Mon secret pour ne jamais procrastiner

Si comme moi vous souhaitez entreprendre dans les technologies (ou tout autre domaine) ou créer des applications, la première chose qu’il faut éviter, c’est sans doute la procrastination. Ce qui suit se trouve dans le livre « Et si vous arrêtez de procastiner » de Alban Brice Bredou. Il s’agit d’un passage que j’ai écrit pour contribuer à ce ebook qu’il a publié depuis ce 6 Mars 2014.  Voici donc l’un de mes petits secrets pour éviter de procrastiner

En règle générale, je tiens une To-do list dans une note Evernote. Il s’agit d’une très grosse To-do list qui commence le 1er Janvier et se termine le 31 Décembre. Et j’y marque tout, y compris les choses liées à ma vie privée. Chaque point est relié à une autre note dans laquelle je fais apparaitre des détails. Et je me réfère à cette todo list au moins une fois par jour.

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Pour certaines notes, je crée un événement dans Google agenda que je synchronise avec Asana (un outil de gestion de projets très pratique pour les entreprises et entrepreneurs des technologies). Tous ces différents outils sont autant présents dans mon ordinateur que dans mes deux téléphones (ios et android). Aussi, tous les dimanches, je consacre au moins 2 heures de temps à faire le point sur ce que j’ai fait, ce que j’aurais dû faire, ce que je n’ai pas fait, et ce je devrais impérativement faire avant telle ou telle date.

Enfin, chaque matin je bois environ un 1/2 litre d’eau pour avoir la pêche.

Pour télécharger ce ebook, rdv sur le site de Alban : http://www.bredoualbanbrice.net/et-si-vous-arretiez-de-procrastiner-livre-blanc-a-telecharger/

Timing serré

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Ma rencontre avec des jeunes de 10 à 15 ans, membres d’une association très dynamique basée en Côte d’Ivoire

Quel est votre timing ? Quel est votre usage de votre temps ? Quel est votre usage des 24h que le bon Dieu nous donne avant qu’un nouveau jour se lève ?

Timing !

Nous sommes tous à 24 h d’un recommencement. Nous sommes à 365 jours d’une remise à zéro (RAZ). Que comptez-vous faire avant que tout ne recommence ?

Timing !

Le temps recommence, mais il garde toujours en mémoire ce que vous n’avez pas fait. Ce temps que vous aurez dû utiliser pour « faire » ce que vous « aviez à faire », ne reviendra plus à vous.

Timing !

Vous pouvez utiliser votre temps pour Candy Crush Saga, comme vous pouvez l’utiliser pour « lire un livre ». Assurez-vous qu’il s’agit, dans tous les cas, du bon usage de ce temps-là, car celui qui vous permet de jouer à Candy Crush, utilise le même temps pour s’assurer que le nombre de « 0 » du solde de son compte bancaire augmente.

Timing !

Quel usage comptez-vous faire de votre « temps » aujourd’hui ? Si vous n’avez pas de réponse précise à cette question, faites comme moi, prenez du bon temps … en vous assurant que vous êtes en train de poser des actes pour la réalisation du rêve le plus cher qui est en vous. Fut-il un « rêve fou« . Ce rêve fou, c’est le vôtre et le temps qu’il faut pour l’accomplir vous appartient. Il serait injuste de votre part d’utiliser ce temps pour autre chose.

Un développeur, ça sait chercher sur le web tel un véritable explorateur

techmissus-mot-de-passe-vulnerablesAu fond, ce qui différencie les développeurs c’est plus l’attitude face aux blocages que le nombre de technologies maîtrisées ou pratiquées. Les capacités d’exploration du web sont donc au cœur de l’activité d’un développeur moderne.

Je suis toujours fasciné par les développeurs qui lorsqu’ils sont bloqués, se lancent dans des recherches sur des forums, des sites spécialisés, … C’est encore plus intéressant lorsqu’ils sont débutant dans la technologies concernée. Les résultats de leur recherches constituent de puissantes bases de connaissances qu’ils pourront par la suite monétiser lors de workshop, conférence ou même lors de la mentoring de développeurs moins expérimentés.

