Je viens de publier mon 500ème article sur Techmissus.com et je ne compte pas m’arrêter

Techmissus-jpehouman_500_articlesLe dernier article que j’ai publié sur Techmissus.com, n’est rien d’autre que le 500ème que j’ai eu à écrire depuis que j’ai lancé ce site qui traite de l’actualité des technologies de l’internet et du mobile en Afrique.

Que de chemin parcouru depuis !

J’ai crée ce « gros » blog, au départ pour répondre à une frustration : « l’absence d’un site spécialisé en français qui produit des informations sur l’évolution des technologies en Afrique« . Aujourd’hui 19 personnes, que je salue au passage, participent à son évolution.

J’avais toujours voulu démontrer aux jeunes africains qui souhaitent se lancer dans une activité professionnelle liée au web/mobile, que le bloging est un domaine qui n’attendait que d’être assailli. Quelques uns des jeunes ivoiriens qui ont essayé avec moi, arrivent aujourd’hui à générer des revenus conséquents pour vivre de leur art. Et j’en suis très ravi. C’est une victoire sur l’inactivité et un pas sur l’émancipation et l’éveil de la jeunesse africaine.

Aujourd’hui, Techmissus, a surement inspiré 5 à 10 nouveaux blogueurs. Ou peut être plus, et je suis convaincu que ces derniers en inspireront d’autres et ainsi de suite.

Pour ce qui est de mon travail sur Techmissus, je l’ai toujours considéré comme un « hobby professionnel ». En règle générale, je ne pratique pas le blogging à plein temps. Il s’agit pour moi d’utiliser une ou 2 heures (selon les périodes) dans la journée pour écrire et publier. Mais il est vrai que dans certaines périodes telles que le mois de Septembre 2013, je passe une demi-journée par jour à travailler sur Techmissus. Je le fais pour compenser l’absence de l’un des éditeurs ou le manque de contributeur, car aujourd’hui Techmissus.com est un projet à part entière que nous devons mener à bien.

Enfin, le 17 Décembre 2013, Techmissus aura exactement 3 ans, et ce sera le jour du lancement des nouvelles fonctionnalités du site. Préparez vous donc à utiliser Techmissus comme :

  • un espace pour poser des questions et avoir les avis des experts des technologies de l’information en Afrique,
  • l’endroit ou vous pourrez apprendre de manière interactive et ludique, les technologies du web et du mobile (Html5/CSS3/JavaScript/Jquery) et aussi des technologies telles que Java/Php,
  • le lieu ou vous trouverez les bonnes affaires (smartphones, Tablettes et bien d’autres appareils multimedias),

Au fait, je vous serai reconnaissant, si vous me dites ce que vous pensez réellement de Techmissus et surtout, surtout, ce que vous aimerez que nous améliorons/changeons/ajoutons. Ce sera le meilleur soutien que vous pourrez nous apporter. Bien entendu, après que vous vous soyez inscrit à la newsletter 😉

Pour lire mon 500 ème article sur Techmissus.com : http://www.techmissus.com/dossiers/enquetes/afrique-du-sud-le-commissaire-a-la-concurrence-demissionne-apres-avoir-telecharger-de-la-pornographie-avec-le-telephone-de-fonction/

Voici comment je suis devenu un blogueur professionnel en Afrique

« Le contenu, ROI d’Afrique » est le thème d’une série de 3 conférences que j’animerai à Abidjan de Décembre 2012 à Janvier 2013. Il s’agira de faire l’état des lieux de la présence du contenu digital africain sur le web et les réseaux mobiles, tout en présentant l’opportunité actuelle. Et ceci, en m’appuyant sur mon expérience personnelle et celle de blogueurs africains dont j’ai suivi l’évolution ces 4 dernières années.

Si j’avais fait des études de marketing  je serais devenu un blogueur professionnel.

Si j’avais fait des études d’économie ou de droit je serais devenu un blogueur professionnel.

Si j’avais fait des études d’histoire, d’art, de philosophie, … je serais devenu un blogueur professionnel.

Si je n’avais pas fait d’études et que j’avais entendu parler des blogs, je serais devenu un blogueur professionnel.

J’ai eu la chance de faire des études de maths et de technologies puis d’entreprendre dans ce domaine, et je suis très heureux aujourd’hui d’être un blogueur professionnel. Pourquoi pas vous ? Peut être que ce qui vous manque pour l’instant c’est l’accompagnement, la culture, l’exemple. La fameuse preuve qui vous fera dire « c’est vraiment possible, j’essais ». Vous aurez tout ceci lors de la première de cette série de 3 conférences que j’animerai à l‘Université Méthodiste de Côte d’Ivoire pour le compte d’Akendewa, ce Samedi 15 Décembre à 10h. Le thème de cette série est tout simplement « Le contenu, ROI d’Afrique« . et le sujet de cette première conférence sera « Devenir un blogueur professionnel en Afrique, c’est possible ».
Il est claire que si je vous explique « comment je suis devenu un blogueur professionnel en Afrique« , il y a plus de chance que vous vous lancez. Pour cette première, je prendrai donc le temps de parler de mon parcours personnel tout en vous indiquant les bonnes pratiques et les « pièges » à éviter. Si vous pensez venir juste écouter un orateur, alors vous serez deçu. Cette conférence sera interactive. Il y a tellement à dire sur le contenu africain en ligne que nous avons besoin d’échanger nos idées afin d’établir « ce qui marche ».
Pour participer à la conférence, inscrivez-vous à l’aide du lien suivant http://akendewa-session13-eorg.eventbrite.fr/?ebtv=C

Comment nous avons gagné les élections présidentielles 2010 en Côte d’Ivoire

Aout 2010, le gouvernement ivoirien annonce à population que les élections présidentielles tant attendues auront finalement lieu le 31 Octobre 2010. Tout le monde reste méfiant vis-à-vis de cette date car il y en a eu plusieurs pendant les 5 dernières années.
Quelques jours après cette annonce, lors d’une discussion avec , Diaby Cheick Mohamed, il me propose que nous déployons un outil de veille pour ces élections. Cet outil couvrirait la préparation, la campagne électorale et finalement le semaine électorale. Comme toutes les bonnes initiatives visant à émuler les bons usages des technologies en Afrique francophone, je suis d’office partant. Mais je fini par ne pas donner de suite car étant très pris par mes activités professionnelles et la gestion de l’Ong AKENDEWA.

