5 choses sans lesquelles vous aurez du mal à élever votre niveau dans ce que souhaitez faire

Bientôt la fin de l’an 2012. Comme moi, vous avez surement pris des résolutions en début d’année et vous en prendrez de nouvelles dans 55 jours. Que vous ayez atteint vos objectifs ou pas, il n’y a pas lieu de se lamenter. Vous avez encore 55 jours pour respecter ces résolutions. Pour y arriver il y a des choses sans lesquelles vous aurez du mal. En voici 5 qui pour moi restent primordiales lorsque vous souhaitez avancer dans ce que vous pensez pouvoir faire.

Rester honnête avec vous même
Pour acquérir un savoir-faire, une compétence, une reconnaissance, …, il faut du temps et surtout beaucoup de pratique. Dans les débuts, il vous faudra accepter le fait que vous « ne savez pas comment l’on fait pour… » . Tant que vous n’acceptez pas le fait que vous n’ayez pas (encore) le niveau pour ce que vous souhaitez faire, vous vivrez dans un monde faux. Méfiez-vous des novices qui vous flattent  Rapprochez-vous des personnes averties qui ont déjà une avance et qui sont disposées à être des mentors.

Commencer par les bases
En toute chose la compétition crée des différences de compétence et de savoir-faire. Ces différences sont matérialisées par des « niveaux ». Et à chaque niveau ses spécificités.  Celles du niveau le plus bas reste les plus importantes car constituant la base de votre savoir-faire que vous souhaitez acquérir. Ils vous faudra donc prendre le temps de maîtriser ces spécificités de base.

Poser des questions
Il n’y a pas de questions idiotes. La bonne démarche c’est d’enregistrer les réponses sur le support de votre choix. Par contre je peux vous assurer que votre cerveau, n’est pas l’endroit ou il faut les enregistrer. Vous devez avoir un bloc-note (papier ou électronique) sur lequel vous marquerez tout ce qui sera nouveau dans votre progression. Cela vous évitera de poser les mêmes questions à plusieurs reprises. Poser deux fois la même question à quelqu’un c’est donner l’opportunité à cette personne de ne plus répondre à vos questions. Ce serait malheureux de perdre des personnes qui ont accepté de vous accompagner en tant que mentor.

Accepter la critique
Cela vous ramènera toujours au point 1. Il n’y a qu’en acceptant la critique que vous pourrez identifier vos points faibles afin de les améliorer.

Travailler dur en faisant attention aux détails
Si vous croyez en l’innéisme, vous êtes cuit. Je n’ai jamais conduit de thèse universitaire sur l’innéisme et autres sujets liés aux capacités humaines. Par contre l’expérience du terrain me conforte dans ma pensée selon laquelle, le facteur le plus important pour réussir, c’est le travail. Et pour avancer grâce au travail, il vous faut porter une attention particulière aux détails.

Cette liste n’est pas exhaustive. Vous avez surement des points que vous jugez incontournables. N’hésitez pas à les partager ici. Aussi, si vous avez des questions sur mes résolutions que j’avais listé pour 2012, vous êtes au bon endroit. Vous les trouverez ici.

Comment nous avons gagné les élections présidentielles 2010 en Côte d’Ivoire

Aout 2010, le gouvernement ivoirien annonce à population que les élections présidentielles tant attendues auront finalement lieu le 31 Octobre 2010. Tout le monde reste méfiant vis-à-vis de cette date car il y en a eu plusieurs pendant les 5 dernières années.
Quelques jours après cette annonce, lors d’une discussion avec , Diaby Cheick Mohamed, il me propose que nous déployons un outil de veille pour ces élections. Cet outil couvrirait la préparation, la campagne électorale et finalement le semaine électorale. Comme toutes les bonnes initiatives visant à émuler les bons usages des technologies en Afrique francophone, je suis d’office partant. Mais je fini par ne pas donner de suite car étant très pris par mes activités professionnelles et la gestion de l’Ong AKENDEWA.

Vide et précisions
Pendant plusieurs semaines nous n’en reparlerons plus. Début Octobre 2010, de retour à Paris, je souscris au bouquet Afrique de mon FAI pour avoir la Télévision Ivoirienne (RTI) afin de pouvoir suivre à distances les évènements à Abidjan. Les choses se précisent. Cette fois-ci c’est sûr qu’il y aura des élections. Ici et là les agences de communication s’agitent et je découvre que les principaux candidats se dotent d’outils de communication en ligne et de comptes sur les réseaux sociaux. J’en tire une satisfaction personnelle car c’est bien l’idée que j’avais en initiant le premier Barcamp à Abidjan pour déboucher sur la création d’AKENDEWA.

15 Octobre 2010 : la campagne électorale commence. Ici et là des tweets, des posts facebook et même des vidéos sur youtube de la part des candidats. Lorsque j’ai un bout de temps je publie des posts sur mon mur facebook pour parler des élections. Il y a quelques réactions provenant surtout de la diaspora et de nombreux commentaires engagés. Mais tout cela reste dans une ambiance amicale et constructive. Des partisans adversaires vont jusqu’à se donner des conseils entre eux pour la gestions de la communications de leurs candidats respectifs.

Deux jours après le début de la campagne électorale, Archippe Yepmou, vice-Président deInternet Sans Frontières (dont je suis moi même membre) m’interpelle suite à l’un de mes posts et me demande pourquoi est-ce que je ne déploie pas une instance d’Ushahidi pour une veille sur les élections de la Côte d’Ivoire. Il m’explique qu’il serait prêt à participer et qu’éventuellement des bénévoles de ISF s’y joindraient. J’avoue que cette question m’a réveillée. Car, je me suis moi meme dis, qu’en tant qu’entrepreneur engagé, c’est un peu un devoir de mettre à disposition cet outil. J’ai donc décidé de le faire seulement si j’y arrivais en 24h. Au delà, j’avais décidé de laisser tomber et me concentrer sur mon travail de tous les jours. Aussi j’ai tenu à mettre Diaby Mohamed sur le coup car lui et moi avions déjà discuté d’un tel outil. Il s’en est suivit plusieurs échanges d’email dans l’heure entre Diaby MohamedArchippe et moiDiaby Mohamed à eu donc pour charge de contacter les autorités, les médias locaux pour leur parler de ce que nous étions en train de faire. Archippe avait à monter l’équipe de modération et aussi rédiger ce qu’il faut pour les communiqués de presse. Pendant ce temps, j’avais laissé tomber toutes mes activités pour déployer l’outil. Parallèlement il fallait que j’explique aux membres d’AKENDEWA que je souhaitais mettre le projet sous la coupole de notre ong et que s’il y avait des volontaires, il serait les bienvenus. Ghislaine et Manassé (tous deux journalistes, bloggueurs et membres actifs de akendewa) ont tout de suite réagit en mettant à disposition 3 numéros de téléphones. De plus, Manassé qui est aussi développeur web m’a proposer son aide technique. Je lui ai donc confier l’intégration de la plateforme avec FrontlineSms, outil d’intégration sms.

un image de wonzomai

Le déploiement et le nouveau design
Sans attendre je me suis rendu sur le site de Ushahidi, j’ai relu la documentation fonctionnel puis enchainé avec le téléchargement de la dernière version stable. Après quelques heures à essayer de faire fonctionner le système de base, j’ai ensuite entrepris la modification du code source afin que le fonctionnement soit optimal pour notre besoin. c’était aussi pour moi l’occasion de mieux le comprendre pour envisager produire un document technique en français. Chose qui aurait pu m’aider moi même.
Une fois que j’ai annoncé le fonctionnement correcte de notre plateforme, il lui fallait un nom, un compte+tag twitter, un compte facebook et et un design personnalisé. Archippe contacte donc Ghislain Lambert, le designer de Internet Sans Frontières qui accepte de faire partie de l’aventure. Pour le nom, j’utilise une méthode qui marche toujours. J’ai juste demandé à la communauté de trouver un nom dans une langue de Côte d’Ivoire via mon mur facebook. Sur trois propositions (Cheleya, Adanzié, Wonzomai), « Wonzomai » qui signifie « sentinelle » en langue bété est le nom le plus apprécié. Nous définissons alors un hashtag pour twitter : #civ2010

L’appel à la communauté pour des téléphones compatibles
Une fois l’intégration de la plateforme accomplie, nous nous sommes mis à recherche de téléphones compatibles selon les spécifications de FrontlineSms. J’ai donc lancé un appel à la communauté via facebook. Il s’en ai suivie une vingtaine de tweets. La recherche fut infructueuse. Nous avons donc été obligé de puiser dans les fonds d’AKENDEWA. Nous rappelons qu’à ce jour AKENDEWA fonctionne sur fonds propres. Après quelques communications entre Frédéric Tapé (administrateur akendewa), Eric Agnissan (Vice-Pésidentent Akendewa) et Manassé nous sommes rentrée en possession de deux téléphones compatibles.

