Vous devrez investir dans mon projet

Vous avez décidé d’entreprendre dans l’industrie de l’internet et du mobile (idem pour tout autre industrie), malgré vos moyens limités. Vous serez donc un jour ou l’autre emmené à rechercher des investisseurs. Ces investisseurs reçoivent des centaines de dossiers comme le votre tous les mois. il vous faudra donc être convainquant pour qu’ils vous suivent. Vous passerez donc une partie de votre temps à demander à ces investisseurs d’investir dans votre projet. Pour cela, il vous faudra certains éléments tel que votre « Elevator Pitch » qui emmènera un investisseur potentiel à vous accorder un rendez-vous suite à un premier contact que vous n’aurez peut être pas prévu.

Daymond John - (Crédits photo : inc magazine)
Daymond John – (Crédits photo : inc magazine)

Il ne s’agira pas seulement de dire à ce dernier « MR X, vous devriez investir dans mon projet parce qu’il est bien et va rapporter beaucoup d’argent« . Il faudra vous démarquer des autres entrepreneurs par des arguments pertinents et plein de sens lors de ces deux minutes que la chance, Dieu, vos gris-gris, … ont bien voulu vous accorder. Vous devrez donc dire :

  • Ce qu’est votre produit/service

Il n’est pas question de vous lancer dans une explication technique sur le fonctionnement de votre produit. Mais plutôt dire en une ou deux phrases ce à quoi il sert, le problème récurent qu’il vient résoudre et les personnes concernées par se problème. Ainsi vous pouvez par exemple dire que « J’ai mis en place un système qui permet de mettre à disposition des informations sur les véhicules importés d’Europe vers l’Afrique. Ce système sera utilisé par les importateurs de véhicules africains qui passent beaucoup de temps à rechercher la bonne affaire une fois en Europe.« .
On comprend là que vous venez résoudre un problème relatif à l’industrie automobile dans une région qui possède essentiellement des voitures et pièces importées. Vous agissez par la même occasion sur l’industrie du transport et de la logistique. Cet exemple vient juste de me passer par la tête mais je pense qu’il peut représenter un énorme business. Libre à vous de l’exploiter.

  • Pourquoi est ce que les gens utiliseraient votre service ?

Il y a moins de trois semaines, le géant google a décidé d’arrêter le développement de son service « Wave » qui représente une belle démonstration du savoir-faire des ingénieurs de la firme de Montain View. L’une des raisons de cet arrêt est que ce service n’a pas trouvé son publique.

Vous pouvez donc mettre en place quelque chose de révolutionnaire, mais si personne n’en voit l’utilité alors aucun investisseur ne vous accompagnera. Il faut donc pouvoir expliquer à cet investisseur que vous avez rencontrer (sans être préparé), les raisons pour lesquels des gens accepteraient d’utiliser votre service. En restant dans notre exemple on pourrait dire  : « Les importateurs de voiture accepteront de payer un abonnement à mon service car ça leur permettrait d’anticiper sur les types de voiture les plus demandées. Ils agiront ainsi de manière efficace sur le taux d’invendus de leurs parcs. »

Bien sûr des raisons encore plus pertinentes peuvent être évoquées. Dans notre cas l’idée de ce système n’a que quelques minutes d’existence donc on peu se dire que l’on peu faire mieux.

  • Si votre produit/service rapportera de l’argent

C’est très simple. Un investisseur doit être vu comme une boite noire dont la sortie a pour objectif de multiplier l’entrée par 5, 10 voir 100. Si vous ne pouvez pas justifier et garantir ce résultat alors aucun investisseur sérieux ne vous suivra. La sortie n’est pas obligatoire au bout de quelques mois. Bien au contraire elle est souvent prévue pour au moins la 3ème ou la 5ème année.

Il vous faut donc avoir testé à petite échelle la rentabilité de votre produit. Dans notre exemple, l’on pourrait se rapprocher des professionnels de l’importation de véhicule à Abidjan et leur proposer quelques informations que l’on aura pris le temps de recueillir. S’il paient alors l’on n’est pas loin de quelque chose de rentable. Il s’agit aussi de s’assurer que le temps, l’énergie, et l’argent que l’on dépense pour recueillir ces informations est largement en dessous de ce que l’on gagnera.

  • Votre stratégie vis-à-vis de la concurrence

Il arrive que certains entrepreneurs croient qu’ils n’ont pas de concurrence. Il faut pourtant savoir que la concurrence peut être directe ou indirecte. Elle est toujours positive à mon sens car elle permet d’améliorer le service. Elle peut aussi naître à la suite du lancement d’un nouveau produit ou concept. Finalement il existe toujours une concurrence. Et c’est à vous l’entrepreneur d’expliquer à l’investisseur ce que vous pensez faire de cette concurrence telle qu’elle fut. Dans notre exemple on pourrait penser a des concurrents qui feraient la même application. Dans ce cas au moment de signer avec les professionnels de l’industrie cible on pourrait leur demander l’exclusivité sur certains modèles de voiture que nous aurons préalablement identifié comme très demandés par les clients de ces professionnels. Bien entendu nous serons disposer à offrir un service supplémentaire que nous pourrons facilement définir en prenant en compte leurs besoins quotidiens.

Enfin, il faut garder à l’esprit que plus la plupart des investisseurs parient plus sur l' »Homme » que sur le produit. Pour eux c’est l’entrepreneur qui est capable de faire le succès du produit. Et donc votre engagement et votre capacité à réagir sont deux facteurs déterminants au moment de choisir de vous accompagner ou pas. N’hésitez donc pas à présenter vos initiatives antérieures à votre projet. Elles peuvent constituer des preuves de engagement vis-à-vis de vos projets ou même des éléments justifiant votre capacité à trouver des solutions face à des obstacles.

Les Leaders africains ont-il compris l’opportunité que représente l’internet ?

Avec le taux de pénétration faible de l’internet en Afrique, l’on peut se demander à quoi peut bien servir ce média pour les leaders de ce continent. Sauf que les choses ne resteront pas telles quelles.