Vide et précisions
Pendant plusieurs semaines nous n’en reparlerons plus. Début Octobre 2010, de retour à Paris, je souscris au bouquet Afrique de mon FAI pour avoir la Télévision Ivoirienne (RTI) afin de pouvoir suivre à distances les évènements à Abidjan. Les choses se précisent. Cette fois-ci c’est sûr qu’il y aura des élections. Ici et là les agences de communication s’agitent et je découvre que les principaux candidats se dotent d’outils de communication en ligne et de comptes sur les réseaux sociaux. J’en tire une satisfaction personnelle car c’est bien l’idée que j’avais en initiant le premier Barcamp à Abidjan pour déboucher sur la création d’AKENDEWA.

15 Octobre 2010 : la campagne électorale commence. Ici et là des tweets, des posts facebook et même des vidéos sur youtube de la part des candidats. Lorsque j’ai un bout de temps je publie des posts sur mon mur facebook pour parler des élections. Il y a quelques réactions provenant surtout de la diaspora et de nombreux commentaires engagés. Mais tout cela reste dans une ambiance amicale et constructive. Des partisans adversaires vont jusqu’à se donner des conseils entre eux pour la gestions de la communications de leurs candidats respectifs.

Deux jours après le début de la campagne électorale, Archippe Yepmou, vice-Président deInternet Sans Frontières (dont je suis moi même membre) m’interpelle suite à l’un de mes posts et me demande pourquoi est-ce que je ne déploie pas une instance d’Ushahidi pour une veille sur les élections de la Côte d’Ivoire. Il m’explique qu’il serait prêt à participer et qu’éventuellement des bénévoles de ISF s’y joindraient. J’avoue que cette question m’a réveillée. Car, je me suis moi meme dis, qu’en tant qu’entrepreneur engagé, c’est un peu un devoir de mettre à disposition cet outil. J’ai donc décidé de le faire seulement si j’y arrivais en 24h. Au delà, j’avais décidé de laisser tomber et me concentrer sur mon travail de tous les jours. Aussi j’ai tenu à mettre Diaby Mohamed sur le coup car lui et moi avions déjà discuté d’un tel outil. Il s’en est suivit plusieurs échanges d’email dans l’heure entre Diaby MohamedArchippe et moiDiaby Mohamed à eu donc pour charge de contacter les autorités, les médias locaux pour leur parler de ce que nous étions en train de faire. Archippe avait à monter l’équipe de modération et aussi rédiger ce qu’il faut pour les communiqués de presse. Pendant ce temps, j’avais laissé tomber toutes mes activités pour déployer l’outil. Parallèlement il fallait que j’explique aux membres d’AKENDEWA que je souhaitais mettre le projet sous la coupole de notre ong et que s’il y avait des volontaires, il serait les bienvenus. Ghislaine et Manassé (tous deux journalistes, bloggueurs et membres actifs de akendewa) ont tout de suite réagit en mettant à disposition 3 numéros de téléphones. De plus, Manassé qui est aussi développeur web m’a proposer son aide technique. Je lui ai donc confier l’intégration de la plateforme avec FrontlineSms, outil d’intégration sms.

un image de wonzomai

Le déploiement et le nouveau design
Sans attendre je me suis rendu sur le site de Ushahidi, j’ai relu la documentation fonctionnel puis enchainé avec le téléchargement de la dernière version stable. Après quelques heures à essayer de faire fonctionner le système de base, j’ai ensuite entrepris la modification du code source afin que le fonctionnement soit optimal pour notre besoin. c’était aussi pour moi l’occasion de mieux le comprendre pour envisager produire un document technique en français. Chose qui aurait pu m’aider moi même.
Une fois que j’ai annoncé le fonctionnement correcte de notre plateforme, il lui fallait un nom, un compte+tag twitter, un compte facebook et et un design personnalisé. Archippe contacte donc Ghislain Lambert, le designer de Internet Sans Frontières qui accepte de faire partie de l’aventure. Pour le nom, j’utilise une méthode qui marche toujours. J’ai juste demandé à la communauté de trouver un nom dans une langue de Côte d’Ivoire via mon mur facebook. Sur trois propositions (Cheleya, Adanzié, Wonzomai), « Wonzomai » qui signifie « sentinelle » en langue bété est le nom le plus apprécié. Nous définissons alors un hashtag pour twitter : #civ2010

L’appel à la communauté pour des téléphones compatibles
Une fois l’intégration de la plateforme accomplie, nous nous sommes mis à recherche de téléphones compatibles selon les spécifications de FrontlineSms. J’ai donc lancé un appel à la communauté via facebook. Il s’en ai suivie une vingtaine de tweets. La recherche fut infructueuse. Nous avons donc été obligé de puiser dans les fonds d’AKENDEWA. Nous rappelons qu’à ce jour AKENDEWA fonctionne sur fonds propres. Après quelques communications entre Frédéric Tapé (administrateur akendewa), Eric Agnissan (Vice-Pésidentent Akendewa) et Manassé nous sommes rentrée en possession de deux téléphones compatibles.

La communauté, les débats télévisés et la New Media Task Force de l’université de Columbia
Après quelques tweets, certains blogueurs et tweeterers africains nous contactent pour nous exprimer leurs encouragements. Et naturellement ils relaient l’information. En moins de 24h nous notons plus de 600 tweets et déjà 1500 visiteurs uniques. Sur twitter et facebook, c’est l’adoption totale. Certains blogueurs n’hésitent pas à produire des articles. Wilfried Akapko et Cyriac Gbogou de AKENDEWA nous proposent leur aide pour la modération et la publication sur les réseaux sociaux. C’est pour moi l’occasion de prendre un peu de repos et d’envisager un moyen encore plus efficace pour la diffusion de l’information. J’effectue donc une analyse des tweets contenant nos hashtags. Compte tenu du fait qu’il y a plus d’ivoiriens sur facebook que sur Twitter, Je décide personnellement de créer la conversation sur mon mur facebook en me positionnant comme modérateur. A des questions simples sur les prestations des candidats dans l’émission « face à la nation » (diffusée sur la chaine nationale ivoirienne, RTI – http://www.rti.ci), je reçois plusieurs dizaines de commentaires. Ce sont les signes de l’engagement des internautes ivoiriens pour ces élections.
Pendant ce temps, Julie Owono nous annonce que la New Media Task Force de l’université de Columbia a décidé de nous apporter son aide en mettant à disposition une dizaine d’étudiants volontaires pour la modération de la plateforme. Encore une bonne nouvelle ! Cette même communauté reste très active pendant la journée de vote en nous faisant parvenir l’ambiance dans les bureaux de vote.

L’attente des résultat, le Buzz et peacevote
Lorsque les médias parlent de Wonzomai, c’est le buzz total. le passage à la BBC et sur France24 fait encore plus découvrir la plateforme. Parallèlement, Cedrick Symenouth (de akendewa) et Mohamed travaille une nuit entière pour nous sortir peacevote (http://peace.53voices.com), qui permet de passer des messages de paix.