La communauté, les débats télévisés et la New Media Task Force de l’université de Columbia
Après quelques tweets, certains blogueurs et tweeterers africains nous contactent pour nous exprimer leurs encouragements. Et naturellement ils relaient l’information. En moins de 24h nous notons plus de 600 tweets et déjà 1500 visiteurs uniques. Sur twitter et facebook, c’est l’adoption totale. Certains blogueurs n’hésitent pas à produire des articles. Wilfried Akapko et Cyriac Gbogou de AKENDEWA nous proposent leur aide pour la modération et la publication sur les réseaux sociaux. C’est pour moi l’occasion de prendre un peu de repos et d’envisager un moyen encore plus efficace pour la diffusion de l’information. J’effectue donc une analyse des tweets contenant nos hashtags. Compte tenu du fait qu’il y a plus d’ivoiriens sur facebook que sur Twitter, Je décide personnellement de créer la conversation sur mon mur facebook en me positionnant comme modérateur. A des questions simples sur les prestations des candidats dans l’émission « face à la nation » (diffusée sur la chaine nationale ivoirienne, RTI – http://www.rti.ci), je reçois plusieurs dizaines de commentaires. Ce sont les signes de l’engagement des internautes ivoiriens pour ces élections.
Pendant ce temps, Julie Owono nous annonce que la New Media Task Force de l’université de Columbia a décidé de nous apporter son aide en mettant à disposition une dizaine d’étudiants volontaires pour la modération de la plateforme. Encore une bonne nouvelle ! Cette même communauté reste très active pendant la journée de vote en nous faisant parvenir l’ambiance dans les bureaux de vote.

L’attente des résultat, le Buzz et peacevote
Lorsque les médias parlent de Wonzomai, c’est le buzz total. le passage à la BBC et sur France24 fait encore plus découvrir la plateforme. Parallèlement, Cedrick Symenouth (de akendewa) et Mohamed travaille une nuit entière pour nous sortir peacevote (http://peace.53voices.com), qui permet de passer des messages de paix.

 

AllDenY Interactive Web App For Elections’s Results

La victoire est acquise et la veille continue, AllDenY s’y met avec AIWA4ER
Pendant que j’écris ces lignes, nous continuons à publier en ligne les chiffres transmis par la CEI via la Télévision. Toute l’équipe de Wonzomai (akendewa, Internet Sans Frontières, la communauté) est assez satisfaite de cette victoire que nous avons remporté sur les mauvais usages de l’internet en Afrique. Parallèlement, l’un de mes collaborateurs au sein de AllDenYRégis Bamba me fait savoir qu’il faudrait que l’on aille jusqu’au bout. Je me demandais bien de quoi il parlait. Et bien il souhaitait que l’on fournisse un outil interactif avec un algorithme efficace pour une génération des résultats sur plusieurs formats. Quelques heures plus tard nous avons AIWA4ER (AllDenY’s Interactive WebApp For Elections’s Results – disponible à l’adresse http://alldeny.net/elections). Cette initiative citoyenne rejoint tout ce que nous avons entrepris jusque là. Je remarque aussi que sur les réseaux sociaux de nombreuses personnes relais les chiffres pour une diffusion encore plus grande. En 15 jours nous avons réussi à prouver que les acteurs du web ivoiriens détiennent désormais une partie du pouvoir. Le prochain Président devra donc faire avec cette communauté. Car elle n’est que naissante.

L’équipe : il y a surement certains noms que je n’ai pas mentionnés. Au cas ou je vous aurais oubliez, n’hésitez pas à me le signaler pour que je rectifie le tire.

  • Cédric Symenouh (membre Akendewa – webdesigner afritechpreneur)
  • Stéphane koffi Kan (Secrétaire Général Akendewa – Développeur)
  • Wilfried Akapko (membre Akendewa – afritechpreneur)
  • Cyriac Gbogou (membre akendewa)
  • Frédéric Tapé (membre akendewa – Ceo de AMN – blogueur – afritechpreneur)
  • Jean-Patrick Ehouman (Président Akendewa – Ceo AllDenY – blogueur – afritechpreneur)
  • Régis Bamba ( Développeur AllDenY – afritechpreneur)
  • Diaby Cheick Mohamed (blogeur – afritechpreneur)
  • Ghislaine Atta (membre Akendewa – Journaliste – blogueuse)
  • Manassé Déhé (Administrateur Akendewa – Développeur Web)
  • Archippe Yepmou (Vice-Président Internet Sans Frontières)
  • Ghislain Lambert (membre Internet Sans Frontières – Web designer)
  • Eric Agnissan (vice-Président Akendewa – Directeur des Opérations AllDenY – afritechpreneur)
  • Julie Owono (membre Internet Sans Frontières)
  • La communauté que représente mes contacts sur facebook et twitter.

En initiant akendewa avec Eric Agnissan, notre objectif était de dynamiser l’industrie de l’internet et du mobile en Afrique francophone. Nous sommes encore bien loin de notre objectif mais après un an nous pouvons d’ors et déjà affirmer que notre vision n’est pas irréaliste. N’hésitez pas à vous joindre à nous.

Merci à tous. Et surtout, votez AKENDEWA !!!!

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August 2010. A government public statement broadcasts that the so-awaited presidential election will take place on October, 31st 2010.
After many delays of this election over the past 5 years, this statement left people suspicious about its holding. A couple of days after this announcement, while discussing with Diaby Cheick Mohamed, we got along with a monitoring tool especially designed for the event. This tool would have been set to take in account the preparation, the election campaign and all the election week following the d-day poll. As for all other relevant initiative ideas related to the use of technologies in the french african web part I was “ready-to-ready”, but finally gave it up since I was very involved with my own activities and the management of AKENDEWA – a young web-dedicated NGO.

Vide et précisions
And so it was for a while. Early October, back from Paris, I subscribed for an Africa-dedicated TV program with my ISP – this program broadcasts within its options, the Ivorian national TV (RTI – Radio et Telediffusion Ivoirienne). I made such a subscription in order for me to watch all the programs related to the upcoming presidential poll in Abidjan. Things were getting clearer.Undoubtelly, this time, the poll will take place. In Abidjan, ad companies are blooming out and fiercely compete between them to place their respective election challengers. Most of those challengers hold online communication tools including social web attendance. It was a proud self-satisfaction feeling since this is why I initiated the Abidjan Barcamp – that later leaded to the creation of Akendewa.

October, 15th 2010 : Election campaign launching

Tweets, facebook posts, youtube videos coming from the election challengers, and so on. When posting on my facebook wall, I could notice many reactions, especially from the people abroad.
Election campaign : Two days after.

Archippe Yepmou, vice-Président of Internet Sans Frontières (ISF) – Internet Without Borders (that I’m a member of) interrogated me about one of my FB posts and suggested me to set up a kind-of d’Ushahidi platform instance in order to monitor the election n Ivory Coast. He explained later that he would join the team with some people from ISF to develop the project. As a business builder, I found this idea very relevant and then consider it as a commitment for me. But only if I would’ve been able to make it within 24hrs. Beyond, I would rather focus back on my ordinary work. Hence, I got in touch with Diaby Mohamed since we’ve already talked about a project alike. Then, each of us was assigned precise tasks : Diaby was to approach top-officials and local medias to share what we were about to work on. Archippe was to build the team and write press statements. Meanwhile I had to focus on the platform itself and rally Akendewa members to the project. Two journalists and bloggers from Akendewa – Ghislaine Attah & Manasse Dehe – immediately provided us with 03 (three) phone IDs. Manasse, who is also a great web developer committed to merge the about-to-be-developed platform with FrontLineSms.