Fuyez ceux qui restent bloqués pendant plus d’une heure sur une question Technique (à ne pas confondre avec l’aspect « conceptuel » des choses), sans avancer. Après une heure sur une question technique, à moins de ne pas avoir accès au web, l’on devrait avancer pour soit résoudre définitivement le problème, soit éliminer des pistes qui visiblement ne sont pas appropriées.

Cette démarche de recherche même est une attitude propre à tout explorateur

Vous ne le savez peut être pas, mais les premières page du web (oui, les premières ! celles que Tim Berners-Lee a mis en ligne pour le lancement du web), contiennent des informations sur « Comment faire … », « Quoi … », « Comment ça marche … ». Voici la première page du web http://info.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html

Nous sommes en 2013 et depuis plusieurs années, le web est tout simplement le meilleur endroit pour avoir la réponse à toute question qui commence par « Comment/quoi/pourquoi/ … ».

Et vous, qu’est ce que vous n’arrivez pas à faire ? Quelle est la question qui commence par « Comment … » pour laquelle vous n’avez toujours pas eu réponse ?

Travaillez, affranchissez-vous ! Vous chercherez de l’argent plus tard

portrait of a mechanicTravaillez, affranchissez-vous de toute forme d’esclavage et de dépendance envers ces vices qui vous empêchent de vous réaliser.

Jeunesse, qui t’as menti ? Qui t’as dit que l’on travaille pour forcément « GAGNER » de l’argent ?

Il vaut mieux être en train de travailler que de réfléchir à comment gagner de l’argent. A moins d’arriver à structurer votre réflexion comme une forme de travail.

Il vaut mieux travailler sans gagner de l’argent que d’être en inactivité. Dans cet état, vous n’êtes que la proie et l’esclave des envies, des vices, de la jalousie, de la convoitise et de l’aigreur.

Lorsque vous aurez commencé à travailler, vous comprendrez qu’il deviendra alors bien plus facile de chercher de l’argent.

Savez-vous que :

  • lorsqu’une équipe de football professionnelle sélectionne un jeune joueur, ce n’est pas parce qu’elle compte le transformer en footballeur professionnel, mais c’est parce qu’il a déjà une attitude professionnelle bien qu’évoluant avec des amateurs ou des personnes en formation.
  • lorsqu’une compagnie comme Google embauche une jeune ingénieure, ce n’est pas pour lui faire atteindre les sommets, mais c’est avant tout parce qu’elle possède au moins le niveau des ingénieurs de l’équipe dans laquelle elle sera insérée.

Dans les deux exemples que j’ai cité, celui qui est « choisi », a plus à donner qu’à apprendre/prendre.

Soyez prêt !

Apprêtez-vous en vous mettant au travail dès maintenant.

Personne ne vous ferra appel pour vous apprendre tel ou tel facette de votre métier. Personne ne prendra la peine de clarifier les moindres détails de votre projet avant de vous offrir un financement. C’est à vous de vous en charger. C’est votre responsabilité ! c’est votre TRAVAIL !

Allez, au travail !

Le secret pour bien vivre de son art dans les technologies

Quelqu’un m’a demandé « C’est quoi le secret pour bien vivre de son art dans les technologies ? Comment tu fais ? ». Voici ma réponse.

On ne peut pas tout faire dans la vie. Mais certaines choses sont plus utiles que d’autres:

1) Pour ne jamais mourir de faim et avoir toujours une opportunité d’emploi ==> Java/J2E. Même en plein coeur de la crise financière qui a frappée le monde entier il y avait pénurie de profils experts Java/J2E. Attention, si vous n’avez pas d’opportunité d’emploi c’est que vous n’êtes pas encore bon. C’est tout simple. Que vous le vouliez ou non, nous vivons dans une monde d’applications et de logiciels.

2) Pour aller vite et prendre de l’avance lorsque vous souhaitez créer un service de contenu ==> WORDPRESS. Ce système bénéficie d’une architecture logicielle semblable au Lego (oui je parle bien de ce jeux qui permet des assemblages dont la seule limite est l’imagination). Si cela ne vous convient pas, faites donc votre propre système. C’est tout aussi parlant.

3) Tu ne sera grand que lorsque tu aura cerné la puissance d’ ECLIPSE. Il s’agit de l’environnement de développement le plus modulable et le plus optimisé que j’ai pu rencontrer. Eclipse en fait peut être vu comme un système d’exploitation.

