Vous devrez investir dans mon projet

Vous avez décidé d’entreprendre dans l’industrie de l’internet et du mobile (idem pour tout autre industrie), malgré vos moyens limités. Vous serez donc un jour ou l’autre emmené à rechercher des investisseurs. Ces investisseurs reçoivent des centaines de dossiers comme le votre tous les mois. il vous faudra donc être convainquant pour qu’ils vous suivent. Vous passerez donc une partie de votre temps à demander à ces investisseurs d’investir dans votre projet. Pour cela, il vous faudra certains éléments tel que votre « Elevator Pitch » qui emmènera un investisseur potentiel à vous accorder un rendez-vous suite à un premier contact que vous n’aurez peut être pas prévu.

Daymond John - (Crédits photo : inc magazine)
Daymond John – (Crédits photo : inc magazine)

Il ne s’agira pas seulement de dire à ce dernier « MR X, vous devriez investir dans mon projet parce qu’il est bien et va rapporter beaucoup d’argent« . Il faudra vous démarquer des autres entrepreneurs par des arguments pertinents et plein de sens lors de ces deux minutes que la chance, Dieu, vos gris-gris, … ont bien voulu vous accorder. Vous devrez donc dire :

  • Ce qu’est votre produit/service

Il n’est pas question de vous lancer dans une explication technique sur le fonctionnement de votre produit. Mais plutôt dire en une ou deux phrases ce à quoi il sert, le problème récurent qu’il vient résoudre et les personnes concernées par se problème. Ainsi vous pouvez par exemple dire que « J’ai mis en place un système qui permet de mettre à disposition des informations sur les véhicules importés d’Europe vers l’Afrique. Ce système sera utilisé par les importateurs de véhicules africains qui passent beaucoup de temps à rechercher la bonne affaire une fois en Europe.« .
On comprend là que vous venez résoudre un problème relatif à l’industrie automobile dans une région qui possède essentiellement des voitures et pièces importées. Vous agissez par la même occasion sur l’industrie du transport et de la logistique. Cet exemple vient juste de me passer par la tête mais je pense qu’il peut représenter un énorme business. Libre à vous de l’exploiter.

  • Pourquoi est ce que les gens utiliseraient votre service ?

Il y a moins de trois semaines, le géant google a décidé d’arrêter le développement de son service « Wave » qui représente une belle démonstration du savoir-faire des ingénieurs de la firme de Montain View. L’une des raisons de cet arrêt est que ce service n’a pas trouvé son publique.

Vous pouvez donc mettre en place quelque chose de révolutionnaire, mais si personne n’en voit l’utilité alors aucun investisseur ne vous accompagnera. Il faut donc pouvoir expliquer à cet investisseur que vous avez rencontrer (sans être préparé), les raisons pour lesquels des gens accepteraient d’utiliser votre service. En restant dans notre exemple on pourrait dire  : « Les importateurs de voiture accepteront de payer un abonnement à mon service car ça leur permettrait d’anticiper sur les types de voiture les plus demandées. Ils agiront ainsi de manière efficace sur le taux d’invendus de leurs parcs. »

Bien sûr des raisons encore plus pertinentes peuvent être évoquées. Dans notre cas l’idée de ce système n’a que quelques minutes d’existence donc on peu se dire que l’on peu faire mieux.

  • Si votre produit/service rapportera de l’argent

C’est très simple. Un investisseur doit être vu comme une boite noire dont la sortie a pour objectif de multiplier l’entrée par 5, 10 voir 100. Si vous ne pouvez pas justifier et garantir ce résultat alors aucun investisseur sérieux ne vous suivra. La sortie n’est pas obligatoire au bout de quelques mois. Bien au contraire elle est souvent prévue pour au moins la 3ème ou la 5ème année.

Il vous faut donc avoir testé à petite échelle la rentabilité de votre produit. Dans notre exemple, l’on pourrait se rapprocher des professionnels de l’importation de véhicule à Abidjan et leur proposer quelques informations que l’on aura pris le temps de recueillir. S’il paient alors l’on n’est pas loin de quelque chose de rentable. Il s’agit aussi de s’assurer que le temps, l’énergie, et l’argent que l’on dépense pour recueillir ces informations est largement en dessous de ce que l’on gagnera.

  • Votre stratégie vis-à-vis de la concurrence

Il arrive que certains entrepreneurs croient qu’ils n’ont pas de concurrence. Il faut pourtant savoir que la concurrence peut être directe ou indirecte. Elle est toujours positive à mon sens car elle permet d’améliorer le service. Elle peut aussi naître à la suite du lancement d’un nouveau produit ou concept. Finalement il existe toujours une concurrence. Et c’est à vous l’entrepreneur d’expliquer à l’investisseur ce que vous pensez faire de cette concurrence telle qu’elle fut. Dans notre exemple on pourrait penser a des concurrents qui feraient la même application. Dans ce cas au moment de signer avec les professionnels de l’industrie cible on pourrait leur demander l’exclusivité sur certains modèles de voiture que nous aurons préalablement identifié comme très demandés par les clients de ces professionnels. Bien entendu nous serons disposer à offrir un service supplémentaire que nous pourrons facilement définir en prenant en compte leurs besoins quotidiens.

Enfin, il faut garder à l’esprit que plus la plupart des investisseurs parient plus sur l' »Homme » que sur le produit. Pour eux c’est l’entrepreneur qui est capable de faire le succès du produit. Et donc votre engagement et votre capacité à réagir sont deux facteurs déterminants au moment de choisir de vous accompagner ou pas. N’hésitez donc pas à présenter vos initiatives antérieures à votre projet. Elles peuvent constituer des preuves de engagement vis-à-vis de vos projets ou même des éléments justifiant votre capacité à trouver des solutions face à des obstacles.

Vaincre la maladresse de la première fois par l’apprentissage

Lorsque tu abordes une personne, entames un projet, accostes un client, …., pour la première fois, que tu le veuilles ou non, tu es soumis à ce petit moment d’anxiété que bien souvent tu refoules.