Wonzomai printscreen

New design and Deployment

I then connected on the Ushaidi website and thoroughly read the documentation and downloaded the latest reliable release. After hours of trying to operate with the core system, I then switched to the source code modification in order to enable the new system to meet our specific needs. A kind-of way for me to better understand how the platform operates and maybe write a French version of the technical documentation. Once the platform operating principles fully described, we had to name it and assign it ID stuff like a facebook/twitter account + hashtag and a customized design. Ghislain Lambert – ISF designer – was to due this task within the team. For the platform name I applied a successful method : asking the web community via my facebook wall. Here, I actually ask for suggestions with the special requirement that the name has to be in one of the many Ivorian vernacular languages. Among those three proposals – Cheleya, Adanzié, Wonzomai – the last one (Wonzomai) was the most appreciated. “Wonzomai” is the bété translation for pathfinder or watcher. We then assigned it the following hashtag: #civ2010.

Seeking for compliant mobile phones

Once the merging process ended, we were seeking for compliant mobile phones according to the FrontLineSms requirements. As for the previous step, the web community is the best ally. We just had to make a kind-of “call for entries” but unfortunately it doesn’t yields to anything after tracking around twenty tweets. So, we had to mine in our own funds – since the Akendewa runs with its own funds. After some phone calls with Akendewa Manager – Frederic Tapé, Akendewa VP – Eric Agnissan and Manasse, we finally got our mobile phone units.

The community, the TV shows and Columbia University’s New Media Task Force

After ”tweetering” the platform we received some cheerful encouragements from fellows. And obviously, the information was retweeted again, and again. Hence, within only 24hrs, we received +600 tweets and +1500 connections to the platform. Then, Facebook entirely adopt it. Some papers are written about Wonzomai. Wilfried Akakpo and Cyriac Gbogou from the Akendewa team play important role as moderators and publications updaters. Given this opportunity I started forecasting to set a better way to broadcast pieces of information. Carefully analyzing tweets and hashtags, and since there’s more ivorians people on facebook than on tweeter, I placed myself as moderator of the conversations I initiated on my facebook wall. Answering simple questions about TV performance of the presidential election challengers (“Face aux Electeurs” daily TV show on RTI www.rti.ci) and according to the numbered reactions I easily conclude that internet users were deeply interested in this election. Meanwhile, Julie Owono announces that the Columbia University New Media Task Force will join us by providing us with around ten of volunteers students dedicated to the moderation of the platform. A very good piece of news ! This team stayed tuned all along the d-day poll.

Awaiting poll results, buzzing and Peacevote.

As soon as all medias talked about Wonzomai, there was the rush on the net ! Appearance on BBC and France 24 TV helps strenghthening the buzz around the platform. Within the same time, Cedrick Symenouh (from Akendewa) and Mohamed worked a whole night to release Peacevote (http://peace.53voices.com) enabling people all other the world, and especially from Ivory Coast to drop their peace “shoutout” messages via short texts or videos.

AllDenY’s Interactive WebApp For Election’s Results

Victory is gained and the monitoring’s still on. AllDeny launches AIWA4ER.

A s I’m writing those lines, figures about the ivorian election are still updated via data supplied by the independent electoral committee (CEI). The entire Wonzomai team (Akendewa, Internet Sans Frontières, the web community) is both proud and satisfied with this – good and useful – usage of the internet in Africa. Regis Bamba, a fellow of mine at AllDeny suggested that we have to go through this useful process. Id Est : designing a whole interactive tool enabling users, via a specific algorithm, to output results under many different formats. This eventually drove us to AIWA4ER (AllDenY’sInteractive WebApp For Elections’s Results – available via http://alldeny.net/elections). This citizen enterprise also meets all we’ve already done until now. We also have to notice that during those days people were willing to relay figures for a wider broadcasting effect. Within only 15 days we succeeded in proving that Ivorian web actors now firmly hold a part of the power. The upcoming President should take it in account since it’s just the beginning.

The Team  : You should forgive me for omitting some names. Let me know if so :

  • Cédrick Symenouh (membre Akendewa – webdesigner afritechpreneur)
  • Stéphane Koffi Kan (General Secretary Akendewa – Developper)
  • Wilfried Akapko (Akendewa Member – afritechprener)
  • Cyriac Gbogou (Akendewa Member)
  • Frédéric Tapé (Akendewa Member –AMN CEO – blogger – afritechprener)
  • Jean-Patrick Ehouman (Akendewa President –AllDenY CEO – blogger – afritechprener)
  • Régis Bamba (AllDenY Developer – afritechprener)
  • Diaby Cheick Mohamed (blogger – afritechprener)
  • Ghislaine Atta (Akendewa Member – Journalist – blogger)
  • Manassé Déhé (Akendewa Manager – Web Developer)
  • Archippe Yepmou (Internet Sans Frontières Vice-President)
  • Ghislain Lambert (Internet Sans Frontières Web Designer)
  • Eric Agnissan (Akendewa VP – AllDenY – afritechpreneur)
  • Julie Owono (Internet Sans Frontières Member)
  • The community via my facebook and tweeter friends

By launching Akendewa with Eric Agnissan our main aim was to boost the internet and mobile industry. We are so far from this target to be achieve but according to what we’re noticing “on the ground” we realize that it’s not utopic ! Let’s joinning us !

Thank you, and Vote AKENDEWA !!!!

[this article was translated from french to english by Cedric Symenouh ]

 

Ne plus être filicité pour vos idées

« C’est une très bonne idée ! » il s’agit là, de l’une des phrases que l’on entend dans toutes les organisations (entreprise, association, communauté, groupe d’amis, …).Très bonne idée ! Fuyez ce compliment comme la peste ! car son seul but est de vous maintenir loin de l’action et de l’exécution, tant votre ego d’être humain est sensible et capable d’inhiber tout passage à l’acte.
Lorsque vous aurez entrepris de ne plus être félicité pour vos idées, vous serez sûrement dans l’action. Vous aurez déjà matérialisé vos idées avant d’en faire l’annonce ou d’en parler autour de vous. La matérialisation dans certains cas consiste à marquer sur une feuille de papier comment vous allez vous y prendre tout en détaillant de manière la plus exhaustive, l’ensemble des obstacles. Dans d’autre cas, il s’agit d’avoir en votre possession un prototype fonctionnel.
Acceptez donc d’être celui qui n’a pas d’idées, mais qui les matérialise.

Retourner en Afrique et être acteur de la révolution technologique en cours

Ce matin encore des milliers d’ingénieurs africains de la diaspora se sont rendus à leur lieu de travail. Ils sont à New York, Paris, Tokyo, Sydney, … Ils ont surement pensé aux problèmes techniques de la veille à résoudre. Mais plus encore, ils ont cette forte envie d’être utiles à l’humanité en tant qu’innovateurs. Mais ce rêve reste irréalisable (en partie) tant qu’ils sont loin de cette révolution technologique qui se passe actuellement sur le continent africain.

Bien souvent, ils ont cette impulsion qui leur dit « prends tes clics et tes clacs et rentre au pays« . Mais à coté, l’actualité socio-politique « du pays » les ramène à la réalité. Cette réalité est mêlée de peurs et d’appréhensions (je ne serai qu’un technicien alors qu’ici, à l’étranger, je suis un cadre supérieur – j’aurai du mal à m’adapter à la manière de travailler – certains sont partis et on échoué …).

Et le temps passe. Les années arrivent à bout des ambitions et des désires du coeur. Avant qu’il ne soit trop tard, faites le pari.

