Je n’en puis dire que le faisant, vous vous positionnez fort justement mais surtout que vous permettez de créer une banque de données effaçant du coup cette évolution à tâtons au bout de laquelle après quelques amnésies on finit par dire que rien ne s’est jamais passé ici. Nul doute que vous, ou toute personne suivant cette inclination, aiderez ceux qui décideront un jour de suivre ce chemin à la fois difficile et passionnant.

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  • Didi K.

    Excellant article, franc et rempli de  »bon sens »! Bonne continuation dans votre aventure entrepreneuriale.

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  • kpotufe guillaume

    bien long mais un plaisir à le lire.
    La grande difficulté est justement l’information « Contextuelle »
    Et en une lecture, j’ai compris assez de ce qui nous attend sur le terrain.

    Excellent !

  • http://etudiantsdocsci.esy.es/ Yogo Brahiman

    Est ce que les conseils que vous donnez peuvent s’appliquer aux jeunes locaux qui désirent entreprendre ou vous pouvez leur dire quelque chose d’autre pour ajouter ou modifier

  • Armande

    Merci Jean-Patrick pour cet article édifiant qui transpire le vécu!
    L’association Diasporafordevelopment.org appuie ces entrepreneurs de la diaspora qui souhaitent entreprendre en Afrique.
    Le REX d’entrepreneurs installés est tout aussi précieux que les outils techniques et méthodologique que nous leurs proposons! Merci encore pour le partage!
    Armande