C’est la même sensation qui t’envahit lorsque tu te rapproches du succès, lorsque tu sors de la difficulté, … Tu t’es tellement battu que tu a envie de te pincer pour t’assurer que ce qui se passe est bien réel. Non, la bataille est-elle déjà terminée ? C’est bien ce que l’on se demande, même plusieurs jours après que l’on l’ait remportée.

Lorsque c’est la première fois, la majorité des gens se laisse envahir par cette anxiété, ce faux stress, jusqu’à ne pas être capable d’assurer le service minimum. Et même si les premières fois font ressortir de la maladresse, de l’indélicatesse, il est pourtant possible de se préparer à l’avance.premier_fois_

 

Faire de votre première fois le pilier de votre succès à venir est possible. Cela passe par l’apprentissage, la formation, l’éducation. Parce que bien des gens ont essayé avant vous, en toute chose, il faut prendre le temps d’apprendre. Apprendre de ceux qui ont déjà essayé, réussi et surtout ceux qui ont échoué.

Et si vous n’avez pas de modèle qui vous inspire, prenez du plaisir à échouer lors de votre première fois. Riez de vous même, soyez léger, mais apprenez de cet échec, de cette maladresse, … Et d’ailleurs c’est peut être la meilleure manière pour vous d’apprendre.

Crédits photo : mansfield . over-blog . com

Voici pourquoi j’étais si engagé dans le programme YALI en 2014 ?

Votre niveau d’engagement dans une oeuvre ou une action est fonction du « pourquoi » de votre implication  dans cette action/initiative. Implicitement votre niveau engagement déteindra sur les résultats que vous produirez. Je souhaite partager avec vous le « POURQUOI » de ma participation à l’aventure YALI. A travers ce « pourquoi », vous découvrirez aussi à quel point je me suis impliqué dans ce programme et ce que j’ai pu tirer de ces 6 semaines de cours et des deux sommets qui les ont suivi durant cet été 2014.

Jean-Patrick Ehouman à san antonio
YALI 2014 | Jean-Patrick Ehouman lors de son Pitch de 3 minutes en Juillet 2014 à San Antonio, Texas

Au fond, même s’il existe un « pourquoi », ce que je vais vous dévoiler ici ce sont tous ces « sous-pourquoi ». Cet ensemble de petites raisons qui ne sont pas forcément liées, mais qui lorsqu’elles ont été réunies, m’ont permis de me dire : « ça y est, je me lance ».

La principale raison, pour laquelle, j’ai participé à YALI, se découvre à partir de ma vie de ces 7 dernières années. 7 années durant lesquelles, je me suis donné pour mission de dynamiser à mon humble niveau l’ecosystème des technologies en Côte d’Ivoire, afin d’emmener les uns et les autres à améliorer leurs vies grâce à ces technologies-là.

Dans cette mission qui se matérialise par la création d’Akendewa (Organisation dont la nouvelle mission est de « Favoriser l’Entrepreneuriat et la Culture de la Paix par l’Usage des Technologies ») ainsi que mon travail au sein de cette organisation, je me suis exposé à des choses qui étaient nouvelles pour moi. Parmi ces choses, il faut compter ma position de « modèle » pour une catégorie de jeunes ivoiriens et africains. Et c’est là que tout commence.

yali_austin_cours
Jean-Patrick Ehouman assistant le Professeur Anita Lefel à l’Université du Texas à Austin lors du YALI 2014

Nous sommes en Janvier 2013, et je découvre sur internet des informations concernant la participation de jeunes leaders africains à une rencontre à la Maison Blanche avec le président Obama. Je décide donc de chercher à savoir ce qui a valu leur désignation. Dans mes recherches je tombe sur un appel à candidature pour un programme qui implique une formation universitaire, un sommet présidentiel avec le Président Obama ainsi qu’un accompagnement sur plusieurs années. Je venais de découvrir YALI (Young African Leaders Initiative).

A ce moment là, ma première préoccupation est « … Dans nos pays (et aussi ailleurs), il y a toujours cette histoire de ‘fils/fille de’ lorsqu’il s’agit de faire bénéficier ce type de programme à des jeunes, fussent-ils leaders … ». Pour en avoir le cœur net, je m’attarde sur les critères de sélection. Après avoir lu ces critères, je me dis, « on y va pour la compétition« . En effet, les critères de sélection précisent le fait que ce programme est compétitif et qu’il suit un processus de sélection bien défini et surtout non influençable par les tiers.

Je décide donc d’entrer en compétition pour faire partie de YALI parce que je me dis « Voici une ultime occasion pour moi de savoir si ces initiatives que j’ai mené ces 7 dernières années ont eu échos ou un éventuel impact ». Pour moi, si je ne suis pas sélectionné, alors il faudrait que je réorganise ma stratégie qui vise à impacter.

La seconde raison de ma candidature réside dans le fait qu’en 2006, j’avais arrêté mon boulot d’ingénieur de développement pendant 3 mois, pour me préparer à rentrer dans une université américaine. Je ne suis pas allé au bout de mon projet malgré ces séjours passés à Tampa Bay (en Floride) pour découvrir le monde universitaire américain, qui je ne vous le cache pas, me fascine. YALI dans sa nouvelle forme représentait donc une opportunité pour moi d’en rajouter sur mes connaissances et savoir-faire dans une perspective américaine.

J’ai donc postulé d’une part pour savoir si les actions communautaires et sociales que j’avais accompli à travers Akendewa étaient pertinentes et d’autre part, je me disais qu’il y avait là une opportunité pour moi de vivre la vie d’étudiant que j’avais souhaité vivre 8 années plus tôt.

Mais ces raisons à elles seules n’étaient pas suffisantes quand on sait qu’une preuve de la pertinence d’akendewa était le « Prix CEPS-UNESCO pour l’entrepreneuriat des Jeunes et la Culture de la Paix en Afrique » que nous avons remporté en Octobre 2013. Et aussi, si je désire tant revivre la vie d’étudiant, il me suffit de faire un dossier pour un cursus dans l’une des universités de mon choix.