Nous aurons de grosses surprises. L‘internet sera mobile en Afrique et en très peu de temps il sera dans nos rues, nos cases, nos champs, nos bars, nos stades. Tout comme la téléphonie mobile est présente dans la vie des africains. Je recommanderai donc à tout leader africain (quelque soit son domaine) de saisir cette opportunité qu’est l’internet.

L’internet sera donc dans nos vies à tel point qu’il sera à l’origine des grands mouvements. Si vous compter en initié un, faites-le désormais en commençant par l’internet. Vous bénéficierez ainsi de la force de diffusion que constitue les utilisateurs de ce nouveau médias dans notre continent.

Quel statut juridique choisir lorsqu’on souhaite entreprendre dans les technologies en Afrique

Partout dans le monde, lorsque vous souhaitez créer une entreprise, vous avez le choix entre plusieurs formes juridiques. Dans les pays d’Afrique, c’est aussi le cas.

Avec son profil de nouvel eldorado des technologies, l’Afrique verra un grand nombre de création d’entreprises technologiques dans les 5 années à venir.

Nous savons tous que les statuts juridiques sont très importants pour la stratégie des entreprises technologiques. Il est donc nécessaire de prendre un soin particulier pour choisir celui qui convient le mieux à la vision que l’on a.

Comment les autres vous voit
Disons que vous venez apporter des solutions aux problèmes des particuliers par le biais de services mobile B2C à valeur ajoutée. La première question que vous devez vous poser, doit concerner les rapports que les utilisateurs locaux ont avec les prestataires déjà sur le marché.

Par exemple il n’est pas rare qu’en Afrique, les utilisateurs jugent les fournisseurs de services technologiques par leur capacité à distribuer des T-shirt ou autres gadgets. Et ce pendant la période précédent la mise à disponibilité du service. Ainsi, plus de petits cadeaux vous offrirez, plus de clients vous aurez pour déramer votre service. Et croyez-moi, en Afrique ça marche bien mieux qu’ailleurs car les telco comme Orange et MTN ont habitué les populations à ces pratiques. Dans ce cas vous êtes dans l’obligation de commencer avec un capital conséquent. ce qui implique une forme juridique de type SARL ou au dessus.

Aussi certaines entreprises d’Etats ou autres « grandes boites » exigent de travailler avec des entreprises de type SARL ou de statuts juridique au dessus.

Mais si vous n’avez pas tous ces moyens
Vous avez d’autres atouts et des possibilités liées à l’environnement africain. C’est l’exemple de la proximité et de la confiance basée sur le fait que l’on vous connaisse. Vous devez donc comprendre que vous pouvez offrir unquel statut juridique pour mon entreprise technologique en Afrique premier service qui nécessite le contact directe avec chacun des utilisateurs. Cela vous prendra du temps certes, mais ces personnes resteront pendant longtemps vos amis et ambassadeurs. De par nos cultures africaines, le bouche-à-oreille demeure le meilleur outil pour la publicité ou la promotion d’un produit.

Si vous accepter ce parcours du combattant, je vous conseillerai de commencer par une entreprise individuelle. Cette dernière nécessite très peu de temps pour sa gestion et surtout un minimum d’engagement financier auquel vous aurez préféré l’engagement par votre temps.

Combien tout cela coûte ?
En Côte d’Ivoire par exemple, la création d’une SARL vous demandera pas moins de 1 500 000 (plus de 2300€) tandis que pour une entreprise individuelle, vous dépenserez 10 fois (si l’on veut être large) moins dans le cas d’une entreprise individuelle.

Mon conseil
A moins d’avoir déjà des clients et l’assurance d’être rentable assez tôt (dès les premiers jours), je conseillerai toujours à un nouvel entrepreneur dans les technologies de commencer son business en Afrique avec une société individuelle. Ce conseil vient de mon expérience personnelle et de l’oeil d’observateur que j’ai pu avoir durant ces 4 dernières années en Afrique. Il n’est peut être pas valable partout en Afrique.

Si vous avez les moyens financiers, vous pouvez décider de les utiliser, mais l’expérience montre que pour l’instant les parcours de réussite dans l’écosystème des technologies ne sont pas encore bien établis A quoi bon prendre donc un si grand risque ?

Une fois que vous avez choisi votre statut juridique et que vous avez pu avoir l’autorisation d’exercer, sachez qu’a partir de cet instant vous devrez faire face à de nombreuses difficultés typiques à l’Afrique. C’est le cas des moments d’indisponibilité du réseau internet, des chances presque inexistantes de remporter une appel d’offre. Mais lorsque vous abordez ces difficultés avec philosophie, vous pouvez facilement réussir car en Afrique quoi qu’on dise, certaines choses vont très vite. Et beaucoup plus vite que partout ailleurs.

Comment nous avons gagné les élections présidentielles 2010 en Côte d’Ivoire

Aout 2010, le gouvernement ivoirien annonce à population que les élections présidentielles tant attendues auront finalement lieu le 31 Octobre 2010. Tout le monde reste méfiant vis-à-vis de cette date car il y en a eu plusieurs pendant les 5 dernières années.
Quelques jours après cette annonce, lors d’une discussion avec , Diaby Cheick Mohamed, il me propose que nous déployons un outil de veille pour ces élections. Cet outil couvrirait la préparation, la campagne électorale et finalement le semaine électorale. Comme toutes les bonnes initiatives visant à émuler les bons usages des technologies en Afrique francophone, je suis d’office partant. Mais je fini par ne pas donner de suite car étant très pris par mes activités professionnelles et la gestion de l’Ong AKENDEWA.

Vide et précisions
Pendant plusieurs semaines nous n’en reparlerons plus. Début Octobre 2010, de retour à Paris, je souscris au bouquet Afrique de mon FAI pour avoir la Télévision Ivoirienne (RTI) afin de pouvoir suivre à distances les évènements à Abidjan. Les choses se précisent. Cette fois-ci c’est sûr qu’il y aura des élections. Ici et là les agences de communication s’agitent et je découvre que les principaux candidats se dotent d’outils de communication en ligne et de comptes sur les réseaux sociaux. J’en tire une satisfaction personnelle car c’est bien l’idée que j’avais en initiant le premier Barcamp à Abidjan pour déboucher sur la création d’AKENDEWA.

