Les constructeurs de mobile ne jouent pas leur role en Afrique Francophone

Il y a à peine 2 heures je terminais une conversation sur skype avec Mattew Dawes, le Fondateur et Directeur de All Amber (une entreprise qui organise des conférences autour du mobile un peu partout en Afrique). Il souhaitait que je lui parle des efforts que les constructeurs de mobile (samsung, nokia, htc, blackberry, ….) faisaient pour vulgariser les applications mobiles dans nos pays francophones d’Afrique. Il a été bien surpris par ma réponse.

En fait, à ce jour, aucun constructeur ne peut prétendre faire des efforts pour booster cet écosystème. Ils ne s’impliquent dans presqu’aucun évènement. Il n’organisent aucun challenge. C’est quand la dernière fois que vous avez entendu parler d’un concours de développement d’applications mobiles ? Dans les pays Anglophones d’Afrique, vous en avez un presque tous les mois. Pour illustrer, j’ai reçu hier un email de l’équipe de Samsung qui m’annonçait qu’ils ne pourraient pas soutenir le concours Mobilehackaf. Surement parce que ce n’était pas prévu depuis le début de l’année. Dans tous les cas, ce scénarios ne peut se produire dans les pays tels que le Kenya, le Nigeria ou le Ghana. Mobilehackaf donne l’opportunité à tout partenaire de s’exposer dans 4 pays d’afrique francophone sans le moindre effort. Comment peut-on laisser passer une telle opportunité ?

Le constat est amer, mais c’est ainsi. Les constructeurs et les opérateurs mobiles ne jouent pas leur role quand il s’agit de booster l’écosystème des applications mobiles dans nos pays francophones d’Afrique. Quelqu’un me dit que si l’on utilisait des responsables marketing/commerciaux anglophones les choses seraient différentes. En attendant, le fossé ne cesse de s’agrandir entre l’Afrique francophone et l’Afrique Anglophone. Cette dernière a visiblement les hommes qu’il faut au sein des organisations et entreprises sensées faire avancer les choses.