Vous devrez investir dans mon projet

Vous avez décidé d’entreprendre dans l’industrie de l’internet et du mobile (idem pour tout autre industrie), malgré vos moyens limités. Vous serez donc un jour ou l’autre emmené à rechercher des investisseurs. Ces investisseurs reçoivent des centaines de dossiers comme le votre tous les mois. il vous faudra donc être convainquant pour qu’ils vous suivent. Vous passerez donc une partie de votre temps à demander à ces investisseurs d’investir dans votre projet. Pour cela, il vous faudra certains éléments tel que votre « Elevator Pitch » qui emmènera un investisseur potentiel à vous accorder un rendez-vous suite à un premier contact que vous n’aurez peut être pas prévu.

Daymond John - (Crédits photo : inc magazine)
Daymond John – (Crédits photo : inc magazine)

Il ne s’agira pas seulement de dire à ce dernier « MR X, vous devriez investir dans mon projet parce qu’il est bien et va rapporter beaucoup d’argent« . Il faudra vous démarquer des autres entrepreneurs par des arguments pertinents et plein de sens lors de ces deux minutes que la chance, Dieu, vos gris-gris, … ont bien voulu vous accorder. Vous devrez donc dire :

  • Ce qu’est votre produit/service

Il n’est pas question de vous lancer dans une explication technique sur le fonctionnement de votre produit. Mais plutôt dire en une ou deux phrases ce à quoi il sert, le problème récurent qu’il vient résoudre et les personnes concernées par se problème. Ainsi vous pouvez par exemple dire que « J’ai mis en place un système qui permet de mettre à disposition des informations sur les véhicules importés d’Europe vers l’Afrique. Ce système sera utilisé par les importateurs de véhicules africains qui passent beaucoup de temps à rechercher la bonne affaire une fois en Europe.« .
On comprend là que vous venez résoudre un problème relatif à l’industrie automobile dans une région qui possède essentiellement des voitures et pièces importées. Vous agissez par la même occasion sur l’industrie du transport et de la logistique. Cet exemple vient juste de me passer par la tête mais je pense qu’il peut représenter un énorme business. Libre à vous de l’exploiter.

  • Pourquoi est ce que les gens utiliseraient votre service ?

Il y a moins de trois semaines, le géant google a décidé d’arrêter le développement de son service « Wave » qui représente une belle démonstration du savoir-faire des ingénieurs de la firme de Montain View. L’une des raisons de cet arrêt est que ce service n’a pas trouvé son publique.

Vous pouvez donc mettre en place quelque chose de révolutionnaire, mais si personne n’en voit l’utilité alors aucun investisseur ne vous accompagnera. Il faut donc pouvoir expliquer à cet investisseur que vous avez rencontrer (sans être préparé), les raisons pour lesquels des gens accepteraient d’utiliser votre service. En restant dans notre exemple on pourrait dire  : « Les importateurs de voiture accepteront de payer un abonnement à mon service car ça leur permettrait d’anticiper sur les types de voiture les plus demandées. Ils agiront ainsi de manière efficace sur le taux d’invendus de leurs parcs. »

Bien sûr des raisons encore plus pertinentes peuvent être évoquées. Dans notre cas l’idée de ce système n’a que quelques minutes d’existence donc on peu se dire que l’on peu faire mieux.

  • Si votre produit/service rapportera de l’argent

C’est très simple. Un investisseur doit être vu comme une boite noire dont la sortie a pour objectif de multiplier l’entrée par 5, 10 voir 100. Si vous ne pouvez pas justifier et garantir ce résultat alors aucun investisseur sérieux ne vous suivra. La sortie n’est pas obligatoire au bout de quelques mois. Bien au contraire elle est souvent prévue pour au moins la 3ème ou la 5ème année.

Il vous faut donc avoir testé à petite échelle la rentabilité de votre produit. Dans notre exemple, l’on pourrait se rapprocher des professionnels de l’importation de véhicule à Abidjan et leur proposer quelques informations que l’on aura pris le temps de recueillir. S’il paient alors l’on n’est pas loin de quelque chose de rentable. Il s’agit aussi de s’assurer que le temps, l’énergie, et l’argent que l’on dépense pour recueillir ces informations est largement en dessous de ce que l’on gagnera.

  • Votre stratégie vis-à-vis de la concurrence

Il arrive que certains entrepreneurs croient qu’ils n’ont pas de concurrence. Il faut pourtant savoir que la concurrence peut être directe ou indirecte. Elle est toujours positive à mon sens car elle permet d’améliorer le service. Elle peut aussi naître à la suite du lancement d’un nouveau produit ou concept. Finalement il existe toujours une concurrence. Et c’est à vous l’entrepreneur d’expliquer à l’investisseur ce que vous pensez faire de cette concurrence telle qu’elle fut. Dans notre exemple on pourrait penser a des concurrents qui feraient la même application. Dans ce cas au moment de signer avec les professionnels de l’industrie cible on pourrait leur demander l’exclusivité sur certains modèles de voiture que nous aurons préalablement identifié comme très demandés par les clients de ces professionnels. Bien entendu nous serons disposer à offrir un service supplémentaire que nous pourrons facilement définir en prenant en compte leurs besoins quotidiens.

Enfin, il faut garder à l’esprit que plus la plupart des investisseurs parient plus sur l' »Homme » que sur le produit. Pour eux c’est l’entrepreneur qui est capable de faire le succès du produit. Et donc votre engagement et votre capacité à réagir sont deux facteurs déterminants au moment de choisir de vous accompagner ou pas. N’hésitez donc pas à présenter vos initiatives antérieures à votre projet. Elles peuvent constituer des preuves de engagement vis-à-vis de vos projets ou même des éléments justifiant votre capacité à trouver des solutions face à des obstacles.