4) Soit curieux.

5) publie ce que tu fait à travers un blog ou sur les réseaux sociaux. Sinon à ton avis, comment l’on saura que tu fais des choses.

Merci windows, vive le libre en Afrique !

AI3L (Association Ivoirienne pour linux et les logiciels libres) lors de la SFD 2009
AI3L (Association Ivoirienne pour linux et les logiciels libres) lors de la SFD 2009

Ce Jeudi 2 Aout 2012, en pleine formation avec des journalistes et webmasters de Niamey (Niger), nous avons été obligés de nous arrêter à plusieurs reprises pour régler des problèmes de virus ou de fuite mémoire des machines de ces derniers. A force, le manque de concentration s’était installé. Ce qui a inévitablement conduit a un retard sur le programme établi.

Chaque fois que je délivre une formation en Afrique, je découvre à quel point Windows représente une plaie pour nos techno (ou apprentis techno). Windows est un très bon système d’exploitation et les ingénieurs qui y travaillent sont à la pointe.

Merci Windows
Sur twitter, lorsque j’ai lancé le débat, O.C Omar a mentionné le fait que Microsoft en introduisant Windows, a aidé à la démocratisation de l’ordinateur personnel. En effet, Bill Gates et son équipe ont beaucoup apporté à l’informatique moderne. Et pour cela nous devons tous leur être reconnaissant.

MAIS
En démocratisant l’outil informatique, Microsoft a utiliser Windows comme un piège à souris pour la plupart d’entre nous. Bien heureux, j’ai pu me sortir de ce piège il y a maintenant presque 12ans en passant aux système Linux. Et c’est le cas de nombre de mes confrères. Nous l’avons fait car étant des professionnels de l’informatique. Ce n’est malheureusement pas le cas de tout le monde. Sortir de ce piège ne signifie pas « ne plus toucher à windows« . Il s’agit plutôt d’en faire un usage seulement en cas d’impératif (un client par exemple).

Windows se présente comme un système facile a utiliser mais ne dit pas qu’il exige une maintenance très lourde pour maintenir son intégrité. Ce qui est difficile à assurer de la part d’un utilisateur lambda.

Déjà il faut payer pour l’acquérir. Ce que semble ignorer bon nombre d’Africains qui utilisent des versions piratés du système. Au prix que coute ce système s’ajoute celui de sa suite bureautique (word, excel, powerpoint, …) qui elle aussi est largement piratée dans les pays africains. Avec un tel investissement je pense que les utilisateurs devraient bénéficier d’un antivirus. Et là je ne fais pas allusion à Norton et autres. Je veux parler de quelque chose qui soit natif. Mais ça c’est un autre débat et je respecte la stratégie de Microsoft vis-à-vis des virus et anti-virus.

Enfin, toujours est-il que l’on a finalement une majorité de versions illégales de Windows sur les ordinateurs. Vous en trouverez même dans les bureaux de certains gouvernements africains dont les responsables ne voient pas le problème que ça peut pauser.

Le Problème
Et bien je veux parler de ce problème aujourd’hui. Embarqués dans la situation de dépendance vis-à-vis des logiciels propriétaires (car il n’y a pas que Windows de Microsoft dans l’affaire), nous avons travaillé avec des boites noires. Ces dernières nous ont finalement empêché de stimuler notre curiosité, retirant à bien d’entre nous une éventuelle envie d’innover.

Pour nous autres pays pauvres, qui devons innover selon nos réalités, nous avons besoin d’outils qui favorisent l’épanouissement de notre esprit.
Avec leurs machines sous windows et autres logiciels propriétaires, bien d’Africains passent des heures à essayer de résoudre des problèmes de mémoire (de l’ordinateur) ou d’allumage simple de leurs PC. Dans ces conditions, vous comprenez qu’il n’est pas évident d’apprendre dans le cadre d’une formation dans laquelle chacun vient avec son PC.

Combien d’africains savent qu’ils sont capables de créer leur propre windows (Système d’Exploitation) ? pas beaucoup. Enfermer dans la pseudo grandeur de certains logiciels, ils ne voient qu’un mur infranchissable face à eux. La vérité c’est que ce mur n’existe pas. Il n’y a rien d’autre qu’un simple désert ou une forêt vierge (selon la conception du monde que vous avez).