Avec YALI, la pertinence des actions communautaires d’akendewa allait être reconnue par le département d’Etat Américain et toutes les parties prenantes du programme. Ce qui constituait pour moi, une reconnaissance complémentaire au Prix UNESCO que nous avions remporté. Aussi, pour l’université, j’allais me retrouver dans une situation ou je n’aurais rien à payer pour ma scolarité. Et quand on sait combien coûte l’université aux USA, on est bien content d’y avoir accès sans sortir le moindre sous.

Ceci dit, pour moi, il me fallait des raisons supplémentaires pour définitivement m’assurer que Young African Leaders Initiative était quelque chose à laquelle je devais impérativement participer. Parmi ces raisons figure le fait que j’allais me confronter à d’autre jeunes leaders d’Afrique de qui je ne savais pas grand chose et dont je n’avais aucune idée de la culture, de leurs challenges et des solutions qu’ils apportaient aux problèmes de leurs communautés.

Côtoyer ces personnes allait me permettre d’agrandir mon réseau. Pour tout entrepreneur, le réseau est tout aussi important que les clients que l’ont satisfait à travers nos produits et services. YALI allait me permettre d’avoir des partenaires dans des pays comme le Mozambique, l’Uganda, la Mauritanie, l’Angola, … Des pays dans lesquels je n’ai jamais mis pieds et pour lesquels je n’avais pas encore eu l’occasion d’envisager même y aller.

Enfin, j’ai participé à YALI parce qu’en plus des raisons cités, un accès au financement pour des projets était possible. Le programme consacre plus de $5 millions pour soutenir financièrement les porteurs de projets prometteurs. Pourquoi ne pas tenter ma chance.

J’imagine que chacun des participants de ce programme a ses raisons personnelles qui l’ont poussé à postuler à ce programme, mais en ce qui me concerne, le tableau que je viens de peindre à travers mes propres raisons était la base de mon engagement.

En Afrique, l’opportunité est souvent trop belle pour l’entrepreneur

L’Afrique est le continent de tous les espoirs pour de nombreux entrepreneurs, porteurs de projets et hommes/femmes d’affaires. La jeunesse de la population, l’abondance des ressources et le nombre encore très faible des solutions aux problèmes des africains concourent à offrir de très belles opportunités aux  entrepreneurs.

Disons que depuis quelques mois (ou années) vous avez travaillé jour et nuit dans le sens de la réalisation de votre plus gros projet. Vous avez démontré au monde et à votre entourage que vous êtes déterminé à réussir ce que vous avez entamé. Vous avez même réussi à mettre en place des routines et des mécanismes qui vous permettent de générer des revenus. Vous êtes de plus en plus cité comme un modèle par les médias, sur les réseaux sociaux, … Et bien, bravo !

Votre détermination et votre dévotion à votre projet/cause sont si remarquables qu’il ne se passe pas un jour sans que vous ne recevez des félicitations et encouragement de la part de proches, de compétiteurs, de clients, de fournisseurs, …
Et bien à ce stade vous constaterez que vous recevrez aussi de plus en plus de propositions. Ce sont des opportunités qui sembles tellement intéressantes que vous êtes tenté de les accepter à la chaîne.

STOP !

Faites une pause. En tant qu’entrepreneur, vous devez revenir sur terre et prendre en compte ce qui suit. De nombreux articles de blogs et  livres vous parleront surement de ce que je m’apprête à dire. La différence est que j’ai décidé d’aborder ce sujet en me basant sur mon expérience personnelle et sur ce que j’observe chez les jeunes entrepreneurs africains que je côtoie au quotidien. Pour la plupart, ils sont tous sur la voie de la réussite et sont très actifs dans leurs communautés. Jamais l’Afrique n’a connu un si grand nombre de jeunes entrepreneurs et qui de plus sont pour la plupart très engagés.

Partage de mon expérience avec des jeunes entrepreneurs ivoiriens lors d’un atelier d’échange sur l’employabilité des jeunes africains au siège de la Banque Africaine de Développement [Crédits Photo : Tosh JUMA ]
LA VOIE DE LA RÉUSSITE

L’un des signes qui indiquent que vous êtes sur la voie de la réussite c’est le nombre important d’opportunités qui se présentent de plus en plus à vous. Et pourtant lorsque vous êtes sur cette voie de la réussite, la vérité est que vous êtes toujours très loin de cette réussite-là-même. Vous avez donc intérêt à ne pas vous dissiper.

Le chemin est souvent long avant de toucher le « jackpot » ou de célébrer votre première première vente. Mais le fait-même que vous ayez emprunté ce chemin fait de vous, quelqu’un de différent, quelqu’un que l’on remarque. Mais sur ce chemin, vous seul savez à quel point l’issu est incertain. Vous faites tout pour rester toujours concentrer sur l’objectif en vous assurant d’abattre le travail quotidien requis pour atteindre cet objectif. Personne ne sait que vous faites à un adversaire qui n’a pas de forme : Le doute. Au contraire, mon démontré que vous êtes épaulé par un allié de grande envergure : La confiance.

Rester concentré et sûr de vous-même est très déterminant pour votre réussite. Sinon vous paierez très cher le prix de l’échec. Même si pour l’entrepreneur, l’échec ne doit pas être une fatalité, il vaut mieux échouer assez tôt que de s’arrêter après plusieurs mois de travail acharné. De plus en Afrique, dans bien d’environnements, l’échec est sensé « faire honte ».

CES OPPORTUNITÉS SONT-ELLES VRAIMENT POUR VOUS ?

Ces opportunités à ne pas en finir et qui semblent correspondre à des choses susceptibles de vous aider dans la réalisation de votre projet, ne sont pour la plupart que des éléments perturbateurs qui finalement vous éloigneront de votre objectif et des actions à mener pour l’atteindre si vous leur accordez une trop grande place dans votre agenda. Aussi belles qu’elles puissent paraître, ces opportunités n’existent que pour vous perturber et vous empêcher de vous concentrer sur l’essentiel : Votre plan initial.