En Afrique, l’opportunité est souvent trop belle pour l’entrepreneur

L’Afrique est le continent de tous les espoirs pour de nombreux entrepreneurs, porteurs de projets et hommes/femmes d’affaires. La jeunesse de la population, l’abondance des ressources et le nombre encore très faible des solutions aux problèmes des africains concourent à offrir de très belles opportunités aux  entrepreneurs.

Disons que depuis quelques mois (ou années) vous avez travaillé jour et nuit dans le sens de la réalisation de votre plus gros projet. Vous avez démontré au monde et à votre entourage que vous êtes déterminé à réussir ce que vous avez entamé. Vous avez même réussi à mettre en place des routines et des mécanismes qui vous permettent de générer des revenus. Vous êtes de plus en plus cité comme un modèle par les médias, sur les réseaux sociaux, … Et bien, bravo !

Votre détermination et votre dévotion à votre projet/cause sont si remarquables qu’il ne se passe pas un jour sans que vous ne recevez des félicitations et encouragement de la part de proches, de compétiteurs, de clients, de fournisseurs, …
Et bien à ce stade vous constaterez que vous recevrez aussi de plus en plus de propositions. Ce sont des opportunités qui sembles tellement intéressantes que vous êtes tenté de les accepter à la chaîne.

STOP !

Faites une pause. En tant qu’entrepreneur, vous devez revenir sur terre et prendre en compte ce qui suit. De nombreux articles de blogs et  livres vous parleront surement de ce que je m’apprête à dire. La différence est que j’ai décidé d’aborder ce sujet en me basant sur mon expérience personnelle et sur ce que j’observe chez les jeunes entrepreneurs africains que je côtoie au quotidien. Pour la plupart, ils sont tous sur la voie de la réussite et sont très actifs dans leurs communautés. Jamais l’Afrique n’a connu un si grand nombre de jeunes entrepreneurs et qui de plus sont pour la plupart très engagés.

Partage de mon expérience avec des jeunes entrepreneurs ivoiriens lors d’un atelier d’échange sur l’employabilité des jeunes africains au siège de la Banque Africaine de Développement [Crédits Photo : Tosh JUMA ]
LA VOIE DE LA RÉUSSITE

L’un des signes qui indiquent que vous êtes sur la voie de la réussite c’est le nombre important d’opportunités qui se présentent de plus en plus à vous. Et pourtant lorsque vous êtes sur cette voie de la réussite, la vérité est que vous êtes toujours très loin de cette réussite-là-même. Vous avez donc intérêt à ne pas vous dissiper.

Le chemin est souvent long avant de toucher le « jackpot » ou de célébrer votre première première vente. Mais le fait-même que vous ayez emprunté ce chemin fait de vous, quelqu’un de différent, quelqu’un que l’on remarque. Mais sur ce chemin, vous seul savez à quel point l’issu est incertain. Vous faites tout pour rester toujours concentrer sur l’objectif en vous assurant d’abattre le travail quotidien requis pour atteindre cet objectif. Personne ne sait que vous faites à un adversaire qui n’a pas de forme : Le doute. Au contraire, mon démontré que vous êtes épaulé par un allié de grande envergure : La confiance.

Rester concentré et sûr de vous-même est très déterminant pour votre réussite. Sinon vous paierez très cher le prix de l’échec. Même si pour l’entrepreneur, l’échec ne doit pas être une fatalité, il vaut mieux échouer assez tôt que de s’arrêter après plusieurs mois de travail acharné. De plus en Afrique, dans bien d’environnements, l’échec est sensé « faire honte ».

CES OPPORTUNITÉS SONT-ELLES VRAIMENT POUR VOUS ?

Ces opportunités à ne pas en finir et qui semblent correspondre à des choses susceptibles de vous aider dans la réalisation de votre projet, ne sont pour la plupart que des éléments perturbateurs qui finalement vous éloigneront de votre objectif et des actions à mener pour l’atteindre si vous leur accordez une trop grande place dans votre agenda. Aussi belles qu’elles puissent paraître, ces opportunités n’existent que pour vous perturber et vous empêcher de vous concentrer sur l’essentiel : Votre plan initial.

Bien souvent, la personne ou l’entité qui vient vers vous avec ses propositions ne sait pas vraiment la vision que vous avez. Pire, elle n’a aucune idée des réels sacrifices que vous faites pour avancer ainsi que les difficultés que vous rencontrez au quotidien.

Votre optimisme et votre sérénité avec lesquels vous progressez portent à croire que tout est facile pour vous. Vous représentez pour ces personnes, une ressource fiable dans la réalisation de leur propre projet. C’est la raison pour laquelle elles viennent vers vous. Sans être forcément explicites, elles souhaitent ajouter de la valeur à leur propre projet en s’appuyant sur votre image, votre expertise, votre carnet d’adresse, … En soit, il n’y a pas de mal que les autres soient attirer par ces choses que vous pouvez leur apporter. Ne dit-on pas que « Mieux vaut faire envie que faire pitié. » ?

Pour ces personnes, la valeur que l’opportunité engendrera pour elles-mêmes ou leurs projets, est beaucoup plus importante que ce que vous-même pourrez éventuellement en tirer. D’ailleurs elles estiment que vous avez déjà ce que vous recherchez dans la vie. Pour vous, agir dans le sens de favoriser l’avancée des autres n’est pas prenant et ne vous demande pas d’effort. Normal ! c’est vous qu’on voit dans les journaux, à la télé, … En gros, vous n’êtes pas dans le besoin, mais plutôt tellement à l’aise dans votre progression que vous pouvez accorder du temps à un autre projet rien que pour faciliter la vie des autres.

IL N’Y A QUE VOUS QUI SAVEZ CE QUI EST BIEN POUR VOUS

Vous êtes peut être un étudiant sans source de revenu fiable, quelqu’un ayant perdu son dernier emploi depuis plusieurs mois, une mère célibataire avec à votre charge un ou plusieurs enfants, ou encore avez un compte en banque bloqué par les autorités fiscales ou judiciaires. Mais vous êtes assez courageu(x/se) et professionnel(le) pour ne pas exposer ces difficultés à votre environnement de travail. Pour vous ce qui compte c’est le projet pour lequel vous êtes dévoué. Et rien ne doit vous perturber dans votre progression. Pas même la situation de précarité dans laquelle vous vous retrouvez par moment (ou depuis un moment).