15 Octobre 2010 : la campagne électorale commence. Ici et là des tweets, des posts facebook et même des vidéos sur youtube de la part des candidats. Lorsque j’ai un bout de temps je publie des posts sur mon mur facebook pour parler des élections. Il y a quelques réactions provenant surtout de la diaspora et de nombreux commentaires engagés. Mais tout cela reste dans une ambiance amicale et constructive. Des partisans adversaires vont jusqu’à se donner des conseils entre eux pour la gestions de la communications de leurs candidats respectifs.

Deux jours après le début de la campagne électorale, Archippe Yepmou, vice-Président deInternet Sans Frontières (dont je suis moi même membre) m’interpelle suite à l’un de mes posts et me demande pourquoi est-ce que je ne déploie pas une instance d’Ushahidi pour une veille sur les élections de la Côte d’Ivoire. Il m’explique qu’il serait prêt à participer et qu’éventuellement des bénévoles de ISF s’y joindraient. J’avoue que cette question m’a réveillée. Car, je me suis moi meme dis, qu’en tant qu’entrepreneur engagé, c’est un peu un devoir de mettre à disposition cet outil. J’ai donc décidé de le faire seulement si j’y arrivais en 24h. Au delà, j’avais décidé de laisser tomber et me concentrer sur mon travail de tous les jours. Aussi j’ai tenu à mettre Diaby Mohamed sur le coup car lui et moi avions déjà discuté d’un tel outil. Il s’en est suivit plusieurs échanges d’email dans l’heure entre Diaby MohamedArchippe et moiDiaby Mohamed à eu donc pour charge de contacter les autorités, les médias locaux pour leur parler de ce que nous étions en train de faire. Archippe avait à monter l’équipe de modération et aussi rédiger ce qu’il faut pour les communiqués de presse. Pendant ce temps, j’avais laissé tomber toutes mes activités pour déployer l’outil. Parallèlement il fallait que j’explique aux membres d’AKENDEWA que je souhaitais mettre le projet sous la coupole de notre ong et que s’il y avait des volontaires, il serait les bienvenus. Ghislaine et Manassé (tous deux journalistes, bloggueurs et membres actifs de akendewa) ont tout de suite réagit en mettant à disposition 3 numéros de téléphones. De plus, Manassé qui est aussi développeur web m’a proposer son aide technique. Je lui ai donc confier l’intégration de la plateforme avec FrontlineSms, outil d’intégration sms.

un image de wonzomai

Le déploiement et le nouveau design
Sans attendre je me suis rendu sur le site de Ushahidi, j’ai relu la documentation fonctionnel puis enchainé avec le téléchargement de la dernière version stable. Après quelques heures à essayer de faire fonctionner le système de base, j’ai ensuite entrepris la modification du code source afin que le fonctionnement soit optimal pour notre besoin. c’était aussi pour moi l’occasion de mieux le comprendre pour envisager produire un document technique en français. Chose qui aurait pu m’aider moi même.
Une fois que j’ai annoncé le fonctionnement correcte de notre plateforme, il lui fallait un nom, un compte+tag twitter, un compte facebook et et un design personnalisé. Archippe contacte donc Ghislain Lambert, le designer de Internet Sans Frontières qui accepte de faire partie de l’aventure. Pour le nom, j’utilise une méthode qui marche toujours. J’ai juste demandé à la communauté de trouver un nom dans une langue de Côte d’Ivoire via mon mur facebook. Sur trois propositions (Cheleya, Adanzié, Wonzomai), « Wonzomai » qui signifie « sentinelle » en langue bété est le nom le plus apprécié. Nous définissons alors un hashtag pour twitter : #civ2010

L’appel à la communauté pour des téléphones compatibles
Une fois l’intégration de la plateforme accomplie, nous nous sommes mis à recherche de téléphones compatibles selon les spécifications de FrontlineSms. J’ai donc lancé un appel à la communauté via facebook. Il s’en ai suivie une vingtaine de tweets. La recherche fut infructueuse. Nous avons donc été obligé de puiser dans les fonds d’AKENDEWA. Nous rappelons qu’à ce jour AKENDEWA fonctionne sur fonds propres. Après quelques communications entre Frédéric Tapé (administrateur akendewa), Eric Agnissan (Vice-Pésidentent Akendewa) et Manassé nous sommes rentrée en possession de deux téléphones compatibles.

La communauté, les débats télévisés et la New Media Task Force de l’université de Columbia
Après quelques tweets, certains blogueurs et tweeterers africains nous contactent pour nous exprimer leurs encouragements. Et naturellement ils relaient l’information. En moins de 24h nous notons plus de 600 tweets et déjà 1500 visiteurs uniques. Sur twitter et facebook, c’est l’adoption totale. Certains blogueurs n’hésitent pas à produire des articles. Wilfried Akapko et Cyriac Gbogou de AKENDEWA nous proposent leur aide pour la modération et la publication sur les réseaux sociaux. C’est pour moi l’occasion de prendre un peu de repos et d’envisager un moyen encore plus efficace pour la diffusion de l’information. J’effectue donc une analyse des tweets contenant nos hashtags. Compte tenu du fait qu’il y a plus d’ivoiriens sur facebook que sur Twitter, Je décide personnellement de créer la conversation sur mon mur facebook en me positionnant comme modérateur. A des questions simples sur les prestations des candidats dans l’émission « face à la nation » (diffusée sur la chaine nationale ivoirienne, RTI – http://www.rti.ci), je reçois plusieurs dizaines de commentaires. Ce sont les signes de l’engagement des internautes ivoiriens pour ces élections.
Pendant ce temps, Julie Owono nous annonce que la New Media Task Force de l’université de Columbia a décidé de nous apporter son aide en mettant à disposition une dizaine d’étudiants volontaires pour la modération de la plateforme. Encore une bonne nouvelle ! Cette même communauté reste très active pendant la journée de vote en nous faisant parvenir l’ambiance dans les bureaux de vote.