Bien souvent, la personne ou l’entité qui vient vers vous avec ses propositions ne sait pas vraiment la vision que vous avez. Pire, elle n’a aucune idée des réels sacrifices que vous faites pour avancer ainsi que les difficultés que vous rencontrez au quotidien.

Votre optimisme et votre sérénité avec lesquels vous progressez portent à croire que tout est facile pour vous. Vous représentez pour ces personnes, une ressource fiable dans la réalisation de leur propre projet. C’est la raison pour laquelle elles viennent vers vous. Sans être forcément explicites, elles souhaitent ajouter de la valeur à leur propre projet en s’appuyant sur votre image, votre expertise, votre carnet d’adresse, … En soit, il n’y a pas de mal que les autres soient attirer par ces choses que vous pouvez leur apporter. Ne dit-on pas que « Mieux vaut faire envie que faire pitié. » ?

Pour ces personnes, la valeur que l’opportunité engendrera pour elles-mêmes ou leurs projets, est beaucoup plus importante que ce que vous-même pourrez éventuellement en tirer. D’ailleurs elles estiment que vous avez déjà ce que vous recherchez dans la vie. Pour vous, agir dans le sens de favoriser l’avancée des autres n’est pas prenant et ne vous demande pas d’effort. Normal ! c’est vous qu’on voit dans les journaux, à la télé, … En gros, vous n’êtes pas dans le besoin, mais plutôt tellement à l’aise dans votre progression que vous pouvez accorder du temps à un autre projet rien que pour faciliter la vie des autres.

IL N’Y A QUE VOUS QUI SAVEZ CE QUI EST BIEN POUR VOUS

Vous êtes peut être un étudiant sans source de revenu fiable, quelqu’un ayant perdu son dernier emploi depuis plusieurs mois, une mère célibataire avec à votre charge un ou plusieurs enfants, ou encore avez un compte en banque bloqué par les autorités fiscales ou judiciaires. Mais vous êtes assez courageu(x/se) et professionnel(le) pour ne pas exposer ces difficultés à votre environnement de travail. Pour vous ce qui compte c’est le projet pour lequel vous êtes dévoué. Et rien ne doit vous perturber dans votre progression. Pas même la situation de précarité dans laquelle vous vous retrouvez par moment (ou depuis un moment).

FAIRE LA DIFFERENCE

Il y a tout de même la possibilité de faire le distinguo entre réelles opportunités et sollicitation perturbatrices. Je suis convaincu qu’il n’y a pas une seule manière de procéder pour arriver à faire le bon choix. Je vais donc partager avec vous la méthode que j’utilise pour faire la différence entre une réelle opportunité et une proposition qui pourrait m’éloigner de ma mission.

Je ne pense pas être la personne à qui l’on propose le plus d’opportunité dans mon environnement, mais quelques uns de mes accomplissements ainsi que ceux d’Akendewa (c’est l’occasion pour moi de faire un clein d’oeil à tous mes collaborateurs et bénévoles d’Akendewa) font que je reçois de plus en plus de sollicitation pour collaboration.

patricia zoundi
Patricia Zoundi, Prix de l’Excellence de la République de Côte d’Ivoire, catégorie « Jeunes Entrepreneurs »

Par exemple en 2013 un passage à l’émission « Plus d’Afrique » de la chaine Française à fait que j’ai reçu des centaines de messages via facebook et par email. La plupart n’ont pas forcément aboutit à des collaborations ou des partenariats. Par contre, le Prix Tremplin de l’UNESCO-CEPS pour l’Entreprenariat des Jeunes et la Culture de la Paix que j’ai reçu en 2013 a été déterminant pour ma sélection au programme Mandela Washington Fellowship YALI 2014. Et ma participation au programme Mandela Washington Fellowship YALI en 2014 est par exemple à la base de plusieurs conférences que j’ai pu délivré dans différents pays africains. J’ai bien d’autres exemple me concernant, mais aussi des exemples relatifs à des confrères(soeurs) entrepreneurs ivoiriens ou africains. Je pense par exemple à Patricia Zoundi-Yao qui a été « Prix National d’Excellence de la Présidence de la République de Côte d’Ivoire » dans la catégorie « Entreprenariat Jeune » en 2014. Et aussi « Chevalier de l’ordre national et du mérite burkinabé en 2014 ». Je suis très fier de Patricia, et je ne cesse de la présenter en exemple à toutes les jeunes filles africaines qui veulent entreprendre. D’ailleurs je lui ai proposé d’être l’une des mentors de Founder Institute Abidjan. Opportunité qu’elle a saisi sans hésiter.

Ok, Je vous parlerai de Patricia, de founder Institute et d’autres confrères dans un prochain post. Place à ces fameuses recommandations que je souhaite vous faire, afin d’avoir un maximum d’éléments qui vous facilite la prise de décision lorsque vous êtes face à des propositions/opportunités.

MES RECOMMANDATIONS

Face à ce flux d’opportunité voici les recommandations que je vous fais :