 

AllDenY Interactive Web App For Elections’s Results

La victoire est acquise et la veille continue, AllDenY s’y met avec AIWA4ER
Pendant que j’écris ces lignes, nous continuons à publier en ligne les chiffres transmis par la CEI via la Télévision. Toute l’équipe de Wonzomai (akendewa, Internet Sans Frontières, la communauté) est assez satisfaite de cette victoire que nous avons remporté sur les mauvais usages de l’internet en Afrique. Parallèlement, l’un de mes collaborateurs au sein de AllDenYRégis Bamba me fait savoir qu’il faudrait que l’on aille jusqu’au bout. Je me demandais bien de quoi il parlait. Et bien il souhaitait que l’on fournisse un outil interactif avec un algorithme efficace pour une génération des résultats sur plusieurs formats. Quelques heures plus tard nous avons AIWA4ER (AllDenY’s Interactive WebApp For Elections’s Results – disponible à l’adresse http://alldeny.net/elections). Cette initiative citoyenne rejoint tout ce que nous avons entrepris jusque là. Je remarque aussi que sur les réseaux sociaux de nombreuses personnes relais les chiffres pour une diffusion encore plus grande. En 15 jours nous avons réussi à prouver que les acteurs du web ivoiriens détiennent désormais une partie du pouvoir. Le prochain Président devra donc faire avec cette communauté. Car elle n’est que naissante.

L’équipe : il y a surement certains noms que je n’ai pas mentionnés. Au cas ou je vous aurais oubliez, n’hésitez pas à me le signaler pour que je rectifie le tire.

  • Cédric Symenouh (membre Akendewa – webdesigner afritechpreneur)
  • Stéphane koffi Kan (Secrétaire Général Akendewa – Développeur)
  • Wilfried Akapko (membre Akendewa – afritechpreneur)
  • Cyriac Gbogou (membre akendewa)
  • Frédéric Tapé (membre akendewa – Ceo de AMN – blogueur – afritechpreneur)
  • Jean-Patrick Ehouman (Président Akendewa – Ceo AllDenY – blogueur – afritechpreneur)
  • Régis Bamba ( Développeur AllDenY – afritechpreneur)
  • Diaby Cheick Mohamed (blogeur – afritechpreneur)
  • Ghislaine Atta (membre Akendewa – Journaliste – blogueuse)
  • Manassé Déhé (Administrateur Akendewa – Développeur Web)
  • Archippe Yepmou (Vice-Président Internet Sans Frontières)
  • Ghislain Lambert (membre Internet Sans Frontières – Web designer)
  • Eric Agnissan (vice-Président Akendewa – Directeur des Opérations AllDenY – afritechpreneur)
  • Julie Owono (membre Internet Sans Frontières)
  • La communauté que représente mes contacts sur facebook et twitter.

En initiant akendewa avec Eric Agnissan, notre objectif était de dynamiser l’industrie de l’internet et du mobile en Afrique francophone. Nous sommes encore bien loin de notre objectif mais après un an nous pouvons d’ors et déjà affirmer que notre vision n’est pas irréaliste. N’hésitez pas à vous joindre à nous.

Merci à tous. Et surtout, votez AKENDEWA !!!!

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August 2010. A government public statement broadcasts that the so-awaited presidential election will take place on October, 31st 2010.
After many delays of this election over the past 5 years, this statement left people suspicious about its holding. A couple of days after this announcement, while discussing with Diaby Cheick Mohamed, we got along with a monitoring tool especially designed for the event. This tool would have been set to take in account the preparation, the election campaign and all the election week following the d-day poll. As for all other relevant initiative ideas related to the use of technologies in the french african web part I was “ready-to-ready”, but finally gave it up since I was very involved with my own activities and the management of AKENDEWA – a young web-dedicated NGO.

Vide et précisions
And so it was for a while. Early October, back from Paris, I subscribed for an Africa-dedicated TV program with my ISP – this program broadcasts within its options, the Ivorian national TV (RTI – Radio et Telediffusion Ivoirienne). I made such a subscription in order for me to watch all the programs related to the upcoming presidential poll in Abidjan. Things were getting clearer.Undoubtelly, this time, the poll will take place. In Abidjan, ad companies are blooming out and fiercely compete between them to place their respective election challengers. Most of those challengers hold online communication tools including social web attendance. It was a proud self-satisfaction feeling since this is why I initiated the Abidjan Barcamp – that later leaded to the creation of Akendewa.

October, 15th 2010 : Election campaign launching

Tweets, facebook posts, youtube videos coming from the election challengers, and so on. When posting on my facebook wall, I could notice many reactions, especially from the people abroad.
Election campaign : Two days after.

Archippe Yepmou, vice-Président of Internet Sans Frontières (ISF) – Internet Without Borders (that I’m a member of) interrogated me about one of my FB posts and suggested me to set up a kind-of d’Ushahidi platform instance in order to monitor the election n Ivory Coast. He explained later that he would join the team with some people from ISF to develop the project. As a business builder, I found this idea very relevant and then consider it as a commitment for me. But only if I would’ve been able to make it within 24hrs. Beyond, I would rather focus back on my ordinary work. Hence, I got in touch with Diaby Mohamed since we’ve already talked about a project alike. Then, each of us was assigned precise tasks : Diaby was to approach top-officials and local medias to share what we were about to work on. Archippe was to build the team and write press statements. Meanwhile I had to focus on the platform itself and rally Akendewa members to the project. Two journalists and bloggers from Akendewa – Ghislaine Attah & Manasse Dehe – immediately provided us with 03 (three) phone IDs. Manasse, who is also a great web developer committed to merge the about-to-be-developed platform with FrontLineSms.

Wonzomai printscreen

New design and Deployment

I then connected on the Ushaidi website and thoroughly read the documentation and downloaded the latest reliable release. After hours of trying to operate with the core system, I then switched to the source code modification in order to enable the new system to meet our specific needs. A kind-of way for me to better understand how the platform operates and maybe write a French version of the technical documentation. Once the platform operating principles fully described, we had to name it and assign it ID stuff like a facebook/twitter account + hashtag and a customized design. Ghislain Lambert – ISF designer – was to due this task within the team. For the platform name I applied a successful method : asking the web community via my facebook wall. Here, I actually ask for suggestions with the special requirement that the name has to be in one of the many Ivorian vernacular languages. Among those three proposals – Cheleya, Adanzié, Wonzomai – the last one (Wonzomai) was the most appreciated. “Wonzomai” is the bété translation for pathfinder or watcher. We then assigned it the following hashtag: #civ2010.