L’attente des résultat, le Buzz et peacevote
Lorsque les médias parlent de Wonzomai, c’est le buzz total. le passage à la BBC et sur France24 fait encore plus découvrir la plateforme. Parallèlement, Cedrick Symenouth (de akendewa) et Mohamed travaille une nuit entière pour nous sortir peacevote (http://peace.53voices.com), qui permet de passer des messages de paix.

 

AllDenY Interactive Web App For Elections’s Results

La victoire est acquise et la veille continue, AllDenY s’y met avec AIWA4ER
Pendant que j’écris ces lignes, nous continuons à publier en ligne les chiffres transmis par la CEI via la Télévision. Toute l’équipe de Wonzomai (akendewa, Internet Sans Frontières, la communauté) est assez satisfaite de cette victoire que nous avons remporté sur les mauvais usages de l’internet en Afrique. Parallèlement, l’un de mes collaborateurs au sein de AllDenYRégis Bamba me fait savoir qu’il faudrait que l’on aille jusqu’au bout. Je me demandais bien de quoi il parlait. Et bien il souhaitait que l’on fournisse un outil interactif avec un algorithme efficace pour une génération des résultats sur plusieurs formats. Quelques heures plus tard nous avons AIWA4ER (AllDenY’s Interactive WebApp For Elections’s Results – disponible à l’adresse http://alldeny.net/elections). Cette initiative citoyenne rejoint tout ce que nous avons entrepris jusque là. Je remarque aussi que sur les réseaux sociaux de nombreuses personnes relais les chiffres pour une diffusion encore plus grande. En 15 jours nous avons réussi à prouver que les acteurs du web ivoiriens détiennent désormais une partie du pouvoir. Le prochain Président devra donc faire avec cette communauté. Car elle n’est que naissante.

L’équipe : il y a surement certains noms que je n’ai pas mentionnés. Au cas ou je vous aurais oubliez, n’hésitez pas à me le signaler pour que je rectifie le tire.

  • Cédric Symenouh (membre Akendewa – webdesigner afritechpreneur)
  • Stéphane koffi Kan (Secrétaire Général Akendewa – Développeur)
  • Wilfried Akapko (membre Akendewa – afritechpreneur)
  • Cyriac Gbogou (membre akendewa)
  • Frédéric Tapé (membre akendewa – Ceo de AMN – blogueur – afritechpreneur)
  • Jean-Patrick Ehouman (Président Akendewa – Ceo AllDenY – blogueur – afritechpreneur)
  • Régis Bamba ( Développeur AllDenY – afritechpreneur)
  • Diaby Cheick Mohamed (blogeur – afritechpreneur)
  • Ghislaine Atta (membre Akendewa – Journaliste – blogueuse)
  • Manassé Déhé (Administrateur Akendewa – Développeur Web)
  • Archippe Yepmou (Vice-Président Internet Sans Frontières)
  • Ghislain Lambert (membre Internet Sans Frontières – Web designer)
  • Eric Agnissan (vice-Président Akendewa – Directeur des Opérations AllDenY – afritechpreneur)
  • Julie Owono (membre Internet Sans Frontières)
  • La communauté que représente mes contacts sur facebook et twitter.

En initiant akendewa avec Eric Agnissan, notre objectif était de dynamiser l’industrie de l’internet et du mobile en Afrique francophone. Nous sommes encore bien loin de notre objectif mais après un an nous pouvons d’ors et déjà affirmer que notre vision n’est pas irréaliste. N’hésitez pas à vous joindre à nous.

Merci à tous. Et surtout, votez AKENDEWA !!!!

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August 2010. A government public statement broadcasts that the so-awaited presidential election will take place on October, 31st 2010.
After many delays of this election over the past 5 years, this statement left people suspicious about its holding. A couple of days after this announcement, while discussing with Diaby Cheick Mohamed, we got along with a monitoring tool especially designed for the event. This tool would have been set to take in account the preparation, the election campaign and all the election week following the d-day poll. As for all other relevant initiative ideas related to the use of technologies in the french african web part I was “ready-to-ready”, but finally gave it up since I was very involved with my own activities and the management of AKENDEWA – a young web-dedicated NGO.

Vide et précisions
And so it was for a while. Early October, back from Paris, I subscribed for an Africa-dedicated TV program with my ISP – this program broadcasts within its options, the Ivorian national TV (RTI – Radio et Telediffusion Ivoirienne). I made such a subscription in order for me to watch all the programs related to the upcoming presidential poll in Abidjan. Things were getting clearer.Undoubtelly, this time, the poll will take place. In Abidjan, ad companies are blooming out and fiercely compete between them to place their respective election challengers. Most of those challengers hold online communication tools including social web attendance. It was a proud self-satisfaction feeling since this is why I initiated the Abidjan Barcamp – that later leaded to the creation of Akendewa.

October, 15th 2010 : Election campaign launching

Tweets, facebook posts, youtube videos coming from the election challengers, and so on. When posting on my facebook wall, I could notice many reactions, especially from the people abroad.
Election campaign : Two days after.

Archippe Yepmou, vice-Président of Internet Sans Frontières (ISF) – Internet Without Borders (that I’m a member of) interrogated me about one of my FB posts and suggested me to set up a kind-of d’Ushahidi platform instance in order to monitor the election n Ivory Coast. He explained later that he would join the team with some people from ISF to develop the project. As a business builder, I found this idea very relevant and then consider it as a commitment for me. But only if I would’ve been able to make it within 24hrs. Beyond, I would rather focus back on my ordinary work. Hence, I got in touch with Diaby Mohamed since we’ve already talked about a project alike. Then, each of us was assigned precise tasks : Diaby was to approach top-officials and local medias to share what we were about to work on. Archippe was to build the team and write press statements. Meanwhile I had to focus on the platform itself and rally Akendewa members to the project. Two journalists and bloggers from Akendewa – Ghislaine Attah & Manasse Dehe – immediately provided us with 03 (three) phone IDs. Manasse, who is also a great web developer committed to merge the about-to-be-developed platform with FrontLineSms.