  • Prenez plusieurs semaines/mois de vacance,
  • rendez-vous dans le pays africain de votre choix,
  • proposez ce que vous savez faire le mieux,
  • écoutez, apprenez et adaptez-vous aux exigences locales,
  • prenez du plaisir,

Et si les choses se passent mal,

  • retournez dans le pays étranger ou vous exerciez,
  • racontez votre histoire à ceux qui n’ont pas encore osé,
  • écrivez un livre (ne vous attendez pas forcément à un succès) ou tenez un blog.

Après ça, je pense que vous aurez envie de retourner pour recommencer l’aventure avec une vision plus claire. Tentez l’aventure technologique africaine. C’est maintenant que ça se passe.

 

 

Si j’avais 4 mots à adresser aux afritechpreneurs

IMPORTANT : afritechpreneur désigne un entrepreneur africain (quelqu’un qui vit ou travaille en/pour l’Afrique) des technologies.

À plusieurs reprises l’ont m’a demandé sur facebook ou twitter des conseils et topos pour commencer un buisness (dans les technologies) en Afrique. Pour la plupart ce sont des africains de la diaspora qui souhaitent rentrer et évitez le syndrome de l’entrepreneur hors-sujet. Mais à coté, de plus en plus de personnes vivant sur place projettent de se lancer dans une aventure entrepreneuriale. Avec les 4 conseils suivants qui sont plus ou moins spécifiques à l’Afrique, je vais donner des éléments de réponse qui sont intimement liés à ma propre expérience sur le terrain.

1. Commencer sans attendre, par exemple, la fin d’une situation politico-sociale à priori défavorable à l’investissement. Ses évènements sont partie intégrante de notre vie en Afrique car le continent est jeune. Il faut savoir les accepter et s’organiser pour travailler dans les conditions qu’ils nous imposent. Vous ne serez jamais aussi prêt que lorsque vous aviez décidez la première fois d’entreprendre. C’est à ce moment-là que votre optimisme est à son plus haut niveau. Commencer, c’est aussi prendre le temps de recueillir des informations sur ce dont a besoin la tranche de la population pour laquelle vous avez décidé de lancer votre produit/service.

Quoi qu’il arrive vous ferrez des erreurs (et même de grosses erreurs). Il n’y a pas lieu de s’affoler lorsque cela survient. Bien au contraire ce sont des occasions qui vous permettent d’en savoir plus sur vous même, vos capacités et vos limites.

En Afrique (et surement dans d’autres régions du monde aussi) certaines choses fonctionnent à un rythme qui peut paraitre assez lent lorsqu’on vient de l’occident. Vous gagnerez donc à entamer des procédures et démarches le plus tôt possible. C’est aussi l’occasion de vous constituer un excellent carnet d’adresse.

2. Construire une communauté

Le canal publicitaire le plus puissant en Afrique est le bouche-à-oreille. Prenez donc le temps de parler de vos produits au gens qui vous entourent en n’hésitant pas à leurs donner des échantillons. Si vos finances vous le permettent, recrutez des personnes qui pourront passer dans les lieux publiques pour en parler (s’il s’agit de produit grand publique).

3. S’entourer de partenaires

Bienvenu dans la partie du monde ou l’on ne peut presque rien réussir tout seul. Il faut vous entourer de personnes/entités déjà présentes localement et qui bénéficient d’un minimum de crédibilité auprès de la population.

4. Servir vos clients

Démarquez-vous de vos concurrents en vous mettant au service de vos clients. Mon expérience me permet de dire que dans les différents secteurs économiques, le client n’est pas roi en Afrique. Bien entendu, quelques acteurs font des efforts. Mettez-vous au service de vos clients. Acceptez leurs caprices, vous en ferrez des commerciaux pour votre produits.

il y a bien entendu d’autres mots que pourrai adresser aux futurs afritechpreneurs. Si, vous aussi avez envie de partager votre expérience, n’hésitez pas à le faire en commentant ce billet.

Du manque d’applications web et mobiles afro-africains vers une africa web/apps store

« En informatique, une application Web (aussi appelée site  WebApp) est un logiciel applicatif manipulable à partir d’un navigateur Web. De la même manière que les sites Web, une application Web est généralement placée sur un serveur et se manipule  l’aide d’un navigateur Web, via un réseau informatique (Internet, intranet, réseau local, etc.). » – Wikipedia.

Il y a quelques semaines je me demandais pourquoi nous avions si peu d’applications Web/mobile produites par des africains d’une part et des applications résolvant des problèmes spécifiques au contexte africain d’autre part. En plus de mon expérience personnel, j’ai effectué des appels à témoin dans la semaine qui vient de s’écouler via Twitter et facebook. Voici un résumé de ce qu’il en ressort :

Des pays sur liste noire

Les réseaux mobiles de certains pays d’Afrique tels que la Côte d’Ivoire n’ont toujours pas accès aux Apple App Store et autres appShop. Vous pouvez donc posséder un Iphone dans ces pays sans pouvoir profiter des quelques 350 000 applications de l’App Store. Il en est de même pour l’android market. Avec cette situation, les développeurs locaux ne risquent pas de se lancer dans la production d’applications pour ces plateformes.

Du coté des Opérateurs (les Telcos)

Les opérateurs mobiles sont désormais au coeur de l’activité économique dans les pays africains. Vous trouverez très peu d’événements dans lesquels ils ne sont pas sponsors ou partenaires. Ils ont donc le « pouvoir » de toucher une grande partie de la population en très peu de temps. Malheureusement il existe très peu d’actions qui visent à encourager le développement d’applications spécifiques à l’Afrique. La plupart des opérateurs ne possède à ce jour pas de politique/projet qui vise à mettre à disposition des utilisateurs, des applications développées par des développeurs locaux. Un projet comme Orange Tunisie AppShop gagnerait à être répliqué. Tout le monde en sortirait gagnant. Pour les opérateurs c’est une opportunité d’avoir une source de revenu supplémentaire sans réellement produire. Pour les développeurs c’est une occasion de vivre de leur art. Pour les utilisateurs, un choix de plus en plus large et enfin pour l’industrie dans sont ensemble cela ne peut être que bénéfique. Pour l’instant, la majorité des opérateurs mobiles préfère produire eux même leurs propres applications.

Les développeurs

Bon nombre de développeurs africains n’ont pas encore la mesure du changement qu’ils peuvent apporter à leur environnement en produisant des applications simples mais utiles pour résoudre les problèmes de la vie quotidienne en Afrique. L’Afrique du Sud, le Nigeria, et maintenant le Kenya et le Ghana font partie des quelques pays ayant entrepris la « révolution des développeurs africains« . Pour la campagne électorale de l’élection présidentielle au Nigeria par exemple, le Candidat (et désormais Président) Goodluck a utilisé une application mobile qui fonctionne sur la plupart des smartphones. L’Ong Ushahidi possède une application mobile et un SMSSync.

Initiatives à promouvoir et à répliquer

  • Apps World Africa : Vise à explorer le capacité des applications à soutenir le développement dans les pays du tiers-monde.
  • PivotEast : un concours pour les développeurs d’application de l’Afrique de l’Est
  • Apps<4>africa : est un concours qui vise à mettre en lumière le talent des développeurs locaux du Kenya, de l’Uganda, du Rwanda et de la Tanzania et à exposer leurs capacité à utiliser les technologies pour un meilleur monde.
  • Android Developer Challenge – Afrique Subsaharienne : Afin d’accompagner les programmes de développement des développeurs africains, Google lance le concours Android Developer Challenge pour l’Afrique subsaharienne avec, à la clé, des récompenses pour les meilleures applications pour mobile. les gagnants des différentes catégories et chacun recevra 25 000 dollars américains
  • MobileHackAf : marathon de développement d’applications mobiles pour les pays d’afrique francophone.
  • ….