FAIRE LA DIFFERENCE

Il y a tout de même la possibilité de faire le distinguo entre réelles opportunités et sollicitation perturbatrices. Je suis convaincu qu’il n’y a pas une seule manière de procéder pour arriver à faire le bon choix. Je vais donc partager avec vous la méthode que j’utilise pour faire la différence entre une réelle opportunité et une proposition qui pourrait m’éloigner de ma mission.

Je ne pense pas être la personne à qui l’on propose le plus d’opportunité dans mon environnement, mais quelques uns de mes accomplissements ainsi que ceux d’Akendewa (c’est l’occasion pour moi de faire un clein d’oeil à tous mes collaborateurs et bénévoles d’Akendewa) font que je reçois de plus en plus de sollicitation pour collaboration.

patricia zoundi
Patricia Zoundi, Prix de l’Excellence de la République de Côte d’Ivoire, catégorie « Jeunes Entrepreneurs »

Par exemple en 2013 un passage à l’émission « Plus d’Afrique » de la chaine Française à fait que j’ai reçu des centaines de messages via facebook et par email. La plupart n’ont pas forcément aboutit à des collaborations ou des partenariats. Par contre, le Prix Tremplin de l’UNESCO-CEPS pour l’Entreprenariat des Jeunes et la Culture de la Paix que j’ai reçu en 2013 a été déterminant pour ma sélection au programme Mandela Washington Fellowship YALI 2014. Et ma participation au programme Mandela Washington Fellowship YALI en 2014 est par exemple à la base de plusieurs conférences que j’ai pu délivré dans différents pays africains. J’ai bien d’autres exemple me concernant, mais aussi des exemples relatifs à des confrères(soeurs) entrepreneurs ivoiriens ou africains. Je pense par exemple à Patricia Zoundi-Yao qui a été « Prix National d’Excellence de la Présidence de la République de Côte d’Ivoire » dans la catégorie « Entreprenariat Jeune » en 2014. Et aussi « Chevalier de l’ordre national et du mérite burkinabé en 2014 ». Je suis très fier de Patricia, et je ne cesse de la présenter en exemple à toutes les jeunes filles africaines qui veulent entreprendre. D’ailleurs je lui ai proposé d’être l’une des mentors de Founder Institute Abidjan. Opportunité qu’elle a saisi sans hésiter.

Ok, Je vous parlerai de Patricia, de founder Institute et d’autres confrères dans un prochain post. Place à ces fameuses recommandations que je souhaite vous faire, afin d’avoir un maximum d’éléments qui vous facilite la prise de décision lorsque vous êtes face à des propositions/opportunités.

MES RECOMMANDATIONS

Face à ce flux d’opportunité voici les recommandations que je vous fais :

  1. Vérifiez que vous avez écrit dans un document, le plan stratégique correspondant à votre projet et même à votre carrière d’entrepreneur. Si vous ne l’avez jamais fait, aujourd’hui est surement le meilleur jour pour le faire. N’attendez pas demain. Trouvez du temps pour le faire avant que la journée ne se termine. Nombreux sont les entrepreneurs qui négligent ce type de document. Or, une fois que vous avez mis en place votre Business Model et éventuellement votre Business Plan, il est très important d’avoir une véritable feuille de route avec des éléments chiffrés qui vous sert de pilier dans votre progression.
  2. Relisez ce plan chaque semaine afin de l’étoffer et l’optimiser en fonction des avancées que vous faites. Même s’il est intéressant de « pivoter » lorsque ça coince, attention à ne pas finalement vous retrouver avec un nouveau plan stratégique chaque semaine. N’hésitez donc pas à vous créer une alerte dans votre agenda électronique ou via Google Calendar ou encore un papier bien visible coller au mur ou à la porte de votre bureau et qui vous rappellerait que vous devez lire ce plan. L’idéal serait même que durant la semaine vous relisez rapidement certains points tels que : la Mission, la Vision et les Objectifs à long terme.
  3. Chaque fois qu’une opportunité se présente à vous, demandez quelques jours/heures de réflexion à votre potentiel partenaire avant de vous engager ou de non. Si l’on veut vous faire bénéficier d’une opportunité, je doute fort que l’on vous oblige à donner votre accord le jour (ou à au moment même) même ou l’on vous l’expose. Si c’est le cas, je vous recommande de fuir ce type d’opportunité. Vous devez toujours montrer à vos partenaires que vous avancez selon un plan bien précis et que chaque collaboration dans laquelle vous entrez doit être en accord avec ce plan.
  4. A tête reposée prenez le temps de confronter l’opportunité à votre plan stratégique. Disons par exemple que votre projet est de créer une école. Si vous recevez une proposition de devenir Directeur des études (avec salaire alléchant) d’une école éventuellement concurrente, demandez-vous ceci : « en quoi passez les 12 prochains mois de votre vie à travailler pour mon concurrent m’aidera à mieux lancer mon école ? ». Dans l’exercice de cette fonction ne serrez-vous pas emmener à exposer certains éléments de votre propre plan stratégique ? ou peut-être ce poste vous permettra de maîtriser le fonctionnement de votre futur école. Aurez-vous assez de temps pour continuer à travailler sur votre projet ? Autant de question que vous devez mettre à l’écrit avant de décrocher le téléphone pour rappeler la personne qui vous a fait la proposition.
  5. Rappelez la personnes qui vous a exposé cette opportunité et prenez le temps de lui donner deux ou trois raisons qui auraient motivé votre décision finale. Il n’est pas question de ne pas recontacter cette personne juste parce que vous ne souhaitez pas vous engager. Votre image en dépend, car aux yeux de cette personne, cette démarche ne fera que rajouter de valeur à votre personnalité.