Seeking for compliant mobile phones

Once the merging process ended, we were seeking for compliant mobile phones according to the FrontLineSms requirements. As for the previous step, the web community is the best ally. We just had to make a kind-of “call for entries” but unfortunately it doesn’t yields to anything after tracking around twenty tweets. So, we had to mine in our own funds – since the Akendewa runs with its own funds. After some phone calls with Akendewa Manager – Frederic Tapé, Akendewa VP – Eric Agnissan and Manasse, we finally got our mobile phone units.

The community, the TV shows and Columbia University’s New Media Task Force

After ”tweetering” the platform we received some cheerful encouragements from fellows. And obviously, the information was retweeted again, and again. Hence, within only 24hrs, we received +600 tweets and +1500 connections to the platform. Then, Facebook entirely adopt it. Some papers are written about Wonzomai. Wilfried Akakpo and Cyriac Gbogou from the Akendewa team play important role as moderators and publications updaters. Given this opportunity I started forecasting to set a better way to broadcast pieces of information. Carefully analyzing tweets and hashtags, and since there’s more ivorians people on facebook than on tweeter, I placed myself as moderator of the conversations I initiated on my facebook wall. Answering simple questions about TV performance of the presidential election challengers (“Face aux Electeurs” daily TV show on RTI www.rti.ci) and according to the numbered reactions I easily conclude that internet users were deeply interested in this election. Meanwhile, Julie Owono announces that the Columbia University New Media Task Force will join us by providing us with around ten of volunteers students dedicated to the moderation of the platform. A very good piece of news ! This team stayed tuned all along the d-day poll.

Awaiting poll results, buzzing and Peacevote.

As soon as all medias talked about Wonzomai, there was the rush on the net ! Appearance on BBC and France 24 TV helps strenghthening the buzz around the platform. Within the same time, Cedrick Symenouh (from Akendewa) and Mohamed worked a whole night to release Peacevote (http://peace.53voices.com) enabling people all other the world, and especially from Ivory Coast to drop their peace “shoutout” messages via short texts or videos.

AllDenY’s Interactive WebApp For Election’s Results

Victory is gained and the monitoring’s still on. AllDeny launches AIWA4ER.

A s I’m writing those lines, figures about the ivorian election are still updated via data supplied by the independent electoral committee (CEI). The entire Wonzomai team (Akendewa, Internet Sans Frontières, the web community) is both proud and satisfied with this – good and useful – usage of the internet in Africa. Regis Bamba, a fellow of mine at AllDeny suggested that we have to go through this useful process. Id Est : designing a whole interactive tool enabling users, via a specific algorithm, to output results under many different formats. This eventually drove us to AIWA4ER (AllDenY’sInteractive WebApp For Elections’s Results – available via http://alldeny.net/elections). This citizen enterprise also meets all we’ve already done until now. We also have to notice that during those days people were willing to relay figures for a wider broadcasting effect. Within only 15 days we succeeded in proving that Ivorian web actors now firmly hold a part of the power. The upcoming President should take it in account since it’s just the beginning.

The Team  : You should forgive me for omitting some names. Let me know if so :

  • Cédrick Symenouh (membre Akendewa – webdesigner afritechpreneur)
  • Stéphane Koffi Kan (General Secretary Akendewa – Developper)
  • Wilfried Akapko (Akendewa Member – afritechprener)
  • Cyriac Gbogou (Akendewa Member)
  • Frédéric Tapé (Akendewa Member –AMN CEO – blogger – afritechprener)
  • Jean-Patrick Ehouman (Akendewa President –AllDenY CEO – blogger – afritechprener)
  • Régis Bamba (AllDenY Developer – afritechprener)
  • Diaby Cheick Mohamed (blogger – afritechprener)
  • Ghislaine Atta (Akendewa Member – Journalist – blogger)
  • Manassé Déhé (Akendewa Manager – Web Developer)
  • Archippe Yepmou (Internet Sans Frontières Vice-President)
  • Ghislain Lambert (Internet Sans Frontières Web Designer)
  • Eric Agnissan (Akendewa VP – AllDenY – afritechpreneur)
  • Julie Owono (Internet Sans Frontières Member)
  • The community via my facebook and tweeter friends

By launching Akendewa with Eric Agnissan our main aim was to boost the internet and mobile industry. We are so far from this target to be achieve but according to what we’re noticing “on the ground” we realize that it’s not utopic ! Let’s joinning us !

Thank you, and Vote AKENDEWA !!!!

[this article was translated from french to english by Cedric Symenouh ]

 

Deux semaines avec les webmasters et les journalistes de Niamey

Le 30 Juillet 2012 je serai à Niamey (Capitale du Niger) pour deux (2) Semaines. J’y vais en tant que formateur sur le web (son fonctionnement, son économie, ses technologies, …) et le blogging. Cette formation est organisée par l’association Contrechamps basée à Dimancheville (France).

L’association Contrechamps agit principalement dans le domaine des médias au Niger. Elle offre donc la possibilité à des journalistes Nigeriens de bénéficier des opportunités offertes par les nouveaux médias.

Pour ma part j’interviens en tant que formateur. En m’engageant dans cette mission, je me suis dis que c’était une opportunité de transmettre une partie de ce que je sais faire avec les technologies à des professionnels africains des médias. C’est aussi le lieu d’en savoir plus sur l’état des technologies dans un pays africain que je ne connaissais pas jusque là. Je compte donc sur les échanges que j’aurai avec les participants.

Cette action de l’association Contrechamps en faveur des journalistes et webmasters du Niger est d’une noblesse à félicité. C’est grâce à ce genre de formation pratique que nous pourrons assister à l’émergence d’une nouvelle économie numérique.

La republique twitterofile de Côte d’Ivoire : les hommes politiques et les médias sociaux

Ce matin j’ai souhaité produire quelques chiffres sur les usages de twitter en Côte d’Ivoire. Je vais donc vous faire :

  • Une liste des tags les plus utilisé par les ivoiriens (avec des stats)
  • Une liste des hommes politiques utilisant twitter + facebook +blog (avec url, stats)
  • Une liste de personnes/personnalités ((hommes politiques, artistes, …)) qui gagneraient à utiliser twitter + facebook (avec ce que je pense qu’ils pourraient gagner)

Et comme pour ces choses, l’on ne peut pas y arriver tout seul, je demande votre aide. Si vous connaissez donc des profils d’hommes politiques de Côte d’Ivoire sur les réseaux sociaux, merci de les indiquer afin que nous construisons ensemble une liste représentative. Aussi n’hésitez pas à indiquer ce que vous pensez qu’ils pourraient gagner à mieux utiliser les réseaux sociaux. Enfin, si vous avez identifiés des personnalités politiques qui pourraient tirer avantages de ces nouveaux médias, merci de partager vos trouvailles avec vos propres impressions.