Vive le libre en Afrique ?
La solution ultime n’est pas obligatoirement dans l’usage des logiciels libres. Il faut avant tous que les africains comprennent que certaines oeuvres de l’esprit sont à partager (dans la limite des lois établies) et que d’autres sont à acquérir par l’achat ou la location.

En ce qui concerne les systèmes d’exploitation, Ubuntu (et bien d’autres) est une très belle alternative à Windows. Certains me diront « je n’ai pas mon word, excel, photoshop, … sur Ubuntu ». Et bien je leur répond qu’il est temps pour eux d’apprendre à utiliser « libreOffice, Gimp, … ». En parlant de Gimp (logiciel d’image) il n’a certes pas toutes les fonctionnalité de Photoshop, mais lorsqu’on apprend à l’utiliser, on réalise des travaux de très haut niveau avec.

Au delà même des usages, les africains gagneraient à se familiariser avec ces logiciels libres pour améliorer leur culture technologique. Un étudiant utilisant un système d’exploitation sous unix/linux serait un jour ou l’autre tenter de comprendre la logique de cet outil. Et ce jour-là il n’aura pas une boite noire en face de lui. Mais plutôt un code libre d’accès qu’il pourra lui même modifier. De petites modifications en petites modifications, il comprendra qu’il est lui même capable (en approfondissant ses connaissances) de réaliser son propre système. Il va de soit que ce système répondrait à ses besoins propres en prenant en compte ses réalités.

Plus il y aura d’africains conscients de ces choses plus l’innovation technologique venant d’Afrique visera des problèmes de plus en plus globaux.

Ma nouvelle méthode pour de meilleures analyses sur l’évolution des Technologies en Afrique

Depuis un certain temps, je réfléchi à comment faire pour que les publications de mon blog aient plus d’impacts. Il s’agit pour moi de trouver le moyen qui pousse les lecteurs à plus d’action positive.

Ce week-end j’ai décidé d’essayer quelques chose qui va consister en plusieurs points :

• Choisir un sujet à l’avance

• Pendant toute la semaine, tous les billets publiés concerneront le sujet choisi. Il en faudra au moins 3 qui concerneront le sujet choisi à l’avance

• Dans la mesure du possible, publier une vidéo de moins de 5 minutes qui traite du sujet choisi

J’espère pouvoir tenir ce calendrier. Pour mettre toutes les chances de mon coté, j’ai pensé à définir les sujets à l’avances. Pour les 3 prochaines semaine à venir, je parlerai donc de :

• Data (open data, big data, …. ) [ Semaine du 25 Juin 2012 ]

• E-gouvernement en Afrique [ Semaine du 2 Juillet ]

• Les évènements technologiques en Afrique [ Semaine du 9 Juillet 2012 ]

• E-agriculture en Afrique [ Semaine du 16let ]

Entreprendre dans les technologies en Afrique [ Semaine du 23 Juillet ]

Financement des projets Techologique en Afrique [ Semaine du 30 Juillet ]

• E-Santé en Afrique [ Semaine du 6 Aout]

• Développement d’application mobile en Afrique [ Semaine du 13 Aout ]

Voici de quoi nous occuper pour les 7 semaines à venir. Que pensez-vous de ce programme ? Quels sujets aimeriez-vous que je traite ?

Ne plus être filicité pour vos idées

« C’est une très bonne idée ! » il s’agit là, de l’une des phrases que l’on entend dans toutes les organisations (entreprise, association, communauté, groupe d’amis, …).Très bonne idée ! Fuyez ce compliment comme la peste ! car son seul but est de vous maintenir loin de l’action et de l’exécution, tant votre ego d’être humain est sensible et capable d’inhiber tout passage à l’acte.
Lorsque vous aurez entrepris de ne plus être félicité pour vos idées, vous serez sûrement dans l’action. Vous aurez déjà matérialisé vos idées avant d’en faire l’annonce ou d’en parler autour de vous. La matérialisation dans certains cas consiste à marquer sur une feuille de papier comment vous allez vous y prendre tout en détaillant de manière la plus exhaustive, l’ensemble des obstacles. Dans d’autre cas, il s’agit d’avoir en votre possession un prototype fonctionnel.
Acceptez donc d’être celui qui n’a pas d’idées, mais qui les matérialise.