EN AFRIQUE POUR L’INSTANT TOUT LE MONDE CHERCHE LE BON FILON

Vous et moi savons que l’Afrique est un continent prometteur sur lequel presque tout est à faire. C’est aussi un endroit ou la plupart des jeunes entrepreneurs ne sont pas encore entrés dans ce que je pourrais appeler « l’arène du business du village mondial ».

En gros, pour l’instant la plupart des initiatives et projets entrepreneuriaux sont pilotés par des personnes pleines d’envie mais qui souvent manquent d’expérience à la hauteur de ce qu’elles souhaitent réaliser. Donc beaucoup d’entrepreneurs amateurs (dans la démarche) ou dont l’éthique et la manière de travailler ne sont pas forcement les meilleures cartes qu’elle ont à mettre sur la table lorsqu’ils vous proposent une collaboration. Ceci n’est pas spécifique à l’Afrique en tant que tel. C’est plutôt lié au fait que beaucoup de choses sont nouvelles pour la plupart des gens.

A coté de cela, vous avez un grand nombre d’opportunités provenant de personnes (physiques et morales) qui sont dans le monde des affaires depuis plusieurs années. Les dernières évolutions des différents écosystèmes leur ont fait perdre un peu de leur dynamisme tout en fragilisant leurs chiffres d’affaires.

Pour ces personnes, les jeunes entrepreneurs qui font preuve de dynamisme même lorsqu’ils ne sont pas encore entré en phase de rentabilité ou même de mise sur le marché de leur produit/service, représentent finalement de la ressource humaine capable de rehausser leurs business qui avaient commencé à prendre du plomb dans l’aile. Leurs propositions ne sont pas toujours très claires et vous pouvez être souvent tentez de les suivre en vous basant uniquement sur cette image ancienne de champions de leur domaine que vous avez d’eux.

Si votre projet est donc quelques chose que vous souhaitez faire vivre au delà de votre cercle d’amis, de votre ville ou de votre pays, il est très important d’avoir une démarche très professionnelle qui sera aussi l’un des piliers de la marque que vous souhaitez faire naître.

LA RÉELLE OPPORTUNITÉ C’EST VOUS-MÊME

Lorsque l’on vient vers vous avec une opportunité, il y a une chose d’inévitable qui se produit. Que vous soyez débutant ou quelqu’un ayant déjà fait ses preuves, vous vous sentez toujours un petit (beaucoup, pour certains) peu « flatté » que l’on ait pensé à vous. Et souvent ce sentiment peut très facilement l’emporter sur votre capacité à discerner ce qui peut vous aider de ce qui peut vous faire perdre du temps. Il faut donc beaucoup de lucidité pour arriver à dire « non » à toutes ces pseudo belles opportunités qui pourraient se présenter à vous.

Les opportunités, il y en aura toujours, et des surprises agréables sur lesquelles vous pourrez vous appuyer pour développer votre activité ou mieux exprimer votre leadership, il y en aura de plus en plus au fur et à mesure que vous avancerez. Or ce qui vous fait avancer, c’est votre aptitude à poser des actes dans le sens de ce que vous avez défini au préalable.

Que ce soit votre projet en lui même ou les actions planifiées pour atteindre une audience toujours plus grande, gardez à l’esprit que l’on vient toujours vers vous parce que vous avez démontré une cohérence et un minimum de structuration dans votre progression. C’est finalement vous qui ête l’opportunité ! Ne laissez pas une pseudo belle opportunité dénaturer cette image que vous renvoyez aux autres.

POUR CONCLURE

Enfin, il faut comprendre que très peu d’opportunités sont bonnes pour vous. Si vous avez une vision claire et un plan stratégique fluide et explicite, vous n’aurez pas de mal à faire la différence entre les réelles opportunités et les sollicitations qui finalement joueraient contre vous.

Si vous avez lu cet article jusqu’à la fin, c’est que vous avez surement une initiative ou un projet qui fait que l’on vous propose souvent des opportunités. Je suis intéressé de discuter des choix que vous devez faire pour cette nouvelle année 2016 face à d’éventuelles opportunités. Je vous propose donc d’ouvrir la conversation en exposant ces opportunités ici en commentaire ou par email si vous souhaitez garder votre anonymat vis-à-vis des autres lecteurs.

Et même si vous ne vous écroulez pas sous un grand nombre d’opportunité, c’est toujours intéressant de savoir ce que vous pensez de ce sujet.

[Merci à Tosh JUMA pour cette très belle photo de moi qu’il a prise lors de cet atelier au siège de la BAD à Abidjan]

Que prends-tu au petit-déjeuner ? attiéké ? placali ?

kiosqueA Abidjan, on trouve très facilement des endroits pour prendre une bière ou un vin entre amis, mais très peu d’endroits pour un bon petit-déjeuner.

Je ne suis pas sûr que tout le monde ait envie de manger du « placali » ou « attiéké-poisson » le matin ou du moins, chaque matin.

En tout cas il y a une carte à jouer pour l’entrepreneur qui voudrait s’aventurer à proposer une chaîne de « Kiosque » à petit déjeuner.

Il s’agirait d’aller au delà de certaines limitations de nos « Kiosques » : (hygiène, choix, … ).
Je suis sûr que l’ivoirien moyen serait disposé à payer 1500 fcfa ou plus pour un petit déjeuner dans un kiosque qui se démarquerais des standards que nous avons actuellement. Mieux il pourrait s’y rendre pas que pour prendre un petit-déjeuner.

[ crédits photo : AllAroundTheWorld – https://allaroundzeworld.wordpress.com/]

(re)Découvrez la Vidéo de mon passage à l’émission « Plus d’Afrique » de Canal+ Afrique

Le 28 Février dernier, j’étais l’invité de l’émission « Plus d’Afrique » de la chaine Canal+ Afrique en tant que lauréat du « Prix UNESCO/CEPS pour l’Entrepreneuriat des Jeunes et la Culture de la Paix en Afrique ».