Wonzomai printscreen

New design and Deployment

I then connected on the Ushaidi website and thoroughly read the documentation and downloaded the latest reliable release. After hours of trying to operate with the core system, I then switched to the source code modification in order to enable the new system to meet our specific needs. A kind-of way for me to better understand how the platform operates and maybe write a French version of the technical documentation. Once the platform operating principles fully described, we had to name it and assign it ID stuff like a facebook/twitter account + hashtag and a customized design. Ghislain Lambert – ISF designer – was to due this task within the team. For the platform name I applied a successful method : asking the web community via my facebook wall. Here, I actually ask for suggestions with the special requirement that the name has to be in one of the many Ivorian vernacular languages. Among those three proposals – Cheleya, Adanzié, Wonzomai – the last one (Wonzomai) was the most appreciated. “Wonzomai” is the bété translation for pathfinder or watcher. We then assigned it the following hashtag: #civ2010.

Seeking for compliant mobile phones

Once the merging process ended, we were seeking for compliant mobile phones according to the FrontLineSms requirements. As for the previous step, the web community is the best ally. We just had to make a kind-of “call for entries” but unfortunately it doesn’t yields to anything after tracking around twenty tweets. So, we had to mine in our own funds – since the Akendewa runs with its own funds. After some phone calls with Akendewa Manager – Frederic Tapé, Akendewa VP – Eric Agnissan and Manasse, we finally got our mobile phone units.

The community, the TV shows and Columbia University’s New Media Task Force

After ”tweetering” the platform we received some cheerful encouragements from fellows. And obviously, the information was retweeted again, and again. Hence, within only 24hrs, we received +600 tweets and +1500 connections to the platform. Then, Facebook entirely adopt it. Some papers are written about Wonzomai. Wilfried Akakpo and Cyriac Gbogou from the Akendewa team play important role as moderators and publications updaters. Given this opportunity I started forecasting to set a better way to broadcast pieces of information. Carefully analyzing tweets and hashtags, and since there’s more ivorians people on facebook than on tweeter, I placed myself as moderator of the conversations I initiated on my facebook wall. Answering simple questions about TV performance of the presidential election challengers (“Face aux Electeurs” daily TV show on RTI www.rti.ci) and according to the numbered reactions I easily conclude that internet users were deeply interested in this election. Meanwhile, Julie Owono announces that the Columbia University New Media Task Force will join us by providing us with around ten of volunteers students dedicated to the moderation of the platform. A very good piece of news ! This team stayed tuned all along the d-day poll.

Awaiting poll results, buzzing and Peacevote.

As soon as all medias talked about Wonzomai, there was the rush on the net ! Appearance on BBC and France 24 TV helps strenghthening the buzz around the platform. Within the same time, Cedrick Symenouh (from Akendewa) and Mohamed worked a whole night to release Peacevote (http://peace.53voices.com) enabling people all other the world, and especially from Ivory Coast to drop their peace “shoutout” messages via short texts or videos.

AllDenY’s Interactive WebApp For Election’s Results

Victory is gained and the monitoring’s still on. AllDeny launches AIWA4ER.

A s I’m writing those lines, figures about the ivorian election are still updated via data supplied by the independent electoral committee (CEI). The entire Wonzomai team (Akendewa, Internet Sans Frontières, the web community) is both proud and satisfied with this – good and useful – usage of the internet in Africa. Regis Bamba, a fellow of mine at AllDeny suggested that we have to go through this useful process. Id Est : designing a whole interactive tool enabling users, via a specific algorithm, to output results under many different formats. This eventually drove us to AIWA4ER (AllDenY’sInteractive WebApp For Elections’s Results – available via http://alldeny.net/elections). This citizen enterprise also meets all we’ve already done until now. We also have to notice that during those days people were willing to relay figures for a wider broadcasting effect. Within only 15 days we succeeded in proving that Ivorian web actors now firmly hold a part of the power. The upcoming President should take it in account since it’s just the beginning.

The Team  : You should forgive me for omitting some names. Let me know if so :

  • Cédrick Symenouh (membre Akendewa – webdesigner afritechpreneur)
  • Stéphane Koffi Kan (General Secretary Akendewa – Developper)
  • Wilfried Akapko (Akendewa Member – afritechprener)
  • Cyriac Gbogou (Akendewa Member)
  • Frédéric Tapé (Akendewa Member –AMN CEO – blogger – afritechprener)
  • Jean-Patrick Ehouman (Akendewa President –AllDenY CEO – blogger – afritechprener)
  • Régis Bamba (AllDenY Developer – afritechprener)
  • Diaby Cheick Mohamed (blogger – afritechprener)
  • Ghislaine Atta (Akendewa Member – Journalist – blogger)
  • Manassé Déhé (Akendewa Manager – Web Developer)
  • Archippe Yepmou (Internet Sans Frontières Vice-President)
  • Ghislain Lambert (Internet Sans Frontières Web Designer)
  • Eric Agnissan (Akendewa VP – AllDenY – afritechpreneur)
  • Julie Owono (Internet Sans Frontières Member)
  • The community via my facebook and tweeter friends

By launching Akendewa with Eric Agnissan our main aim was to boost the internet and mobile industry. We are so far from this target to be achieve but according to what we’re noticing “on the ground” we realize that it’s not utopic ! Let’s joinning us !

Thank you, and Vote AKENDEWA !!!!

[this article was translated from french to english by Cedric Symenouh ]

 

Sur le web l’image de la Côte d’Ivoire n’est pas réelle

Pour un internaute qui ne connait pas la Côte d’Ivoire, il est difficile de trouver des données pertinentes sur des sujets tels que le tourisme, la richesse culturelle, …,l’écosystème entrepreuneriale de ce pays. La plupart des pays d’Afrique subsaharienne sont dans le même cas.

