L’activisme digital en Afrique lors du Troisième congrès de la Confédération Étudiante

La Confédération Étudiante (CÉ) fédère des associations locales. Réformistes. Elle veut changer l’université et l’ouvrir sur le monde du travail. Du 11 au 13 Juin 2011, elle organise son troisième Congrès à Paris. C’est le moment pour cette organisation de renouveler ses instances ainsi que de réunir ses responsables pour échanger notamment lors de débats sur leurs conditions d’études, d’insertion professionnelle et de société. A cet effet le Samedi 11 Juin à 19h30 je suis l’un des invités/panelistes (avec Christophe Ginisty Président-Fondateur de Internet Sans Frontière) qui traiteront de « L’activisme digital ». Nous aborderons les sujets lié à l’activisme digital, au changement générationnel en Afrique, à la place de la société civile dans un contexte présidentiel, à l’accès à la culture et à l’éthique et à la politique. Pour ce débat j’ai préparer un petit plan qui me servira de fil conducteur et de base pour recueillir quelques temoignage. Ci-dessous le plan :

  • Origines, les débuts, les éléments déclencheurs
  • les motivations des activistes
  • Qui sont les activistes ?
    • Des technophiles en majorité ?
    • La diaspora active car ayant accès au matériel et à l’infrastructure
    • Le cas des blogueurs et journalistes militants
  • Comment procèdent les activistes ?
  • Les problèmes rencontrés par les activistes
    • La disponibilité de l’infrastructure (internet et mobile) et l’accès au matériel
    • Des représailles pour ceux qui évoquent la politique
  • Des succès storys (il s’agit de présenter des personnes et ou organisation ayant atteint leur objectif dans la lutte pour une cause ou dans l’évangélisation d’une partie de la population sur un sujet donné)

En afrique, les usages de technologies de l’information ne font qu’accroitre générant au passage de nouvelles forme d’activismes.

Si vous pensez que vous faites partie des personnes qui essaient de faire bouger les choses autour de vous, n’hésitez pas à commenter cet article afin que votre expérience soit partagée. Aussi, si vous connaissez des activistes digitaux africains que je pourrai citer en exemple, n’hésitez pas à les indiquer. Il serait intéressant que l’on sache ce qu’il font. Cela pourrait en inspirer plus d’un quand on sait que leurs actions ont un impact positif (dans la majorité des cas) sur leurs communautés.

Pour en savoir plus sur la confédération étudiante : http://www.confederation-etudiante.org/

Focus On SimplicitySe concentrer sur la simplicité (COSSIM)

Lorsque vous vous lancez dans la réalisation d’un projet, le développement d’un nouveau logiciel, dans la création d’une startup, vous avez deux (2) ennemis (et sûrement bien d’autres) qui n’agissent que pour vous emmener a tout arrêter. Ce sont : la « complexité« , et la « résistance« . La première, la complexité, vous invite à chercher des solutions complexes/sophistiquées pour résoudre les problèmes les plus simples de notre temps. La seconde, la résistance (nous y reviendrons dans un prochain article), étant la sommes de tout ce qui vous entoure (vos échecs, vos erreurs, les craintes de votre entourage) et qui vise à vous faire admettre que ce que vous essayez de faire ne vaut pas le coup.

La complexité possède un remède que la résistance essaie de vous cacher en permanence. Il s’agit de la « simplicité« .

La simplicité vous échappe lorsque dans votre organisation/entreprise vous mettez en place une hiérarchie à plus de 5 niveaux avant que des problèmes structuraux surviennent. C’est la même chose qui se passe lorsque vous envoyez un email dans lequel vous mentionnez « bonjour, J’aimerais vous parler de quelque chose qui pourrait vous intéresser. Quelle est votre disponibilité pour cette semaine ». La simplicité vous aurait tout simplement emmener à parler directement de la chose en question dans ce premier message. En général lors que je reçois un tel message, je choisi la « simplicité » en expliquant que je suis assez occupé (ce qui est le cas). Par contre si dès le premier message vous exposez l’idée, il n’y a pas de raison que votre correspondant ne se libère pas malgré un emploi du temps déjà chargé. Et ce, par ce que l’idée l’intéresse réellement. Dans le cas contraire vous gagnerez du temps tous les deux lorsqu’il répondra « bonjour, merci pour cette proposition, mais ce projet ne rentre pas dans rayon d’intérêt. »

La simplicité est si évidente que nous, les adultes la refusons tout « simplement ». Par contre elle reste la seule option pour les enfants pour qui « la résistance », n’a pas encore été constituée. Pour mener à bien un projet (une œuvre qui de mande de la créativité et de l’imagination) n’hésitez pas à prendre votre esprit d’enfant, à vous concentrer sur la simplicité. Ce sont les seules choses pour lesquels vous pouvez avoir une vision bipolaire. Car noir ou blanc, le chemin que vous choisirez doit être originale et très peu sujet à l’influence de « la résistance ».