Pour ceux qui n’ont pas eu la possibilité de voir l’émission, voici ci-dessous la vidéo de la 3ème partie de l’émission, celle qui me concerne. Car nous étions deux invités sur le plateaux. Le deuxième étant Smarty, un artiste chanteur (rap) du Burkina-Faso, lauréat du prix RFI Découverte.

Pour voir l’émission en entier, veuillez vous rendre à l’adresse suivante : http://www.canalplus-afrique.com/Programmes/info-divertissement/Plus-d-Afrique?vid=1020661

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Pourquoi je suis retourné « au pays » pour entreprendre [1/2]

Si vous êtes africain de la diaspora, et que vous souhaitez entreprendre “AU PAYS”, je ne peux que vous y encourager. En Afrique, il y a tellement de choses à « Faire » que les opportunités pour entreprendre ne manquent pas. Mieux, dans bien de domaines la compétition reste tellement faible qu’avec un minimum d’audace et de sérieux, vous avez toutes les chances de réussir. Réussir oui, mais à condition de comprendre et maîtriser l’environnement dans lequel vous évoluez.

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Ayant moi même entrepris en Côte d’Ivoire, j’ai pu identifier certains des éléments qui favorisent le succès, et ceux qui risquent de diminuer vos chances de réussite. Ces choses que j’ai identifié à partir de mon expérience personnelle, je souhaite les partager avec vous sous forme de recommandations. Bien qu’elles ne soient pas dans l’absolu, exhaustives et applicables à tout le monde et dans tous les pays, je pense qu’elles constituent un bon point de départ.

De 2005 à 2008 j’ai travaillé en tant que développeur d’applications puis ingénieur d’études et développement sur les technologies Java/J2E liées au mobile et au Web. En gros dans le monde de l’édition de logiciel. Cela m’a permis de découvrir et de maîtriser (pour certains) les domaines fonctionnels des Télécoms, de la banque-finance, de l’énergie, du transport et des médias. Après ces 3 années, j’ai décidé de créer ma propre boite.

Plus jeune, j’étais plutôt entreprenant. J’ai commencé certaines choses à l’école primaire, au collège, au lycée et pendant mes études universitaires. Mais jusque là, il s’agissait d’initiatives sans risque financier ou d’actions bénévoles dans le monde associatif. Donc rien qui ait pu faire de moi un entrepreneur. D’ailleurs durant toutes ces années, je rêvais de devenir « Mathématicien » ou encore « Medecin ».

Je trouvais (et aujourd’hui encore) à ces métiers une certaine noblesse et une capacité à « apporter de la valeur dans la vie des autres ». J’étais fasciné par les expériences de Sigmund Freud et les recherches des grands prix de Mathématiques et de physiques, qui grâce à eux l’on arrivait à résoudre de nombreux problèmes du quotidien. Peut être avais-je été complètement absorbé par cette série d’encyclopédies que m’avait offertes ma mère. Ces 5 gros livres verts traitaient des travaux de mathématiciens, philosophes et physiciens. Mais à l’époque, je ne pensais pas un seul instant que ces livres avaient une influence sur moi, tant je m’en détachais après mes petites séances de lecture.

Monter ma boite en région Parisienne fût assez facile grâce à une formation délivrée par la Chambre de Commerce de Créteil. 5 jours à apprendre les bases de la gestion d’une SARL m’ont permis de mieux appréhender des notions telles que la capitalisation, , …., la TVA et la valeur financière d’une entreprise. Après cette instructive formation, je n’avais juste qu’à suivre les instructions et fournir les différents documents nécessaires à l’enregistrement de mon entreprise.

Il est vrai que lorsqu’on est Ingénieur d’Etudes dans le domaine du logiciel (surtout dans les technologies Java/J2E), on gagne plutôt bien sa vie. Et même si l’on souhaite créer son propre business, on est tenté de passer quelques années à économiser pour se mettre à l’abri d’un éventuel échec. Surtout lorsqu’on est jeune, africain et qu’on sait qu’on a de la chance d’avoir un tel emploi dans un contexte économique défavorable.

Pour ma part, après 3 ans en tant qu’employé, j’estimais que je n’avais plus une seule minute à perdre. Le pire, c’est que lorsque j’ai commencé mes démarches administratives pour l’ouverture de ma boite, je me suis dit « … Mais pourquoi n’ai-je pas commencé 5 ans (avant de finir les études) plus tôt … ». Je reviendrai sur mon expérience d’entrepreneur en France dans un autre billet.

Contrairement à l’aisance avec laquelle j’ai pu crée mon entreprise en France et avoir mes premiers contrats, lorsque j’ai décidé de faire la même chose Côte d’Ivoire, j’ai dû surmonter de nombreux obstacles auxquels je ne m’attendais pas du tout. J’ai alors eu à passer ce que j’appelle mon « MBA du TERRAIN en Afrique – option Entrepeneuriat dans les Technologies ».
En effet, je me suis toujours dit qu’il me faudrait au moins 3 ans pour comprendre parfaitement l’environnement dans lequel je souhaitais m’aventurer. Je suis ainsi parti sur la base selon laquelle aucune formation académique ne pourrait me faire atteindre cet objectif. J’ai donc fait la démarche en allant “sur le terrain”. Et au lieu de rester spectateur, j’ai lancé la société AllDenY et initié l’Ong Akendewa à Abidjan (Côte d’Ivoire). Cet article que vous lisez en ce moment fait donc partie d’une série qui concerne ce que j’ai vécu et ressenti lorsque je mettais en place AllDenY. Je reviendrai sûrement sur le parcours d’Akendewa dans une autre série d’articles.