Quel est l’image de la Côte d’Ivoire sur le web ?
Lorsque je recherche « Côte d’Ivoire », sur Google, les premiers résultats sont :

  • 1- le portail du gouvernement,
  • 2 – wikipedia,
  • 3 – wikipedia (encore),
  • 4 – afrik.com,
  • 5 – jeuneafrique.com.

Lorsque je m’intéresse au termes les plus recherchés [source : Google ] par les internautes français à propos de la cote d’ivoire ces 12 derniers mois, il s’avère que :

  • 70% des personnes qui ont recherchés le mot « Abidjan » se sont intéressés à l’expression « paris Abidjan »
  • 45% se sont intéressés à l’expression « vol abidjan »
  • 30% se sont intéressés à l’expression « hôtel abidjan »
  • 15% se sont intéressés à l’expression « abidjan »

Il est donc claire que les français souhaitent avoir des informations sur le tourisme, les voyages et les arnaques à Abidjan. Or, l’on leur sert « la politique en cote d’ivoire« , « les conflits en cote d’ivoire« , « Gbagbo« , « Ouattara« , « Drogba« , « Yaya Touré » par le biais d’articles de journaux.

Une chose est sûre, à ce jour, l’image de la cote d’Ivoire se trouve dans les mains de Jeune Afrique, Afrik.com, … Ce sont eux qui expliquent aux internautes ce que c’est que la Côte d’Ivoire et ce que l’on y trouve. On sait tous que pour ces rédactions en ligne, la priorité est donnée aux informations liées aux conflits, maladies, …, car ça permet de vendre. Certes il arrive que ces rédactions parlent de choses bcp plus gaies, mais faites un tour et vous verrez que ces informations sont minoritaires. Qui donc veut bien servir les sujets qui intéressent réellement les internautes ? Bien souvent comme aujourd’hui, le site du gouvernement ivoirien est hors service. Piraté ? serveur non-disponible ? … ? L’internaute s’en remettra une fois encore aux rédactions internationales (bbc, jeune afrique, …), wikipedia et de plus en plus les blogueurs.

Est-ce ce dont nous avons besoin ?
Je ne pense pas que c’est ce que souhaitent les autorités et les ivoiriens. Ce que tout le monde désire (et j’espère ne pas me tromper) c’est que, lorsqu’on cherche « Côte d’Ivoire« , l’on tombe en premier sur un site comme « discoverireland.com » (pour l’irelande – 3 118 liens entrant d’après alexa qui témoigne du succès de ce site). La particularité de ce genre de site c’est qu’ils ont du contenu original qui intéresse. Bien que l’irelande soit un pays anglophone, ce site est entièrement en français et propose une vingtaine d’autres langues. Grâce à ce site, vous savez :

  • ce qu’il y a à voir …
  • comment organiser votre voyage …,
  • comment fonctionne le système d’hébergement …
  • ce qu’il y a à faire …

… en Ireland.

Et nos portails dans tout ça ?
Peut être devrions-nous dire : « nos agrégateurs » ou encore « copieurs de contenu« . Certes quelques rédactions en ligne font l’effort de produire du contenu original (je pense à Avenu225, Fratmat.info, quelques journaux locaux, …) mais la tendance est à la réplication de contenu sans apport de valeur. Pour ces rédactions, qui font des efforts, il s’agit de contenu bien souvent qui ne s’adresse pas aux personnes qui ne connaissent pas le pays. Ce qui reste finalement du contenu pour des internautes locaux qui en savent un brin sur leur pays. Aussi, à coté de ces productions, il manque l’essentiel : la stratégie. Sur le web, le contenu est ROI certes, mais un Roi isolé n’a finalement aucune influence/puissance. Il manque donc à ces rédactions de pouvoir planifier leur offensive sur la toile. Et surtout de la mener avec une stratégie sur le long terme.

Qu’est-ce qu’il faut et pourquoi ?
Imaginez que l’ont saisisse « cote d’ivoire » sur google et que les 5 premiers liens soient : 1 – comment venir en Côte d’Ivoire ? 2 – découvrir le patrimoine culturelle de la Côte d’ivoire, 3 – Les prochains évènements importants à Abidjan, 4 – ce que disent les ivoiriens, 5 – la politique touristique de la cote d’ivoire. Cette situation serait profitable à la cote d’ivoire car l’on pourrait facilement décider de venir dans le pays en se basant sur des informations précises à propos des richesses culturelles et humaines de ce pays. Les opportunités de business, bien présentées sur le web, sont des aimants  à investisseurs. Les images et les vidéos de présentations, ne sont pas en reste. Cest choses ont le pouvoir de séduire les vacanciers et les touristes les plus indécis. On est tous d’accord que toutes ces choses positives font un grand bien à l’économie d’un pays.

Comment le faire ?
Pour y arriver, deux possibilités : l’initiative conjointe de plusieurs privés ou tout simplement une volonté politique. Mais à ce stade, il est difficile d’imaginer qu’un gouvernement d‘Afrique francophone puisse planifier un tel chantier. Si l’on s’intéresse à l’initiative privé, l’on doit garder en tête qu’il s’agit d’un réel business.

Allez au boulot !

Deux semaines avec les webmasters et les journalistes de Niamey

Le 30 Juillet 2012 je serai à Niamey (Capitale du Niger) pour deux (2) Semaines. J’y vais en tant que formateur sur le web (son fonctionnement, son économie, ses technologies, …) et le blogging. Cette formation est organisée par l’association Contrechamps basée à Dimancheville (France).

L’association Contrechamps agit principalement dans le domaine des médias au Niger. Elle offre donc la possibilité à des journalistes Nigeriens de bénéficier des opportunités offertes par les nouveaux médias.