Des pistes

  • Certaines start-up et entreprises technologiques africaines sont déjà à mesure de produire des applications à fort impact. Il serait assez intéressant que les opérateurs mettent en place une procédure qui vise à valider et à intégrer les applications développées par des tiers.
  • Les Ong, associations et autre groupements actifs des technologies devraient aussi se rapprocher des opérateurs pour leur soumettre des campagnes de sensibilisation et de formation pour les développeurs locaux.
  • Les ingénieurs et développeurs expérimenté de la diaspora devraient partager leurs expériences.
  • Pour ma part je m’engage à organiser des sessions de formation dans la ville d’Abidjan (et éventuellement dans d’autres villes, si le temps et les moyens le permettent.) pour emmener les développeurs locaux à produire leurs propres applications en se basant sur les spécifications des différentes plateformes (Android, app store, …). Un challenge à la clé ne ferait pas de mal. Pour un tel projet une collaboration avec l’un des opérateurs mobile est nécessaire.

Finalement, J’ai décidé de lancer AFRICAPPSTORE, un portail pour présenter les applications web et mobiles développées pour l’Afrique. Pour l’instant il n’y a que la version en anglais qui est disponible.

Financez votre projet grâce à vos clients

Si comme moi vous savez que les banques et les organismes de crédit ne sont pas toujours disposés à vous aider à financer vos projets, il vous reste tout de même une multitude de solutions.

Les classiques
Pour certains les proches constituent un soutien non négligeable. Les économies peuvent y passer pour ceux qui ont eu l’occasion d’épargner. Les Business-Angels et les VCs (Capitaux Risqueurs) restent une solution, lorsqu’ils pensent (ils ne détiennent pas toujours la vérité) que votre projet aura du succès. Qu’est ce qui vous reste lorsque vous n’êtes dans aucun de ces cas ? Et bien, il vous reste vos clients !

Le client investisseur
Si votre objectif est de vendre un logiciel que vous êtes en train de concevoir, vous pouvez en attendant fournir des services de maintenance de haute qualité à des entreprises qui sont dans le besoin. Nous sommes ainsi d’accord que si vous vous dites capable de créer un logiciel, alors maintenir des existants devrait être un jeux d’enfant pour vous. Vous ferrez ainsi rentrer de l’argent et par la même occasion vous fidéliserez les premiers clients/utilisateurs du logiciel que vous êtes sur le point de lancer. Bien entendu vous devez leur montrer qu’ils sont privilégiés en leur permettant de tester votre solution en avant-première.

Vous avez surement des doutes sur ce que j’ai avancé, mais si vous osez demander à ces clients de financer une (ou toute) partie de votre logiciel en question, vous obtiendrez très peu de refus. Ils s’agit là de leur présenter un vrai plan sur une certaine période afin de leur montrer que vous avez de la suite dans les idées. Ils seraient si ravis de savoir la sortie de ce logiciel à forte valeur ajoutée (car venant de vous) qu’ils seront près à vous donner ce coup de pousse financier. Vous aurez tout simplement transformé vos clients en Investisseurs. La bonne nouvelle c’est que ces derniers vous mettraient moins de pression que des VCs ou BA traditionnels et les négociations pour les prises de part seront beaucoup plus faciles.

J’ai parlé de logiciels mais ceci s’applique à presque toutes les activités avec des adaptations. Demandez-vous si vos clients sont disposés à se constituer en investisseurs pour l’un de vos projets et vous aurez une indication sur votre capacité à fournir un service de qualité ou un produit qui répondrait aux attentes des potentiels clients.

L’ afritechpreneur face à la difficulté

Il est bien connu que les régions du monde les moins développées sont celles qui présentent le plus d’opportunités aux entrepreneurs. Lorsque l’on vient combler un vide ou fournir un service qui répond à un besoin quotidien de ses paires, le succès est presque garanti. Ceci est-il vrai pour les afritechpreneurs ?

A priori oui. Mais lorsque l’on pousse la réflexion en tenant compte des réalités de l’Afrique, ce simple « OUI » n’est plus valable. Je ne dis pas que les opportunités sont restreintes pour les afritechpreneurs. Bien au contraire, elles sont réelles et encore plus nombreuses qu’ailleurs (sentiment personnelle) compte tenu du retard du continent vis-à-vis des autres. Le problème c’est cet ensemble de barrières et difficultés qui viennent entraver la progression des afritechpreneurs. Allant jusqu’à les faire reculer pour bon nombre d’entre eux.

Une grosse partie de ces difficultés est constituée par des législations très peu adaptées à l’entrepreneuriat. Ces jeunes Ètats africains n’ont pas encore entamé des chantiers spécifiques au développement et à la démocratisation des technologies. L’auto-suffisance alimentaire et la santé publique étant prioritaires à juste titre. Il faut aussi noter les instabilités socio-politiques qui rendent difficiles la poursuite d’une aventure entrepreneuriale. Surtout lorsqu’il s’agit de l’industrie des technologies.

L’afritechpreneurs doit-il capituler face à ces difficultés propres à l’Afrique ? Je pense que non. Bien au contraire il devrait redoubler d’ingéniosité pour contourner ces barrières. Car une fois ces difficultés contournées, il ne lui reste plus qu’un immense marché aux opportunités très peux exploitées à ce jour.

Je reviendrai dans un prochain billet sur des exemples d’afritechpreneurs ayant usé de leur ingéniosité pour contourner les ennemis de l’entrepreneuriat en Afrique.

Si vous en faite partie, ou si vous connaissez des exemples n’hésitez pas à partager l’expérience en laissant un commentaire.

Les leaders africains des technologies à suivre sur Twitter : CNN ne parle pas français ?

IMPORTANT : Le seul objectif de cet article est de profiter de l’opportunité qu’offre CNN pour faire connaître les personnes qui font des choses remarquables en Afrique Francophone. Loin de moi l’idée de « corriger » l’article de CNN. 

Ce matin, j’ai découverts une très belle page sur l’un des sites de CNN. Il s’agit d’une liste des 10 leaders Tech africains à suivre sur Twitter selon CNN. J’aime beaucoup cette liste car les personnes citées sont effectivement assez actives en ligne et sont des modèles à suivre. Le problème ? aucun francophone ! CNN ne parle-t-il pas français ou y’a-t-il aucun francophone qui aurait pu être à la place de l’une des personnes citées ?

L’Afrique est presque divisée en deux. D’un coté les anglophones, et de l’autre les Francophones. Ce sont les deux langues les plus parlées sur le continent. Il faut noter que sur le continent l’on parle aussi arabe (principalement dans les pays du Magrheb qui fait partie de l’Afrique) et portugais (en Angola par exemple).

Il y a 21 pays en Afrique (environ 350 millions de personnes) dont la langue officielle est le Français. En plus de ces 21 pays, il y a 5 autres dont le Français est aussi une langue officielle (la deuxième). Il s’agit de l’Algérie, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie qui sont des pays dont la première langue officielle est l’Arabe. Le 5ème pays étant Maurice. Pour en savoir plus sur l’Afrique francophone, je vous recommande cette page wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Afrique_francophone

Dans tous ces pays, il y existes des passionnés et des leaders de technologies qui publient régulièrement sur Twitter. Ces personnes passent beaucoup de temps à créer ou a mobiliser les différents acteurs de cette industrie pour en tirer le meilleur. Tout y passe. Évènements,applications, mouvements, collaborations pour des projets, recherche de fond, interactions avec les autorités, campagne de E-alphabétisation, … La liste est longue. En Côte d’Ivoire par exemple, depuis ces deux dernières années, il ne se passe pas une seule semaine sans un évènement. Et ça a commencé bien avant du coté de Dakar au Sénégal. Ci-dessous quelques unes des activités organisées par les francophones. Je rappelle que la liste est rès longue. Mais ce n’est pas l’objet de cet article.

Si des personnes avec à leur tête des leaders identifiés font donc du boulot remarquable, comment se fait-il qu’elles n’aient pas été citées dans cet article de CNN ? Lorsque l’on regarde de près les critères (« comments on the role technology plays in boosting entrepreneurship and empowering communities in Africa ») avancés, on est en mesure de produire une dizaines de francophones. Les critères sont :

  • une grosse quantité de tweets « pertinents » dans le but de participer à l’évolution des technologies

  • une audience (followers) de qualité et surtout diverse

  • une interaction permanente avec les internautes

  • la capacité à incité les africains à entreprendre et à tirer le meilleur des technologies

Pour répondre à cette question, je souhaite procéder par hypothèse car seul l’auteur de cet article de CNN pourrait nous donner une réponse exacte. En attendant cette réponse, voici quelques que raisons qui pourraient être à la base de ces omissions.