La découverte de Yopougon, la cité ivoirienne

Tout à commencé en Novembre 2007. Je revenais pour la première fois en Cote d’Ivoire après 7 ans d’absence. Pour ce retour, j’ai passé 3 semaines à Yopougon (Abidjan). Ce fut une très belle expérience car la commune de Yopougon est assez particulière. J’estime que c’est la commune qui représente le mieux la Côte d’Ivoire.
Jusqu’à ce que j’obtienne mon Bac pour ensuite partir en France, j’avais vécu successivement à Aboisso (l’endroit ou je suis née, dans le sud-est de la Côte d’Ivoire), Treichville (Une commune d’Abidjan), Marcory (Une commune d’Abidjan), Plateau (Une commune d’Abidjan), à Séguéla (dans le nord du pays), à Tiapoum (petit village dans le sud-est de la cote d’ivoire, faisant frontière fluviale avec le ghana), à Adjamé (Une commune d’Abidjan) et aux 2 Plateaux. Ha, ça en fait des déménagements ! Avant de quitter la Côte d’Ivoire je n’avais donc pas connu la Commune de Yopougon sauf quand il fallait que j’aille rendre visite des amis.
 
Pourtant pour ce premier retour « Au Pays », j’avais décidé d’y vivre. Pourquoi Youpougon ? Tout simplement, parce qu’à mes yeux, cette commune d’abidjan est un modèle réduit de la Côte d’Ivoire. Les quartiers sont le reflet des régions ivoiriennes. Yopougon est une ville dans la ville. Il faudrait surement que j’y consacre un post pour parler de l’activité importante des petites entreprises et des commerces.

 

Il y a des choses à faire

Avant de quitter la Côte d’Ivoire, je me souviens que lorsque je parlais d’internet à mes proches, pour eux, c’était quelque chose de lointain, et propre à l’occident. Mais en 2007, j’ai redécouvert une Côte d’Ivoire dans laquelle tout le monde parle de technologies. Principalement grâce à la forte pénétration du mobile et aussi, malheureusement, à cause de la cybercriminalité. Au vu de cet engouement que j’avais constaté, je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire dans le domaine des technologies de l’internet et du mobile.

Il existait (et il en existe de plus en plus) certes de grandes entreprises de téléphonie mobile, des boite de télécommunication, des PME spécialisés dans l’intégration de solutions, mais ce qui manquait :

  • Un véritable écosystème d’entrepreneurs qui innovent dans l’applicatif ou dans les contenus locaux
  • Des formations pointues à l’issue desquelles, les apprenants seraient tout de suite opérationnels
  • ….

Bien entendu, ce sont des choses qui peuvent paraître évidentes pour certaines personnes qui côtoient certaines réalité au quotidien.

Malheureusement, je n’avais pas vraiment le temps d’en savoir plus sur l’environnement local car étant venu pour des vacances, mon séjour n’a duré que 3 semaines. Je me suis donc promis de revenir « Au Pays » assez rapidement. Du coup, l’année qui a suivi, sans grands moyens, j’ai décidé de créer une start-up en Côte d’Ivoire en espérant faire des bénéfices assez rapidement.

J’avais un projet de base qui consistait en une grande plateforme social d’information. Mais parallèlement, pour vivre et faire vivre les personnes qui travaillaient avec moi, la boite avait une seconde activité en attendant que le projet de base soit terminé et mis en production. Cette seconde activité consistait à mettre à disposition de mes clients européens une équipe de développeurs basée à Abidjan. Rien d’innovant vu que les modèles d’out-sourcing sont déjà standardisés. Pourtant cette activité a rapidement tourné à l’échec. Ce fut même une catastrophe. J’en parlerai dans un article dans cette série.

Au vu de cet échec, j’ai décidé de concentrer mes forces sur les besoins locaux. Et c’est à partir de cette décision que mon apprentissage véritable du terrain (africain) va commencer.

….. (à suivre « de très près »)

 

Le meta-entrepreneur ne peut que réussir dans les technologies en Afrique

jpehouman-le_meta_entrepreneurLe meilleur moyen pour toujours rester dans la course c’est d’être le META. Le meta-entrepreneur c’est l’équivalent de celui qui vendait les outils de prospection et le matériel d’orpaillage lors de la ruée vers l’or de l’ouest américain.

Le meta-entrepreneur est le fournisseur des entrepreneurs de l’écosystème dans lequel lui même évolue. Si vous souhaitez vous illustrer dans le domaine des applications, à défaut de savoir créer des applications très utiles au grand public, créez des outils dont auront besoin les autres développeurs pour la mise en oeuvre de leurs idées innovantes.

Le meta-entrepreneur ne peut que réussir tant que la ruée vers l’or à de beaux jours devant elle. Si vous êtes dans l‘industrie des technologies en Afrique, cette ruée vers l’or ne fait que commencer. Lancez-vous !

Meilleur employé, meilleur entrepreneur

Envie de vous lancer dans votre propre projet afin de ne plus avoir de compte à rendre à votre supérieur hiérarchique, ou encore mettre enJpehouman - Meilleur employe, meilleur entrepreneur oeuvre votre propre vision des choses ?

Vous êtes peut être la personne qui mettra sur le marché le produit de l’année prochaine. Mais avant tout, vérifiez que vous avez la capacité d’accomplir votre travail. Vous savez, c’est cet ensemble de tâches que votre supérieur hiérarchique vous confie et que vous devez réaliser dans un certain délais.

Il est très important de faire cette vérification car en plus d’avoir à réaliser beaucoup plus de taches, votre prochain statut d’entrepreneur vous mettra dans une position dans laquelle vos erreurs et manquements seront moins tolérés que ceux d’un employé qui travaille pour le compte d’une entreprise.

(tout ce qui se trouve entre les marquages [nouveau] et [/nouveau] a été rajouté ce 19 Septembre 2013. Tout le reste a été publié le 21 Aout 2011. Donc deux (2) ans avant)

[nouveau]* Disons que vous êtes sans emploi, vous me demanderez surement comment vérifier que vous êtes bon employé. Et bien, vous avez des tonnes de moyens de le faire. Il s’agit principalement de vérifier votre capacité à être discipliné et à faire les choses dans les temps. Si vous souhaitez par exemple vous lancer dans le business des applications mobiles, vous pouvez vérifier que vous êtes bon employé en participant à un projet Open Source. Dans ce type de projet, vous prenez l’engagement publique (devant les autres contributeurs) d’accomplir une tâche avant une date déterminée. Dans ce cas, votre employeur, sera le jugement que vous porteront les autres acteurs du projet.