Pour ma part j’interviens en tant que formateur. En m’engageant dans cette mission, je me suis dis que c’était une opportunité de transmettre une partie de ce que je sais faire avec les technologies à des professionnels africains des médias. C’est aussi le lieu d’en savoir plus sur l’état des technologies dans un pays africain que je ne connaissais pas jusque là. Je compte donc sur les échanges que j’aurai avec les participants.

Cette action de l’association Contrechamps en faveur des journalistes et webmasters du Niger est d’une noblesse à félicité. C’est grâce à ce genre de formation pratique que nous pourrons assister à l’émergence d’une nouvelle économie numérique.

Ma nouvelle méthode pour de meilleures analyses sur l’évolution des Technologies en Afrique

Depuis un certain temps, je réfléchi à comment faire pour que les publications de mon blog aient plus d’impacts. Il s’agit pour moi de trouver le moyen qui pousse les lecteurs à plus d’action positive.

Ce week-end j’ai décidé d’essayer quelques chose qui va consister en plusieurs points :

• Choisir un sujet à l’avance

• Pendant toute la semaine, tous les billets publiés concerneront le sujet choisi. Il en faudra au moins 3 qui concerneront le sujet choisi à l’avance

• Dans la mesure du possible, publier une vidéo de moins de 5 minutes qui traite du sujet choisi

J’espère pouvoir tenir ce calendrier. Pour mettre toutes les chances de mon coté, j’ai pensé à définir les sujets à l’avances. Pour les 3 prochaines semaine à venir, je parlerai donc de :

• Data (open data, big data, …. ) [ Semaine du 25 Juin 2012 ]

• E-gouvernement en Afrique [ Semaine du 2 Juillet ]

• Les évènements technologiques en Afrique [ Semaine du 9 Juillet 2012 ]

• E-agriculture en Afrique [ Semaine du 16let ]

Entreprendre dans les technologies en Afrique [ Semaine du 23 Juillet ]

Financement des projets Techologique en Afrique [ Semaine du 30 Juillet ]

• E-Santé en Afrique [ Semaine du 6 Aout]

• Développement d’application mobile en Afrique [ Semaine du 13 Aout ]

Voici de quoi nous occuper pour les 7 semaines à venir. Que pensez-vous de ce programme ? Quels sujets aimeriez-vous que je traite ?

Guillaume Soro et Alain Lobognon, hommes politiques de Côte d’Ivoire de plus en plus impressionnants sur Twitter

IMPORTANT : Ceci n’est en rien un éloge aux hommes politiques cités, mais une analyse qui vise à exposer un phènomène nouveau dans l’écosystème de l’internet en Côte d’Ivoire. Je ne suis ni de près, ni de loin engager dans les actions de ces hommes politiques dans le cadre de leurs partis politiques.

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@SOROKGUILLAUME @ALAINLOBOG M. Le Ministre vs ne m’avez pas répondu.
@ALAINLOBOG @SOROKGUILLAUME Bonsoir M. le PAN. J’ai pas reçu de MSG. in reply to @SOROKGUILLAUME

@SOROKGUILLAUME @ALAINLOBOG Je te cherche. in reply to @ALAINLOBOG
@ALAINLOBOG @SOROKGUILLAUME Il est 15h52 ici. La mission se passe très bien. in reply to @SOROKGUILLAUME

@SOROKGUILLAUME Ok DM. in reply to @ALAINLOBOG
@ALAINLOBOG @SOROKGUILLAUME Ok. in reply to @SOROKGUILLAUME

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C’est l’une des conversations plubliques sur twitter qui en dit long sur l’usage des réseaux sociaux par la nouvelle classe politique de Côte d’Ivoire. Etant moi même un boulimique des réseaux sociaux, j’avoue être impressionné par l’appropriation de ces outils par le Ministre Alain Lobognon (@alainlobog) et le Président de l’Assemblée Nationale, son Excellence Guillaume Soro ( @sorokguillaume).

@alainlobog, plus qu’un Ministre, un citoyen qui dénonce et propose
J’ai commencé à suivre les publications de @alainlobog pendant l’élection présidentielle 2010 en côte d’Ivoire. Je me suis encore plus intéressé à lui pendant la crise humanitaire. A l’éqoque j’évitais d’interagir avec les hommes politiques des deux camps en conflit au vu de l’action humanitaire que je menais via le projet #civSocial. J’en profite pour faire un clein d’oeil aux volontaires d’akendewa qui ont permi de sauver 82 vies à travers ce projet.

Pendant la crise qu’a connu la Côte d’Ivoire en 2011, @alainlobog prenait le temps de répondre aux attaques/questions/préocupations des internautes (y compri ceux des journalistes) qui étaient sur Twitter et Facebook. Pour les partisans de son camp, il fut « l’homme à l’information fiable et rassurante ». Il a à plusieurs reprises annoncé à l’avance des choses quei devaient être annoncées officiellement à la Télévision.

Aujourd’hui, il est dans un tout autre régistre. Avec une Côte d’Ivoire unifiée, et en tant que Ministre de la Promotion de la Jeunesse, et du Service Civique, il publie encore plus. Son style est désormais celui d’un homme qui met à jours les disfonctionnements du système tout en proposant des éléments de solution. Il crée la conversation avec des internautes qui autrefois l’attaquaient.

Il n’est pas rare que vous le voyez poster des tweets tard dans la nuit ou très tôt le matin. Il est donc plus dans la peau d’un citoyen normal que d’un homme politique. C’est surement cette manière de procéder qui lui vaut la sympathie des internautes. Pour l’avoir rencontré, ce iPad qui lui colle à la paume, en est surement pour quelque chose.

Au moment ou j’écris cet article, @alainlobog a publié en tout 10 255 tweets. Il y a 3 128 personnes qui le suivent et lui même suit 1 447. Il se trouve dans 65 listes et à touché . Et vous verrez que sur son profil twitter, il précise que « mes tweets n’engage que moi ». Le citoyen comme je le disais plus haut.