  1. Vérifiez que vous avez écrit dans un document, le plan stratégique correspondant à votre projet et même à votre carrière d’entrepreneur. Si vous ne l’avez jamais fait, aujourd’hui est surement le meilleur jour pour le faire. N’attendez pas demain. Trouvez du temps pour le faire avant que la journée ne se termine. Nombreux sont les entrepreneurs qui négligent ce type de document. Or, une fois que vous avez mis en place votre Business Model et éventuellement votre Business Plan, il est très important d’avoir une véritable feuille de route avec des éléments chiffrés qui vous sert de pilier dans votre progression.
  2. Relisez ce plan chaque semaine afin de l’étoffer et l’optimiser en fonction des avancées que vous faites. Même s’il est intéressant de « pivoter » lorsque ça coince, attention à ne pas finalement vous retrouver avec un nouveau plan stratégique chaque semaine. N’hésitez donc pas à vous créer une alerte dans votre agenda électronique ou via Google Calendar ou encore un papier bien visible coller au mur ou à la porte de votre bureau et qui vous rappellerait que vous devez lire ce plan. L’idéal serait même que durant la semaine vous relisez rapidement certains points tels que : la Mission, la Vision et les Objectifs à long terme.
  3. Chaque fois qu’une opportunité se présente à vous, demandez quelques jours/heures de réflexion à votre potentiel partenaire avant de vous engager ou de non. Si l’on veut vous faire bénéficier d’une opportunité, je doute fort que l’on vous oblige à donner votre accord le jour (ou à au moment même) même ou l’on vous l’expose. Si c’est le cas, je vous recommande de fuir ce type d’opportunité. Vous devez toujours montrer à vos partenaires que vous avancez selon un plan bien précis et que chaque collaboration dans laquelle vous entrez doit être en accord avec ce plan.
  4. A tête reposée prenez le temps de confronter l’opportunité à votre plan stratégique. Disons par exemple que votre projet est de créer une école. Si vous recevez une proposition de devenir Directeur des études (avec salaire alléchant) d’une école éventuellement concurrente, demandez-vous ceci : « en quoi passez les 12 prochains mois de votre vie à travailler pour mon concurrent m’aidera à mieux lancer mon école ? ». Dans l’exercice de cette fonction ne serrez-vous pas emmener à exposer certains éléments de votre propre plan stratégique ? ou peut-être ce poste vous permettra de maîtriser le fonctionnement de votre futur école. Aurez-vous assez de temps pour continuer à travailler sur votre projet ? Autant de question que vous devez mettre à l’écrit avant de décrocher le téléphone pour rappeler la personne qui vous a fait la proposition.
  5. Rappelez la personnes qui vous a exposé cette opportunité et prenez le temps de lui donner deux ou trois raisons qui auraient motivé votre décision finale. Il n’est pas question de ne pas recontacter cette personne juste parce que vous ne souhaitez pas vous engager. Votre image en dépend, car aux yeux de cette personne, cette démarche ne fera que rajouter de valeur à votre personnalité.

EN AFRIQUE POUR L’INSTANT TOUT LE MONDE CHERCHE LE BON FILON

Vous et moi savons que l’Afrique est un continent prometteur sur lequel presque tout est à faire. C’est aussi un endroit ou la plupart des jeunes entrepreneurs ne sont pas encore entrés dans ce que je pourrais appeler « l’arène du business du village mondial ».

En gros, pour l’instant la plupart des initiatives et projets entrepreneuriaux sont pilotés par des personnes pleines d’envie mais qui souvent manquent d’expérience à la hauteur de ce qu’elles souhaitent réaliser. Donc beaucoup d’entrepreneurs amateurs (dans la démarche) ou dont l’éthique et la manière de travailler ne sont pas forcement les meilleures cartes qu’elle ont à mettre sur la table lorsqu’ils vous proposent une collaboration. Ceci n’est pas spécifique à l’Afrique en tant que tel. C’est plutôt lié au fait que beaucoup de choses sont nouvelles pour la plupart des gens.

A coté de cela, vous avez un grand nombre d’opportunités provenant de personnes (physiques et morales) qui sont dans le monde des affaires depuis plusieurs années. Les dernières évolutions des différents écosystèmes leur ont fait perdre un peu de leur dynamisme tout en fragilisant leurs chiffres d’affaires.

Pour ces personnes, les jeunes entrepreneurs qui font preuve de dynamisme même lorsqu’ils ne sont pas encore entré en phase de rentabilité ou même de mise sur le marché de leur produit/service, représentent finalement de la ressource humaine capable de rehausser leurs business qui avaient commencé à prendre du plomb dans l’aile. Leurs propositions ne sont pas toujours très claires et vous pouvez être souvent tentez de les suivre en vous basant uniquement sur cette image ancienne de champions de leur domaine que vous avez d’eux.

Si votre projet est donc quelques chose que vous souhaitez faire vivre au delà de votre cercle d’amis, de votre ville ou de votre pays, il est très important d’avoir une démarche très professionnelle qui sera aussi l’un des piliers de la marque que vous souhaitez faire naître.

LA RÉELLE OPPORTUNITÉ C’EST VOUS-MÊME

Lorsque l’on vient vers vous avec une opportunité, il y a une chose d’inévitable qui se produit. Que vous soyez débutant ou quelqu’un ayant déjà fait ses preuves, vous vous sentez toujours un petit (beaucoup, pour certains) peu « flatté » que l’on ait pensé à vous. Et souvent ce sentiment peut très facilement l’emporter sur votre capacité à discerner ce qui peut vous aider de ce qui peut vous faire perdre du temps. Il faut donc beaucoup de lucidité pour arriver à dire « non » à toutes ces pseudo belles opportunités qui pourraient se présenter à vous.

Les opportunités, il y en aura toujours, et des surprises agréables sur lesquelles vous pourrez vous appuyer pour développer votre activité ou mieux exprimer votre leadership, il y en aura de plus en plus au fur et à mesure que vous avancerez. Or ce qui vous fait avancer, c’est votre aptitude à poser des actes dans le sens de ce que vous avez défini au préalable.

Que ce soit votre projet en lui même ou les actions planifiées pour atteindre une audience toujours plus grande, gardez à l’esprit que l’on vient toujours vers vous parce que vous avez démontré une cohérence et un minimum de structuration dans votre progression. C’est finalement vous qui ête l’opportunité ! Ne laissez pas une pseudo belle opportunité dénaturer cette image que vous renvoyez aux autres.

POUR CONCLURE

Enfin, il faut comprendre que très peu d’opportunités sont bonnes pour vous. Si vous avez une vision claire et un plan stratégique fluide et explicite, vous n’aurez pas de mal à faire la différence entre les réelles opportunités et les sollicitations qui finalement joueraient contre vous.

Si vous avez lu cet article jusqu’à la fin, c’est que vous avez surement une initiative ou un projet qui fait que l’on vous propose souvent des opportunités. Je suis intéressé de discuter des choix que vous devez faire pour cette nouvelle année 2016 face à d’éventuelles opportunités. Je vous propose donc d’ouvrir la conversation en exposant ces opportunités ici en commentaire ou par email si vous souhaitez garder votre anonymat vis-à-vis des autres lecteurs.