Ce que j’ai lu en Janvier 2012 à propos des contenus en ligne

L’une de mes résolutions 2012, est de lire le maximum de livres concernant les contenus (industrie, sciences, techniques, technologies, influenceurs, savoir-faire, …). C’est un challenge que je me suis lancé pour acquérir une expertise dans la production de contenu. Ce mois-ci, j’ai lu pas mal d’articles de blog et bien entendu 3 livres concernant le sujet.

Je ne suis pas journaliste, ni un grand auteur mais je pense pouvoir aider les journalistes, les écrivains et tous ceux qui souhaitent écrire pour les canaux digitaux. Je veux parler des ebook, des formats pour E-readers (mon préféré est le Kindle d’Amazon), des blogs, des rédactions en ligne. Ce challenge de lecture, m’aidera beaucoup. La vérité est que j’ai commencé en Décembre 2011 pour connaitre mon rythme idéal. En Décembre j’ai donc lu « Secrets for blogging your way to a six-figure income » de Darren Rowse et Chris Garett. Mais je considère qu’il s’agissait de l’initialisation du processus.

Pour Ce mois de Janvier 2012 j’ai choisis de lire « Content Rules : …  » et deux ebooks aussi instructifs et intéressant. J’ai beacoup appris avec ces trois livres. Je vous en donne les détails ci-dessous. Mais avant, il est important que j’expose les critères de mes choix.

Comment je procède ?
Chaque mois, je choisis au moins un livre de référence ou un livre d’auteurs qui ont déjà prouvé leur savoir-faire. J’achete ces livres sur Amazon grace à mon compte premium. Grâce à ce même compte je peux aussi avoir des livres gratuit et c’est très efficace. J’utilise Amazon depuis mes années de fac pour m’acheter des livres techniques (essentiellement sur les technologies Java et J2E). Les commentaires de ceux qui ont déjà lu ces livres m’aident beaucoup à prendre mes decisions d’achat. Je passe donc par Amazon car les livres que je lis sont en anglais (cliquez ici pour découvrir pourquoi) et aussi pour le système de recommandation du site. Chaque livre coute en moyenne 18€ (environ 12 000FrCfa).

En plus du livre de référence, je choisis 2 ou 3 autres livres spécialisés (généralement des ebooks ou des livres blancs gratuits) sur un sujet précis. Ainsi, en plus d’acquérir les fondamentaux de la production de contenu, j’acquiers  le savoir-faire sur deux ou 3 sujets pointus de ce domaine.

Qu’est ce que j’ai lu ce mois-ci
Comme livre de référence, j’ai choisi « Content rules : How to create Killer Blogs, Podcast, Videos, webinars, that engage customer and Ignite your business » de Ann Handley et Charles Chapman. Je me disais qu’il me fallait un livre qui couvre tout le domaine de la production de contenu en partant de très bas. En effet, ce livre parle autant de la publication écrite que de la publication via la voix ou la vidéo. Les auteurs prennent le temps d’expliquer les différentes stratégies à adopter pour être optimal et générer le maximum d’audience. Les cas relatifs au blogs d’entreprises sont traités dans les détails. Etant mon livre de référence (jusqu’à ce que j’en trouve un autre), j’appliquerai minitieusement les recommandations, astuces, règles et autres topos de ce livre dans chacune de mes productions. Et chaque fois que je serai à court d’idée, je pourrai y revenir.

En ce qui concerne les deux ebooks (moins de 50 pages chacun), mon choix c’est porté sur les écrits de deux blogueurs que je suis beaucoup. Ainsi, j’ai lu :

  • « Killer Flagship Content » de Chris Garret : qui traite de la rédaction d’un article de référence pour votre blog. il s’agit de comprendre que sur un blog, l’on doit avoir un article qui a plus de matière que les autres. Cet article généralement long (pas moins de 1000 mots) doit être intemporel et très utile pour ceux qui s’intéressent au domaine dans lequel vous êtes. Bien entendu le cas s’applique à la voix (podcast) et à la vidéo.
  • « Ebooks the smart way » de Pat Flynn : C’est un ebook qui vous explique comment faire pour créer et publier simplement votre premier ebook. le cas s’applique aussi pour une serie de vidéos.

Je pense que ces trois choix constituent une belle fondation pour la suite. Pour le mois de février, je lirai « Content Strategy for The Web » Kristina Halvorson et Melissa Rach. Cliquez ici pour consulter la liste des livres que je lis depuis 2010. Elle n’est pas à jour, mais je compte rajouter ce qui manque. Et vous, que lisez vous en ce moment ?

7 raisons pour lesquelles les blogueurs d’Afrique deviendront des stars

En raison des l’évolutions (très) rapide de l’écosytème des technologies en Afrique, j’évite de faire des pronostics sur plus de d’une année. Mais pour ce qui est de la publication en ligne, je suis convaincu que les blogueurs qui décideront de s’y mettre de manière professionnelle, prendront le dessus sur de nombreux journaux locaux. Ils/elles deviendront des super-stars de cet écosystème.

Au même titre que les développeurs qui mettront en place des applications à forte valeur ajoutée, les blogueurs professionnels d’afrique sont partis pour être les stars de l’internet et du mobile en Afrique.

jpehouman.com : 7 raisons pour lesquelles les blogueurs d'Afrique deviendront des stars
une image de Stephanie Booth

1Les journalistes africains font défaut sur le web africains sur le web
Je n’ai pas de chiffre exacte, mais de par mon expérience avec plusieurs rédactions en Côte d’Ivoire, je pense que moins de 20% (surement -10%) des journalistes utilisent le web et les réseaux sociaux. Les journalistes utilisent ce média, certes pour lire leurs emails ou pour échanger avec leurs proches, mais rarement pour leur travail. Ils ne s’exposent pas (ou très peu) à travers des blogs qui pourraient devenir des sites incontournables.

2 – Les rédactions ont pris pas mal de retard
Les dirigeants des rédactions sont encore plus à la traine car aucune politique de passage au numérique en vue. Nous sommes pourtant au 21ème siècle. Et pour ces entreprises, le retard n’est pas lié aux moyens financiers. Publier via le web n’est pas la choses qui leur coutera le plus d’argent. Pire encore, on n’en est plus aux jours ou ces rédactions n’avaient pas la mesure de la puissance de ces nouveaux médias. Le printemps arabe, les crises du Yemen, de la Côte d’Ivoire, … ont fait ce travail. D’elles mêmes, ces rédactions ont pu se rendre compte de la portée que pouvait avoir les écrts d’un journaliste en ligne. Pour ceux qui en doute encore, faites un tour sur le site de l’Organisation Internet Sans Frontière (dont je suis membre). Actuellement, elle mêne une campagne pour l’écrivain camerounais Enoh Meyomesse.