@sorokguillaume a décidé d’impliquer les citoyens dans sa mission
Dans un tout autre régistre Le Président de l’Assemblé Nationale, (Excellence) Mr Guillaume Soro est en phanse de donner une image plus « friendly » d’une institution qui ne succitait plus d’intérêt depuis un certain temps. A travers ses publications (y compris sur son site personnel), il invite les citoyens à faire des propositions.

Ces premières apparutions étaient semblables à celles d’un enfant qui apprend ses premiers pas. J’imagine qu’en tant qu’homme politique il avait découvert en ces réseaux sociaux un canal inespérer pour communiquer librement avec les citoyens. L’effet de la découverte y est pour quelque chose. Certains criaient à la catastrophe lorsqu’il était trop personnel dans ces publications.

En très peu de temps il a appris a faire le médiant. De plus en plus, il est en train d’établir un ton amical intégré dans une stratégie de communication surement bien préparée. Il n’a par exemple pas hésité à inviter des internautes à son anniversaire. Et pour pousser encore plus, il y a eu un liveTweet pendant la fête avec un grand nombre de photos publiés.

Décidé à comprendre ce qui se passe réellement dans l’écosystème de l’internet en Côte d’Ivoire, il n’a pas hésité à porter son soutien (en parainnant) à YES12. Un évènement technologique qui s’est déroulé ce mois-ci à Yamoussoukro, Capitale politique de la Côte d’Ivoire. Et pour marquer son, soutien, il a même fait une vidéo.

Au delà des échanges en ligne, ces deux utilisateurs de twitter (je pense que c’est ainsi qu’ils souhaitent être vu par les internautes) sont en quelque sorte en train de « démystifier » le pouvoir politique. Tout ce passe comme s’ils avaient décidé de rapprocher le politique et le citoyen. A tel point que certains internautes se laissent aller et vont souvent « un peu loin ».

Au moment ou j’écris cet article, @sorokguillaume a publié 1 922 tweets. Il es suivit par 3 229 personnes et lui même suit 315 personnes. Il se trouve déjà sur 59 listes. A ce rythme il sera surement l’ivoirien le plus influent sur twitter. Dans un prochain article je m’attarderai sur l’influence de ces hommes politiques.

Jamais deux sans Trois
Dans leur élan, ils essaient d’entrainer un troisième, le Ministre Sidiki Konaté ( @sidikikonate ). Pour l’instant sa présence reste encore timide. Mais c’est bien souvent qu’ils le mentionnent dans leurs tweets.

Pour finir
Avec cette prise de controle en ligne, @sorokguillaume et @alainlogob réussiront-ils à séduire leurs détracteurs ? En tout cas ce n’est pas gagné pour les fervants partisans de l’ancien gouvernement. Pour rappel, ces derniers avaient une bien meilleure présence qui a perdu un peu en structure et en efficacité.

Si on arrive à un point ou les hommes politiques de tout bord utilisent ces réseaux sociaux pour créer la conversation avec les citoyens, ce serait un pas non négligeable pour ce pays qui sort des années les plus sombres de son histoire.

Aussi il serait bien que chaque citoyen garde en tête que les hommes politiques ont des missions et que chacune de leurs actions, fussent-elles sur les réseaux sociaux, sont en phase avec ses missions. Donc ami, sur twitter oui, mais attention à ne pas basculer sans s’en rendre compte.

Vivement qu’il y ait de plus en plus de personnalités africaines sur ces réseaux sociaux.

Assisterons-nous à une colonisation digitale en Afrique ?

Ceci est le deuxième billet que je publie dans la tribune Télécoms de Jeune Afrique Economie dont j’ai la charge depuis quelques semaines. Il s’agit de la version enligne du magazine. Dans ce billet, j’ai souhaité attirer l’attention sur le fait que l’innovation technologique en Afrique viendrait des idées (et donc des cerveaux) locales. Il y a lieu donc de se soustraire d’une éventuelle « colonisation digitale« . J’ai aussi voulu présenter la responsabilité des Etats. Vous pouvez lire l’article en intégralité en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://economie.jeuneafrique.com/tribune/404-tribune-telecoms/11304-lafrique-face-a-limmigration-digitale.html

Et vous qu’en pensez-vous ? Les carottes sont-elles déjà cuites ?

Retourner en Afrique et être acteur de la révolution technologique en cours

Ce matin encore des milliers d’ingénieurs africains de la diaspora se sont rendus à leur lieu de travail. Ils sont à New York, Paris, Tokyo, Sydney, … Ils ont surement pensé aux problèmes techniques de la veille à résoudre. Mais plus encore, ils ont cette forte envie d’être utiles à l’humanité en tant qu’innovateurs. Mais ce rêve reste irréalisable (en partie) tant qu’ils sont loin de cette révolution technologique qui se passe actuellement sur le continent africain.

Bien souvent, ils ont cette impulsion qui leur dit « prends tes clics et tes clacs et rentre au pays« . Mais à coté, l’actualité socio-politique « du pays » les ramène à la réalité. Cette réalité est mêlée de peurs et d’appréhensions (je ne serai qu’un technicien alors qu’ici, à l’étranger, je suis un cadre supérieur – j’aurai du mal à m’adapter à la manière de travailler – certains sont partis et on échoué …).

Et le temps passe. Les années arrivent à bout des ambitions et des désires du coeur. Avant qu’il ne soit trop tard, faites le pari.

  • Prenez plusieurs semaines/mois de vacance,
  • rendez-vous dans le pays africain de votre choix,
  • proposez ce que vous savez faire le mieux,
  • écoutez, apprenez et adaptez-vous aux exigences locales,
  • prenez du plaisir,

Et si les choses se passent mal,

  • retournez dans le pays étranger ou vous exerciez,
  • racontez votre histoire à ceux qui n’ont pas encore osé,
  • écrivez un livre (ne vous attendez pas forcément à un succès) ou tenez un blog.

Après ça, je pense que vous aurez envie de retourner pour recommencer l’aventure avec une vision plus claire. Tentez l’aventure technologique africaine. C’est maintenant que ça se passe.