Le leader, ce serviteur qui pourrait aider l’AfriqueLe leader, ce serviteur qui pourrait aider l’Afrique

D’après le wikipedia « … Un leader ou un chef de file est une personne dont les ambitions et l’activité sont liées à celles du groupe dans le but de satisfaire des objectifs communs … ». Ok, je sais qu’il y a pas mal de personnes qui ne croient pas à ce qui est écrit sur wikipedia, mais cette définition est similaire à celle que vous trouverez dans la majorité des dictionnaires.

Trois notions importantes ressortent  ici :

Chef de file
Un leader doit toujours garder en tête que son comportement est emmené à être reproduit par ceux qui lui permettent sa position. Il doit ainsi rester conscient qu’il représente un modèle de l’idéal pour lequel il agit. Le moindre acte même anodin peut être imité. C’est ainsi qu’il est sensé éviter toute action allant au travers des idées qu’il représente. C’est aussi celui qui n’hésitera pas a commencer quelque chose que ses contemporains désigneraient de « folie » ou « insensé », jusqu’à ce qu’ils s’exclament avec des félicitations une fois le fait accompli.

Satisfaire des objectifs communs
A tout moment le leader reste celui dont les actions visent à répondre à un besoin de la communauté. C’est donc le serviteur qui tire sa satisfaction à se mettre à la disposition de ses contemporains. Ainsi l’on pourrait exclure toute personne étant dans un processus de nantissement personnel par le biais de l’idéal qu’il représente. Ou encore celui qui démontre une recherche de la gloire à travers ses actions.

Servir
Est un fondement qui s’apprend dans les différentes cultures d’Afrique. C’est ainsi que dès l’enfance, nous servons les adultes en évitant de contester leur décisions. Mais force est de constater qu’une fois en position de leader, de nombreux africains arrêtent de servir leurs proches, la communauté. Peut être devrions nous moins servir das l’enfance ? Au fond, peut être ne le sont-ils pas ? Vous remarquerez que chez nous en Afrique, l’on parle plus de « leader politique » qu’autre chose. Et qui dit leader politique en Afrique, dit personne fortunée. Peut-être devrions nous tout simplement les appeler « hommes/femmes politiques » en prenant soin de retirer le mot « leader » ? Peut-être que nos leaders sont finalement ces personnes qui essaient de réaliser de petites actions à fort impact sur le long terme. Encore faut-il que nous arrivons à entrevoir l’impact.

Ou tout simplement, qu’il faudrait que nous comprenons que le maître/chef (qui requiert la soumission des autres) n’est pas un leaders. Nous avons vraisemblablement besoin de « chef de fil » et non pas de « chefs à Chapeau ». Nous avons besoin de personnes qui commencent des choses et ont le soucis du travail accompli. Nos leaders devraient donc être des personnes manuelles, des techniciens, des technocrates, des ingénieurs, des vendeuses au marché dont le professionnalisme et les résultats obligent toute la profession à les consulter pour n’importe quelle décision. Nos leaders devraientt être capable de beaucoup mais surtout pas de longs discours.

  • http://www.facebook.com/profile.php?id=706006741 Hamma N’Diaye

    Post intéressant. Ma définition du leadership lie ce concept à celui d’équilibre. Le leader, c’est celui qui perçoit dans une situation présente un déséquilibre, en ressent une insatisfaction viscérale et qui décide d’agir pour changer la situation, en la faisant évoluer vers une situation nouvelle, plus équilibrée (du point de vue du leader). 

    L’objet du changement importe peu: les comportements, les croyances etc. Mais être un leader, c’est toujours être l’agent moteur du changement. Nous ne naissons pas leaders, mais nous le devenons par l’effet de notre expérience personnelle et des sentiments qu’elle nous inspire. La plupart d’entre nous grandit entourée de leader actifs dans tous les domaines de la vie humaine: la famille, l’école, l’entreprise, les institutions politiques, les associations etc. Tous les leaders sont mus par la croyance que « les choses ne doivent pas rester ainsi indéfiniment » et par la conviction que « les choses peuvent changer ». Le succès du leader dépend dès lors de sa capacité à formuler une voie de changement, à faire partager sa vision à d’autres et à diriger une action collective. 

    Exprimer une vision, tracer une voie, coordonner l’action sont des compétences qui s’apprennent. De ce point de vue, tout le monde peut agir comme un leader en y étant préparé. En revanche, tout le monde ne le fait pas, pourquoi ? Parce que seuls les leaders ressentent cette nécessité du changement qui les empêche de dormir. Tout le monde ne brûle pas en son fort intérieur de ce feu sacré qui anime le leader et le pousse à agir envers et contre tous les obstacles.  

  • http://www.facebook.com/jp.ehouman Jean-Patrick Ehouman

    J’aime le concept de déséquilibre à renverser.