Dans la position d’un futur entrepreneur qui veut vérifier qu’il est bon employé, votre employeur devra être votre priorité absolue. Quelle que soit les perspectives financières, l’aventure entrepreneuriale se juge par l’atteinte d’objectifs. On parle d’accomplissements. Et pour y arriver, vous aurez à déployer une quantité d’énergie que vous n’avez jamais eu à produire. Vous devrez actionner votre « mode dépassement de soi ». Raison pour laquelle vous n’aurez qu’une seule priorité. Pour tous les autres aspects de votre vie, il faudra vous mettre en mode freelance (engagement occasionnel) ou tout simplement déléguer. Vous reprendrez les choses en mains lorsque vous aurez « atteint vos objectifs ».

Nous avons tous qu’un seul employeur lorsqu’il s’agit de vérifier qu’on est bon employé. Pour certains, il s’agit d’un parent invalide qui a besoin d’une assistance à vie. Pour d’autres, ce sont leurs enfants pour qui ils doivent être présents dans leur éducation. Il est donc quasi impossible d’avoir deux employeurs. Si vous en avez deux, auquel des deux donnerez-vous la priorité ? Vous connaissez le dicton qui dit « impossible de suivre deux lièvres à la fois ».

Si vous vous retrouvez dans une situation dans laquelle vous avez l’impression d’avoir deux employeurs, marquez sur papier les exigences et les résultats attendu par ces deux employeurs. Et FAITES UN CHOIX. Tant que vous n’aurez pas fait ce choix, vous serez à la limite de la médiocrité du point de vue de vos deux employeurs. Ils vous diront que vous n’en faites pas assez. Etes-vous prèt à passer pour un(e) médiocre ?

Lorsque vous vous dévouez à votre employeur, c’est à votre emploi que vous vous dévouez. Chaque jour sera un jour ou vous gagnerez de l’expérience. Et vous serez en route pour être un très bon employé. [/nouveau]*

Et plus vous serez meilleur employé, plus vous serez prêt pour vous lancer à votre propre compte. Vous ne deviendrez donc bon/meilleur entrepreneur que lorsque vous serez devenu meilleur employé.

C’est le moment de partir, passer la main

En toute chose il y a un début et une fin. L’on dira que c’est trivial. Mais l’expérience montre que les choses les plus difficiles à implémenter (mettre en œuvre) sont celles qui paraissent évidentes.

Le moment de passer la main, est si difficile à accepter pour tout leader que bien souvent, il se retrouve à être hors jeux. Lorsque vous avez été aimé, apprécié, il est souvent difficile de ce dire « c’est le moment de partir ». Lorsque vous avez réuni, inspiré, motivé, vous pouvez avoir le sentiment d’être devenu indispensable. Erreur …

Plus grand est celui qui comprend, accepte de partir. Il ne se rend compte de la justesse et de la grandeur de son acte que lorsqu’il est parti. C’est à ce moment-là même que son leadership prend tout son sens car il devient automatiquement le mentor de celui qui prend sa place. Et lui, prend de la hauteur.

Mettez le compte à rebours en marche. Et dès que le bac à sable est vide, partez.jpehouman-partirEn toute chose il y a un début et une fin. L’on dira que c’est trivial. Mais l’expérience montre que les choses les plus difficiles à implémenter (mettre en œuvre) sont celles qui paraissent évidentes.

Le moment de passer la main, est si difficile à accepter pour tout leader que bien souvent, il se retrouve à être hors jeux. Lorsque vous avez été aimé, apprécié, il est souvent difficile de ce dire « c’est le moment de partir ». Lorsque vous avez réuni, inspiré, motivé, vous pouvez avoir le sentiment d’être devenu indispensable. Erreur …

Plus grand est celui qui comprend, accepte de partir. Il ne se rend compte de la justesse et de la grandeur de son acte que lorsqu’il est parti. Une fois parti, vous découvrirez le véritable sens du leadership car l’on ferra référence à vous. L’on vous demandera conseil. Au fond, vous continuerez à impacter la communauté (quartier, ville, pays, entreprise, association, club, ….) ou le groupe pour lequel vous avez été leader « officiel ».

Une fois parti, vous vous élèverez au rend de « modèle ». Vous, le nouveau mentor les uns, et sage pour les autres, vous prendrez encore plus de hauteur.

Refusez de partir et vous vous engagerez vous même vers une sortie mouvementée, triste. Pour l’honneur de la mission pour laquelle vous avez pris les devants, il faudrait songer à mettre le compte à rebours en marche. Et lorsque les pendules seront à zéro, faites-vous plaisir, partez ! Vous serez plus utile ailleurs car une autre mission (que vous apprécierez encore plus) vous attend.

[cet article a été publié pour la première fois le 18 novembre 2011. Et a été ensuite édité à nouveau le 27 Septembre 2013]

L’internaute africain vaut de l’or pour les annonceurs locaux

wooden africa continentLes experts arrivent à établir la valeur de la visite sur un site web, d’un internaute européen ou américain. Mais je pense que celle de l’internaute africain est sous-estimée. Mieux, je pense qu’elle vaut beaucoup plus que celles des autres internautes dans le monde (pour l’instant).

Que vous permettez d’afficher, de conduire à un achat ou d’influencer la connaissance des personnes qui visitent votre site, vous pouvez utiliser la valeur de vos visiteurs pour gagner de l’argent. Dans les pays développés, cette valeur de l’utilisateur est calculée mathématiquement en s’appuyant sur certains principes de la publicité et sur les lois de l’offres et de la demande. On parle souvent de CPM (Cout Par Mille) pour désigner ce que vous rapporte une publicité chaque fois qu’elle s’affiche mille fois sur votre site. Il existe d’autres indicateurs du même type tels que le CPC (cout par clic), CPL, …. Dans le cas des pays développé donc, avec un calcul mathématique simple, l’on peut en temps réel définir la valeur d’un internaute qui visite un site grâce à ces indicateurs.