Peut être que les leaders africains francophones dans les tech ne publient pas assez sur twitter
Bien que ce fut le cas il y a quelques années et bien que les anglophones aient été les premiers à prendre d’assaut les réseaux sociaux, je pense que désormais, les francophones publient autant que les anglophones. Certes, je ne dispose pas d’études approfondies à ce propos, mais si je m’en tiens aux différents fils que je suis sur twitters, l’on peut parler de quasi égalité avec une balance qui pencherait vers les francophones suite aux élections présidentielles de différents pays depuis 2010. Je parle plus de ratio (tweet/habitant). Ces leaders francophones n’ont pas hésité à initier des projets (tels que Sunu2012 et #CIVsocial) communautaires pour le monitoring de ces élections. Aussi, je vois souvents ces memes personnes publier toutes sortes d’informations pouvant aider les africains à comprendre le bien-fondé des technologies.

Peut être que les actions des leaders francophones des technologies en Afrique ne sont pas aussi importantes
Je pense que leurs actions sont toutes aussi importantes. Tant par la méthodologies utilisée que par la qualité des actions et les résultats observés.

Certes @Fasokan (de son vrai nom « Boukary Konaté« . Si vous ne suivez pas ce monsieur sur twitter, vous ratez une occasion de voir une afrique qui se transforme depuis ces régions les plus réculées) n’a jamais réussi à lever des centaines de millions de dollar pour ces projets, mais il a beaucoup de mérite quand on sait que grâce à lui les villageois des zones reculées du Mali arrivent à se faire connaitre du monde en tenant un blog. Sur twitter, ce monsieur, qui est à la base institueur (professeur des écoles) a déjà publié plus de 11 330 posts qui touchent plus de 1 900 personnes à chaque fois. Et tenez-vous bien il publie tant en Bambara (Langue africaine parlée au Sénégal, en Mauritanie, au Mali, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée, …) qu’en français. Combien de blogueurs connaissez qui ont réussi l’exploit de dynamiser l’une des langues les plus parler sur le continent ? Ne cherchez pas, il n’y en a pas beaucoup. Je ne dis pas qu’il faut retirer l’un des leaders de la liste de CNN pour faire apparaitre Fasokan. Je dis juste qu’en terme d’accomplissement, il a fait quelque chose que très peu de personne ont fait sur le continent avec des moyens bien au delà de ce dont dispose Boukary.

Saviez-vous que @yoroba (Israel Yoroba – déjà meilleur blogueur francophone) a réussi à mettre en place un réseau de sites d’information de proximité dans plusieurs pays d’Afrique Francophone ? Et là je vous parle d’un impact sur un large publique. Cliquez ici pour en savoir plus sur @yoroba.

Je peux aussi vous parler de @tidjanedeme (Tidjane Deme – responsable du bureau de Google Afrique francophone). Au delà de représenter la plus grosse société de l’internet en Afrique francophone, Tidjane passe du temps à discuter avec les développeurs et les passionnés de technologies. Il ne rate pas une occasion d’inciter ces personnes à être présentes en ligne et à mettre en place des choses utiles grâce aux technologies.

La liste est longue, et j’ai évité de mentionner les personnes qui ont batit des grosses boites technologiques en partant de presque rien et qui passent leurs journées à publier sur twitter pour émuler l’industrie technologique en Afrique.

L’Afrique anglophone est beaucoup plus avancé dans les technologies
En effet la partie Anglophone de l’Afrique a une avance considérable par rapport à la partie francophone. L’Afrique anglophone a beaucoup plus d’investissement dans le secteur technologique et on assiste à l’émergence de politique axées sur cette industrie. Les résultats sont là. Un rapport récent indique que plus de 20% du PIB du Kenya a transité par M-Pesa (money electronique au kenya). Les gouvernants des pays francophones gagneraient donc à suivre les conseils et recommandations de leur leaders technologiques pour rattraper rapidement ce retard.

Aussi les développeurs anglophones sont beaucoup plus présents et produisent beaucoup plus. Mais ce retard est surement en train d’être rattrapé grâce aux actions des activites.

Ou tout simplement peut être que les anglophones (CNN) ne parlent pas français
Au lieu de continuer à émettre des hypothèses, j’ai préféré m’arrêter sur cette dernière. Visiblement, elle a l’air un peu provocatrice, mais rassurez, mes intentions sont loin de la provocation ou de celles d’un donneur de leçon.

Si vous êtes africain francophone, et que vous avez fait des études jusqu’au moins au collège, vous avez surement déjà eu l’occasion d’apprendre le minimum pour lire et comprendre un texte en anglais. Si vous avez fait des études supérieures das les technologies, dans la finance, le marketting alors forcément vous avez ce qu’il faut pour l’anglais.

A contrario, les anglophones n’ont pas cette chance d’apprendre le français aussi bien. L’une des raisons est la différence du système éducatif. Pendant que les francophones essaient de s’armer au maximum avant d’avoir le bac, les anglophones, eux se contentent du minimum pour ensuite mettre l’accent sur l’apprentissage dans les études supérieures.

Il est donc fort à parier qu’en règle générale, les francophones savent ce qui se passe chez les anglophones tandis que ces derniers ont du mal à suivre ce qui chez passe chez nous les francophones. Cette situation peut donc être l’une des raisons principales de ces listes exclusivement anglophone.

L’opportunité
Il y a donc une opportunité à saisir. Celui qui arrivera à proposer la meilleure solution pour que ces deux afriques (francophone et anglophone) fassent tomber cette énorme barrière de la langue, contribuera énormément à l’évolution rapide des technologies de l’information sur le continent. En attendant, j’essaie pour ma part de poster dans les deux langues et de traduire des tweets que je trouve utilies pour l’une ou l’autre afrique. Aussi, des persones telle que @diabymohamed et @nnenna(vous avez dit leader ? en voici !) qui publie « dans la langue de l’idée », font un grand bien aux différentes communautés.

Et notre liste ?
On serait tenté de faire une liste francophone. Mais ce serait ignorer la valeur qu’apportent tous ces anglophones à l’Afrique des technologie. Aussi je souhaite qu’on établisse une liste de 25 anglophones et une liste de 25 francophones à suivre sur twitter quand on parle de « contribuer à l’évolution des technologies en Afrique ». Avec un peu de chance CNN la publiera.

Si vous avez lu cet article jusqu’au bout, aidez-moi à mettre en place cette liste en commentant avec votre propre liste de personnes que vous aurez identifié. Il n’y a ni premier ni dernier. Plus il y aura de liste, mieux sera la liste définitive. Voici les critères que vous pouvez prendre en compte :

  • L’audience (followers/fan) : la quantité de personnes connecté au leader en question.

  • La qualité des publications : il s’agit ici de savoir si la majorité des publications de cette personne viennent contribuer à la vulgarisation et à l’évolution des technologies en Afrique. Un plus serait accorder à ceux qui tiennent un blog et au tweets originaux (qui ne sont pas des RT)

  • Les initiatives : cette personne initie-t-elle des actions pertinentes pour faire entrer les technologies dans la vie des africains ?

  • Les interactions : il s’agit de vérifier si la personnes interagit avec les internautes

On aurait pu en parler pendant des heures mais bon je m’arrête là. N’hésitez pas à contribuer à cette discussion en commantant.

18 recommendations to those in the African diaspora wanting to get involved in the technology sector back home

I wrote this post in french. It has been translated by John James (BBC Correspondent, Ivory Coast). John is the guy behind the Drogbas’s Country blog.

If you’re part of the African diaspora and you want to do business back home, I’d be one of the first to encourage you. Having done the same thing myself, I’ve been able to identify several things that will boost your chances of success, or at least reduce the risks of failure. The advice that I’ve written below come from personal experience. These won’t of course be exhaustive or apply to every situation, but I think you’ll find them useful as a starting point.