Et même si vous ne vous écroulez pas sous un grand nombre d’opportunité, c’est toujours intéressant de savoir ce que vous pensez de ce sujet.

[Merci à Tosh JUMA pour cette très belle photo de moi qu’il a prise lors de cet atelier au siège de la BAD à Abidjan]

Accélérateurs, Incubateurs, Tech Hubs : qu’est ce que les entrepreneurs africains en attendent

12120008_880798995339104_1545780717042919483_oLes mots (ou concepts) ACCELERATEURs, INCUBATEURs, TECH HUBs, sont dans tous les discours depuis quelques mois.

Que ce soit les hommes/femmes politiques, les entrepreneurs ou même les jeunes et les journalistes, ces mots sont utilisés en longueur de journée pour illustrer une certaine révolution dans le monde de l’emploi et des startups.

Pour les uns, ces concepts servent à agrémenté les discours de prévisions irréalistes de création d’emploi, pour d’autre voici encore une nouvelle source d’espoir dans des environnement hostile à la création de valeur de la part de ceux qui sont au plus bas de l’échelle, et pour d’autre encore, il s’agit d’une matière à buzz pour attirer encore plus de lecteurs.
Mais au fond, savons-nous réellement ce que ces mots/concepts impliquent ?
Avons-nous pris le temps de les implémenter correctement ?

Sinon, les entrepreneurs et porteurs de projets africains, puisque c’est d’eux qu’ils s’agit, qu’est ce qu’ils en attendent ? qu’est ce qu’ils penses de ces concepts ?
Rejoins-nous pour donner ton opinion et écouter celles d’experts, de membres de l’administration, de jeunes porteurs de projets et des journalistes/blogeurs, ce Mercredi 21 Octobre à 18h (l’heure c’est l’heure) au siège d’ Akendewa. Continuer la lecture de Accélérateurs, Incubateurs, Tech Hubs : qu’est ce que les entrepreneurs africains en attendent

Que prends-tu au petit-déjeuner ? attiéké ? placali ?

kiosqueA Abidjan, on trouve très facilement des endroits pour prendre une bière ou un vin entre amis, mais très peu d’endroits pour un bon petit-déjeuner.

Je ne suis pas sûr que tout le monde ait envie de manger du « placali » ou « attiéké-poisson » le matin ou du moins, chaque matin.

En tout cas il y a une carte à jouer pour l’entrepreneur qui voudrait s’aventurer à proposer une chaîne de « Kiosque » à petit déjeuner.

Il s’agirait d’aller au delà de certaines limitations de nos « Kiosques » : (hygiène, choix, … ).
Je suis sûr que l’ivoirien moyen serait disposé à payer 1500 fcfa ou plus pour un petit déjeuner dans un kiosque qui se démarquerais des standards que nous avons actuellement. Mieux il pourrait s’y rendre pas que pour prendre un petit-déjeuner.

[ crédits photo : AllAroundTheWorld – https://allaroundzeworld.wordpress.com/]

Voici pourquoi j’ai postulé à YALI, le programme de Jeunes Leaders africains du Président Barack Obama

Le « pourquoi » de votre implication dans une oeuvre ou une action est fonction de votre niveau d’engagement dans cette action/initiative. Implicitement votre engagement déteint sur les résultats que vous produirez. Je souhaite partager avec vous le « POURQUOI » de ma participation à l’aventure Young African Leaders Initiative (YALI). A travers ce « pourquoi », vous découvrirez les raisons de ma forte implication dans ce programme et ce que j’ai pu tirer de ces 6 semaines de cours et des deux sommets qui ont suivi.

Au fond, même s’il existe un « pourquoi », ce que je vais vous dévoiler ici ce sont tous ces « sous-pourquoi ». Cet ensemble de petites raisons qui ne sont pas forcément liées, mais qui lorsqu’elles ont été réunies, m’ont permis de me dire : « ça y est, je me lance ».

14658127397_1ba9e409d7_z

La principale raison, pour laquelle, j’ai participé à YALI, se découvre à partir de ma vie de ces 5 dernières années. 5 années durant lesquelles je me suis donné pour mission de « dynamiser à mon humble niveau l’écosystème des technologies en Côte d’Ivoire, afin d’emmener les uns et les autres à améliorer leur vies grâce à ces technologies ».

Dans cette mission qui se matérialise par la création d’Akendewa (Organisation dont la nouvelle mission est de « co-créer un environnement favorable a une économie numerique » ? ) ainsi que mon travail au sein de cette organisation, je me suis exposé à des choses nouvelles. Parmi ces choses, il faut compter ma position de « modèle » pour une catégorie de jeunes ivoiriens et africains. Et c’est là que tout commence.

Nous sommes en Janvier 2013, et je découvre sur internet des informations concernant la participation de jeunes leaders africains à une rencontre à la Maison Blanche avec le président Obama. Je décide donc de chercher à savoir ce qui a valu leur sélection. En gros « pourquoi eux ? ». Dans mes recherches je tombe sur un appel à candidature pour un programme qui implique une formation universitaire, un sommet présidentiel avec le Président Obama ainsi qu’un accompagnement sur plusieurs années. Je venais de découvrir YALI (Young African Leaders Initiative) dans sa nouvelle forme.

A ce moment là, ma première préoccupation est « Dans nos pays (et aussi ailleurs), il y a toujours cette histoire de ‘fils/fille de’ lorsqu’il s’agit de faire bénéficier ce type de programme à des jeunes ». Pour en avoir le cœur net, je m’attarde sur les critères de sélection. Après avoir lu ces critères, je me dis, « on y va pour la compétition ». En effet, les critères de sélection mentionnent le fait que ce programme est compétitif et qu’il suit un processus de sélection bien défini.

Je décide donc d’entrer en compétition pour faire partie de YALI parce que je me dis « Voici une ultime occasion pour moi de savoir si ce que j’ai accompli ces 5 dernières années a eu un échos ou un éventuel impact ». Pour moi, si je ne suis pas sélectionné, alors il faudrait que je réorganise ma stratégie qui vise à  accomplir la mission sus-mentionnée, que je ma suis donné à travers Akendewa.