Nous manquons de l’essentiel : le contenu

Il y a quelques mois j‘abordais dans un billet le manque de contenu africain disponible sur le web et les mobiles. Les choses n’ont pas réellement changé. Par contre le besoin est de plus en plus important. Il devient donc urgent de s’attaquer au problème par des initiatives.

La valeur se trouve dans le contenu
En 2011 les technologies sont devenus accéssibles par la plupart d’entre nous. il est très facile de se lancer dans une aventure entrepreneuriale sans se soucier de la technologie. D’ailleurs, monter un business basé sur la réalisation simple de site internet c’est presque monter un business qui ne rapportera pas. Tant les solutions du style « créer votre site en ligne en 5 minutes » sont nombreuses.

Par contre, une fois le site, la plateforme crée, il faudra penser à l’essentiel : le contenu. C’est là que ce trouve la valeur de votre site. l’on ne reviendra pas tous les jours sur votre site parce qu’il est beau ou parce qu’il implémente les toutes dernières technologies. Les internautes seront fidèles à votre site s’il y trouvent un plaisir, un enseignement, de l’humour, …, un certain intéret lorsqu’il le parcourent.

Facebook est valorisée à plusieurs milliards de dollars car on y trouve un plaisir à lire les status des un et des autres. Google est le N°1 et vaut encore plus que Facebook, car lorsqu’on y cherche des choses, on les trouve. Et pour arriver à nous servir ces contenus, il a fallu que des personnes prennent le temps pour les intégrer dans les bases de données de ces sites.

Finalement, qu’est ce que c’est ?
Le contenu, c’est donc cet ensemble d’information que l’on a pris le temps d’intégrer à un site, une plateforme, une application. Dans le cas des sites commes facebook, les concepteurs ont eu la finesse d’esprit de faire accomplir cette tache par les utilisateurs eux meme. Ce n’est pas un secret, nous travaillons tous pour facebook. Si nous ne perdions pas un peu de notre temps à écrire des status, des commentaires et à télécharger nos photos, facebook serait comme un gros bateau de croisière vide en pleine mer.

Il y a 10 ans ce sont les concepteurs des sites qui eux meme prenaient le temps de mettre le contenu sur le site. Vous savez par exemple que les fondateurs de yahoo, ont utilisé 8 mois de leur vie à travailler plus de 10 heures par jours pour mettre la description de tous les nouveaux sites qui se créaient dans une base de données. Il ont ainsi en moins d’une année constitué une énorme base de données qui a finalement pris de la valeur. Les choses ont évoluée et il existe de nouvelle manière de créer une base de données de cette envergure.

Le contenu africain pourrait etre l’actualité hyper-locale. Vous ne le savez peut etre pas, mais relater le quotidien de vos quartiers intéresse des personnes qui pour la plupart sont loin de ces quartiers. Je suis par exemple pret à parier que ce qui se passe dans le quartier d’enfance de Didier Drogba intéresse de nombreux marseillais, anglais et bientôt des chinois. De la meme manière des chiffres sur les habitudes de consommation des africains ont une réelle valeur quand on sait qu’ils pourraient intéresser des manufacturiers. Vous pouvez aussi mettre à disposition des sonorités folkloriques. Les possibilités sont nombreuses et lorsque vous vous lancerez vous en découvrirez encore plus.

Les africains doivent s’atteler à créer du contenu pour l’Afrique
Si l’on s’en tient aux statistiques de l’an dernier, le contenu africain en ligne représente moins de 10% du contenu global. Il y a donc une grosse marge de progression qui peut etre réalisée.

En créant du contenu, nous valoriserons l’industrie technologique de notre continent. Implicitement, nous attirerons les investissements étrangers qui faciliteront la naissance de nouveaux modèles économiques. Et qui dit nouveaux modèles économiques, dit emplois et recul de la pauvreté. Cela peut paraitre simpliste mais c’est une évidence et un processus logique quand on sait comment se valorise les contenus. Ce sont des choses qui ne s’appennent pas dans les grandes écoles de commerce, mais sur le terrain.