From 2005 to 2008 I worked as an application developer and then a research and development engineer with Java/J2E with a focus on mobile technology and the web. I gained particular experience in the banking, energy and media sectors. Then, I made the leap to start my own business. I’ve been business-minded since college, at school and during my university studies. But till then, these had been actions with friends and held little financial risk. Creating my start-up in France was made easier thanks to some training given by the Chamber of Commerce in Creteil (south east Paris). But when it came to setting up the business in Cote d’Ivoire, there were a number of obstacles.

It’s then I had to study for what I call my “MBA in on the ground IT business in Africa”. I always thought that it would take at least three years to really get to know the business environment in which I was launching. I knew that no formal academic study would give me the knowledge I would need. So, I decided to get stuck in at the coal face. Instead of being a mere spectator, I launched AllDeny and then the NGO Akendewa. I plan to come back on my journey in another series of articles.

Below you’ll find a non-exhaustive list of the things that are worth bearing in mind to avoid the mistakes that I made:

Set yourself up as a sole trader

You can set your business up as a limited liability company and get more credibility with the big players in your country. But how much is the extra credibility really worth if you don’t have any income at the start? If you’re an entrepreneur, it means that you know about taking calculated risks. Believe me, you’ll gain by committing the minimum amount of money possible at the start while you deepen your knowledge of the business environment in the country you’ve chosen. The taxes and other charges are very high in the majority of African countries, above all in francophone Africa.

In the case of Cote d’Ivoire for example, you’ll have to spend at least 2,000,000 fcfa (around 3,000 euros) to properly set-up your company, whereas with a sole proprietorship, the start-up costs won’t be anymore than 100 euros (65,000 cfa). To avoid later tussles with the tax officials, do everything you need to, to have traceable receipts. In Cote d’Ivoire, these are called “factures normalisées”.

Take the time to study your sector

You can’t just export an idea that works well in the West and think it’ll be an automatic success in Africa. Africans have very different ways of living and thinking. There’s no point for example setting up a payment service that uses voicemail, because in Africa, very few people use their voice mail – almost none are activated. However sophisticated and well-developed your technological solution is, it won’t succeed if it’s out of step with local needs. Of course, you can always create new needs and change the way your future consumers behave, but believe me, the risk of failure will be high, as will the costs if you need to educate and change your potential customers.

If your business offers a service for local enterprises, I advise you to come up with several different input forms so that your clients can clearly communicate to you their needs. The majority of small and medium sized businesses in Africa find it difficult to clearly grasp their technological needs. Unlike Europe or America, company bosses may not even a minimum understanding of technology and may not be able to describe what they need.

One of our clients once asked us to find a dedicated server for their website. After several conversations, I realised that he had wanted to carry out certain Unix commands on the shared server that hosted his site. But he found that he didn’t have permission to carry out these commands. If we’d have set-up a dedicated server, we could have sent him a large bill and made a healthy profit. But, the client in question would then have faced numerous security issues which would have required a degree of skilled intervention and extra cost that in fact was totally unnecessary. You can imagine how our relations would have then deteriorated, without even discussing the poor reputation that we could then have gained.

When coming back to your home country, don’t hesitate to bring your old equipment with you

This will help you to avoid looking for equipment in a place where the prices will be far higher and the selection limited. For example, if you need a particular type of printer, it’s far from clear that you’ll find the one you need in your homeland. Arriving already equipped is also a way to save money while at the same time making sure you have the best equipment. In country, you also risk finding equipment that has a host of hidden problems.

It’s worth being aware that the taxes on IT equipment are very high in certain African countries. Kenya is the exception in this domain thanks to a clued-up government. But most countries including Cote d’Ivoire use IT equipment imports as a way to increase tax revenue, something that has a big impact on the price of these goods. This situation doesn’t look like it will end soon as countries depend heavily on these customs duties.

Sub-let your office from another business or individual

There are quite a few businesses and individuals who have space to spare. If you decide to rent your own office (equally for your home), you’ll have to pay at least five months rent upfront as a deposit. There’s no shame in lodging with someone else. On the contrary, this will help you concentrate on the key thing; the service that you intend proposing to the market.

Africa could benefit by copying the garage start-ups in the US (e.g. Apple). Like in the 1970s with the PC and the 1990s with the internet, this current decade will see technology giants come from obscure beginnings. In Kenya there’s already the example of Ushahidi, which was set-up in 48 hours by David Kobia and which has since become a veritable gold mine.

Take on the services of a cook for your and your team’s meals

If you have at least five people in your business team, it’s a good idea to employ the services of someone to shop and cook your meals. Of course, this person will take a cut and you’ll need to watch out for overcharging. But still, these sorts of services are more and more popular in Africa’s main cities. Take the time to establish things on a good basis and help everyone participate in the choice of meals. If you can make the process fun, your collaborators will enjoy getting involved. Some of them will even bring along vegetables and fruits as their contribution.

Avoid signing staff contracts in the first year

At the start, it is best to employ your staff on a freelance basis. Avoid establishing fixed contracts. Of course, you shouldn’t keep your staff in a precarious position. But experience shows that our homelands aren’t overflowing with a strong professional ethic. The majority of employees only pick up such things when they’re in their first year of employment.

There is also a big problem with regards to the respect (even understanding) of the idea of upholding delivery schedules. Certain people struggle to understand that you can lose a contract (even one already signed) if delivery is late.

Put in place a transport budget

This will avoid hearing “boss, I didn’t have enough money to come to work”. The key idea here is to send a strong signal to your colleagues so that they understand the importance of being conscientiousness. Take the time to work out how each employee comes into work in order to help decide the best way for him/her to get there. Even better, you can give them an advance each week equal to the transport costs for that period.

There are also possibilities for providing transport. Find out if you can sign-up to something for your workers. It might also be possible to set-up car-sharing schemes for the company. Encourage those who transport their colleagues with fuel vouchers and other gifts. It’s the thought that counts. This can also help improve the team spirit at the business.

Personally, I don’t hesitate to transport my collaborators all the way to their homes. It’s a good occasion to chew the fat and get to know each other. But be careful not to go too far in your relations outside of work. This can turn against you. Don’t use your employees to do your personal errands – don’t abandon the positive things you picked up in the West. Your employees aren’t your domestic servants or your personal assistants, unless you’ve specifically employed them for this.

Use free software

I’ve seen that even the largest companies in Africa often use pirated versions of Windows and others software without a licence. It’s best to avoid these sorts of practices – if your produce is aimed at western markets, you’ll run into the problem of using unlicensed software. If you don’t have the means, use free software. You’ll need to put in a bit of time to get up and running on the free software. But you’ll make important savings. If you haven’t had experience of this software before, do your research and put in the effort in the first month to really get to know these tools.

There are numerous schools in our countries training competent users of these free software tools and this is an opportunity to seize. I’m not saying that you need to abandon other software, but as the next section makes clear, you need to be a role model in your organisation. If you haven’t the money to pay for software, it’s best to use free software legally. Coming from the diaspora, you shouldn’t be one of those promoting violations of copyright and intellectual property.

Keep in mind that you represent a leadership role model

As an African entrepreneur, you should keep in mind that you represent a leadership role model. Africans are little by little starting to become interested in leadership outside the domain of politics. You have a responsibility to embody the moral values that others that come after you can follow.

Personally, I started an adventure to build the local IT community at the same time as my professional activity in Abidjan. With 10 local entrepreneurs, we put in place Akendewa to “emulate the mobile and internet industry in Africa”. At the beginning this was just a simple gathering of people passionate about technology, but it’s become a real platform which has had an impact in almost every part of life in Africa. We were able to save lives thanks to the #civsocial project and we keep encouraging the technological activities of companies and individuals. You have the possibility of being part of such a movement, which exist in each African country.

Unless you’ve got tons of energy and a plan over several years, I would advise against setting up a new association or club in the country you decide to invest in. Just get involved with what’s already in existence and launch initiatives under its banner. If you can’t find an association that fits, then perhaps you can launch your association/organisation/club. But as soon as you’ve started, be ready to respond to the concerns of everyone who takes an interest in the initiative. Among these people you’ll find the right people to help you with your own projects.