3 – Les journalistes africains tendent à traiter que de sujets politiques et c’est domage
Certes la politiques occupe une grande place dans la vie des africains. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe pendant les périodes d’élection. Pourtant, quand il s’agit d’informer, il faut informer sur tous les sujets qui intéressent. Je vois rarement les journaux africains consacrer des colonnes aux télécoms ou aux mobiles. Encore moins aux réseaux sociaux. A la place, ils préfèrent afficher des pages entières de publicité pour les opérateurs téléphoniques. C’est une affaire de cash/rentabilité immédiat. Pourtant ont aurait dit que ces réseaux sociaux ont presque été crée pour les africains quand ont s’intéresse aux statistiques de leurs usages du web. L’autre problème avec les sujets liés à la politique, est qu’il y a tellement d’articles qui sont publiés que seule une poignée de journalistes s’en sort.

4 – Sur quel sujet peuvent écrire les journalistes-blogueurs?
J’ai identifier quelques niches pour lesquelles les journalistes africains pourraient tenir des blogues à succès. Et même si vous n’êtes pas journaliste, vous pouvez vous y essayer. C’est une petite liste basé sur les habitudes de publications que j’ai pu observer sur facebook et twitter. Les journalistes-blogueurs, peuvent donc rencontrer du succès en blogant sur :

  • L’activité des africains sur les medias sociaux,
  • L’interpretation des rêves/proverbes selons les croyances africaines. Et faire un parallèle avec les l’horoscope occidental et/ou chinois,
  • Les championnats sportifs locaux,
  • L’actualité des nouveaux médias dans l’environnement local

5 – Combien de temps leur faudra-t-il ?
Prendre une position dans l’élite d’une une niche de blog est actuellement aisé en Afrique car pour le moment il existe très peu de blogueurs professionnels. Ainsi, avec une activité régulière, un blogueur qui met en oeuvre les principes de publication (incluant les bonnes pratiques de la diffusion) en ligne, a de forte chance de se faire connaitre en moins de 6 mois. Et s’il souhaite se faire de l’argent il pourra compter ses premiers sous avant le 12ème (et peut être bien avant) mois. Surtout que désormais google à mis en place ce qu’il faut pour rémunérer les utilisateurs africains de sa plateforme de publicité Adsense.

6 – Pourquoi les blogueurs réussiront ?
L’une de mes résolutions de cette année 2012 pour mon engagement en Afrique, est d’agir pour l’évolution du e-journalisme en Afrique. En faisant mes recherches avant de prendre cette résolution, j’ai pu me rendre compte que de nombreux internautes hors d’Afrique étaient disposés à payer pour de l’information fiable sur presque tout ce qui concerne l’Afrique. Ajouter au manque de contenu Africain (par rapport aux autres continents) dont tout le monde parle depuis plusieurs années, on a là une très belle opportunité pour des blogueurs qui souhaitent se spécialiser.

Il faut aussi garder en tête que ces blogueurs sont déjà très bien connectés entre eux. Ils ont pour la plupart, de nombreux contacts (ou fans) à travers les réseaux sociaux. Vous les retrouvez facilement sur twitter en train d’échanger sur des sujets diverses. Ils parlent très peu de politique (bien que ce sujet peut être la passion de certains blogueurs) au profit de leurs passions et des sujets qu’ils abordent dans leurs blogs. Ainsi, petit à petit, il gagnent la confiance des internautes. Transformer ces contacts/fans en lecteurs ou abonnés de leur blogs n’est plus qu’une question d’application des techniques classiques de conversion.

7 – Les problèmes que s’entrevois
À ne pas prendre les devants, j’ai bien peur que certaines rédactions réagissent désespérement en utilisant des blogueurs (qui seraient devenus stars) comme journalistes. Rien ne l’empêche tant que ces blogueurs arrivent à travailler selon les rêgles de ce metier. Mais l’expérience montre qu’il est très difficile de transformer un blogueur (aussi bon soit-il) en journaliste. Pour éviter des soucis, il faudrait que les responsables des rédactions prenne le temps de former leur journalistes au blogging et à l’usage des médias sociaux numériques pour leur metier.

Il y a quelques temps je vous parlais d’une affaire de droit d’auteur en Côte d’Ivoire. Cette affaire, le CarlalieGate mettait en scène un journal papier qui avait publié les photos d’une jeune photographe amateur sans son accord. Comme si cela ne suffisait pas, le meme journal avait récidivé la semaine qui avait suivi en publiant l’intégralité (ou presque) d’un article de la blogueuse Yehni Djidji. Au moins cette affaire montre que ces deux jeunes blogueuses sont surement déjà des stars.

Mes résolutions 2012 et mon engagement dans l’écosystème de l’internet et du mobile en Afrique

Dans un billet précédent, j’exposais un résumé du bilan de l’an 2011 de mon engagement en Afrique. Et comme promis, je viens partager avec vous mes résolutions pour la nouvelle année 2012 qui vient de commencer. Contrairement à l’an dernier, j’irai assez loin dans les détails pour mes résolutions. Pour la plupart, ce sont des choses que j’ai en tête depuis l’an dernier. Et je pense que cette nouvelle année est un bon point de départ pour leur mise en oeuvre.

Pour 2012, je compte initier plusieurs actions à forte porté dans le but stimuler la production de contenu africain. C’est aussi l’année que j’ai choisi pour

jpehouman.com : mes résolution 2012 pour mon engagement sur les technologies en Afrique
© thesuperph

promouvoir mon expérience acquise sur le terrain en Afrique. J’en ferrai de même pour mes compétences techniques. Pour ces dernières, il s’agira plus d’un transfert de savoir-faire à travers des institutions universitaires et des écoles existantes. 2012 sera aussi une année de blogging professionnel pour moi. Oui, ça y est je me lance dans le blogging professionnel ! Et qui dit blogging dit lecture. J’ai aussi décidé de lire une trentaine de livre traitant des mobiles et des contenu. Vous pouvez suivre ce challenge ici. PourAkendewa je compte engager des actions dans le but de collecter des fonds pour la construction ou l’acquisition de locaux et de matériels. En ce qui concerne AllDenY en Côte d’Ivoire, nous deviendrons plus offensif en terme de prospection et de production.