Les africains doivent se presser de créer eux meme leur propre contenu sinon quelqu’un d’autre le ferait à leur place. Et ce n’est pas sure que dans ce cas l’on aura la réalité. Les économies du monde entier sont de plus en plus intimement liées aux technologies de l’information. Et cela n’est pas pret de changer. Bien au contraire, l’on peut parier sur le fait que ces technologies prendront une place centrale dans les économies. Ainsi, si vous n’avez pas le controle de l’information qui vous concerne, vous n’aurez pas le controle de la valeur qu’elle génére. Les gouvernements prendront du temps à adopter une politique incitative, mais les entrepreneurs ont là une belle opportunité.

Cette opportunité qui engendrerait de nombeux emplois n’est pas négligeable. Il suffit de regarder ce qui se passe dans les régions du monde ayant déjà une certaine avance. En 2005 lorsque j’étais développeur d’applications mobile chez le leader français de l’époque, j’ai découverts de drôles de musiciens. Un nouveau type de musiciens qui travaillaient du matin au soir dans un studio spécial. Leur travail consistant à reprendre toute sorte de tube de sorte à ce qu’il se rapprochent des originaux (à l’écoute) tout en faisant attention aux lois liées à la propriété intellectuelle. Ces tubes étaient ensuite intégrés dans des bases de données accéssibles aux applications développées par les ingénieurs. Ainsi, l’utilisateur à partir des applications, arrivait à télécharger ces tubes pour en faire des sonneries pour leur mobile. Ou encore des ringtones qui eux remplaçaient la sonnerie entendu par l’appelant lorsqu’il essayait de les joindre. Je me souviens que c’était un véritable succès. Car bien des tubes scoraient à plus de 500 téléchargements par jour. Et quand on sait que le téléchargement vaut en moyenne 2Euros, ça va très vite.

Qui pourrait le faire ?
L’entrepreneur type qui pourrait créer du contenu pour le web ou les mobiles, c’est vous. Oui, vous et moi. Pour démarer dans le business du contenu, vous n’avez pas besoin d’avoir effectué des études spécifiques. Vous avez juste besoin de savoir ranger des informations avec un minimum de structure.

Qu’est ce que ça faudrait ?
Une fois les informations rangées, il vous restera à savoir les présenter en tenant compte des besoins des internautes ou des entreprises qui raffolent d’information. C’est aussi le lieu de rajouter de la valeur afin de les vendre encore plus chère.

Par exemple, lister les petits commerces d’un quartier est déjà pas mal. Si l’on estime que vous vendez 200frcfa chaque élément de la liste, vous pourriez monter jusqu’à 1000frcfa si vous y rajoutez une photo (meme prise avec un téléphone portable), et un numéros de téléphone fonctionnel. Vous pourriez aller encore plus loin (2000frcfa) si vous y ajoutez un comparatif. Imaginons que vous metez en parallèle le chiffre d’affaire et la localisation vis-à-vis des axes routiers centraux. Disons que vous décidez de ne plus vendre la liste mais de permettre aux intéressés de souscrire à un abonnement afin que pour chaque nouvel enseigne intégrée, ils puissent recevoir une notification. Vous avez là une nouvelle entrée d’argent qui demande encore moins d’effort.

Allez, au boulot ! Mettons l’Afrique en ligne.

Du manque d’applications web et mobiles afro-africains vers une africa web/apps store

« En informatique, une application Web (aussi appelée site  WebApp) est un logiciel applicatif manipulable à partir d’un navigateur Web. De la même manière que les sites Web, une application Web est généralement placée sur un serveur et se manipule  l’aide d’un navigateur Web, via un réseau informatique (Internet, intranet, réseau local, etc.). » – Wikipedia.

Il y a quelques semaines je me demandais pourquoi nous avions si peu d’applications Web/mobile produites par des africains d’une part et des applications résolvant des problèmes spécifiques au contexte africain d’autre part. En plus de mon expérience personnel, j’ai effectué des appels à témoin dans la semaine qui vient de s’écouler via Twitter et facebook. Voici un résumé de ce qu’il en ressort :

Des pays sur liste noire

Les réseaux mobiles de certains pays d’Afrique tels que la Côte d’Ivoire n’ont toujours pas accès aux Apple App Store et autres appShop. Vous pouvez donc posséder un Iphone dans ces pays sans pouvoir profiter des quelques 350 000 applications de l’App Store. Il en est de même pour l’android market. Avec cette situation, les développeurs locaux ne risquent pas de se lancer dans la production d’applications pour ces plateformes.