One morning in 2010, I received a message from a certain Cyriac Gbogou. He wanted to encourage me in my work with Akendewa and also Yefite!, a community guide to great African hotspots that we launched under the AllDenY banner. In fact, he’d been following our online activities for a while and had decided to join forces with us. After several exchanges on Facebook, he started to work on behalf of Akendewa without having met any of its founder members. Several months later, everyone who knew about Akendewa knew Cyriac and how much he’d taken on board the vision of the organisation.

Be careful of espionage

Do be careful with the work you’re undertaking. A common practice is that people get themselves employed somewhere just to know what you’re doing and then to copy it. It boils down to espionage. Protect yourself from your colleagues by giving them access only to the information they need to carry out their work.

The art of delegation is of course one of the key things for any entrepreneur to cultivate, but if you create software and applications, I advise you to write the initial code yourself and then make use of an API that your collaborators can then use. With time, you can identify those you can see yourself working with for a long time, and open a bit more your secrets.

In any case, you do of course need to give your colleagues what they need to help advance the work. It’s not about holding back all the information – something that will lead to inevitable failure.

Don’t move back to your home country

I imagine that you may be shocked by this one. Me too. But the truth is that you have more chance of success in a country that isn’t your own. This doesn’t mean you’re forbidden from returning to your home country as your investment destination. When you head back, the family will be very happy to see you. But without wanting to, they can then become a distraction to you and stop you achieving your objectives. You risk losing time by meeting their needs at the same time as trying to make your business function.

And, let’s be honest, in Africa the entrepreneur is often considered as the big boss. Any big boss will of course have a certain financial power, so people think you’ve got plenty of resources. You’ll have a hard time explaining that you’re trying to create value and not expenses.

Personally, I’ve had some difficulties with certain members of my family who struggle to accept that they may see me on television talking about IT before I’ve passed by to spend a day with them visiting. Where it’s possible, I do try to meet as many people as possible. But if – like me – you have a large family, you risk losing a lot of time. It’s best to keep these visits to your holiday periods.

There are some countries in Africa that are more dynamic when it comes to IT than others. When I think about the evolution of the sector and the plans drawn up by different countries, it’s clear that certain countries will be more propitious for start-ups. If you don’t have too much money at the start, I advise you to head to one of the countries that I’ll recommend in a future article called “The diaspora and the IT ecosystem in Africa”.

Never trust verbal agreements

This applies to your collaborators as well as your eventual partners and local clients. Voluntary amnesia is a common disease. Keep a physical record of the agreements you draw up – it will help you avoid later disappointments.

When you present the written agreements to your collaborators and partners, they’ll see how important you regard the promises. The step of drawing up the agreements will show your seriousness and oblige your collaborator to make sure they fulfil his/her part of the deal. If you don’t do this and leave your collaborators fairly free, you’ll find that they’re not very committed to the work. But if you take the time to write things down in an official document, you’ll be surprised by the difference in productivity. It’s not a question of exploiting people. For example, with the heat in Africa you will need to allow your collaborators to take at least an hour for lunch.

Make sure you get hold of a copy of the law on the workplace in the country that you move into. Contrary to what some people think, the judicial administration in most African countries is very zealous when it comes to the non-respect of professional contracts. You’ll need to make use of a legal advisor in case of problems.

Keep you project plans secret

Don’t give away your project plans to someone who says they’ll find you local markets or international partners. Keep secret your implementation plan. Draw up project presentations that are clear, but don’t expose this level of detail. Certain people will have no scruple in using your documents as if they’d written them themselves. And when the damage is done, you will have little chance of upholding your property rights.

I can remember an unfortunate incident that happened to a Swiss entrepreneur originally from Cote d’Ivoire, who had updated a computer with an operating system based on Unix (the same base as Linux and mac OS). I spoke to him in August 2009 in Abidjan. And during the presentation of his product at Hotel Ivoire in Abidjan, he had one of his three prototypes stolen despite the presence of security.

Say goodbye to poor collaborators

Without any hesitation and for the fundamental survival of your business activity, say goodbye to collaborators who don’t respect working hours, deadlines and the rules that you establish. Any indulgence for incompetence will cost you dear. Unless you have a big budget for training your collaborators, don’t waste time with personnel who don’t bring much to the business.

Technology is a sector that’s part of a global market. Even if you’re in Africa, your competition could be European, American or Indian. I know of several European companies that create application for Africans. And coming from the diaspora, you know that these European details pay plenty of attention to the details.

Even if your solutions are simple, try to avoid spending time supporting your staff in their work. For this, work with collaborators who know the importance of doing a good job. They should be ready to take the time to document almost all that they plan to accomplish.

Don’t come back to settle in your homeland

In any case, not in the first year. This could seem like it’s against the spirit of getting involved in entrepreneurship in Africa, but it’s best to be honest. Africa is an incredible continent. But someone who left several years ago will have undergone some sort of modification in the way they see things back home. I wouldn’t say that he’s forgotten everything, but several years in a new environment changes you.

To avoid disillusion, entrepreneurs from the African diaspora should take the time to rediscover Africa. Personally, I started with visits of 3-4 weeks per year. Four years later, the weeks have become months. You need to take the time to make real contacts and develop a strong understanding of the market. Most importantly of all, you’ll come to understand the “new needs of Africa”. It’s these new needs that you should help answer with your business. Once you’re aware of them, you are in a stronger position to decide on the merits of a definitive return home.

Stay humble and respectful, but not submissive

Once you go back, you’ll find that some people will try to catalogue you as “their kid” and will want you to call them “big brother” or “big sister”. Don’t let these people influence your decision making.

Where possible, try to find a balance in your relations with people. Don’t hesitate to return favours – perhaps people will say that they help you for nothing, but as an entrepreneur you know that nothing is for free. Being prepared to say ‘No’ won’t lose your friends if these people respect you. On the contrary, when someone distances themselves from you because you said no, you are separating yourself from someone who would have slowed down your progress and reduced your professionalism.

Keep a blog

As incredible as it may seem, Africa needs you as a content producer. The different sections of IT in Africa are very poorly documented. It’s difficult to know what’s going on. By keeping a blog, you are providing information that will be invaluable to others. What do you gain? Everything! You’ll have the chance to position yourself as an expert of the section that you yourself have chosen. You’ll agree with me that an entrepreneur who knows the ins and outs of his sector will have a future advance over (future) competitors.

Take the time (25 – 40 minutes each day) to write about what’s happened. After several months, you’ll see that what you have written constitutes a real resource of knowledge.

Personally, two years ago, I reoriented my personal website (this one) towards blogging to share my entrepreneurial experiences with other internet-users. This has allowed me to build contacts throughout Africa, even Anglophone Africa. Even if the blog is in French (I did try initially to publish in English, which lasted several months), numerous English-speaking readers and entrepreneurs in Anglophone Africa read what I write thanks to Google Translate. Some have even told me that they translate my tweets. We are of course talking about my publications on IT in Africa and my initiatives. The result of this interest is that I will soon be one of the speakers at the Mobile Web Africa conference, which is the most important mobile event on the continent. This will allow me to make known what we’re up to.

Get involved in mobile technology

Keep an eye out on this blog for a new series of articles entitled “The diaspora and the IT ecosystem in Africa”, in which I’ll speak about the opportunities offered by mobile technology in Africa. I’ll use this to get into the detail of the biggest technological industry in Africa. I also plan to speak about what’s going on in Kenya, Nigeria, South Africa and some French-speaking African countries.

Conclusion

Africa can appear to be difficult terrain for entrepreneurs. Yet, it’s the place where the ROI (Return On Investment) is the largest in the world. Everything depends on the way in which you can attract the confidence of the main operators and also your capacity to adapt to the different habits.

As I said at the start of this post, there are obviously numerous recommendations that could be made and I’m interested in hearing your own. Don’t hesitate to comment on this post with your recommendations or suggestions to people in the diaspora who are thinking of coming back home for business.