En Afrique, l’on ne peut se baser sur ces paramètres pour définir « la Valeur de l’internaute ». Du moins pour l’instant. L’internaute africain est très différent de l’internaute Américain ou Européen car il est avant tout un privilégié. Pour avoir accès à internet, il doit bien souvent habiter dans une grande ville, avoir un minimum de ressources financières qui sont forcément au dessus de la moyenne africaine.

Et en afrique, celui qui a les moyens financiers est TRES « écouté » dans sa communauté. Et si en plus des moyens financier, il démontre à ses proches qu’il est au courant de beaucoup des choses qui se passent (dans le pays/la ville), du fait de sa capacité à être informé presqu’en temps réel, il est alors encore plus « écouté ». Et l’on sait tous la force d’une recommandation venant de quelqu’un qui est sensé SAVOIR sur ceux qui n’ont pas la possibilité de s’informer.

L’internaute Africain est donc un influenceur beaucoup plus puissant que l’internaute Européen ou Américains

Les annonceurs africains (qui annoncent en afrique) devraient sérieusement réfléchir à 2 fois avant de dépenser d’énormes sommes d’argent dans des campagnes outdoor qui bien souvent sont dégradant pour l’environnement. Bien entendu, le challenge ici réside en la manière de faire passer le message.

Les publicitaires locaux ont la responsabilité de se former sur les mécanisme d’influence via le web afin de proposer des services réalistes aux annonceurs. Car souvent, il ne s’agit pas uniquement de clic, mais d’acte d’achat offline. Par exemple, plusieurs personnes m’ont contacté pour choisir un téléphone de type Alcatel One Touch après avoir vu toutes les photos et mes publications dans les réseaux sociaux, mentionnant ce constructeur qui sponsorise nos événements. Et je ne pense pas que ces personnes aient une fois cliqué sur les liens qui étaient concernée. Par contre elles étaient prêtes à « m’écouter ». L’africain, ne clique pas forcément, mais il écoute toujours.

Le web est une place de marché dans laquelle la visibilité d’un produit ou d’une information est une source de revenue pour celui qui la lui crée. Zuckerberg est milliardaire en dollars parce qu’il affiche des publicités, et permet de vendre sur son site. Oui, c’est aussi simple que cela. Ce qui n’est pas simple, c’est d’arriver à avoir un grand nombre d’utilisateurs sur un site. Mais avec le nombre croissant d’internautes, les sites qui continueront à produire du contenu local de qualité (recherché par les internautes) s’en sortiront très bien dans quelques années.

Nous sommes en 2013, et la plupart des pays africains ont un taux de pénétration de l’internet en dessous des 15%. Il y a donc beaucoup à faire pour que les africains soient en ligne. Pourtant, je pense que, les africains seront en ligne beaucoup plus vite que ce que les chiffres des « experts » prédisent. Il y a cette rapidité d’adoption des technologies en Afrique que vous ne trouverez pas ailleurs. C’est maintenant qu’il faut profiter de cette grande valeur que représente l’internaute africains. Bientôt nous seront tous en ligne et il sera difficile de « s’écouter ».

Copiez avec inspiration pour vous démarquer, sinon suivez et vous deviendrez un modèle

Head shot of man thinkingLe succès de la GRANDE Chine lui vient en partie de capacité à copier sans prétendre qu’elle innove. Mais vous remarquerez qu’elle finie par faire mieux que l’original. Vous pouvez copier, mais n’exposez que ce que vous créez car votre grandeur en dépend.

Si vous avez décidé d’entreprendre ou de vous lancer dans un projet, n’ayez pas peur de copier. Mais quand vous décidez de copier, faites-le bien. Faites-le avec pour objectif d’améliorer l’original de lui ajouter de la valeur. Il ne s’agit pas d’une course. Il s’agit de s’inspirer de ce qu’a fait l’autre, pour faire mieux. C’est ainsi que l’on honore ce qui a précédé ou inspiré.

Ne vous lancez pas en vous disant « c’est simple, je fais le mien (comme celui de l’autre)« . Mais plutôt reproduisez ce qu’il/elle a fait pour acquérir l’ ingéniosité qu’il a pu avoir au moment de créer. Si vous pensez le faire « facilement », alors, votre compte à rebours vers l’échec est déjà enclenché.

Lorsque vous finissez de copier, et seulement si vous le faites à la perfection, vous venez seulement d’atteindre le niveau qu’avait celui qui a crée l’original avant de commencer à créer. Comprenez qu’il vous restera encore un très long chemin car l’autre, lui a beaucoup évolué (de ses retours d’expérience) après avoir créée.

Soyez plus inspiré que désireux de faire comme l’autre. C’est la clé des projets qui réussissent. C’est aussi le secret des entrepreneurs qui restent toujours dans la course.

Aussi singuliers que puissent être les styles des GRANDS artistes (musique, peinture, sport, …, écriture) de notre temps et du temps des autres, soyez sûr qu’ils ont d’abord été inspiré.  Ce n’est qu’après qu’ils ont reproduit pour finalement CRÉER ce qu’ils ont rendu publique.

Ne rendez pas publique ce que vous avez textuellement copié (même quand vous en changé l’apparence), votre âme artistique vous en voudra toute votre vie. Comment ? Vous ne savez pas qu’elle existe et que vous en possédez une ? alors vous n’avez encore vraiment Crée ! Et si vous n’avez pas assez de sensibilité pour comprendre la frustration que peut ressentir votre propre âme artistique, alors arrêtez tout ! et …

… S U I V E Z  !

Mais soyez le meilleur suiveur, car lui aussi est une source d’inspiration très demandé (juste après le créateur), un véritable « modèle« .