Du coté des Opérateurs (les Telcos)

Les opérateurs mobiles sont désormais au coeur de l’activité économique dans les pays africains. Vous trouverez très peu d’événements dans lesquels ils ne sont pas sponsors ou partenaires. Ils ont donc le « pouvoir » de toucher une grande partie de la population en très peu de temps. Malheureusement il existe très peu d’actions qui visent à encourager le développement d’applications spécifiques à l’Afrique. La plupart des opérateurs ne possède à ce jour pas de politique/projet qui vise à mettre à disposition des utilisateurs, des applications développées par des développeurs locaux. Un projet comme Orange Tunisie AppShop gagnerait à être répliqué. Tout le monde en sortirait gagnant. Pour les opérateurs c’est une opportunité d’avoir une source de revenu supplémentaire sans réellement produire. Pour les développeurs c’est une occasion de vivre de leur art. Pour les utilisateurs, un choix de plus en plus large et enfin pour l’industrie dans sont ensemble cela ne peut être que bénéfique. Pour l’instant, la majorité des opérateurs mobiles préfère produire eux même leurs propres applications.

Les développeurs

Bon nombre de développeurs africains n’ont pas encore la mesure du changement qu’ils peuvent apporter à leur environnement en produisant des applications simples mais utiles pour résoudre les problèmes de la vie quotidienne en Afrique. L’Afrique du Sud, le Nigeria, et maintenant le Kenya et le Ghana font partie des quelques pays ayant entrepris la « révolution des développeurs africains« . Pour la campagne électorale de l’élection présidentielle au Nigeria par exemple, le Candidat (et désormais Président) Goodluck a utilisé une application mobile qui fonctionne sur la plupart des smartphones. L’Ong Ushahidi possède une application mobile et un SMSSync.

Initiatives à promouvoir et à répliquer

  • Apps World Africa : Vise à explorer le capacité des applications à soutenir le développement dans les pays du tiers-monde.
  • PivotEast : un concours pour les développeurs d’application de l’Afrique de l’Est
  • Apps<4>africa : est un concours qui vise à mettre en lumière le talent des développeurs locaux du Kenya, de l’Uganda, du Rwanda et de la Tanzania et à exposer leurs capacité à utiliser les technologies pour un meilleur monde.
  • Android Developer Challenge – Afrique Subsaharienne : Afin d’accompagner les programmes de développement des développeurs africains, Google lance le concours Android Developer Challenge pour l’Afrique subsaharienne avec, à la clé, des récompenses pour les meilleures applications pour mobile. les gagnants des différentes catégories et chacun recevra 25 000 dollars américains
  • MobileHackAf : marathon de développement d’applications mobiles pour les pays d’afrique francophone.
  • ….

Des pistes

  • Certaines start-up et entreprises technologiques africaines sont déjà à mesure de produire des applications à fort impact. Il serait assez intéressant que les opérateurs mettent en place une procédure qui vise à valider et à intégrer les applications développées par des tiers.
  • Les Ong, associations et autre groupements actifs des technologies devraient aussi se rapprocher des opérateurs pour leur soumettre des campagnes de sensibilisation et de formation pour les développeurs locaux.
  • Les ingénieurs et développeurs expérimenté de la diaspora devraient partager leurs expériences.
  • Pour ma part je m’engage à organiser des sessions de formation dans la ville d’Abidjan (et éventuellement dans d’autres villes, si le temps et les moyens le permettent.) pour emmener les développeurs locaux à produire leurs propres applications en se basant sur les spécifications des différentes plateformes (Android, app store, …). Un challenge à la clé ne ferait pas de mal. Pour un tel projet une collaboration avec l’un des opérateurs mobile est nécessaire.

Finalement, J’ai décidé de lancer AFRICAPPSTORE, un portail pour présenter les applications web et mobiles développées pour l’Afrique. Pour l’instant il n’y a que la version en anglais qui est disponible.