Un état de la corruption dans le milieu des affaires en Afrique. Les francophones sont de mauvais élèves

« Africa Development Indicators 2010 » (Indicateurs de Développement en Afrique) c’est le titre de l’un des documents que vous pouvez sur le site de la banque mondiale consacré aux données libres d’accès. Dans son projet d’ouverture, la banque mondiale n’hésite pas à mettre à disposition du publique des bases de données et des indicateurs.
Ainsi dans ce document un tableau consacré à la corruption a attiré mon attention. Ce tableau expose des informations telles que :

  • le % des entreprises qui paient des pot-de-vin aux fonctionnaires et autres agents de l’état,
  • le % des entreprises qui offrent des cadeaux dans le but d’obtenir une autorisation signée par les autorités,
  • le % des entreprises qui paient des pot-de-vin pour maintenir un contrat qu’ils ont avec le gouvernement en place,

On peut donc lire que en Côte d’Ivoire, 32,34% des entreprises concernées par l’étude affirment avoir payé des pot-de-vin pour maintenir un contrat qu’elles ont avec le gouvernement en place. Au Burkina Faso, il faut compter beaucoup plus. En effet 80% des entreprises sont dans ce cas. Dans le même registre, l’on compte plusieurs pays au-dessus des 75%. Ce sont : le Bénin (75,43%), le Cameroun (85,23%), la RDC (80,54%), la République du Congo (75,18%), le Mali (80%), la Mauritanie (76,16%) et le Niger (80%). Vous remarquerez que tous ces pays sont francophone.

A l’opposé, il fait bon faire des affaires à l’ile Maurice qui présente seulement 1,59% des entreprises qui disent avoir eu recours à la corruption dans leur rapports avec les autorités. Je vous laisse apprécier le tableau.

Cliquez sur le lien suivant pour télécharger l’étude Africa Development Indicators 2010