Commencer avant d’être prêtCommencer avant d’être prêt

Toute fois que vous vous direz que vous n’êtes pas prêt pour commencer un projet, peindre un tableau, écrire le livre que vous avez toujours voulu écrire, vous avez tout simplement refusé de « commencer ». Pour ces choses, l’on est prêt dès lors que l’on y pense. Elles demandent tellement de créativité que l’idée en fait elle même partie intégrante. Le plus important c’est de garder l’état d’esprit (créatif) que l’on a eut lorsque l’on y a pensé pour la première fois. Il ne s’agit pas de connaissances, compétences, toutes ces choses qui finalement constituent une barrière lorsque l’on veut « commencer« . Toutes ces choses qui finalement sont si faciles car palpables. Toutes ces choses que l’on peut faire faire par des personnes qui les exécutent en longueur de journée car étant des « experts« .

Vous pouvez donc commencer. Quand ? Aujourd’hui ! oui, MAINTENANT. Sans attendre ! Oui, commencez et surtout faites le de VOTRE manière tout en restant honnête avec vous même. Peur des erreurs, de l’échec ? J’ai une bonne nouvelle à ce propos. Les erreurs et l’échec font partie du projet. Si vous n’en faites pas alors vous n’êtes donc pas dans un projet, dans une œuvre demandant de la créativité, … Si vous n’échouez jamais dans vos projets, c’est que vous êtes loin du compte.

C’est quand la dernière fois que vous avez commencé sans vous êtes soucié d’avoir été prêt ? Libérez l’artiste qui est en vous. Ne laissez pas vos contemporains vous empêcher d’innover par le poids de leurs codes de conduite, leurs procédures, leurs procédés préétablis car ce à quoi vous pensez est nouveau. Ou du moins, vous venez avec une nouvelle procédure, un nouveau procédé, en sommes une vision. Commencez !

Nous n’avons plus besoin d’idée

Parce que :

  • il en existe des centaines de milliers,
  • celles qui existent n’ont pour la plupart jamais été expérimentées ni mises en oeuvre,
  • nous avons presque tous les mêmes idées,
  • l’on se cache derrière les idées pour éviter d’agir,

Parce que nous préférons des actions. Place donc aux entrepreneurs, à ceux qui agissent, ceux qui changent les choses, ceux qui bâtissent.

J’ai dans mon ordinateur environ 120 idées pour lesquelles j’ai créée des fiches projets. Cela ne fait pas de ces fiches des projets. Encore moins des projets mis en oeuvre. Je ne rajouterai donc plus d’idée à cette liste.

Le leader, ce serviteur qui pourrait aider l’AfriqueLe leader, ce serviteur qui pourrait aider l’Afrique

D’après le wikipedia « … Un leader ou un chef de file est une personne dont les ambitions et l’activité sont liées à celles du groupe dans le but de satisfaire des objectifs communs … ». Ok, je sais qu’il y a pas mal de personnes qui ne croient pas à ce qui est écrit sur wikipedia, mais cette définition est similaire à celle que vous trouverez dans la majorité des dictionnaires.

Trois notions importantes ressortent  ici :

Chef de file
Un leader doit toujours garder en tête que son comportement est emmené à être reproduit par ceux qui lui permettent sa position. Il doit ainsi rester conscient qu’il représente un modèle de l’idéal pour lequel il agit. Le moindre acte même anodin peut être imité. C’est ainsi qu’il est sensé éviter toute action allant au travers des idées qu’il représente. C’est aussi celui qui n’hésitera pas a commencer quelque chose que ses contemporains désigneraient de « folie » ou « insensé », jusqu’à ce qu’ils s’exclament avec des félicitations une fois le fait accompli.

Satisfaire des objectifs communs
A tout moment le leader reste celui dont les actions visent à répondre à un besoin de la communauté. C’est donc le serviteur qui tire sa satisfaction à se mettre à la disposition de ses contemporains. Ainsi l’on pourrait exclure toute personne étant dans un processus de nantissement personnel par le biais de l’idéal qu’il représente. Ou encore celui qui démontre une recherche de la gloire à travers ses actions.

Servir
Est un fondement qui s’apprend dans les différentes cultures d’Afrique. C’est ainsi que dès l’enfance, nous servons les adultes en évitant de contester leur décisions. Mais force est de constater qu’une fois en position de leader, de nombreux africains arrêtent de servir leurs proches, la communauté. Peut être devrions nous moins servir das l’enfance ? Au fond, peut être ne le sont-ils pas ? Vous remarquerez que chez nous en Afrique, l’on parle plus de « leader politique » qu’autre chose. Et qui dit leader politique en Afrique, dit personne fortunée. Peut-être devrions nous tout simplement les appeler « hommes/femmes politiques » en prenant soin de retirer le mot « leader » ? Peut-être que nos leaders sont finalement ces personnes qui essaient de réaliser de petites actions à fort impact sur le long terme. Encore faut-il que nous arrivons à entrevoir l’impact.

Ou tout simplement, qu’il faudrait que nous comprenons que le maître/chef (qui requiert la soumission des autres) n’est pas un leaders. Nous avons vraisemblablement besoin de « chef de fil » et non pas de « chefs à Chapeau ». Nous avons besoin de personnes qui commencent des choses et ont le soucis du travail accompli. Nos leaders devraient donc être des personnes manuelles, des techniciens, des technocrates, des ingénieurs, des vendeuses au marché dont le professionnalisme et les résultats obligent toute la profession à les consulter pour n’importe quelle décision. Nos leaders devraientt être capable de beaucoup mais surtout pas de longs discours.