Vous pouvez décidez d’arrêter la lecture de cet article après ce paragraphe. Si vous le décidez, vous n’aurez pas profité des détails qui conernent chacun des points mentionnés dans le paragraphe précédent. Pour mieux suivre mon engagement en Afrique pour l’an 2012, je vous invite donc à lire attentivement tout ce qui suit.

Le contenu et l’Afrique
Cela fait plusieurs années que tous sommes d’accord que le contenu africains est moins présent sur le web qu’il pourrait l’être. Des initiatives ici et là tentent de palier à ce problème. En 2010 par exemple avec les bénévoles de Akendewa, nous avons traité ce sujet lors de barcamp Abidjan. L’on reproche aux journalistes africains de bien souvent prendre des positions politiques. Biaisant ainsi la qualité de leur jugements, analyses et autres investigations. L’avènement de l’AMI (African Media Initiative) va peut être aider certains d’eux à respecter les fondements de ce metier tant important pour l’afrique.

Une serie de conférence sur le mobile et les contenus africains
J’ai commencé ma vie professionnelle (après les études) en tant que développeur d’applications mobiles. A l’époque on n’imaginait pas encore que l’Afrique adopterait aussi rapidement les technologies liés au mobile. Et aujourd’hui les chiffres dépassent les prévisions d’atant. Nous avons même des entrepreneurs africains qui se sont lancer dans la conception de terminaux. Ce sont entre autres, Verone Mankou du Congo et sa tablette Way-C et Arthur Zang du Cameroun avec sa tablette médicale (le Cardiopad). Ayant suivi l’évolution de cette industrie avec autant l’oeil d’un technicien que celui d’un observateur avisé, j’ai décidé de structurer certaines informations et de les partager à travers des conférences et ateliers dans quelques grandes villes d’Afrique. Je lancerai donc une serie de conférence qui je l’espère durera dans le temps. Je vous en dirai plus dans les semaines à venir.

Formateur technique
Mon métier de base consiste à créer des logiciels/applications/systèmes informatiques à l’aide des technologies Java/J2EE couplées à celles du web et du mobile. Parallèlement je forme des développeurs sur ces choses. Principalement en France. Mais en 2010, j’ai eu a animer une formation pour des étudiants et des enseignants de l’école d’ingénieur ASTC de Côte d’Ivoire. Ce fut une très belle expérience. J’envisage donc me proposer à d’autres écoles et/ou universités pour faire la même chose. Avec une année blanche universitaire en Côte d’Ivoire, je pense que cette initiative serait salutaire pour tous ces étudiants qui devront rester 9 mois chez eux. Ce sera aussi l’occasion de proposer des formations sur mesure à des développeurs vivant en Côte d’Ivoire et dans les pays voisins.

Un blogeur professionnel
Ces deux dernières années, je me suis essayé au blogging avec un certain sérieux. J’ai par exemple plublié plus de 400 articles sur plusieurs blogs en 2011. Pendant tout ce temps j’ai beaucoup appris des pionniers de cette activité en lisant leurs publications et leurs livres spécialisés. J’ai pu ainsi acquérir un certain savoir-faire que je compte partager à travers des ateliers et un site dédié au blogging professionnel. Vous retrouverez donc bientôt, de nombreuses ressources sur le site UnBlogPro. Ce site ayant pour but d’aider les personnes intéressées à bloguer de manière efficace. Ainsi pour les 11 prochains mois, je compte mener ce site à :

  • 1000 souscripteurs (rss + email)
  • un classement alexa en dessous de la barre des 150 000ème
  • un minimum de 1500 pages vus par jour

On en reparle donc en Décembre 2012.

Ce qui nous emmène à ma seconde résolution concernant le blogging. En effet à compter du 15 Janvier 2012, je compte publier au moins un article par jour sur mon blog personnel (celui-là même). Les articles seront publiés tous les jours entre 10h50 et 11h10 ou entre 15h50 et 16h10. J’ai pu définir ces créneaux grace au site Crowdbooster. Un gros challenge ? Oui ! Ce qui implique que chaque jour, je devrai publier au moins une fois sur les technologies en Afrique ou sur l’entrepreneuriat dans ce continent. Mais n’oubliez pas, j’ai passé ces deux dernières années à apprendre comment bloguer de manière efficace. Et je pense que c’est un paris réalisable.

Lire plus

Comme mentionné dans l’introduction, j’ai décidé de lire encore plus que d’habitude. Et donc pour cette année, je me suis fixé un objectif de 30 livres/ebooks traitant des mobiles ou des contenus en ligne. Cela me permettra d’en apprendre encore plus sur ces deux domaine qui m’intéresse plus que jamais. Pour suivre ce que je lis, il vous suffit de cliquer ici

Ma solution pour le journalisme en Afrique
Pour le concours « Africa News Innovation Challenge » organisé par l’AMI (African Media Initiative), je compte présenter une solution qui je l’espère aidera le domaine du journalisme et de la publication en Afrique. Si cette solution ne fait pas partie des lauréats, elle sera tout de même mise en ligne en Mai 2012.

Des murs pour Akendewa
Pour Akendewa, il y a deux projets majeurs. Le premier consistant à mettre en place un outil logiciel qui permette d’émuler la solidarité de la communauté face à des cas de malades désespérés. Le second a été difini depuis 2010, mais n’a pu être mis en oeuvre. Il s’agit de trouver des locaux pour Akendewa. J’en profite pour rappeller que Akendewa utilise toujours les locaux de AllDenY.

AllDenY plus offensif
En 2012, il s’agira pour AllDenY de se faire connaitre en Côte d’Ivoire après maintenant 3 ans de présence. Jusque là nous avions travaillé pour une liste de clients assez restreinte. Pour nous, il s’agissait avant tout d’arriver à comprendre au mieux ce qu’attendent les ivoiriens. Nous pensons être désormais prèts à leur fournir le meilleur des services qu’ils attendent. Avec la matière que nous avons accumulé, nous pensons pouvoir avoir 30% de client supplémentaire au cours de l’an 2012.

C’est bien la première fois que je rend publique autant de détails sur mes résolutions pour une nouvelle année. Ce serait donc un plaisir pour moi d’avoir vos remarques et avis. Et vous, que comptez vous faire en 2012 ?

Découvrez ce que je lis

Désormais sur ce blog, vous pourrez suivre mes lectures. Grâce à l‘API de Amazon couplé à certains plugins libres et open source. Vous saurez ainsi, en tant réel ce que je lis, ce que j’ai lu et aussi ce que je compte lire.