La seconde raison de ma candidature réside dans le fait qu’en 2006, j’avais arrêté mon boulot d’ingénieur de développement pendant 3 mois, pour me préparer à rentrer dans une université américaine. Je ne suis pas allé au bout de mon souhait malgré ces séjours passé à Tampa Bay (en Floride) pour découvrir le monde universitaire américain, qui je ne vous le cache pas, me fascine. YALI dans sa nouvelle forme représentait donc une opportunité pour moi d’en rajouter sur mes connaissances et savoir-faire à travers une perspective américaine.

J’ai donc postulé d’une part pour savoir si les actions communautaires et sociales que j’avais accompli à travers Akendewa étaient pertinentes et d’autre part je me disais qu’il y avait là une opportunité pour moi de vivre la vie d’étudiant que j’avais souhaité vivre 8 années plus tôt.

Mais ces raisons à elles seules n’étaient pas suffisantes quand on sait qu’une preuve de la pertinence d’Akendewa était le « Prix CEPS-UNESCO pour l’Entrepreneuriat des Jeunes et la Culture de la Paix en Afrique » que nous avons remporté en Octobre 2013. Et aussi, si je désire tant revivre la vie d’étudiant, il me suffit de faire un dossier pour un cursus dans l’une des universités de mon choix.

Meme si ce prix reste la distinction la plus importante qu’a recu Akendewa, je disais que cette fois-ci nos actions communautaires allaient être reconnues par le département d’Etat américain. Ce qui constituait pour moi, une reconnaissance complémentaire à ce Prix que nous avions remporté. Aussi, pour l’université, j’allais me retrouver dans une situation ou j’allais bénéficier de l’une des meilleure formation pour entrepreneur sans avoir à payer la scolarité . Et quand on sait combien coûte l’université aux USA, on est bien content d’y avoir accès sans sortir le moindre sous.

Ceci dit, il me fallait des raisons supplémentaires pour définitivement m’assurer que Young African Leaders Initiative était quelque chose à laquelle je devait impérativement participer. Parmi ces raisons figurent le fait que j’aillais me confronter à d’autre jeunes leaders d’afrique dont je ne savais pas grand chose et dont je n’avais aucune idée de la culture, de leurs challenges et des solutions qu’ils apportaient aux problèmes de leurs communautés.

Côtoyer ces personnes allait me permettre d’agrandir mon réseau. Pour tout entrepreneur, le réseau est tout aussi important que les clients que l’ont satisfait grâce à nos produits et services. YALI allait me permettre d’avoir des partenaires dans des pays comme le Mozambique, l’Uganda, la Mauritanie, l’Angola, … Des pays dans lesquels je n’ai jamais mis pieds et pour lesquels je n’avais pas encore eu l’occasion d’envisager même y aller.

Enfin, j’ai participé à YALI parce qu’en plus des raisons citées un accès au financement pour des projets était possible. Le programme consacre plus de $5 millions pour soutenir financièrement les porteurs de projets prometteurs. Pourquoi ne pas tenter ma chance.

J’imagine que chacun des participants de ce programme a ses raisons personnelles qui l’ont poussé à postuler à ce programme, mais en ce qui me concerne, le tableau que je viens de vous exposer à travers mes propres raisons était la base de mon engagement.

La suite de cette aventure que j’ai décidé de vous raconter vous aidera à comprendre comment chacune de ces raisons a conditionné mon engagement dans ce programme.

YALI : L’aventure américaine d’un jeune leader africain

« Mandela Washington Fellowship for Young African Leaders (avant « YALI: Young African Leaders Initiative ») » est le nom donné au programme d’échange far du Président Barack Obama en faveur de la prochaine génération de leaders Africains. Il s’agit des jeunes leaders de 25 à 35 ans ayant à ce jour le potentiel d’être les « Leaders du continent » dans leurs domaines respectifs, d’ici 5 à 10 ans.

Le 14 Juin 2014, j’ai quitté la côte d’Ivoire pour la ville de Austin, au Texas (USA) afin d’y prendre part en tant que l’un des 500 jeunes africains (dont 12 ivoiriens) sélectionnés dans 49 pays du continent. Cette date représente un point d’inflexion important dans ma vie.

Le titre de ce post en dit long sur ce qui va suivre. Et ce qui va suivre c’est mon histoire de YALIen, mon aventure au pays de Barack Obama en tant que jeune leader africain. Mon aventure de YALIen, c’est aussi l’oil de l’observateur que j’ai eu durant notre séjour aux USA, car j’ai pris le temps de découvrir les autres jeunes leaders concernés par ce programme.

Pour cette aventure, nous avons été affecté par groupes de 25 personnes dans 20 des meilleures universités du pays de l’oncle Sam en fonction de nos  profils respectifs:

  • Entrepreneurs,
  • gestionnaires des administrations publiques,
  • Acteurs de la société civile.

DSC_0319

J’ai passé 6 semaines à étudier dans la filière « Business & Entrepreneurship » du McCombs School of Business de  » l’University of Texas at Austin », pour ensuite participer à un sommet présidentiel d’une semaine à Washington avec le Président Barack Obama et son administration. Je reviendrai dans les détails sur toutes ces étapes de mon périple américain de l’année 2014 qui comprend aussi ma participation au « USA-Africa Leaders Forum » avec deux autres jeunes leaders ivoiriennes.

Voici qu’il ne nous reste plus que 28 jours avant la fin de l’année 2014, et je pense qu’il serait intéressant que je partage cette expérience avec vous avant que nous n’entrons en 2015 pour de nouvelles aventures.

J’ai décidé « finalement » de partager avec vous cette aventure dans laquelle je me suis embarqué et qui durera encore quelques années, parce qu’elle représente une expérience unique que l’on ne vie qu’une seule fois dans sa vie. Et je la souhaite souhaite à tout jeune africain. Non pas uniquement parce que j’ai eu la chance d’approfondir mon savoir-faire dans le domaine de l’entrepreneuriat et des affaires, mais surtout parce que chaque fois qu’on met ensemble des personnes qui ont chaque jour trouvent des solutions aux besoins de leurs contemporain, il y a toujours un bouleversement qui se crée.