Sur ma page d’accueil, vous trouverez à droite dans la liste des widgets, un espace indiquant le livre que je suis en train de lire (voir encadré violet sur l’image ci-dessous). Bien entendu, il m’arrive de lire plusieurs livres en même temps car ne traitant pas des mêmes sujets. Ce qui est le cas actuellement. Dans ce cas, il s’affichera celui que l’on peut trouver directement sur Amazon. Et si aucun des livres ou publications que je suis en train de lire ne se trouve pas dans le catalogue d’Amazon, je ferai apparaitre celui pour lequel je mettrai plus de temps à finir.

le nouvel encart qui montre ma lecture du moment.

En plus de mes lectures du moment, vous trouverez l’ensemble des livres, ebooks, et autres publications que j’ai déjà lu dans la page « lectures » dont l’url est http://www.jpehouman.com/lectures. Cette page existe depuis quelques temps, mais je viens de lui faire une petite toilette pour qu’elle ait une meilleure présentation. Je serai ravi d’avoir vos retours après l’avoir visité. Il est vrai que presque toutes ces publications sont en anglais. Mais, j’ai aussi pris le temps d’expliquer pourquoi je lis des publications en anglais dans ici. N’hésitez pas à me dire ce que vous souhaitez voir ou lire sur ce blog.

Carlalie dans la jungle du journalisme en Afrique : CarlalieGate

image de profile facebook de Audrey Carlalie par Audrey Carlalie

Cet article est une manifestation de soutient à la photographe amateur Audrey Carlalie Okou. Cette brillante jeune photographe ivoirienne travaille pour le magazine en ligne : Ayana WebZine. En début de semaine, elle s’est fait grossièrement piquer des photos par certaines rédactions (papier/en ligne) ivoiriennes. Ce qui a créer le CarlalieGate dans la blogosphère ivoirienne.

Le cas de Carlalie Okou, n’en n’est qu’un parmi tant d’autres. Tous les jours de nombreuses rédactions publient des articles et photos sans la permission des propriétaires. Ainsi, il n’est pas rare de voir des articles entiers copiés par des journaux grand publique. Ces derniers n’exitent pas à signer ces articles comme s’ils les avaient écrit eux même. C’est la triste réalité de l’écosystème du journalisme en Afrique.

Dans cette jungle, certains (souvent les pionniers) ont décidé que tous les coups étaient permis. Aucune place pour la regulation car les autorités elles même ne savent pas de quoi il s’agit. Dans ces pays d’Afrique, la propriété intellectuelle n’est pas un sujet sur lequel l’on s’attarde. Dans cette jungle, si comme Carlalie, vous y entrée (sans vous en rendre compte), vous risquez de vous faire dévorer par « des prédateurs ». Parmi ces derniers, vous pouvez vous attendre à retrouver des medias gouvernementaux. Non, vous ne rêvez pas ! Vous êtes bel et bien en face du protrait de la jungle journalistique africaine.

Finalement la regulation de cet écosystème ne pourrait venir que des internautes et des lecteurs. En 2010, le journaliste Théophile Kouamouo avait proposé une sorte de syndicat des producteurs de contenu. Avec cette nouvelle affaire, il propose  » une structure légère d’alerte aux manquements à la netiquette (l’éthique sur Internet) ». Je pense que cette proposition est pertinente. Déjà avec une simple page (dynamique) qui permettrait à tout le monde de dénoncer un usage frauduleux d’écrits ou de photos serait un bon début. Bien entendu, ces dénonciations devraient être accompagnée de copie d’écran, de lien ou de photo qui seraient soumis à modération. Techniquement, une telle page est aisément réalisable. Le plus délicat serait d’arriver à inciter les lecteurs africains à jouer le jeux.

Le manque
Avant d’écrire cet article, j’ai posté à plusieurs reprises sur twitter pour savoir s’il existait des places de marché pour les articles et photos des blogueurs africains. Visiblement il n’en existe pas en Afrique Francophone.

Ce qui manque aussi, c’est un groupe de juristes disposé à aider les personnes qui se font voler leurs oeuvres. Je pense que c’est une réelle opportunité pour toutes ces personnes ayant fait des études de droit dans nos pays d’Afrique Francophone. Il s’agirait pour eux de fournir un accompagnement et du conseil.

Les rédactions locales africaines peuvent-elles faire autrement ?
Je me suis demandé si les agences nationales de presse fournissaient des illustrations et des dépèches aux différents médias locaux. Le constat reste triste, car très peu de rédactions locales ont accès à ces ressources lorsqu’elles existent. Bien souvent elles doivent faire face à un vide. J’ai par exemple fais un tour dans la rubrique « photo » du site de l’Agence Ivoirienne de Presse. Et là, grande fût ma surprise lorsque je suis tombé sur un message d’erreur. Idem pour les différentes rubriques du site.
Face à cette situation, chaque rédaction se doit de se doter d’une réelle équipe (dont des photographes). Ce qui semble impossible pour la plupart d’entre elles car limitées par leurs finances.

Tirer des leçons
Je viens juste de me souvenir que les photos ont été récupéré via Facebook. Et je me demande si les conditions de facebook ne retirent pas une/toute partie de la propriété intellectuelle lorsqu’on y publie du contenu. A vérifier dans les conditions de Facebook. Je n’ai pas pris le temps de le faire mais je me souviens que dans les débuts de facebook c’était bien ce que stipulaient les conditions. Dans ce cas, le CarlalieGate n’aurait pas de raison d’être. Pour eviter ce genre de désagrément, les photographes amateurs gagneraient à publier leur photos sur des plateformes telles que Flickr.

D’ordinaire, j’évite de traiter les cas de buzz ou d’affaires publiques sur ce blog. Mais je ne peux rester indifférent quand je vois qu’en 2012 il est encore difficile pour les blogueurs de vivre de leur metier en Côte d’ivoire (et un peu partout en Afrique sub-saharienne). Et si à ces difficultés viennent s’ajouter des exploitations illégales des productions de ses travailleurs indépendants (souvent débutants), nous ne devons pas rester sans voix.

Ils en parlent
Depuis le début du CarlalieGate, plusieurs articles ont été écrit par des blogueurs locaux et aussi ceux de la diaspora ivoirienne. En voici quelques uns :

Si vous avez une solution pour revolutionner/professionnaliser le journalisme en Afrique, n’hesitez pas à participer au African News Innovation Challenge. Vous pourriez alors gagner une partie du million de dollars mis à disposition par le African Media Initiative. Dans tous les cas, vous pouvez toujours la partager en commentant cet article pour que nous en discutons tous.

Pour en savoir plus sur Audrey Carlalie : http://www.carlalie.blogspot.com/