En ce qui me concerne, cette première partie de l’aventure YALI c’est déroulée du 14 Juin au 8 Aout 2014. Pour certains, elle s’est terminée le 31 Juillet, et pour d’autres ce fut le 29 Septembre. Que d’histoires différentes ! Que de rencontres !

Mais YALI, qu’en est-il en vraiment ?

Il y a tellement de chose à dire sur ce programme qu’il est difficile de choisir une logique chronologique pour mes prochaines publications.

Devrais-je commencer par le début et vous parler de ce qui s’est passé au jour le jour ? ou encore devrais-je procéder par une analyse globale ? Et j’imagine que vous aussi attendez d’en savoir plus que ces notes et communiqués de presse transmis aux journalistes pour la promotions du programme, ou ces micro-publications des participants (dont je fais partie) sur les réseaux sociaux.

J’ai choisi d’en parler durant tout le mois Décembre en me basant sur les questions qui nous ont été posées d’une part par les journalistes, et d’autre part par les internautes et les participants aux différentes conférences de restitution que nous avons tenu après notre retour des USA. Beaucoup d’entre vous désirent surement savoir :

  1. Pourquoi j’ai postulé à ce programme ?
  2. Quelles sont les différentes étapes de se programme ?
  3. Comment la sélection a été faite ?
  4. Pourquoi vous n’avez pas été sélectionnés alors que vous pensez remplir les critères ?
  5. Comment vous préparer pour être sélectionné pour l’édition 2016. En effet, il est maintenant trop tard pour postuler pour l’édition 2015 dont les candidatures sont en cours traitement ?
  6. Ce que nous avons appris durant ces 6 semaines ?
  7. Si ce programme nous permettra d’avoir un réel impact sur l’avenir de l’Afrique
  8. Si nous avons reçu des l’argent pour nos projets ?
  9. Le « plan caché » de l’Amérique à travers se programme. Ne sont-ils pas en train de former des « espions » ?
  10. Dans quelle mesure un programme aussi important pourrait-être mis sur pieds par des dirigeants africains ?
  11. D’où m’est venu l’idée de publier une vidéo par jour durant notre séjour aux USA ?
  12. ….

Voici quelques une des questions auxquelles je répondrai ces prochains jours à travers une serie .

Si YALI vous intéresse ou si vous avez des questions, ou des points précis sur lesquels vous souhaitez que je m’attarde plus, n’hésitez pas à le faire savoir à travers des tweets ( http://www.twitter.com/jpehouman), commentaires ou des email : jp@jpehouman.com.

4 Raisons pour lesquelles vous devrez participer au programme YALI, du Président Obama

Dans quelques heures vous pourrez soumettre votre candidature au programme d’échange Mandela Washington Fellowship for Young African Leaders.
En tant que l’un des bénéficiaires de la première promotion de ce programme, je ne peux que vous y encourager en citant 4 raisons pour lesquelles vous devyali_austin_change_the_worldrez candidater :
— [1] —
Un leader, est un compétiteur et sait s’élever au dessus du lot par son savoir-faire et sa capacité à rester « dans le jeu » jusqu’à la fin. Pour 2015, il y aura surement plus de 100 000 candidats pour ce programme. Et faire partie des 0,5% de ceux qui réussiront sera un signe indéniable de votre leadership et surtout une reconnaissance vis-à-vis de tout ce que vous avez accompli.
— [2] —
YALI est le programme vedette du Président Barack Obama. Il donc est celui qui retient le plus l’attention des médias et des multinationales qui le sponsorisent. Vous aurez l’opportunité d’être exposé par des médias tels que New York Times, Washington Post, CNN, BBC, CNN, RFI, VOA, ….
— [3] —
YALI représente une opportunité de bénéficier d’un trimestre entier de formation de type Master/MBA dans le Top 20 des meilleures universités américaines. Et personnelle, j’ai été agréablement surpris par la qualité du contenu et des enseignants de cette formation.
— [4] —
Enfin, si vous vous avez la chance, d’être sélectionné pour The University of Texas at Austin, haaaa, haaaa, vous sortirai avec tout ce qu’il faut pour « changer le monde. », car il est connu et vérifié que « Tout ce qui commence à AUSTIN, Change LE MONDE ».

1er Mai – Fête du Travail : Michael Jordan, ce travailleur qui inspire

jpehouman-Michael_Jordan-le_travailleurPour 1er Mai 2014, et pour la célébration de la fête du travail, je vous invite à visionner cette vidéo de Michael Jordan, le meilleur joueur de basket-ball de tout les temps. De ce TRAVAILLEUR je retiendrai deux faits marquants (au delà de sa gloire et de son succès) :

  1. Le soir du 11 Juin 1997, un soir de match de final NBA (BasketBall), alors qu’il souffrait d’une intoxication alimentaire, il a tenu à jouer malgré sa forte fièvre, les nausées et l’affaiblissement que peut ressentir toute personne dans son état. Le championnat NBA dans lequel il a évolué est l’une des compétitions sportives les plus épuisantes sur le plan physique. Ce soir-là il gagna une fois de plus avec une performance exceptionnelle (38 points marqués à lui tout seul) et s’est vu conduire aux urgences juste après le match. Il a été aidé par son coéquipier Scottie Pippen pour sortir du terrain, tant il était affaiblit.
  2. Un soir de match, deux jeunes agresseurs venaient de tuer (par balle) son père lors d’une agression/braquage qui a mal tournée. Il a tenu à jouer le match, disant que son défunt père aurait apprécié le fait qu’il fasse « SON TRAVAIL » quelque soit la situation. Et tout de suite après le match il s’est retiré pour pleurer son père.

Alors, le travail, le vrai travail c’est aussi celui qui fortifie et aide à guérir de beaucoup de mal en nous. Pensez-y avant de croire qu’il est temps de vous reposer. Bien que le repos soit une chose indispensable pour l’homme.